Monnaies lorraines Collection Edgar WENDLING &
Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé / Retour au Sommaire:
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Louis XV dit le Bien-Aimé
[né le
15/02/1710, sacré le 25/10/1722, mort le 10/05/1774]
Les monnaies frappées à
Metz sous Louis XV portent des millésimes allant de 1716 à 1774 inclus.
"Marques"
diverses figurant sur les pièces frappées par la Monnaie de Metz durant le
règne de Louis XV
(Toutes ces informations ont été vérifiées
par nous sur les pièces de notre collection ou, pour les dates, aux Archives départementales de la Moselle;
quant au tableau publié par Droulers in Encyclopédie... 1992, t.II, p.62 &
63, il contient de multiples erreurs)(cf. aussi Clairand, Monnaies de Louis
XV...., Paris 1996, p.45):
¤ Lettre d'atelier de la
Monnaie de Metz:
AA ![]()
¤ Différents des
"Directeurs & Trésoriers particuliers" de la Monnaie de Metz:

Laurent
BAROST alias BAROT(TE), chevalier, seigneur de POUR(R)U et d'HANNONCELLES, en
fonction du 01/10/1714 jusque peu après le 17/01/1724.
Son
différent a été interprété par Droulers comme étant un "Gonfanon".
Notre dessin de gauche est fidèle, celui de droite publié par Droulers ne l'est
pas.

Jean-Philippe
MOULIN, provision à Paris le 23/12/1723. Entré en fonction à Metz peu avant le
04/02/1724, date de la 1ère délivrance d'écus de France 1724 AA.
Mort en exercice le 01/03/1738 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où
était sise la Monnaie).
Son
différent parlant représente une meule de moulin.

Nicolas BLAIZE alias BLAISE alias de SAINT BLAISE, fils de Jean-Philippe BLAIZE, un changeur messin, en fonction du 28/06/1738 au 08/11/1764.
Provision à Versaiiles le 20/06/1738.
Réception au Parlement de Metz le 26/06/1738.
Installation le 28/06/1738.
Seconde réception par la Cour des Monnaies de Paris le 16/06/1755 à la suite du rattachement de la Monnaie de Metz à la Cour des Monnaies de Paris.
Résignation le 03/08/1764.

Etienne TAIZON alias TAISON, en fonction du 18/11/1764 au 08/04/1769.
Provision à Paris le 05/09/1764.
Réception au Parlement de Metz le 08/11/1764.
Installation le 18/11/1764.
Lettres de provision enregistrées par la Cour des Monnaies de Paris le 12/04/1766.
Résignation le 20/02/1769.

Me François-E(s)tienne BARBé, d'abord Directeur-adjoint d'Etienne TAIZON à partir du 30/09/1766 (Arrêt du Conseil du Roi de ce jour) puis Directeur en fonction du 11/04/1769 jusqu'à son décès le 24/06/1783 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où était sise la Monnaie).
Provision à Paris le 29/03/1769.
Réception au Parlement de Metz le 08/04/1769.
Installation le 11/04/1769.
Il est le père du célèbre
François BARBé de MARBOIS, Conseiller au Parlement de Metz, Consul général aux
"Etats-Unis d'Amérique" en 1779, Intendant de Saint-Domingue en 1785,
Maire de Metz en 1794, Président du Conseil des Anciens en 1797, Ministre du
Trésor en 1801 et beau-frère du Maréchal KELLERMANN, donc l'un des grands
acteurs de la Révolution et de l'Empire.
¤ Différents des
"Graveurs particuliers" de la Monnaie de Metz:
![]()
Isaac
PANTALéON, en fonction du 09/03/1694 jusqu'à son décès en exercice fin février
1717.
Cette
"Hermine" à 3 queues peut être différemment orientée d'une pièce à
l'autre
![]()
Pierre
PANTALéON, bourgeois de Metz, fils aîné d'Isaac PANTALéON, en fonction du
12/03/1717 à son décès le 28/12/1738 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse
où était sise la Monnaie).
Cette
"Hermine" généralement à 3 queues, plus rarement à 2 queues peut être
différemment orientée d'une pièce à l'autre.
Même différent:
Jean
(-Baptiste) PANTALéON, fils cadet d'Isaac PANTALéON, en fonction du début de
l'année 1739 jusqu'à son décès le 07/03/1749 à Metz (Paroisse St Simplice, la
paroisse où était sise la Monnaie).
Même différent:
Charles-Augustin
(alias Auguste) PANTALéON, fils du précédent, en fonction à partir du
08/05/1749 (et non du 05/05/1743 comme mentionné par erreur par Droulers,
Encyclopédie...t.II, 1992, p.63). Atteint de sénilité (il était né vers
1723/24), il fut mis à pied définitivement sans pension (après 44 ans de
service!!) le 18/10 ou le 27/10 ou le 17/11/1793 (cf. Droulers, Mercure 1996,
p.8, Tableau 2 et Numismatique & Change N°346, Février 2004, p.52).
¤ Marques de Réforme
alias Réformation utilisés par la Monnaie de Metz:

1ère
Réforme (ou 5ème Réforme si l'on compte celles de Louis XIV):
Cette
"Quintefeuille" alias "Rosette" fut la marque commune à la
Monnaie de Metz ainsi qu'aux autres Monnaies.
Elle
fut utilisée pour la 1ère Réforme débutant suite à l'Edit du
07/12/1715 et close par un Edit de mai 1718, registré le 31/05 et publié le
02/06/1718.

2ème
Réforme (ou 6ème Réforme si l'on compte celles de Louis XIV):
Ce
"Trèfle" fut la marque commune à la Monnaie de Metz ainsi qu'aux
autres Monnaies.
Elle
fut utilisée pour la 2ème Réforme débutant suite à l'Edit de Septembre 1720 et
close par un Edit d'Août 1723.
Les divers types
monétaires frappés par la Monnaie de Metz sous le règne de Louis XV sont
présentés ci-après non "de la manière commerciale usuelle" mais
suivant l'ordre chronologique des règlements suite auxquels ils furent
fabriqués.
Par
"Cours légal", nous entendons le Cours légal initial ou, comme l'on
disait à l'époque, la "Valeur à la pièce" initiale c'est-à-dire au
moment de l'émission.
Voir aussi les "rappels métrologiques" en
tête du chapitre Louis XIV.
A titre de curiosité,
quelques salaires ou revenus sous le règne de Louis XV:
Soldat en 1759:
80 deniers tournois par
jour
Ouvrier agricole en 1730:
120 deniers tournois par jour
Famille très modeste si:
155 deniers tournois de revenu
par jour
Ouvrier en 1759:
280 deniers tournois par jour
Maçon en 1730:
360 deniers tournois par jour
Forgeron en 1759:
770 deniers tournois par jour
Famille aisée si:
775 deniers tournois de revenu par jour
Famille de la bourgeoisie aisée si:
1.550 deniers tournois de revenu par jour
Bourreau en 1757:
3.600 deniers tournois pour appliquer la question
6.000 deniers tournois pour supplicier à la roue
7.200 deniers tournois pour pendre ou décapiter
21.600 deniers tournois pour brûler sur un bûcher
quelques
prix sous le règne de Louis XV:
Pain blanc en 1743:
25 deniers tournois le kilogramme
Port d'une lettre en 1759, selon la distance:
48 à 168 deniers tournois
Petit cochon en 1754:
1.200 deniers tournois
Cheval en 1754:
38.400 deniers tournois
Prix d'achat du Château de l'Elysée par Antoinette
Poisson alias la Marquise de Pompadour:
168.000.000 deniers tournois
A titre de curiosité,
notre "collection Louis XV" qui suit, se monte à ...... deniers tournois.
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
15 au marc
= 16,317 g
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 40 livres = 9.600 deniers tournois
31 à 32 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°343 / Charlet 1996, p.178, 179 & 303, N°2 & 2a / Droulers, 2ème
Edition 1998, N°526
Rappelons les noms et la
description d'époque (Arch. Moselle B2415, document 50):
Double
louis de 40 livres
Demi-louis
de 10 livres
Le Revers de ce type est
décrit comme portant un "écu barré de la main de justice et du bâton royal".
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe des doubles louis, louis et demi-louis aux insignes AA:
Le document 50 (Arch.
Mos. B2415) indique les nombres de délivrances D et d'emboîtés B pour 1716,
seule année où l'on frappa des flans neufs aux insignes à Metz, uniquement des
doubles louis d'ailleurs.
|
Doubles
louis aux
insignes Flans
neufs |
D |
B |
G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
D 1998 |
|
1716 AA fn |
11 |
11 |
4.400 |
7.008 |
Entre les 29/04 et
05/10/1716, il y eut
11 délivrances et
11 doubles louis emboîtés
au total.
D'où
0 < Chiffre de frappe
estimé ≤ 4.400 [= 400 x 11 emboîtés] exemplaires
en admettant que la règle
officielle d'emboîtage
"1 double-louis
emboîté pour 400 doubles-louis passés en délivrance" ait été respectée.
Gadoury & Droulers
l'ont admis jusqu'en 1987.
En 1998, Droulers, sans
la moindre explication, remplace les
4.400 exemplaires estimés par un chiffre de frappe exact
de
7.008 exemplaires. Nous
ignorons d'où provient cette information, en tout cas pas des archives de la
Monnaie de Metz (Archives Moselle). Si ce chiffre de frappe est exact, cela
signifie par voie de conséquence que la règle officielle ne fut pas respectée à
Metz
puisque 7.008 / 11 = 637
La règle suivie fut donc
de
"1 double-louis
emboîté pour X doubles louis délivrés" avec X, entier supérieur à
637 sans qu'il soit possible de préciser la valeur exacte de X.
Supérieur puisque chacun des 11 double louis emboîté lors des
11 délivrances pouvait en fait ne correspondre qu'à une fraction de X.
Ce chiffre de frappe
exact de 7.008 nous laisse quelque peu sceptique pour 2 raisons:
¤ ce double louis 1716 AA
fn ne survit apparemment qu'à un seul exemplaire
¤ "11 emboîtés pour
11 délivrances" pour le double louis aux insignes 1716 AA fn, cela
rappelle les
"3 emboîtés pour 3
délivrances" pour le double louis aux 8 L et aux insignes 1703 AA fn
"2 emboîtés pour 2
délivrances" pour le double louis aux insignes 1705 AA fn.
Or dans ces 2 derniers
cas, chaque emboîté ne correspondait qu'à environ 50 doubles louis frappés.
En extrapolant au double
louis 1716 AA fn, cela conduirait à un chiffre de frappe "exact" de
l'ordre de 50 x 11 emboîtés soit 550 exemplaires seulement!
Réformations recensées?
¤ Louis aux insignes 1716
AA rf:
Frappe
possible puisqu('il y eut remise de poinçons le 02/03/1716. G-D 1978, G 1987, D
1987 et G 2001 signalent leur existence possible. D 1998 les passe totalement
sous silence. Il est vrai que l'on n'en a recensé aucun exemplaire dans le
commerce (cf. Droulers, Encyclopédie..., 1992, t.II, p.60, Note 27).
¤ Demi-louis aux insignes
1716 AA rf:
1
seul exemplair au C. M.[Vente Bourgey, Décembre 1952 puis Vente Vinchon,
Février 1963] (cf. Droulers, Encyclopédie..., 1992, t.II, p.60, Note 27).
001
Avers:
1716
, de 3 à 5h: millésime suivi du différent du
graveur
Revers:
, à 10h30: différent du directeur
monogrammé, à 6h, lettre d'atelier


Références:
Vente Vinchon, Paris,
30/3/1981, N°209 (Cet exemplaire-ci), estimé 65.000 / 75.000 Francs soit 21.300
/ 24.570 EURO de 2006, vendu 110.000 Francs soit 36.050 EURO de 2006.
Vente Vinchon, Paris,
13/4/1991, N°146 (Cet exemplaire-ci), estimé 70.000 / 80.000 Francs soit 13.700
/ 15.650 EURO de 2006, vendu 87.470 Francs soit 17.150 EURO de 2006.
Survivance:
Cet exemplaire-ci
[Ancienne collection Alain Huc (1978)], "d'une rareté exceptionnelle"
selon Vinchon, est le seul double louis 1716 AA fn jamais recensé [Droulers,
Encyclopédie...t.II, 1992, p.81, Note 57].
Il sert d'illustration
photographique pour ce type dans l'ouvrage de référence "Droulers
(Frédéric) – Répertoire général des monnaies de Louis XIII à Louis XVI [1610 –
1792], 1ère Edition, 1987, p.386, N°502".
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe:
Voir plus haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
16.360 € |
25.700 € |
44.390 € |
|
G 1987 |
6.660 € |
11.550 € |
24.430 € |
|
D 1987 |
6.660 € |
11.100 € |
22.210 € |
|
D 1998 |
4.530 € |
6.620 € |
13.930 € |
|
G 2001 |
4.530
€ |
8.380 € |
16.760 € |
Etat de conservation: TTB
(faiblement frappé) / TTB +
Prix de réserve:
8 au marc
= 30,594 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 5 livres = 1.200 deniers tournois
41 mm
Tranche en
relief:
DOMINE
SALVVM (ou SALVUM) FAC REGEM
Sobin 1974, Type N°17 / Charlet 1996, p.178, 179 & 307, N°26 & 26a / Gadoury 1987, N°317 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°553
Rappelons les noms et description d'époque (Arch.
Moselle B2415, documents 40, 45 et 50):
¤ Ecu de 5 livres avec, au Revers, "3 fleurs de
lys dans un écusson couronné".
¤ Demi-écu, quart d'écu et dixième d'écu
respectivement de 5/2, 5/4 et 5/10 de livres.
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe des écus, demi-écus, quarts
d'écu et dixièmes d'écu vertugadin AA:
Les mêmes documents nous
indiquent les nombres de délivrances D (colonnes [1] et [6]) et d'emboîtés B
(colonnes [2] et [7]) figurant dans le tableau ci-dessous.
|
|
Ecu
vertugadin AA Flan neuf |
Demi-écu
vertugadin Flan neuf |
||||||||
|
[1] D |
[2] B |
[3] Ch.de fr. estimé selon la règle "1
pour 576" |
[4] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[5] D 1998 |
[6] D |
[7] B |
[8] Ch. de fr. estimé selon la règle "1
pour 576" |
[9] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[10] D 1998 |
|
|
1716 AA fn |
15 |
40 |
14.400 < N
≤ 23.040 |
16.000 |
23.040 |
5 |
5 |
0 < N
≤ 2.880 |
1.000 |
2.304 Lire: 2.880 |
|
1717 AA
fn |
7 |
19 |
6.912 < N
≤ 10.944 |
9.500 |
10.944 |
4 |
4 |
0 < N
≤ 2.304 |
2.000 |
2.880 Lire:
2.304 |
|
1718 AA
fn |
3 |
11 |
4.608 < N
≤ 6.336 |
4.400 |
6.336 |
.2 |
2 |
0 < N
≤ 1.152 |
Mill. non
signalé # |
Mill. non
signalé # |
# Ce millésime totalement oublié par Gadoury et Droulers
existe bel et bien comme le prouve le document 40 (Arch. Moselle B2415).
Dans les colonnes [4],
[5], [9] et [10], nous rappelons les
chiffres de frappes estimés publiés par Gadoury et Droulers.
Pour les écus, le chiffre
de frappe exact 9.500 pour les écus 1717 AA mis à part (nous en ignorons la
provenance....Il est douteux puisque dans l'édition de 1998, il se transforme
bizarrement en un chiffre de frappe estimé!), G-D 1978, G 1987, D 1987 et G
2001 basent leurs estimations sur une règle d'emboîtage inexacte de
"1 pour 400 [= 50
marcs x 8 écus vertugadins au marc]",
inexacte car se référant
à 50 marcs au lieu de 72 marcs.
Puis,
virevolte........Droulers, dans son édition de 1998, utilise correctement la règle d'emboîtage officielle:
"1 écu vertugadin
emboîté pour 576 [= 72 marcs x 8 écus vertugadins au marc] écus vertugadins
frappés.
Son chiffre de 6.336,
bien qu'en caractères non italiques, est pourtant un chiffre estimé puisque 6.336
= 576 x 11 emboîtés.
En colonne [3], nous
avons affiné les chiffres de frappe estimés en tenant compte des nombres
annuels de délivrances.
Pour les demi-écus
vertugadins, G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 ont publié 2 chiffres estimés
basés sur des règles fantaisistes de "1 pour 200" puis de "1
pour 500'".
En 1998, Droulers opta
pour la règle d'emboîtage officielle, en tout cas telle qu'elle semble avoir
été appliquée à la Monnaies de Metz,
"1 écu vertugadin
emboîté sous forme de demi-écus vertugadins, [donc 2 écus vertugadins emboîtés]
pour 72 marcs de demi-écus vertugadins frappés [donc pour 72 marcs x 16
demi-écus vertugadins au marc] soit pour 1.152 écus vertugadins frappés".
En résumé, une règle
d'emboîtage de
"2 pour 1.152"
qui, si elle avait été appliquée à la lettre, entraînait un emboîtage "à
la paire". Les emboîtés pour les demi-écus vertugadins n'étant pas
systématiquement des multiples de 2, on n'emboîta pas "à la paire"
mais à l'unité selon la règle
"1 pour 1.152 / 2 =
576".
En colonne [10], Droulers
appliqua bien cette règle mais en intervertissant les chiffres de frappe
estimés pour 1716 et 1717!.
En colonne [8], nous
avons affiné les chiffres de frappe estimés en tenant compte des nombres
annuels de délivrances.
A Metz, on ne frappa ni
quart d'écu ni dixième d'écu vertugadin sur flan neuf.
Réformations recensées
(cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 27):
¤ Ecu vertugadin AA rf:
¤¤ 1716 AA rf: Quelque 3 exemplaires survivants seulement: Vente Weil, Novembre 1991 ainsi que les N°003 et 004 de notre collection.
¤¤
1717 AA rf: 1 seul exemplaire survivant (Vente Weil, 17/11/1991, N°242, à
présent le N°006 de notre collection).
¤¤
1718 AA rf:
Aucun
chiffre de frappe mentionné dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001.
97.320
exemplaires selon D 1998
Nous
ignorons l'origine de cette information....en tout cas pas les archives de la
Monnaie de Metz. Ce chiffre paraît bien grand étant donné le nombre infime
d'exemplaires survivants recensés: 2 (Collection Rungi en 1978 et l'exemplaire
N°007 de notre collection).
¤ Demi-écu vertugadin AA
rf:
¤¤ 1716 AA rf:
Non signalé à ce jour (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001).
Seul exemplaire survivant: le N°008 de notre collection
¤¤ 1717 AA rf:
Non signalé à ce jour (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001).
Ce millésime faisait pourtant partie de la Collection Jules Florange ("Numismatique lorraine", Vente Drouot, Paris, 13-15/12/1937 N°390) mais Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 27) s'est trompé "en en faisant" un quart d'écu 1717 AA rf *.
¤ Quart d'écu vertugadin
AA rf:
¤¤ 1716 AA rf: 2 exemplaires survivants (l'un au C. M. provenant de la Vente Laffon, mai 1912 et le second dans notre collection [N°016])
¤¤ 1717 AA rf *: N'existe pas. Erreur de Droulers
(voir plus haut).
¤¤ 1718 AA rf: 1 exemplaire survivant (Liste Platt 21, 1913).
¤ Dixième d'écu
vertugadin AA rf:
¤¤ 1716 AA rf: 2 exemplaires survivants (VSO Galerie numismatique Drouot, Décembre 1978 et le N°011 de notre collection).
¤¤ 1717 AA rf: 2 exemplaires survivants (VSO Galerie numismatique Drouot, Décembre 1978 et le N°012 de notre collection).
Légende de la tranche des
écus vertugadins AA:
A la Monnaie de Metz, on
passa de l'orthographe de tranche
archaïque SALVVM à l'orthographe modernisée SALVUM en 1716, 1717
et 1718.
Pour ces 3 millésimes,
les 2 orthographes coexistent, ce qui prouve l'utilisation simultanée d'au
moins 2 viroles, l'une "archaïque" et l'autre "modernisée".
A partir du millésime
1719, on ne rencontre plus que SALVUM avec cependant une curieuse
résurgence de SALVVM pour les types aux lauriers 1726 AA et 1727 AA!
Survivance des écus
vertugadins AA:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
649 écus vertugadins [ca
20% de flans neufs contre ca 80% de réformes] dont
154 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
006 pour Metz.
002
Ag 30,51 g (Manque de
poids de 0,3% seulement par rapport au poids théorique ce qui prouve
l'excellence de la conservation)
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
Revers:
1716 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
Forme archaïque S A L V V M


Survivance:
6 exemplaires 1716 AA
(dont 3 exemplaires variés dans notre collection) recensés par Sobin entre 1850
et 1974 contre 649 exemplaires recensés pour tous millésimes et ateliers
confondus.
Donc rareté R3 (5 à 15
exemplaires survivants) selon Sobin.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B 2415, document 50):
15 délivrances entre le
20/04/1716 et le 31/12/1716 et
40 écus emboîtés au
total.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3
Flan neuf 1974 |
3.860 € |
7.720 € |
14.410 € |
|
G-D 1978 |
930 € |
1.640 € |
4.210 € |
|
G 1987 |
400 € |
820 € |
2.000 € |
|
D 1987 |
310 € |
530 € |
2.110 € |
|
D 1998 |
190 € |
370 € |
1.100 € |
|
G 2001 |
250 € |
500 € |
1.260 € |
Etat de conservation: TTB
à SUP
Prix de réserve:
003
Ecu vertugadin 1716 AA
1ère Réforme
Ag 30,38g
Avers:
, à 5h: différent du graveur
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
1716 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
Forme modernisée S A L V U M
C'est, en date, le 1er
type d'écu sorti de l'atelier de Metz avec cette forme modernisée


Référence:
The George Sobin Collection of French Ecus, Vente J. Lepczyk,
Chicago, 4/3/1977, N°141 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Comme le N°002.
Voir aussi l'introduction
aux écus vertugadins.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury
& Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3
1ère Réforme 1974 |
2.570 € |
5.140 € |
9.600 € |
|
G-D 1978 |
610 € |
1.400 € |
3.500 € |
|
G 1987 |
290 € |
670 € |
1.730 € |
|
D 1987 |
290 € |
510 € |
2.090 € |
|
D 1998 |
160 € |
310 € |
1.080 € |
|
G 2001 |
220 € |
440 € |
1.170 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
004
Ecu vertugadin 1716 AA
1ère Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers de l'écu aux 3 couronnes surfrappé
Ag 30,11 g
Avers:
, à 5h: différent du graveur
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
Dans BENEDICTVM
, le C est anormal: C gothique rétrograde plutôt que D moderne rétrograde
1716 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
Forme modernisée S A L V U M
C'est, en date, le 1er
type d'écu sorti de l'atelier de Metz avec cette forme modernisée



Survivance:
Comme le N°002.
Voir aussi l'introduction
aux écus vertugadins.
Cotes::
Comme le N°003.
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
005
Ag 30,07 g
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
Revers:
1717 (7 sur 6) , de 11h à 12h: différent du
directeur suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
Forme archaïque S A L V V M



Survivance:
Aucun exemplaire 1717 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin.
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 45):
7 délivrances entre le
05/01/1717 et le 25/05/1717 et
19 écus emboîtés au total
Pour le
reste, voir plus haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 Flan neuf 1974 |
5.140 € |
10.290 € |
18.010 € |
|
G 1987 |
440 € |
890 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
440 € |
780 € |
2.660 € |
|
D 1998 |
240 € |
420 € |
1.110 € |
|
G 2001 |
280 € |
590 € |
1.340 € |
Etat de
conservation: TTB –
Prix de
réserve:
006
Ecu vertugadin 1717 AA
1ère Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu aux 3 couronnes surfrappé
Ag 30,39 g
Avers:
, à 5h: différent du graveur
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
1717 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
Forme archaïque S A L V V M


Référence:
Vente Alain Weil, Paris,
17/11/1991, N°242 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Aucun exemplaire 1717 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon SOBIN.
Cet exemplaire-ci, avec
son éclat de frappe, faisait partie du Trésor du Moulin de Luzarches (Val
d'Oise) contenant, selon les sources, 647 ou 729 monnaies d'argent dont 404
écus dont seulement 2 écus vertugadins de l'atelier de Metz.
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1998.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1991.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1ère Réforme 1974 |
3.430 € |
6.860 € |
12.000 € |
|
D 1998 |
210 € |
380 € |
1.110 € |
|
G 2001 |
250 € |
500 € |
1.260 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
007
Ecu vertugadin 1718 AA
1ère Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu aux 3 couronnes 1709 E surfrappé
Ag 30,35 g
Avers:
, à 5h: différent du graveur
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
1718 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
Ecu frappé avant le
02/06/1718, date de cessation de la 1ère Réforme
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
Forme archaïque S A L V V M


Survivance:
Aucun exemplaire 1718 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon SOBIN.
"Non signalé"
dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987 & D 1998.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Chiffre de frappe:
Voir plus haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1ère Réforme 1974 |
3.430 € |
6.860 € |
12.000 € |
|
G 1987 |
380 € |
780 € |
1.890 € |
|
D 1987 |
440 € |
780 € |
2.440 € |
|
D 1998 |
210 € |
380 € |
1.110 € |
|
G 2001 |
250 € |
500 € |
1.260 € |
Etat de
conservation: TTB
Prix de réserve:
16 au marc
= 15,297 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 2 livres 10 sols = 600 deniers tournois
31 à 33 mm
Tranche en
relief:
DOMINE
SALVVM (ou SALVUM) FAC REGEM
Voir l'introduction aux
écus vertugadins.
008
Demi-écu vertugadin 1716
AA
1ère Réforme
A l'Avers, vestiges du ½
écu aux 3 couronnes de l'atelier de Paris
A surfrappé
Avers:
, à 5h: différent du graveur
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
1716 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier


Référence:
Sombart (S.) &
Tissière (A.) – "Le trésor de la rue Gonzague à Charleville-Mézières
(Ardennes) [trouvé le 2/7/1987]" in Bull. Soc. Fr. Num., 1993, p.705-708:
bien que non cité dans cet article, cet exemplaire-ci provient pourtant du même
trésor.
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant ce jour.
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
009
Avers:
, à 5h: différent du graveur
Revers:
1717 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier


Référence:
Catalogue de numismatique
à prix marqués, Gérard Barré, Saint Malo, Mars 1994, N°701 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Plus paru en vente
publique depuis la vente de la Collection Florange, Paris, 13-14-15/12/1937,
N°390 (Encore n'est-il pas indiqué s'il s'agissait d'un flan neuf ou d'une
réformation).
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.
"Signalé et coté"
dans D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais revu dans le commerce entre 1937 et 1994.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 45):
Il y eut à Metz, en 1717,
4 délivrances de
demi-écus vertugadins entre le 05/01 et le 13/04/1717 avec, au total,
Pour le reste, voir
l'introduction aux écus vertugadins.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
260 € |
400 € |
820 € |
|
G 2001 |
220 € |
500 € |
1.090 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
32 au marc
= 7,649 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre 5 sols = 300 deniers tournois
28 à 30 mm
(et non 25 mm)
Tranche cordonnée
Voir l'introduction aux
écus vertugadins.
010
Quart d'écu vertugadin
1716 AA
1ère Réforme
Ag 7,91 g
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
1716 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier


Référence:
Cet exemplaire-ci faisait
partie de la Collection du Grand Séminaire de Metz (Vente Alain WEIL, Paris,
12-13/10/1992, N°627)
Survivance:
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
350 € |
930 € |
2.340 € |
|
G 1987 |
170 € |
440 € |
1.110 € |
|
D 1987 |
180 € |
560 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
170 € |
420 € |
590 € |
|
G 2001 |
150 € |
350 € |
800 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
80 au marc
= 3,059 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 10 sols = 120 deniers tournois
22 à 23 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°289 / Charlet 1996, p.178, 179 & 307, N°29 & 29a /
Droulers, 2ème Edition 1998, N°556
Voir l'introduction aux
écus vertugadins.
011
Dixième d'écu vertugadin
1716 AA
1ère Réforme
Ag 2,89 g
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
("Hermine" ici "à 2 queues" alors qu'usuellement, elle est
"à 3 queues")
, à 6h30: marque de la 1ère
Réforme
Revers:
1716 , de 11h à 12h: différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier


Survivance:
"Signalé mais non
confirmé" dans G-D 1978 et G 1987.
"Fabrication
possible" dans D 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
120 € |
260 € |
370 € |
|
G 2001 |
100 € |
220 € |
500 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
012
Dixième d'écu vertugadin
1717 AA
1ère Réforme
Au Revers, on distingue
les vestiges du Revers du 1/10 écu aux 3 couronnes surfrappé
Ag 2,92 g
Avers & Revers:
Comme le N°011 au
millésime 1717 près.
Là aussi, "Hermine à
2 queues"


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté.
2 exemplaires survivants
(Voir l'introduction aux écus vertugadins).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
90 € |
200 € |
560 € |
|
D 1987 |
110 € |
310 € |
780 € |
|
D 1998 |
90 € |
230 € |
330 € |
|
G 2001 |
100 € |
220 € |
500 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Pour mémoire:
Louis d'or (dit de Noailles, improprement appelé
Double louis de Noailles dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001)
Fabrication suite à l'Edit du 18/11/1716 et à l'Arrêt du 18/02/1718 qui en étendit la fabrication aux ateliers autres que Paris
20 au marc = 12,238 g
22 carats = 91,67%
Cours légal: 30 livres = 7.200 deniers tournois
28 mm
Tranche cordonnée
Gadoury
1987, N°344 / Charlet 1996, p.180, 181 & 303, N°5 / Droulers, 2ème
Edition 1998, N°
Rappelons les noms
d'époque figurant dans les archives de la Monnaie de Metz (Arch. Moselle B2415,
documents 39 & 40):
¤ Louis de 30 livres
¤ "Louis de l'ancienne
fabricque" par opposition aux louis dits de Malte frappés à leur suite
durant la même année 1718, qualifiés, eux, de "louis de la dernière
fabricque".
Ces mêmes documents ainsi
que notre article (cf. Numismatique & Change N°83, Mars 198, p.39) indiquent
les nombres de délivrances D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne [3]) en
1718:
|
[1] Louis de Noailles |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre de frappe estimé selon
"1 pour 400" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 D 1998 D 2001 |
|
1718 AA fn |
8 |
10 |
800 < N
≤ 4.000 |
4.000 |
Les 8 délivrances se situent entre le 23/03/1718
(date compatible avec la remise de poinçons du 10/03/1718) et le 19/05/1718.
En colonne [4], nous
indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon
la règle officielle de "1 pour
400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte
le nombre annuel de délivrances.
Ce calcul montre que le
chiffre de frappe réel peut parfaitement
être plus proche de 800 que de 4.000, ce qui explique peut-être pourquoi
on n'a jamais retrouvé à ce jour de louis de Noailles 1718 AA fn de 30
livres.
Il n'y a hélas aucun
moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de
"1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.
Le document 40 (Arch.
Moselle B2415) mentionne explicitement et uniquement la frappe, en 1718, de "louis de 30 livres". Le
"demi-louis de Noailles 1718 AA fn de 15 livres" (D 1998, N°530),
improprement désigné dans le passé sous le nom de "louis de Noailles"
(cf. G-D 1978 ou G 1987 ou G 2001, N°335) n'a donc jamais été frappé à Metz.
Nous l'avons signalé à Droulers dès 1980 (N. & C. N°83, Mars 1980, p.39):
il supprima donc ce type dans D 1987 (N°506) ........ pour le rétablir à tort
dans D 1998 (N°530)!
25 au marc
= 9,790 g
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 36 livres = 8.640 deniers tournois
25,5 mm
(et non 22,5 mm)
Tranche cordonnée
Gadoury
1987, N°336 / Charlet 1996, p.182, 183 & 303, N°8 / Droulers, 2ème
Edition 1998, N°532
Rappelons les noms
d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 34, 39 & 40):
¤ "Louis de la dernière fabricque"
par opposition aux louis de Noailles frappés auparavant durant la même année
1718, qualifiés, eux, de "Louis de l'ancienne fabricque".
¤ Louis à la croix du
Saint-Esprit de 36 livres.
Ces mêmes documents
indiquent les nombres de délivrance D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne
[3]) en 1718 et 1719:
|
[1] Louis à la
croix du Saint-Esprit |
[2] D |
[3] B |
[4] Ch. de
frappe estimé
selon "1
pour 400" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 D 1998 G 2001 |
|
1718 AA fn |
31 |
49 |
7.200 < N ≤ 19.600 |
19.600 |
|
1719 AA fn |
9 |
17 |
3.200 < N ≤ 6.800 |
6.800 |
:
En colonne [4], nous
indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon
la règle officielle de "1 pour
400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte
le nombre annuel de délivrances.
Il n'y a hélas aucun
moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de
"1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.
Malgré la remise à la
Monnaie de Metz de poinçons de demi-louis de Malte les 10/12/1718 et 04/01/1719
(cf. G-D 1978 et G 1987), les archives de la Monnaie de Metz prouvent qu'il
n'en fut jamais frappé à Metz.
013
Louis de Malte 1718 AA
Au 9,795 g (Donc léger
excédent de poids de 0,05% ce qui explique probablement la présence de rayures
d'ajustage au Revers)
Avers:
1718 , millésime entre 4
et 5h
faiblement monogrammé à 6h, lettre d'atelier
, à 7h, différent du directeur
Revers:
, à 0h, différent du graveur


Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B 2415, documents 39 & 40):
31 délivrances entre le
23/06/1718 et le 26/12/1718 et
49 louis emboîtés au
total.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
3.740 € |
7.010 € |
16.360 € |
|
G 1987 |
1.780 € |
2.890 € |
6.220 € |
|
D 1987 |
1.330 € |
3.330 € |
7.770 € |
|
D 1998 |
910 € |
1.480 € |
3.220 € |
|
G 2001 |
1.010 € |
1.680 € |
3.020 € |
Etat de conservation: SUP
- / SUP
Prix de réserve:
014
Louis de Malte 1719 AA
Au 9,697 g
Avers & Revers:
Comme le N°013 au
millésime 1719 près


Référence:
Vente Alain Weil, Paris,
21-22/6/1994, N°216 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 34):
9 délivrances entre le
18/01/1719 et le 31/07/1719 et
17 louis emboîtés au
total
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
2.000 € |
3.330 € |
6.660 € |
|
D 1987 |
1.330 € |
4.000 € |
7.990 € |
|
D 1998 |
910 € |
1.480 € |
3.220 € |
|
G 2001 |
1.170 € |
2.010 € |
3.350 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Fabrication
suite à l'Edit du 31/05/1718
10 au marc
= 24,475 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 6 livres = 1.440 deniers tournois
38 à 39 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
Sobin 1974, Type N°18 / Gadoury 1987, N°318 / Charlet 1996, p.182, 183 & 307, N°31 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°558
Rappelons les noms
d'époque (Arch. Moselle B2415, documents
34, 39 & 40):
¤ Ecu, demi-écu, quart
d'écu et dixième d'écu de 6, 6/2, 6/4 et 6/10 de livres.
Ces mêmes documents
indiquent les nombres de délivrances D et d'emboîtés B:
|
Flans
neufs |
[1] D |
[2] B |
[3] Chiffre de frappe
N estimé
selon "1
pour 720" |
[4] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[5] D 1998 |
|
|
Ecu de Navarre |
1718 AA
fn |
40 |
377 |
242.640 < N
≤ 271.440 |
188.500 |
271.440 |
|
1719 AA
fn |
5 |
72 # |
48.240 < N
≤ 51.840 |
34.000 |
48.960 |
|
|
Demi-écu
de Navarre |
1718 AA
fn |
11 ou 13 |
47 # |
24.480 ou
25.920 < N ≤ 33.840 |
23.000 |
23.000 |
|
1719 AA
fn |
4 |
8 |
2.880 < N
≤ 5.760 |
4.000 |
5.760 |
|
|
Quart
d'écu de
Navarre |
1718 AA
fn |
2 |
90 # |
63.360 < N
≤ 64.800 |
24.000 |
34.560 |
|
Dixième
d'écu de
Navarre |
1718 AA
fn |
1 ou 2 |
90 |
63.360 ou
64.080 < N
≤ 64.800 |
45.000 |
64.800 |
# Droulers s'est trompé dans le
relevé des emboîtés: il base ses calculs
respectivement sur B = 68, 46 et 48 au lieu de 72, 47
("23 écus ½ en demy écus")
et 90.("22 écus ½ en quarts
d'écus").
Les chiffres de frappe
estimés publiés par Gadoury et Droulers (colonne [4]) sont systématiquement
faux puisqu'indépendamment des 3 erreurs dans le relevé des emboîtés déjà signalées,
ces estimations sont basées sur une règle d'emboîtage inappropriée de "1
pour 500 [= 50 marcs x 10 écus de Navarre au marc]".
La règle officielle,
basée sur 72 et non sur 50 marcs, conduit à
"1 écu de Navarre
emboîté pour 72 marcs d'écus de Navarre frappés c'est-à-dire pour 720 (= 72
marcs x 10 écus de Navarre au marc] écus de Navarre frappés".
Pour les divisionnaires,
la règle officielle de
"1 pour 72 marcs délivrés" semble
avoir été appliquée à la Monnaie de Metz de la manière suivante:
"1 écu sous forme de
demi-écus, donc 2 demi-écus emboîtés pour 72 marcs de demi-écus délivrés
c'est-à-dire pour 72 x 20 demi-écus au marc soit pour 1.440 demi-écus
délivrés".
En somme une règle de
"2 pour 1.440"
dans le cas des demi-écus
"4 pour 2.880"
dans le cas des quarts d'écu et
"10 pour 7.200"
dans le cas des dixièmes d'écu.
L'application à la lettre
supposerait donc un emboîtage "à la paire", "par paquets de
4" et "à la dizaine" respectivement pour les demi, quarts et
dixièmes d'écu. Les emboîtés devraient donc être systématiquement
¤ multiples de 2 pour les
demi-écus: ce n'est pas le cas (47 et 8)
¤ multiples de 4 pour les
quarts d'écu: ce n'est pas le cas (90)
¤ multiples de 10 pour
les dixièmes d'écu: le seul emboîté connu est bien multiple de 10.
Il est donc plus logique
de penser que l'emboîtage pour les divisionnaires se fit à l'unité selon la
règle:
"1 demi-écu, quart
d'écu ou dixième d'écu de Navarre pour 720 demi-écus, quarts d'écu ou dixièmes
d'écus de Navarre frappés".
Droulers a opté pour
cette règle en 1998.
En colonne [3], nous
indiquons les fourchettes estimées tenant compte du nombre annuel de
délivrances.
Survivance des écus de
Navarre AA:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
661 écus de Navarre dont
213 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
005 pour Metz.
015
Ecu de Navarre 1718 AA
Ag 24,40 g
Avers:
, à 4h30,
différent du graveur
Revers:
1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier
Tranche:
S A L V U M


Survivance:
5 exemplaires 1718 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 661 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R3 (5 à 15
exemplaires survivants) selon Sobin
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):
40 délivrances entre le
28/06/1718 et le 31/12/1718 avec, au total,
377 écus emboîtés.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury
& Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3 1974 |
2.060 € |
4.460 € |
8.920 € |
|
G-D 1978 |
700 € |
1.640 € |
3.970 € |
|
G 1987 |
330 € |
670 € |
1.780 € |
|
D 1987 |
200 € |
580 € |
1.690 € |
|
D 1998 |
210 € |
380 € |
840 € |
|
G 2001 |
280 € |
590 € |
1.340 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
016
Ecu de Navarre 1719 (9
sur 8) AA
Ag 23,45 g
Avers & Revers:
Comme le N°015 au
millésime 1719 (9 sur 8) près
Tranche:
S A L V U M



Référence:
Crédit de la Bourse,
Octobre 1978 (Cet exemplaire-ci, celui-là même signalé par Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29)
Survivance:
Aucun
exemplaire 1719 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 661 exemplaires
recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté
R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.
"Signalé
mais non coté" dans G-D 1978.
"Signalé
et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc
millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1978.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 34):
5 délivrances entre le 11/01/1719
et le 19/02/1719 avec, au total,
72 écus emboîtés.
Pour le reste voir plus
haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury
& Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
2.740 € |
6.170 € |
10.290 € |
|
G 1987 |
350 € |
1.110 € |
2.660 € |
|
D 1987 |
270 € |
670 € |
1.820 €. |
|
D 1998 |
260 € |
430 € |
890 € |
|
G 2001 |
340 € |
670 € |
1.510 € |
Etat de conservation: SUP
-
Prix de réserve:
017
Ecu de Navarre 1719 AA
Ag 24,18 g
Avers & Revers:
Comme le N°016 sauf que
pour cet exemplaire-ci le 9 du millésime 1719 est "normal"


Survivance, délivrances,
emboîtés, chiffre de frappe et cotes:
Comme le N°016
Etat de conservation: TTB
- / SUP -
Prix de réserve:
20 au marc
= 12,238 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 3 livres = 720 deniers tournois
33 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
018
Demi-écu de Navarre 1718
AA
Ag 12,04 g
Rayures d'ajustage à
l'Avers et au Revers
Avers:
, à 4h30,
différent du graveur
Noter l'orientation de
l'"Hermine" totalement différente du N° suivant
Revers:
1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier


Référence:
Patrick Guillard, cf.
Numismatique & Change, N°238, Avril 1994, p.4 (Cet exemplaire-ci).
Survivance:
Quelque 3 exemplaires
survivants seulement: L'exemplaire du C.M. (Collection Côte, Vente Bourgey,
Juin 1977) et les N°018 et 019 de notre collection (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29)
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):
Ces 2 documents se contredisent
quelque peu pour ce qui est du nombre des délivrances (11 ou 13) et de
certaines dates de délivrance:
11 à 13 délivrances entre
le 20/08 ou le 02/09/1718 et le 16/12 ou le 31/12/1718 avec, au total,
"23 écus ½ en
demi-écus", autrement dit
47 demi-écus emboîtés.
Pour le reste, voir
l'introduction aux écus de Navarre.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
930 € |
2.430 € |
4.440 € |
|
G 1987 |
560 € |
1.150 € |
2.110 € |
|
D 1987 |
490 € |
930 € |
2.000 € |
|
D 1998 |
350 € |
700 € |
1.110 € |
|
G 2001 |
390 € |
790 € |
1.590 € |
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
019
Demi-écu de Navarre 1718
AA
Ag 12,19 g
Avers & Revers:
Tranche anormale:
Forme archaïque et D
manquant
O M I N E S A L V V
M F A C R E G E M


Référence:
Cet exemplaire-ci
provient de la Collection de feu Félix Couchard (décédé en janvier 1986),
Paris.
Chiffre de frappe,
délivrances, emboîtés et cotes:
Comme le N°018
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
40 au marc
= 6,119 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre 10 sols = 360 deniers tournois
26 à 28 mm
Tranche cordonnée
Gadoury
1987, N°303 / Charlet 1996, p.182, 183 & 307, N°33 / Droulers, 2ème Edition
1998, N°561
020
Quart d'écu de Navarre
1718 AA
Ag 6,06 g
Rayures d'ajustage à
l'Avers et au Revers en bord de pièce. Pour Metz, nous n'avons jamais rencontré
cette pièce sans rayures d'ajustage.
Avers:
, à 4h30,
différent du graveur
Noter l'orientation
particulière de l'"Hermine" déjà rencontrée sur le N°019 et que l'on
retrouve sur les N°021 et 022
Revers:
1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur
suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
Quelque 4 exemplaires
survivants seulement: Liste Platt N°21, vers 1920 / Vente Poindessault,
Décembre 1973 / Liste Platt, Septembre 1974 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29).
Délivrances,
emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):
2 délivrances
les 06/10 et 20/11/1718
"22 écus
½ en quarts d'écus", autrement dit
90 quarts
d'écu emboîtés au total (et non 48).
Pour le
reste, voir l'introduction aux écus de Navarre.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
470 € |
1.170 € |
3.040 € |
|
G 1987 |
220 € |
560 € |
1.440 € |
|
D 1987 |
360 € |
640 € |
1.440 € |
|
D 1998 |
300 € |
640 € |
1.200 € |
|
G 2001 |
270 € |
620 € |
1.340 € |
Etat de conservation: SUP
-
Prix de réserve:
100 au
marc = 2,448 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 12 sols = 144 deniers tournois
22 mm
Tranche cordonnée
021
Dixième d'écu de Navarre
1718 AA
Avers:
,
à 4h30, différent du graveur
Noter
l'orientation particulière de l'"Hermine" déjà rencontrée sur le
N°019 et 020
Revers:
Le B de la
légende est partiellement dédoublé
1718 · , de 10h30 à 12h, différent du
directeur suivi du millésime suivi d'un point
monogrammé (surmonté de 2 points
¨ ), à
6h, lettre d'atelier



Survivance:
Quelque 3
exemplaires survivants seulement: Liste Jules Florange 1894 et les N°021 et 022
de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 29).
Délivrances,
emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):
Les documents
39 & 40 se contredisent quant au nombre de délivrances
2 délivrances
les 29/12 et 30/12/1718 d'après le document 39
1 seule
délivrance le 31/12/1718 d'après le document 40 avec, au total,
"9 écus
en dixièmes d'écu" , autrement dit
90 dixièmes
d'écu emboîtés.
Pour le
reste, voir l'introduction aux écus de Navarre.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
140 € |
370 € |
1.070 € |
|
G 1987 |
100 € |
220 € |
560 € |
|
D 1987 |
60 € |
140 € |
560 € |
|
D 1998 |
100 € |
210 € |
380 € |
|
G 2001 |
80 € |
170 € |
370 € |
Etat de conservation: FDC -
Prix de
réserve:
022
Dixième d'écu de Navarre
1718 AA
Ag 2,40 g
Rayures d'ajustage à
l'Avers et au Revers
Avers:
,
à 4h30, différent du graveur
Noter
l'orientation particulière de l'"Hermine" déjà rencontrée sur les
N°019, 020 et 021
Revers:
1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur
Le point
usuel après le millésime pour les types dits "de Navarre" manque sur
cet exemplaire-ci
·
· monogrammé (accosté, de part et d'autre, d'un point) à 6h, lettre
d'atelier


Chiffre de frappe,
délivrances, emboîtés et cotes:
Comme le N°021
Etat de conservation: SUP
- / SUP
Prix de réserve:
60 au marc
= 4,079 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre = 240 deniers tournois
23 mm
Tranche cordonnée
Gadoury
1987, N°295 / Charlet 1996, p.184, 185 & 308, N°35 / Droulers, 2ème Edition
1998, N°562
Les documents 26, 34
& 35 (Arch. Moselle B2415) indiquent les nombres de délivrances D et
d'emboîtés B:
|
[1] |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre
de frappe estimé
selon la règle "1
pour 720" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[6] D 1998 |
|
|
XX sols
de Navarre |
1719 AA
fn |
12 |
651 |
460.088 < N
≤ 468.720 |
237.304 |
237.304 |
|
1720 AA
fn |
6 |
241 # |
169.200 < N
≤ 173.520 |
131.500 |
189.360 |
|
|
X sols de
Navarre |
1719 AA
fn |
4 |
381 |
271.440 < N
≤ 274.320 |
190.500 |
274.320 |
# Gadoury et Droulers ont relevé par erreur 263 emboîtés au
lieu de 241.
Les chiffres de frappe
estimés publiés par Gadoury et Droulers (colonne [5]) sont faux
puisqu'indépendamment de l'erreur dans le relevé des emboîtés déjà signalée,
ces estimations sont basées sur une règle d'emboîtage inappropriée de "1
pour 500 [= 50 marcs x 10 écus de Navarre au marc]".
En 1998, Droulers a opté
pour la règle d'emboîtage correcte de
"1 pour 720".
Il y a problème pour le
chiffre de frappe exact de 237.304 exemplaires publié, sans indication de
source, par Droulers pour la XX sols
1719 AA. Ce chiffre est en total désaccord avec la fourchette estimée 460.088
< N ≤ 468.720 et serait plutôt en accord avec B = 651 / 2.
Pourtant notre relevé de
B est exact:
¤
pour les 8 délivrances du 08/02 au 16/06/1720: "73 écus et demi 3/6 en
sixièmes d'écu" soit 444 sixièmes d'écu d'après le document 34 (Arch. Mos.
B2415)
¤
pour les 4 délivrances du 12/08 au 17/10/1720: "34 écus ½ en sixièmes
d'écus" soit 207 sixièmes d'écu d'après le document 35 (Arch. Mos. B2415)
et 444 + 207 = 651
emboîtés au total.
Il ne subsiste que 2
possibilités:
¤ ce chiffre de 237.604
est erroné
¤ on n'utilisa pas la
règle de "1 pour 720" mais une règle proche de "1 pour 364,5 [=
237.304 / 651]".
023
Sixième d'écu (XX – S) de
Navarre 1719 AA
Ag 4,03 g
Avers:
,
à 4h30, différent du graveur
Noter
l'orientation particulière de l'"Hermine" identique à celle déjà
rencontrée sur les N°019, 020, 021 et 022
Revers:
1719 , de 10h30 à 12h, différent du directeur
monogrammé, à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
Quelque 3 exemplaires
survivants seulement: celui cité de façon imprécise par Droulers
(Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29) et les N°023 et 024 de notre
collection.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 34 & 35):
12 délivrances entre le
08/02/1719 et le 17/10/1719 et
651 emboîtés au total.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
90 € |
230 € |
610 € |
|
G 1987 |
60 € |
160 € |
470 € |
|
D 1987 |
60 € |
140 € |
580 € |
|
D 1998 |
40 € |
100 € |
290 € |
|
G 2001 |
60 € |
150 € |
440 € |
Prix de réserve:
024
Sixième d'écu (XX – S) de
Navarre 1719 AA
Ag 3,97 g
Avers & Revers:
Comme le N°023 mis à part
que la lettre d'atelier est ici accostée , de part et d'autre, d'un point
·
·


Délivrances, emboîtés,
chiffre de frappe et cotes:
Comme le N°023
Etat de conservation: TTB
+
Prix de réserve:
025
Rayures d'ajustage au
Revers
Avers & Revers:
Comme le N°023, mis à
part le millésime 1720


Survivance:
Cet
exemplaire-ci est le seul exemplaire apparemment connu, celui-là même signalé
par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29).
Délivrances,
emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 26):
6 délivrances
entre le 17/02/1720 et le 29/03/1720 avec, au total, 241 "pièces de XX
s" alias sixièmes d'écu emboîtés.
Pour le
reste, voir plus haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
120 € |
280 € |
700 € |
|
G 1987 |
70 € |
170 € |
490 € |
|
D 1987 |
60 € |
160 € |
600 € |
|
D 1998 |
50 € |
130 € |
320 € |
|
G 2001 |
60 € |
150 € |
440 € |
Prix de réserve:
120 au
marc = 2,040 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 10 sols = 120 deniers tournois
20 mm
Tranche cordonnée
026
Douzième d'écu (X – S) de
Navarre 1719 AA
Ag 2,02 g
Avers:
1719 , à 4h30, différent du directeur
Par rapport à
la divisionnaire précédente (N°023, 024 et 025) pourtant du même type, le
différent "Gonfanon" du directeur change donc de face
Revers:
,
à 0h, différent du graveur
·
· monogrammé (avec point de part et
d'autre), à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
Quelque 3
exemplaires survivants seulement: celui cité par Droulers (Encyclopédie....,
1992, t.II, p.60, Note 29 et les N°026 et 027 de notre collection.
Délivrances,
emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 34):
4 délivrances
entre le 23/03/1719 et le 15/07/1719 avec, au total, "31 écus 9
/ 12 en douzièmes
d'écu" alias
381 douzièmes
d'écu emboîtés.
Pour le
reste, voir l'introduction aux XX sols de Navarre.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
60 € |
190 € |
420 € |
|
G 1987 |
40 € |
100 € |
240 € |
|
D 1987 |
40 € |
130 € |
290 € |
|
D 1998 |
60 € |
70 € |
170 € |
|
G 2001 |
70 € |
120 € |
220 € |
Prix de réserve:
027
Douzième d'écu (X – S) de
Navarre 1719 AA
Ag 1,97 g
Avers & Revers:
Comme le N°026 mis à part
¤ Fêlure du coin sous le TVM de BENEDICTVM
¤
monogrammé (surmonté de 2 points
¨ ), à
6h, lettre d'atelier


Délivrances, emboîtés,
chiffre de frappe et cotes:
Comme le N°026
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
Fabrication
suite aux Edits des
06/06 et
02/08/1719
20 au marc
= 12,238 g
Cuivre pur
Cours
légal: 1 sol = 12 deniers tournois
28 à 30 mm
Tranche
lisse
Les sols, demi-sols et
liards au buste enfantin, sont les premiers types de pièces de cuivre à porter,
à partir de 1719, l'orthographe
modernisée L U D au lieu de
L V D à l'Avers.
028
Grand module: 32,7 mm
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
Revers:
R E X · 1 7 1 9 · , entre 10h et 0h30
·
·
faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre
d'atelier


Référence:
V. S. O. N°77,
Albuquerque , Rouen, 1/6/1997, N°59 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Il s'agit là d'un exemplaire de type "grand module" [31,1 – 33,1 mm] propre à l'atelier de Metz pour les premières frappes au millésime 1719.
Rappelons que pour 1719
AA, il existe aussi des sols de module normal 28,7 – 29,7 mm.
Cette variété messine
"Grand module" ne fut signalée qu'à partir de 1997: elle est donc de
toute rareté.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
120 € |
420 € |
|
G 1987 |
60 € |
180 € |
600 € |
|
D 1987 |
60 € |
180 € |
620 € |
|
D 1998 |
30 € |
100 € |
310 € |
|
G 2001 |
50 € |
150 € |
450 € |
Prix de réserve:
029
Grand module: 33,1 mm
Avers:
Comme le N°028
Revers:
Comme le N°028 mis à part
que le différent "gonfanon" a changé de place:
E T , entre 4h et 5h30


Survivance et cotes:
Comme le N°028
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
030
Cuivre 11,28 g
Grand module: 32,5 mm
Rotation de coins
Avers & Revers:
Comme le N°029, la
rotation de coins mise à part


Survivance et cotes:
Comme le N°028
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
031
Cuivre 11,37 g
Avers & Revers:
Comme le N°029, mis à
part le module normal


Cotes:
Comme le N°028
Etat de conservation: TTB
- / TTB
Prix de réserve:
032
Cuivre 11,80 g
Module normal: 28,7 mm
Tranche brute
Chevauchement de flans (=
"Zainende")
Avers & Revers:
Comme le N°031, mis à
part le chevauchement de flans très visible, à l'Avers, entre 11 et 12h
Au Revers, le différent
"Gonfanon" devant E T ne se voit plus à cause du frai


Cotes:
Comme le N°028
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
033
Cuivre 11,81 g
Module normal: 29,5 mm
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
Revers:
R E X · 1 7 2 0 ·, entre 10h et
0h30
·
·
faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre
d'atelier


Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
40 € |
130 € |
470 € |
|
G 1987 |
80 € |
190 € |
620 € |
|
D 1987 |
70 € |
190 € |
620 € |
|
D 1998 |
30 € |
120 € |
370 € |
|
G 2001 |
50 € |
150 € |
450 € |
Etat de conservation: TTB - / TTB +
Prix de réserve:
034
Sol au buste enfantin
1720 AA
Cuivre 10,16 g
Module normal: 29,1 mm
Chevauchement de flans (=
"Zainende") très visible à l'Avers entre 0 et 1h
Avers & Revers:
Comme le N°033 mis à part
le chevauchement de flans


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°033
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
Fabrication
suite aux Edits des
06/06 et
02/08/1719
40 au marc
= 6,119 g
Cuivre pur
Cours
légal: 6 deniers tournois
25 à 26 mm
Tranche
lisse
035
Demi-sol au buste
enfantin 1719 AA
Cuivre 5,42 g
Avers:
, à 4h30: différent du graveur
Revers:
R E X · 1 7 1 9 · , entre 10h et 0h30
·
·
faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre
d'atelier


Survivance:
"Signalé mais non
confirmé" selon G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
30 € |
110 € |
400 € |
|
D 1987 |
30 € |
110 € |
390 € |
|
D 1998 |
80 € |
160 € |
370 € |
|
G 2001 |
30 € |
90 € |
350 € |
Etat de conservation: TTB / SUP
Prix de réserve:
036
Demi-sol au buste
enfantin 1720 AA
Cuivre 6,16 g
Pièce décentrée
Avers & Revers:
Comme le N°035, le
millésime 1720 mis à part


Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
G 1987 |
30 € |
110 € |
330 € |
|
D 1987 |
40 € |
120 € |
410 € |
|
D 1998 |
50 € |
130 € |
360 € |
|
G 2001 |
30 € |
90 € |
350 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
037
Demi-sol au buste
enfantin 1720 AA
Cuivre 5,42 g
Avers & Revers:
Comme le N°036, la
rotation de coins en plus


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°036
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
038
Demi-sol au buste
enfantin 1720 AA
Cuivre 4,73 g (Manque de
poids de 22,7% en dépit de son bon état de conservation!)
Avers:
, à 5h: différent du graveur et,
particularité exceptionnelle, le même différent "Hermine" une seconde
fois
, à 6h
Revers:
R E X · 1 7 2 0 · , entre 10h et 0h30
·
·
faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre
d'atelier


Cotes
proposées par Gadoury & Droulers:
Comme le N°036
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Fabrication
suite aux Edits des
06/06 et
02/08/1719
80 au marc
= 3,059 g
Cuivre pur
Cours
légal: 3 deniers tournois
20 à 21 mm
Tranche
lisse
Légendes en caractères plus ou moins gras.
039
Liard au buste enfantin
1720 AA
Cuivre 2,54 g
Avers:
Légendes d'Avers et de Revers en caractères fins
, à 6h : différent du graveur
On notera
que sur les liards N°039 & 040, l'"Hermine, différent du graveur, est
présent alors que le "Gonfanon", différent du directeur, en est
totalement absent.
C'est
l'inverse pour les liards N°041, 042 et 043.
Revers:
·1 7 2 0 · : le
millésime entre 11h30 et 0h30
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier


Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
90 € |
400 € |
|
G 1987 |
30 € |
80 € |
330 € |
|
D 1987 |
40 € |
80 € |
280 € |
|
D 1998 |
40 € |
90 € |
330 € |
|
G 2001 |
30 € |
80 € |
220 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
040
Liard au buste enfantin
1720 AA
Cuivre 2,82 g
Avers & Revers:
Comme le N°039 mis à part
que les légendes d'Avers et de Revers sont en caractères gras


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°039
Etat de conservation: SUP
+
Prix de réserve:
041
Liard au buste enfantin
1720 AA
Cuivre 2,98 g
Décentrée d'où absence de
la moitié des légendes tant d'Avers que de Revers
Avers:
Légendes d'Avers et de Revers en caractères fins
, à 6h : différent du directeur
On notera que sur
les liards N°041, 042 et 043, le "Gonfanon", différent du directeur,
est présent alors que l'"Hermine, différent du graveur, en est totalement
absente.
C'est l'inverse pour les liards N°039 & 040.
Revers:
· 1 7 2 0 · :
le millésime entre 11h30 et 0h30
·
·
monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°039
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
042
Liard au buste enfantin 1720
AA
Cuivre 2,69 g
Chevauchement de flans (=
"Zainende") visible, à l'Avers, entre 4 et 5h
Avers & Revers:
Légendes
d'Avers et de Revers en caractères fins
Comme le N°041, le
chevauchement de flans mis à part


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°039
Etat de conservation: TTB
+
Prix de réserve:
043
Liard au buste enfantin
1720 AA
Cuivre 2,69 g
Avers & Revers:
Légendes
d'Avers et de Revers en caractères gras
Comme le N°041


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°039
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Louis
d'argent alias tiers d'écu de 10 au marc (dit petit louis d'argent)
Fabrication
suite à l'Edit du 15/03/1720
30 au marc
= 8,158 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 3 livres = 720 deniers tournois
26 à 27 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°305 / Charlet 1996, p.196, 197 & 309, N°38 / Droulers, 2ème Edition
1998, N°560
Ce type fut réformé suite
à l'Edit du 30/09/1720 c'est-à-dire qu'il fut surfrappé pour être transformé en
tiers d'écu de France rf, curieusement de même taille et titre que le petit
louis primitif!
Délivrances, emboîtés
et chiffre de frappe:
Pour les petits louis
d'argent 1720 AA,
187.921 exemplaires selon
G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Ce chiffre exact
(puisqu'en caractères non italiques) ne provient pas des archives de la Monnaie
de Metz conservées aux Archives de la Moselle.
En 1720 à Metz, on frappa
sur flan neuf 2 types différents de "louis de 3 livres" de même
taille et titre, chronologiquement d'abord des
>
Petit louis d'argent, comme cet exemplaire-ci
puis
des
>
Tiers d'écu de France (cf. les N°052 à 056).
Rappelons ici, parce que
ce rappel s'avèrera utile pour la suite du raisonnement, les 2 chiffres de
frappe estimés proposés successivement par Gadoury & Droulers pour le tiers
d'écu de France 1720 AA fn:
¤ 122.000 (= 500 x 244
emboîtés = 50 marcs x 10 écus au marc x 244 emboîtés) exemplaires selon G-D
1978, G 1987, D 1987 et G 2001 puis, sans la moindre explication,
¤ 175.680 (= 720 x 244
emboîtés = 72 marcs x 10 écus au marc x 244 emboîtés) exemplaires selon D 1998.
La 1ère
estimation est forcément fausse en raison de l'utilisation d'une règle
d'emboîtage inexacte de "1 pour 500".
La 2ème
estimation est, elle aussi, fausse pour la raison mentionnée ci-après.
Selon le document 26
(Archives Moselle B2415):
|
Date des délivrances |
Nombre "louis
de 3 livres emböettés". |
|
17/04/1720 |
42 |
|
19/04/1720 |
42 |
|
20/04/1720 |
22 |
|
26/04/1720 |
69 |
|
30/04/1720 |
21 |
|
10/05/1720 |
17 |
|
07/06/1720 |
20 |
|
02/08/1720 |
11 |
|
Total
partiel des
emboîtés |
244 |
|
21/10/1720 |
13 |
|
18/12/1720 |
11 |
|
Total
partiel des
emboîtés |
268 |
|
24/12/1720 |
11 |
|
Total
général des
emboîtés |
279 |
Le document 26 ne précise
hélas pas les délivrances correspondant à l'un et à l'autre des 2 types frappés
sur flan neuf en 1720:
>
Petit louis d'argent AA, comme cet exemplaire-ci
puis
>
Tiers d'écu de France AA (cf. les N°052 à 056).
Droulers a admis sans
preuve que toutes les délivrances antérieures au 30/09/1720 (Date de
l'Edit ordonnant la fabrication des écus de France et de ses divisionnaires)
étaient des délivrances de petits louis. Soit
8 délivrances avec, au
total
244 petits louis emboîtés.
Mais, étourderie fatale,
il a considéré que ces 244 emboîtés correspondaient aux tiers d'écu 1720 AA fn
frappés en fin d'année.
Il aurait dû se rendre
compte de son étourderie puisque ces
175.680 exemplaires estimés n'étaient pas en accord avec les
187.921 exemplaires effectivement frappés.
Il y a donc lieu de
rectifier comme suit:
¤ Les délivrances de
petits louis d'argent 1720 AA se poursuivirent à Metz jusqu'à la délivrance du
18/12/1720 inclus.
Soit, pour le petit louis
d'argent 1720 AA
10 délivrances avec, au
total,
268 emboîtés.
La règle
d'emboîtage officielle, antérieurement à l'arrêt du 11/12/1728, telle qu'elle
semble avoir été appliquée à Metz, fut de
"1 écu,
sous forme de petits louis d'argent [on comptabilisait donc les petits louis
d'argent emboîtés en écus], emboîté pour 72 marcs de petits louis d'argent
alias tiers d'écu délivrés" soit, à raison d'une taille de 30 au marc,
"3
petits louis d'argent alias 3 tiers d'écu emboîtés pour (72 x 30) = 2.160
petits louis d'argent alias tiers d'écu passés en délivrance".
Mais
appliqua-t-on cette règle à la lettre c'est-à-dire emboîta-t-on vraiment
"au trio" c'est-à-dire "3 petits louis à la fois" pour
2.160 petits louis frappés", autrement dit, emboîta-t-on vraiment selon la
règle:
"3 pour
2.160" ?
La réponse
est non puisque les emboîtés, pour chaque délivrance, ne sont pas
systématiquement des multiples de 3.
On emboîta
donc "à l'unité" selon la règle "1 pour 720", de façon plus
explicite suivant
"1 petit
louis d'argent emboîté pour 720 petits louis d'argent passés en délivrance".
D'où, pour les petits
louis d'argent 1720 AA, un chiffre de frappe estimé "affiné" tenant
compte du nombre annuel de délivrances de
720 x (268 – 10) <
Chiffre de frappe estimé ≤ 720 x 268 soit
185.760 < Chiffre de frappe estimé ≤ 192.960 exemplaires
en parfait accord avec
les
187.921 exemplaires
effectivement frappés.
Il s'agit ici du seul cas permettant de vérifier que tout au moins à Metz pour les divisionnaires, on n'appliquait pas la règle officielle comme suit
"1 petit louis emboîté pour 72 marcs autrement dit pour 2.160 [= 72
marcs x 30 au marc] petits louis frappés".
Dans ce cas, en effet, on obtiendrait
2.160 x (268 – 10) < Chiffre de frappe estimé ≤ 2.160 x 268
soit
557.280 < Chiffre de frappe estimé ≤ 578.880 exemplaires
en total accord avec les
187.921 exemplaires effectivement frappés.
¤ L'unique délivrance de
tiers d'écu de France 1720 AA fn eut lieu le 24/12/1720 avec
11 tiers d'écu de France
emboîtés.
D'où un chiffre de frappe
estimé de
720 x (1 – 1) <
Chiffre de frappe estimé ≤ 720 x 11 soit
0 < Chiffre de frappe
estimé ≤ 7.920 exemplaires et non
175.680 exemplaires comme publié par Droulers (D 1998)!
044
Petit louis d'argent 1720
AA
Ag 8,12 g
Avers:
, à 5h:
différent du graveur
1720 : millésime sous le
buste
Revers:
, à 11h: différent du directeur
monogrammé au centre du Revers


Survivance:
En dépit du chiffre de
frappe effectif assez élevé, 187.921 exemplaires, le petit louis d'argent 1720
AA est de toute rareté, sans doute par suite de sa Réforme massive:
nous n'avons jamais
rencontré que ce seul exemplaire-ci entre 1965 et 2007 dans le commerce!
Droulers (Encyclopédie....1992, t.II, p.60, note 29) ne cite qu'un seul
exemplaire, précisément cet exemplaire-ci, "vu dans le commerce
allemand".
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
120 € |
420 € |
1.170 € |
|
G 1987 |
80 € |
200 € |
560 € |
|
D 1987 |
130 € |
490 € |
840 € |
|
D 1998 |
90 € |
230 € |
560 € |
|
G 2001 |
80 € |
200 € |
570 € |
Prix de réserve:
25 au marc
= 9,790 g
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 54 livres = 12.960 deniers tournois
24 à 26 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°337 / Charlet 1996, p.204, 205 & 305, N°10 & 10a / Droulers, 2ème
Edition 1998, N°534 & 534A
Rappelons les noms d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 7, 16 & 21):
¤ Louis de conversion à
45 livres pour les flans neufs
¤ Louis de
réformation de 45 livres pour les
réformations.
Pourquoi 45 livres et non
54 livres?
Ce type fut frappé à
partir d'octobre / novelmbre 1720 dans d'autres ateliers que Metz avec une
valeur de compte initiale de 54 livres. Dès la fin 1720, sa valeur avait chuté
à 45 livres. La 1ère délivrance messine étant du 09/04/1721, on
parla tout naturellement, non de louis de 54 livres, mais de louis de 45
livres.
Nous avons relevé dans
ces mêmes documents les nombres de délivrances et d'emboîtés:
|
[1] Louis aux
2 L Flans
neufs |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre de frappe estimé selon "1
pour 400" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 D 1998 G 2001 |
|
1721 AA fn |
10 |
12 # |
800 <
N ≤ 4.800 |
5.200 |
|
1722 AA fn |
15 |
15 |
0 < N ≤ 6.000 |
6.000 |
|
15/05/1723 AA fn |
1 |
1 |
0 < N
≤ 400 |
400 |
# Gadoury et Droulers ont par
erreur relevé 13 emboîtés
au lieu de 12.
En colonne [4], nous
indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon
la règle officielle de "1 pour
400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte
le nombre annuel de délivrances.
Il n'y a hélas aucun
moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de
"1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.
Réformations recensées:
¤ Louis aux 2 L 1720 AA
rf:
Frappe possible à partir d'octobre / novembre 1720, d'autant plus qu'il y eut une remise de poinçons pour l'atelier de Metz le 10/10/1720 (G-D 1978 et G 1987). Aucun exemplaire retrouvé à ce jour. Cette frappe possible est signalée dans D 1987 puis occultée dans G 1998.
¤ Louis aux 2 L 1721 AA
rf:
Le N°045 de notre collection semble être le seul survivant.
¤ Demi-louis aux 2 L 1720 AA rf:
Frappe possible d'autant plus qu'il y eut une remise de poinçons pour l'atelier de Metz le 12/12/1720 (G-D 1978 et G 1987). Aucun exemplaire retrouvé à ce jour.
Citons pour terminer
Droulers: "La 1ère délivrance (de flans neufs) du type
aux 2 L est (à Metz) du 13/11/1720" (cf. Encyclopédie...., 1992,
t.II, p.60, Note 30). Cette information est fausse (Arch. Mos. B2415, document
26): d'ailleurs, Gadoury et Droulers ne mentionnent aucune frappe de louis aux
2 L 1720 AA fn dans leurs éditions successives.
Notons que le louis aux 2 L 1721 AA est le premier type de pièces d'or portant LUD au lieu de LVD à l'Avers, orthographe qui sera adoptée pour toutes les pièces d'or postérieures.
045
Louis aux 2 L
1721 AA
2ème
Réforme
A l'Avers et
au Revers, vestiges de l'Avers et du Revers du louis de Malte 1718 O surfrappé
Au 9,759 g
Flan large
(27,2 mm)
Avers:
Sous le
buste, le millésime 1721 surmonté de
, "Trèfle", la marque de la 2ème
Réforme
, à 5h: "Hermine"
exceptionnellement "à 2 queues", le différent du graveur
Revers:
, à "midi moins cinq", le différent
du directeur
faiblement monogrammé (surmonté de 2 points ¨ ), à 6h, lettre d'atelier


Référence:
Vente
Vinchon, Monte-Carlo, 13/11/1982, N°275 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Non
signalé" dans G-D 1978
"Signalé
et coté" dans G1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc
millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1982.
Cet
exemplaire-ci est apparemment le seul survivant (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
1.550 € |
3.330 € |
7.110 € |
|
D 1987 |
1.290 € |
3.110 € |
7.110 € |
|
D 1998 |
910 € |
1.430 € |
2.120 € |
|
G 2001 |
1.170 € |
2.180 € |
3.690 € |
Prix de
réserve:
046
Louis aux 2 L
1722 (2 sur 1) AA
Flan neuf
Rayures
d'ajustage au Revers
Avers:
Sous le
buste, le millésime 1722
"Hermine"
(d'allure exceptionnelle puisqu'elle a "5 queues"), à 5h: le
différent du graveur
Revers:
, à "midi moins cinq", le différent
du directeur
faiblement monogrammé, à 6h, lettre d'atelier



Survivance:
"Signalé
mais non coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998
"Signalé
et coté" dans G 2001
Donc
millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 2001.
Apparemment,
cet exemplaire-ci est le seul survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992,
t.II, p. 60, Note "à).
Délivrances,
emboîté et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 16):
Pour 1722 AA,
il y eut:
15
délivrances entre le 08/01/1722 et le 21/07/1722 avec, pour chacune d'elles, un
seul louis emboîté soit, au total,
15 louis
emboîtés.
Pour le
reste, voir plus haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 2001 |
1.420 € |
2.680 € |
5.030 € |
Etat de conservation: SUP
+
Prix de réserve:
10 au marc
= 24,475 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 9 livres = 2.160 deniers tournois
38 à 39 mm
Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
Sobin 1974, Type N°19 / Charlet 1996, p.204, 205 & 309, N°39 & 39a / Gadoury 1987, N°319 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°566
Rappelons les noms d'époque (Arch Mos. B2415,
documents 7, 16 & 21 et B2416, document 199):
¤ Ecu de France AA (Valeur de compte initiale: 9
livres):
Ecu de 6 livres 18 sols (sa valeur
de compte d'août 1723 jusqu'à l'avant dernière délivrance du 04/02/1724) puis de 6 livres 3 sols (au moment de
l'ultime délivrance du 17/03/1724)
¤ Tiers d'écu de France AA (Valeur de compte
initiale: 3 livres):
Louis d'argent à 2 livres 10 sols
alias à 50 sols (sa valeur de compte à partir du 01/10./1720).
Nous avons trouvé dans ces mêmes documents les
nombres de délivrances D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne [3]):
|
[1] |
[2] D |
[3] B |
[4] Ch. de fr. N estimé selon "1 pour 720" |
[5] G-D 1978 |
[6] G 1987 G 2001 |
[7] D 1987 |
[8] D 1998 |
|
|
Ecu de France Flan neuf |
1723 AA |
11 |
62 |
36.720 < N ≤ 44.640 |
30.500 |
30.500 |
113.500 |
163.440 |
|
1724 AA # |
2 |
11 |
6.480 < N ≤ 7.920 |
12.000 |
12.000 |
12.000 |
17.280 |
|
|
Demi-écu de France Flan neuf |
1723 AA |
Néant |
Néant |
Néant |
5.000 |
5.000 |
5.000 |
7.200 |
|
Tiers d'écu de France Flan neuf |
24 /12/ 1720 AA |
1 |
11 |
0 < N ≤ 7.920 |
122.000 |
122.000 |
122.000 |
175.680 |
|
1721 AA |
17 |
239 |
159.840 < N ≤ 172.080 |
Mil. non signalé |
Mil. non signalé |
Mil. non signalé |
Mil. non signalé |
|
|
1722 AA |
38 |
703 |
478.800 < N ≤ 506.160 |
Mil. non signalé |
Signalé sans ch. de fr. |
Signalé sans ch. de fr. |
Signalé sans ch. de fr. |
|
|
15 /03/ 1723 AA |
1 |
5 |
2.880 < N ≤ 3.600 |
Mil. non signalé |
Mil. non signalé |
Mil. non signalé |
Mil. non signalé |
|
En colonnes [5] à [8], nous rappelons
l'embrouillamini paroxysmique publié par Gadoury et Droulers pour ce qui concerne.
les chiffres de frappe estimés des écus de France et de ses divisionnaires!
G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 basent leurs
estimations sur une règle d'emboîtage fausse de "1 pour 500" puisque
toutes les estimations rappelées dans les colonnes [5], [6] et [7] sont des
multiples de 500. Droulers en 1998 opte pour la règle correcte de
"1 pour 720 (= 72 marcs x 10 écus de France au
marc]" puisque toutes les estimations figurant en colonne [8] deviennent
multiples de 720.
Pour les emboîtés, c'est le brouillamini
total.........
¤ Ecu de France 1723 AA fn:
62 emboîtés d'après notre relevé, 61
puis 227 d'après Gadoury et Droulers
¤ Ecu de France 1724 AA fn:
11 emboîtés d'après notre relevé, 24
d'après Gadoury & Droulers
¤ Demi-écu de France 1723 AA fn:
aucun emboîté d'après notre relevé, 10
d'après Gadoury et Droulers. En fait, on n'a jamais frappé de demi-écus de
France 1723 AA fn: le document 7 (Arch. Mos. B2415) précise explicitement qu'il
s'agissait de "louis d'argent à 50 sols" de 30 au marc, donc de tiers
d'écu de France et non de demi-écus de France.
¤ Tiers d'écu de France 1720 AA fn:
11 emboîtés d'après notre relevé,
244 d'après Gadoury et Droulers. Nous renvoyons à l'explication détaillée de
cette erreur dans l'introduction aux
"Petits louis d'argent".
¤ Tiers d'écu de France 1721, 1722 et 1723 AA fn:
respectivement 239, 703 et 5
emboîtés d'après notre relevé, aucun d'après Gadoury & Droulers !!!
Il est curieux que G 1987, D 1987, D
1998 et G 2001 citent ce millésime sans proposer le moindre chiffre de frappe
estimé alors que ce millésime manquait dans G-D 1978!
En colonne [4], nous
indiquons les fourchettes estimées exactes tenant compte du nombre annuel de
délivrances.
Réformations recensées:
¤ Ecu de France AA rf:
¤¤ 1720 rf:
Signalé
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
L'exemplaire signalé dans l'addendum "au Sobin" semble être le seul survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤¤
1721 AA rf:
Signalé
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Quelque
3 exemplaires survivants seulement: Vente Vinchon, Avril 1976 ainsi que les
N°047 et 048 de notre collection [ce dernier provenant de la Collection Sobin
(N°142)] (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤¤ 1722 AA rf:
Signalé
dans G-D 197, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Quelque
2 exemplaires survivants: Vente SPS, Janvier 1989 et le N°049 de notre
collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤ Demi-écu de France AA
rf:
¤¤ 1721 AA rf:
Non signalé dans G-D 1978. Signalé dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001. L'exemplaire N°051 de notre collection semble être le seul exemplaire survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤ Tiers d'écu de France
AA rf:
Curieusement, Droulers ne
signale aucun tiers d'écu AA rf ((Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤¤
1720 AA rf:
Non
signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Les
N°052 et 053 semblent être les seuls survivants.
¤¤
1721 AA rf:
Non
signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Le
N°054 de notre collection semble être le seul survivant.
¤¤ 1722 AA rf:
Signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Voir les N°055 et 056 de notre collection.
¤ Sixième d'écu de France
AA rf:
¤¤ 1720 AA rf:
Non
signalé dans G-D 1978 et G 1987. Signalé dans D 1987 et D 1998. Aucun
exemplaire recensé par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤¤
1721 AA rf:
Signalé
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001. Aucun exemplaire recensé par
Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30) bien que notre
collection en contienne 3 (les N°057, 058 et 059).
¤¤
1722 AA rf:
Signalé
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Quelque
2 exemplaires survivants seulement: Liste Jules Florange 1899 et le N°060 de
notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
¤ Douzième d'écu de
France AA rf:
¤¤ 1720 AA rf:
Non signalé à ce jour par Gadoury & Droulers.
Pourtant,
il y eut remise de poinçons les 03/12 et 11./12/1720 (G-D 1978): donc probablement frappé qu'en quantité infime à
partir du 11/12/1720.
Le N°061 de notre collection est le seul exemplaire apparemment survivant.
¤¤ 1721 AA rf:
Non signalé dans G-D 1978. Signalé dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001. Le N°062 de notre collection semble être le seul exemplaire survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
Notons que l'écu de France 1721 AA est le premier
type de pièces d'argent portant
LUD au lieu de
LVD à l'Avers et
BENEDICTUM au lieu de
BENEDICTVM au Revers,
orthographes modifiées qui seront en usage sur toutes
les pièces d'argent postérieures.
Survivance des écus de France AA:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
317 écus de France [ca
25% de flans neufs contre ca 75% de réformes] dont
099 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
006 pour Metz.
047
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu de Navarre de l'atelier de Paris A surfrappé
Ag 24,29 g
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: différent du graveur
Revers:
17 · 21 , entre 10h30 et 12h, différent
du directeur suivi du millésime
·
· monogrammé, à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
1 seul exemplaire 1721 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin.
Quelque 3 exemplaires
survivants seulement: Vente Vinchon, Avril 1976, cet exemplaire-ci ainsi
que le N°048 de notre collection [ex
Collection Sobin N°142] (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note
30).
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 2ème Réforme 1974 |
4.800 € |
9.600 € |
13.720 € |
|
G-D 1978 |
1.310 € |
2.340 € |
4.670 € |
|
G 1987 |
560 € |
1.110 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
440 € |
1.110 € |
3.110 € |
|
D 1998 |
190 € |
380 € |
1.010 € |
|
G 2001 |
340 € |
670 € |
1.510 € |
Prix de réserve:
048
Ecu de France 1721 AA
2ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu de Navarre
1718 AA !!!
De part et d'autre du
premier " 1 " du millésime de l'écu de France, on reconnaît le AA de
l'écu surfrappé.
Devant le D de DOMINI de
l'écu de France, on reconnaît le différent
"Gonfanon" de l'écu surfrappé.
Entre les lettres DOM de
l'écu de France, on reconnaît le millésime 1718 de l'écu surfrappé.
Ag 24,19 g
Avers & Revers:
Comme le N°047, mis à
part l'absence de point entre le 7 et le 2 du millésime 1721


Référence:
The George Sobin Collection of French Ecus, Vente J. Lepczyk,
Chicago, 4/3/1977, N°142 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
1 seul exemplaire 1721 AA
(Cet exemplaire-ci) recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires
recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.
Pour le reste, cf. le
N°047.
Cotes proposées par
Sobin, Gadoury & Droulers:
Comme le N°047.
Etat de conservation: TTB
/ SUP -
Prix de réserve:
049
Ecu de France 1722 AA
2ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu de Navarre 1718 surfrappé
Coup sur la tranche
Ag 24,14 g
Avers & Revers:
Comme le N°048, mis à
part le millésime 1722


Survivance:
1 seul exemplaire 1722 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin.
Quelque 2 exemplaires
survivants: Vente SPS, Janvier 1989 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 2ème Réforme 1974 |
4.800 € |
9.600 € |
13.720 € |
|
G-D 1978 |
1.260 € |
2.340 € |
4.670 € |
|
G 1987 |
560 € |
1.110 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
440 € |
1.110 € |
3.110 € |
|
D 1998 |
190 € |
380 € |
1.010 € |
|
G 2001 |
280 € |
590 € |
1.340 € |
Prix de réserve:
050
Ag 24,27 g
Avers:.
, à 4h30: différent du graveur
Revers:
1724, entre 10h30 et 12h: "Meule de
moulin", différent parlant de Jean-Philippe Moulin, le directeur
·
·
monogrammé, à 6h, lettre d'atelier


Référence:
V. S. O. Burgan, Paris,
24/5/1986, N°857 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Aucun exemplaire 1724 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants)) selon Sobin.
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987 et G 2001.
"Signalé et
coté" dans D 1987 et D 1998.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1986.
C'est apparemment le seul
exemplaire survivant(cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note
30).
.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, documents 194 & 199):
En 1724, il y eut à Metz
2 délivrances d'écus de
France les 04/02 et 17/03/1724 avec, au total,
11 écus emboîtés.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 Flan neuf 1974 |
7.200 € |
14.410 € |
20.580 € |
|
D 1987 |
440 € |
1.110 € |
3.110 € |
|
D 1998 |
260 € |
520 € |
1.040 € |
Prix de réserve:
20 au marc
= 12,238 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 4 livres 10 sols = 1.080 deniers tournois
33 mm
Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
La Monnaie de Metz ne
frappa jamais que des demi-écus 1721 AA réformés.
Les demi-écus 1723 AA sur
flan neuf mentionnés par G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001 sont pure
invention: cf. plus haut l'introduction aux écus de France.
051
Demi-écu de France 1721
AA
2ème Réforme
Sur les Avers et Revers,
importants vestiges des Avers et Revers de l'écu de Navarre surfrappé
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: différent du graveur
Revers:
1721 , entre 10h30 et 12h, différent du
directeur suivi du millésime
monogrammé (surmonté de 2 points
¨ ), à
6h, lettre d'atelier


Référence:
Galerie Numismatique
Drouot, Liste juin 1978, N°....(Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1978.
Cet exemplaire-ci est le
seul que Droulers (cf. Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note30) et nous-même
ayons jamais vu dans le commerce.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
890 € |
1.330 € |
2.660 € |
|
D 1987 |
670 € |
1.330 € |
2.660 € |
|
D 1998 |
440 € |
960 € |
1.830 € |
|
G 2001 |
540 € |
1.010 € |
2.010 € |
Prix de réserve:
30 au marc
= 8,158 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 3 livres = 720 deniers tournois
26 à 28 mm
Voir plus haut
l'introduction aux écus de France.
052
Tiers d'écu de France
1720 AA
2ème Réforme
Ag 7,96 g
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: différent du graveur
Revers:
1720 , entre 10h30 et 12h, différent du
directeur suivi du millésime
·
· monogrammé, à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998
"Signalé et
coté" dans G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le
commerce avant 2001.
Les 2ème
Réformes des petits louis d'argent auront sans doute débuté à Metz en 1720 en
même temps que la frappe des tiers d'écu de France sur flan neuf c'est-à-dire
le 24/12/1720 (cf. "Délivrances & emboîtés" sous le N°044): c'est
ce qui explique certainement leur extrême rareté.
Voir aussi plus haut
l'introduction aux écus de France.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 2001 |
80 € |
150 € |
390 € |
Prix de réserve:
053
Tiers d'écu de France
1720 AA
2ème Réforme
Ag 8,08 g
Avers & Revers:
Comme le N°052


Survivance & cotes:
Comme le N°052
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
054
Ag 8,16 g
Avers:
, à 5h: différent du graveur
Revers:
1721 , entre 10h30 et 12h, différent du
directeur suivi du millésime
·
· monogrammé, à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
"Non signalé"
[bien qu'explicitement mentionné dans le document 21 (Archives Moselle B2415)]
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 & G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce à ce jour et ce, en dépit de son
chiffre de frappe estimé assez élevé.
Voir plus haut
l'introduction aux écus de France.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 21):
Au total, en 1721,
17 délivrances entre le
06/03/1721 et le 19/12/1721 et
239 tiers d'écu emboîtés.
Pour le reste, cf.
l'introduction aux écus de France.
Etat de conservation: SUP
- / TTB
Prix de réserve:
055
Ag 8,05 g
Avers & Revers:
Comme le N°054, le
millésime 1722 mis à part
Notez aussi l'absence de
point de part et d'autre de la lettre d'atelier ![]()


Survivance:
""Non
signalé" [bien qu'explicitement mentionné dans le document 16 (Archives
Moselle B2415)] dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987 et ce, en dépit de son
chiffre de frappe estimé élevé.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 16):
38 délivrances entre le
05/01/1722 et le 21./12/1722 avec, au total,
703 tiers d'écu emboîtés.
Pour le reste, cf.
l'introduction aux écus de France.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
80 € |
200 € |
620 € |
|
D 1987 |
60 € |
270 € |
670 € |
|
D 1998 |
70 € |
140 € |
560 € |
|
G 2001 |
80 € |
170 € |
420 € |
Prix de réserve:
056
Ag 8,14 g
Avers & Revers:
Comme le N°055 mis à part
que sur cet exemplaire-ci, il y un point de part et d'autre de la lettre
d'atelier ·
·


Référence:
Cet exemplaire-ci faisait
partie de la Collection du Grand Séminaire de Metz (Vente Alain WEIL, Paris,
12-13/10/1992, N°629)
Survivance, délivrances,
emboîtés et cotes:
Comme le N°055
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
60 au marc
= 4,079 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre 10 sols = 360 deniers tournois
24 mm
Voir plus haut
l'introduction aux écus de France.
057
Sixième d'écu de France
1721 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges
infimes du Revers du 1 / 6 écu de Navarre de l'atelier de Paris A
surfrappé
Ag 4,00 g
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: "Hermine à 3 queues",
différent du graveur
Revers:
1721 , entre 10h30 et 12h, différent du
directeur suivi du millésime
·
· monogrammé, à 6h, lettre d'atelier
La pointe de l'écu pointe
quelque peu à gauche du milieu du ![]()


Survivance:
Voir plus
haut l'introduction aux écus de France.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
120 € |
280 € |
700 € |
|
G 1987 |
70 € |
160 € |
400 € |
|
D 1987 |
50 € |
160 € |
440 € |
|
D 1998 |
110 € |
230 € |
400 € |
|
G 2001 |
80 € |
170 € |
400 € |
Prix de réserve:
058
Sixième d'écu de France
1721 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du 1/6 écu de Navarre de l'atelier de Metz AA surfrappé
Ag 4,03 g
Avers & Revers:
Comme le N°057 mais la
pointe de l'écu pointe vers le sommet du A de droite de la lettre d'atelier ![]()


Survivance:
Comme le
N°057
Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°057
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
059
Sixième d'écu de France
1721 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du 1/6 écu XX – S. de Navarre surfrappé
Chevauchement de flans (=
"Zainende")
Ag 3,86 g
Avers & Revers:
Comme le N°058


Survivance:
Comme le
N°057
Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Comme le N°057
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
060
Sixième d'écu de France
1722 AA
2ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers du 1/6 écu XX – S. de Navarre 1719 BB surfrappé
Ag 3,98 g
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: "Hermine exceptionnellement à 2
queues", différent du graveur
Revers:
1722 , entre 10h30 et 12h, différent du
directeur suivi du millésime
·
· monogrammé, à 6h, lettre d'atelier
L'écu pointe quasiment
vers le milieu du ![]()


Survivance:
Voir plus
haut l'introduction aux écus de France.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
90 € |
230 € |
650 E |
|
G 1987 |
60 € |
130 € |
380 € |
|
D 1987 |
50 € |
160 € |
440 € |
|
D 1998 |
100 € |
210 € |
380 € |
|
G 2001 |
70 € |
150 € |
370 € |
Prix de réserve:
120 au
marc = 2,040 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 15 sols = 180 deniers tournois
20 mm
Gadoury
1987, N°288 / Charlet 1996, p.204, 205 & 311, N°44 & 44a / Droulers,
2ème Edition 1998, N°573
Voir plus haut
l'introduction aux écus de France.
061
Douzième d'écu de France
1720 AA
2ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers du 1/12 écu X – S. de Navarre surfrappé
Ag 1,92 g
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: "Hermine exceptionnellement à 2
queues", différent du graveur
Revers:
1720 , entre 10h30 et 12h, différent du
directeur suivi du millésime
monogrammé (sans point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier


Survivance:
Cf. l'introduction aux
écus de France..
Etat de conservation: SUP
/ TTB
Prix de réserve:
062
Sixième d'écu de France
1721 (1 sur 0) AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du 1/12 écu X – S. de Navarre 1719 surfrappé
Ag 2,02 g
Avers:
, à 6h:
marque de la 2ème Réforme
, à 5h: "Hermine à 3 queues",
différent du graveur
Revers:
1721 (1 sur 0) , entre 10h30 et 12h,
différent du directeur suivi du millésime
·
·
monogrammé (avec point de part et
d'autre), à 6h, lettre d'atelier



Référence:
Vente Vinchon,
Monte-Carlo, 12-13/11/1982, N°485 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1982.
Voir plus haut
l'introduction aux écus de France.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
60 € |
130 € |
330 € |
|
D 1987 |
160 € |
330 € |
640 € |
|
D 1998 |
100 € |
210 € |
520 € |
|
G 2001 |
70 € |
130 € |
330 € |
Prix de réserve:
Louis d'or
(dit Mirliton)
Fabrication
suite à l'Edit du 20/08/1723
37 ½ au
marc = 6,527 g
22 carats =
91,67%
Cours
légal: 27 livres = 6.480 deniers tournois
22 à 23 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°338 & 339 / Charlet 1996, p.212, 213 & 305, N°13 & 13a /
Droulers, 2ème Edition 1998, N°537 & 538
Rappelons-en les noms
d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 3 & 7 et B2416, documents 189,
191, 193, 194 & 199):
¤ Louis de 37 ½ au marc
alias, en fonction de ses dévaluations successives,
¤ Louis de 27 livres (de
1723 au 04/02/1724)
¤ Louis de 24 livres (du
04/02/1724 au ...22/04/1724...)
¤ Louis de 20 livres (du
...22/04/1724... au 22/09/1724)
¤ Louis de 16 livres (à
partir du 22/09/1724 et durant toute l'année 1725) et enfin
¤ Louis de 17 livres 18
sols lors de sa démonétisation le 15/06/1726
Dans ces mêmes documents,
nous avons relevé les nombres de délivrances D (colonne [2]) et d'emboîtés B
(colonne [3]):
|
[1] Louis
Mirliton |
[2} D |
[3] B |
[4] Chifftre
de frappe estimé N
selon "1
pour 400" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 D 1998 G 2001 |
|
1723 AA fn |
5 |
8 |
1.200 <
N ≤ 3.200 |
3.200 |
|
1724 AA fn |
8 |
13 |
2.000 <
N ≤ 5.200 |
5.200 |
|
1725 AA fn |
33 |
60 |
10.800 < N
≤ 24.000 |
23.200 # |
# Droulers relève par erreur 58
emboîtés
[400 x 58 emboîtés = 23.200].
Le document 3 (Arch. Mos. B2415)
rapporte expressément que "60 louis de 37 ½ au marc à 16 livres
l'un qui ont couté 960 livres" furent "emboëttés"
en 1725.
Droulers
(Encyclopédie..., 1992, t.II, p.60, Note 30) signale par erreur que pour Metz,
"la 1ère délivrance de louis Mirliton est 14/12/1723": en
fait, la 1ère délivrance eut lieu dès le 11/09/1723.
En colonne [4], nous
indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon
la règle officielle de "1 pour
400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte
le nombre annuel de délivrances.
Il n'y a hélas aucun
moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de
"1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.
063
Louis d'or Mirliton
(Palmes courtes) 1723 AA
Au 6,466 g
Avers:
1723, sous le buste: différent du directeur
suivi du millésime
Revers:
Palmes courtes
, à 0h: "Hermine exceptionnellement à 2
queues", différent du directeur
monogrammé, à 6h: lettre d'atelier


Référence:
Le Kiosque à Monnaies,
Marseille: cf. Numismatique & Change N°200, Novembre 1990, p.65 (Cet
exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1990.
Droulers (Encyclopédie....,
1992, t.II, p.60, Note 30) n'en a recensé aucun exemplaire.
Cet exemplaire-ci est
apparemment le seul exemplaire survivant.
Délivrances,
emboîtés et chiffres de frappe (Archives Moselle B2415, document 7):
En 1723, à
Metz, il y eut
5 délivrances
entre le 11/09/1723 et le 24/12/1723 avec, au total,
8 louis
emboîtés.
Pour le
reste, voir plus haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
560 € |
910 € |
1.570 € |
|
G 2001 |
920 € |
1.510 € |
2.850 € |
Prix de réserve:
064
Louis d'or Mirliton
(Grandes palmes) 1724 AA
Au 6,505 g
Avers:
1724, sous le buste: différent du directeur
suivi du millésime
Revers:
Grandes palmes
, à 0h: "Hermine exceptionnellement à 2
queues", différent du directeur
monogrammé, à 6h: lettre d'atelier


Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978 et G 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Cet exemplaire-ci signalé
par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30) est apparemment le
seul exemplaire survivant.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, documents 193, 194 & 199):
En 1724, il y eut
8 délivrances entre le 25/02/1724
et le 23/12/1724 avec, au total,
13 louis emboîtés.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1987 |
930 € |
1.890 € |
3.550 € |
|
D 1998 |
570 € |
920 € |
1.570 € |
|
G 2001 |
840 € |
1.420 € |
2.510 € |
Prix de réserve:
065
Louis d'or Mirliton
(Grandes palmes) 1725 AA
Au 6,516 g
Avers:
1725, sous le buste: différent du directeur
suivi du millésime
Revers:
, à 0h: "Hermine à 3 queues",
différent du directeur
monogrammé, à 6h: lettre d'atelier


Référence:
Le Kiosque à Monnaies,
Marseille: cf. Numismatique & Change N°200, Novembre 1990, p.65 (Cet
exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1990.
Quelque 3 exemplaires
survivants seulement: Liste Crédit suisse, Août 1990 ainsi que les N°065 et 066
de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note
30).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 3 et B2416, documents 189
& 191):
En 1725, il y eut
33 délivrances entre le
03/03/1725 et le 28/12/1725 avec, au total,
60 louis emboîtés.
Pour le reste, voir plus
haut.
Etat de conservation: TTB
+ / TTB
Prix de réserve:
066
Louis d'or Mirliton
(Grandes palmes) 1725 AA
Au 6,466 g
Rayures d'ajustage au
Revers
Avers:
1725, sous le buste: différent du directeur
suivi du millésime
Revers:
Grandes palmes
, à 0h: "Hermine exceptionnellement à
2 queues", différent du directeur
monogrammé, à 6h: lettre d'atelier


Survivance, délivrances,
emboîtés et chiffre de frappe:
Comme le N°065
Etat de conservation:
presque SUP
Prix de réserve:
10 3/8 au marc = 23,591 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 4 livres = 960 deniers tournois
38 à 39 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
Sobin 1974, Type N°20 / Charlet 1996, p.216, 217 & 311, N°45 / Droulers 2ème Edition 1998, N°574
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe des écus, demi-écus, quarts
d'écu, huitième d'écu et seizième d'écu AA:
Les documents 191 et 194 (Arch. Moselle B2416) nous indiquent
les nombres de délivrances D (colonne [2]) et les nombres d'emboîtés B (colonne
[3]) pour les écus et divisionnaires aux 8 L dont les noms d'époque étaient
tout simplement:
écu de 4 livres, demi-écu de 2 livres etc.....
|
[1] |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre de frappe
N estimé selon "1 pour 747" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[6] D 1998 |
|
|
Ecu aux 8 L |
1724 AA fn |
5 |
52 |
35.109 < N
≤ 38.844 |
26.975 |
26.975 |
|
1725 AA fn |
40 |
310 |
201.690 < N
≤ 231.570 |
181.044 |
260.703 |
|
|
Demi-écu aux 8 L # |
1725 AA fn |
12 |
139 |
94.869 < N
≤ 103.833 |
64.844 |
93.375 |
|
Quart d'écu aux 8 L |
1725 AA fn |
6 |
130 |
92.628 < N
≤ 97.110 |
67.440 |
97.114 |
|
Huitième d'écu aux 8 L |
1725 AA fn |
2 |
28 |
19.422 < N
≤ 20.916 |
14.525 |
20.916 |
|
Seizième d'écu aux 8 L |
1725 AA fn |
1 |
9 |
5.976 < N
≤ 6.723 |
4.669 |
6.723 |
# Bien que
manquant dans notre collection, ce type se trouve dans le commerce:
Vente
Collection Jules Florange, Drouot, Paris,
13-15/12/1937, N°390 / Vente Ratto 1934 /
Vente Bourgey, Juin 1955 / VSO CGF Monnaies XXIV, 24/6/2005, N°1577
En colonnes [5] et [6], nous rappelons les chiffres
de frappe estimés publiés par Gadoury et Droulers.
Ceux figurant dans la colonne [5] sont tous multiples
de 518,76 [= 50 marcs x 10,375 écus aux 8 L au marc]: Gadoury et Droulers ont
donc utilisé une règle d'emboîtage inappropriée de "1 pour 518,76" se
référant à 50 marcs alors que la règle officielle de l'époque se réfère à 72
marcs.
Les chiffres de frappe estimés de la colonne [6] se
sont mués en multiples de 747: Gadoury
et Droulers ont donc corrigé leur erreur en adoptant la règle d'emboîtage
officielle correcte de
"1 pour 747 [= 72 marcs x 10,375 écus aux 8 L au
marc]".
Nous avons relevé, chez Gadoury et Droulers, 2
erreurs de relevé de B:
¤ Ecu 1725 AA fn: Gadoury et Droulers ont relevé
349.....en fait 310
¤ Demi-écu 1725 AA fn: Gadoury et Droulers ont relevé
125....en fait 139.
En colonne [4], nous indiquons le chiffre de frappe
estimé, selon la règle officielle de
"1 pour 747" en prenant en compte les nombres annuels de
délivrances.
Survivance des écus aux 8 L AA:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
586 écus aux 8 L dont
072 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
003 pour Metz
067
Ecu aux 8 L 1724 AA
Ag 23,19 g
Avers:
, à 6h:
différent du graveur
Revers:
1724
, entre 10h et 12h: millésime suivi du
différent du directeur
Sur cet exemplaire-ci, le
différent "Meule de moulin" du Directeur de la Monnaie de Metz se
trouve au Revers; sur le N°068, c'est l'inverse.
monogrammé, à 6h: lettre d'atelier


Survivance:
1 seul exemplaire 1724 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 586 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin.
Quelque 2 exemplaires
survivants seulement: Vente Babut, 1927 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers,
Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 30).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 3 et B2416, document 191):
Il y eut en 1724
5 délivrances entre le
10/11/1724 et le 31/12/1724 avec, au total,
52 écus emboîtés.
Pour le reste voir plus
haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
5.140 € |
10.290 € |
13.720 € |
|
G-D 1978 |
1.680 € |
2.800 € |
6.070 € |
|
G 1987 |
840 € |
1.440 € |
3.330 € |
|
D 1987 |
620 € |
1.550 € |
2.890 € |
|
D 1998 |
560 € |
1.220 € |
1.920 € |
|
G 2001 |
590 € |
1.090 € |
2.350 € |
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
068
Ecu aux 8 L 1725 AA
Ag 23,39 g
Rayures d'ajustage au
haut de l'Avers
Avers:
, à 6h: différent du directeur
Sur cet exemplaire-ci, le
différent "Meule de Moulin" du Directeur de la Monnaie de Metz se
trouve à l'Avers:sur le N°067, c'était l'inverse
Revers:
1725
, entre 10h et 12h: millésime suivi du
différent du graveur
monogrammé, à 6h: lettre d'atelier


Survivance:
2 exemplaires 1725 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 586 exemplaires recensés pour tous
les ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants") selon Sobin.
Quelque 3 exmplaires
survivants seulement: Vente Babut, 1927 / VSO CGF, Monnaies XXIV et cet
exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 30).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, document 191):
En 1725, il y eut
40 délivrances entre le
15/01/1725 et le 29/12/1725 avec, au total,
310 écus emboîtés.
Pour le reste, voir plus
haut.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
5.140 € |
10.290 € |
13.720 € |
|
G-D 1978 |
1.540 € |
2.660 € |
5.840 € |
|
G 1987 |
670 € |
1.110 € |
2.660 € |
|
D 1987 |
670 € |
1.780 € |
3.110 € |
|
D 1998 |
520 € |
1.080 € |
1.880 € |
|
G 2001 |
420 € |
920 € |
2.010 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
41 1/2 au marc = 5,898 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre = 240 deniers tournois
27 mm
Tranche cordonnée
069
Quart d'écu aux 8 L 1725
AA
Ag 5,71 g
Rayures d'ajustage à
l'Avers
Avers & Revers:
Comme le N°068


Survivance:
Quelque 5 exemplaires
survivants seulement: Vente Babut, 1927 / Vente Collection Barbier, 1936 /
Vente Poindessault, Mai 1972 / Vente Piollet-Sabatier, Mars 1976 et cet
exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 30).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, document 191):
En 1725, il y eut à Metz
6 délivrances entre le
22/06/1725 et le 19/10/1725 avec, au total,
130 quarts d'écu
emboîtés.
Pour le reste, voir
l'introduction aux écus aux 8 L.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
610 € |
1.500 € |
3.740 € |
|
G 1987 |
290 € |
710 € |
1.780 € |
|
D 1987 |
560 € |
1.330 € |
2.890 € |
|
D 1998 |
560 € |
840 € |
1.480 € |
|
G 2001 |
400 € |
800 € |
1.590 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
83 au marc
= 2,949 g [et non 2,959 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 10 sols = 120 deniers tournois
21 mm
Tranche cordonnée
070
Huitième d'écu aux 8 L 1725
AA
Ag 2,91 g
Avers & Revers:
Comme le N°068.
Au centre de l'Avers,
traces de 3 pointes de compas du graveur


Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté.
Semble ne survivre qu'à 2
exemplaires seulement: Vente Collection Jules Florange, Drouot,
Paris, 13-15/12/1937, N°390 et cet
exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie.... 1992, t.II, p.60, Note 30).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, document 191):
2 délivrances les 18/08
et 25/08/1725 avec, au total,
28 huitièmes d'écu
emboîtés.
Pour le reste, voir
l'introduction aux écus aux 8 L.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
330 € |
670 € |
1.550 € |
|
D 1987 |
560 € |
1.670 € |
2.440 € |
|
D 1998 |
440 € |
700 € |
1.310 € |
|
G 2001 |
370 € |
750 € |
1.510 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
166 au
marc = 1,474 g
11 deniers
= 91,67%
18 mm
Gadoury
1987, N°286 / Charlet 1996, p.216, 217 & 311, N°49 / Droulers,
2ème Edition 1998, N°578
071
Seizième d'écu aux 8 L
1725 AA
Ag 1,39 g
Avers & Revers:
Comme le N°068


Survivance:
Millésime de toute rareté
puisque quelque 6 exemplaires survivants seulement (dont 3 à un moment donné
dans notre collection): l'exemplaire du C. M. (Liste Hess, Août 1880) / LIste
Jules Florange, 1894 / Vente Jules Florange, Juin 1900 / Galerie numismatique
Drouot, Avril 1979 / VSO Burgan, Mai 1986 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe (Archives Moselle B 2416, document 191):
En 1725, il y eut à Metz
1 seule délivrance le
24/08/1725 avec, au total,
9 seizièmes d'écu
emboîtés.
Pour le
reste, voir l'introduction aux écus aux 8 L.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
930 € |
2.340 € |
5.610 € |
|
G 1987 |
440 € |
1.000 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
560 € |
1.670 € |
2.440 € |
|
D 1998 |
490 € |
1.130 € |
1.650 € |
|
G 2001 |
420 € |
840 € |
1.680 € |
Etat de conservation: TTB
+
Prix de réserve:
Louis d'or
(dit aux lunettes)
Fabrication
suite à l'Edit du 04/02/1726
30 au marc
= 8,158 g
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 20 livres = 4.800 deniers tournois
22 à 24 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°340 / Charlet 1996, p.220, 221 & 305, N°15 / Droulers, 2ème
Edition 1998, N°540
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe pour les louis 1726 AA à 1748 AA (louis aux lunettes et
louis au bandeau):
Les nombres de
délivrances (colonne [2]) et d'emboîtés (colonne [3]) ont été relevés par nous
dans les archives subsistantes de la Monnaie de Metz (Archives Moselle B 2416,
documents 37, 44, 56, 57, 62, 69, 78, 86, 93, 100, 108, 112, 118, 120, 124,
130, 134, 138, 145, 151, 155, 178, 179 et 187).
En colonne [4] figurent
les chiffres de frappe estimés proposés par Droulers (D 1998). En dépit des
erreurs de Droulers pour ce qui est des nombres d'emboîtés pour les années
1727, 1730, 1732, 1738, 1741, 1745 et 1748, il est manifeste que les
estimations de Droulers sont basées sur la règle d'emboîtage officielle de
l'époque de
"1 louis emboîté
pour 400 louis passés en délivrance".
Pour 1731, Droulers
propose un chiffre de frappe exact de 20.420 exemplaires dont nous ignorons la
provenance, en tout cas pas les archives de la Monnaie de Metz, chiffre exact
de toute façon incompatible avec les 9 emboîtés de l'année. En colonne [5], nous
avons recalculé les chiffres de frappe estimés grâce à la règle de "1 pour
400" en tenant compte des nombres exacts d'emboîtés.
|
[1] Louis..... |
(2] Nbre de déli- vrances |
[3] Nbre d' emboîtés |
[4] Chiffre
de frappe selon D 1998 |
[5] Chiffre
de fr. selon "1
pour 400" |
[6] Chiffre
de fr. calculé au
prorata des emboîtés |
|
1726 AA |
14 |
59 |
23.600 |
23.600 |
45.208 |
|
1727 AA |
14 |
31 |
11.200 |
12.400 |
23.754 |
|
1728 AA |
12 |
35 |
14.000 |
14.000 |
26.819 |
|
1729 AA |
7 |
13 |
5.200 |
5.200 |
9.961 |
|
1730 AA |
6 |
12 |
4.400 |
4.800 |
9.195 |
|
1731 AA |
5 |
9 |
20.420 |
3.600 |
6.896 |
|
1732 AA |
5 |
5 |
400 |
2.000 |
3.831 |
|
1733 AA |
5 |
8 |
3.200 |
3.200 |
6.130 |
|
1734 AA |
5 |
6 |
2.400 |
2.400 |
4.597 |
|
1735 AA |
2 |
2 |
800 |
800 |
1.533 |
|
1736 AA |
2 |
2 |
800 |
800 |
1.533 |
|
1737 AA |
4 |
4 |
1.600 |
1.600 |
3.065 |
|
1738 AA |
9 |
10 |
4.400 |
4.000 |
7.662 |
|
1739 AA |
6 |
6 |
2.400 |
2.400 |
4.597 |
|
1740 AA |
8 |
9 |
3.600 * |
3.600 * |
6.896 ** |
|
1741 AA |
10 |
11 |
4.800 |
4.400 |
8.429 |
|
1742 AA |
6 |
6 |
2.400 |
2.400 |
4.597 |
|
1744 AA |
11 |
14 |
6.400 *** |
5.600 |
10.727 |
|
1745 AA |
2 |
2 |
1.200 |
800 |
1.533 |
|
1746 AA |
6 |
6 |
2.400 |
2.400 |
4.597 |
|
1747 AA |
7 |
8 |
3.200 |
3.200 |
6.130 |
|
1748 AA |
13 |
29 |
6.000 |
11.600 |
22.221 |
|
Total |
159 |
287 |
124.820 |
114.800 |
219.911 |
* selon Droulers, aucun louis aux
lunettes 1740 AA mais 3.600
exemplaires 1740 AA au bandeau
** total correspondant aux 2
types: 1740 AA aux lunettes + 1740 AA au bandeau
*** 6.400 exemplaires selon
G-D 1978.
Ce chiffre fut remplacé sans
aucune explication dans toutes les
éditions postérieures (G1987, D 1987, D 1998 et G 2001) par la mention
"Très peu".
L' "Etat général des
espèces d'or et d'argent........depuis le 1/1/1726 jusqu'au 31/12/1773"
(Bibliothèque Nationale, Paris, Ms. fr. 7776, f°55 / Droulers in Numismatique
& Change, N°149, mars 1986, p.37 / Clairand –"Monnaies de Louis
XV....", 1996, p.127) mentionne que pour la période couverte par le
tableau ci-dessus, la Monnaie de Metz frappa très exactement 219.911 louis
(dernière ligne de la colonne [6]).
Or en appliquant la règle
officielle d'emboîtage de "1 pour 400" (cf. colonne [5]), le nombre
maximal total estimé de louis frappés à Metz ne s'élève qu'à 114.800
exemplaires (dernière ligne de la colonne [5]), donc à 52,2% seulement du
chiffre de frappe réel!
Ainsi, à moins de mettre
en cause la fidélité du chiffre de frappe global mentionné dans le Ms. fr.
7776, force est d'admettre que la règle officielle de "1 pour 400" ne
fut pas appliquée, tout au moins à la Monnaie de Metz.
219.911 (Chiffre de
frappe total) / 287 (Nombre
total d'emboîtés) =
766,24....louis
La règle d'emboîtage
utilisée pour les louis à Metz fut donc de
"1 louis emboîté
pour X louis passés en délivrance" avec
X, entier supérieur
à 766,24....
Supérieur parce que le dernier louis emboîté pour
chaque délivrance pouvait ne correspondre qu'à une fraction de X.
Il est hélas impossible
de préciser la valeur de X.
X = 800 n'est pas
impossible.
Le nombre total
d'emboîtés étant élevé (287), on devrait obtenir une estimation assez exacte
des chiffres annuels de frappe en les calculant au prorata des emboîtés annuels
(cf. nos calculs en colonne [6]).
Le louis aux lunettes
1726 AA est la 1ère pièce d'or portant
LUD au lieu de
LVD à l'Avers et
BENEDICTUM au lieu
de
BENEDICTVM au
Revers,
orthographes modernisées
qui seront en usage sur toutes les pièces d'or postérieures
072
Louis aux lunettes 1726
AA
Au 8,106 g
Avers:
, à6h: différent du directeur
Revers:
1726, entre 10h et 12h: différent du graveur
suivi du millésime
monogrammé, sous les 2 écus ovales: lettre
d'atelier


Référence:
Vente Bourgey (Collection
J.-C. P.), Paris, 30/3/1990, N°181 (Cet exemplaire-ci)
Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau ci-devant.
14 délivrances entre le
03/02/1726 et le 17/12/1726.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
1.400 € |
2.570 € |
5.140 € |
|
G 1987 |
670 € |
1.110 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
530 € |
930 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
210 € |
350 € |
770 € |
|
G 2001 |
340 € |
570 € |
940 € |
Etat de conservation: TTB
+
Prix de réserve:
073
Louis aux lunettes 1727
AA
Au 8,047 g
Avers & Revers:
Comme le N°072 au
millésime 1727 près


Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau
ci-devant.
14 délivrances entre le
09/01/1727 et le 22/12/1727.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
1.640 € |
2.800 € |
5.610 € |
|
G 1987 |
710 € |
1.220 € |
2.440 € |
|
D 1987 |
530 € |
930 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
210 € |
350 € |
770 € |
|
G 2001 |
370 € |
610 € |
970 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
074
Louis aux lunettes 1728
AA
Au 8,085 g
Avers & Revers:
Comme le N°072, le
millésime 1728 mis à part


Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau
ci-devant.
12 délivrances entre le
13/01/1728 et le 30/12/1728.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
1.640 € |
2.800 € |
5.610 € |
|
G 1987 |
710 € |
1.220 € |
2.440 € |
|
D 1987 |
530 € |
930 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
210 € |
350 € |
770 € |
|
G 2001 |
370 € |
600 € |
970 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
075
Louis aux lunettes 1730
AA
Au 8,092 g
Avers & Revers:
Comme le N°072, le
millésime 1730 mis à part


Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978 et G 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau
ci-devant.
6 délivrances entre le
03/04/1730 et le 05/12/1730.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1987 |
530 € |
930 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
260 € |
400 € |
840 € |
|
G 2001 |
470 € |
700 € |
1.090 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
076
Louis aux lunettes 1731
AA
Au 8,084 g
Avers & Revers:
Comme le N°072 au
millésime 1731 près


Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau
ci-devant.
5 délivrances entre le
17/02/1731 et le 07/11/1731.
Ces 5 délivrances sont
incompatibles avec le chiffre de frappe exact de 20.420 exemplaires rapporté
par Droulers. Notre chiffre de frappe estimé de 6.896 exemplaires est
plus plausible.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
1.400 € |
2.570 € |
5.140 € |
|
G 1987 |
670 € |
1.110 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
490 € |
890 € |
3.110 € |
|
D 1998 |
210 € |
350 € |
770 € |
|
G 2001 |
340 € |
570 € |
940 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
077
Louis aux lunettes 1732
AA
Au 8,137 g
Avers & Revers:


Référence:
V. S. O. "Monnaies V
", C. G. F., Paris, 20/12/1998, N°1496 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998.
"Signalé et
coté" dans G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1998.
Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau
ci-devant.
5 délivrances entre le
08/01/1732 et le 10/10/1732.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 2001 |
590 € |
840 € |
1.340 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
078
Louis aux lunettes 1733
AA
Au 8,038 g
Flan paillé
Avers & Revers:
Comme le N°072, le
millésime 1733 mis à part


Référence:
Liste à prix fixes,
Richelieu Numismatique, Paris, Nov. 1993, N°110 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu da,s le commerce avant 1993.
Chiffre de frappe,
délivrances et emboîtés:
Voir le tableau
ci-devant.
5 délivrances entre le
16/01/1733 et le 12/12/1733.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
230 € |
370 € |
780 € |
|
G 2001 |
470 € |
700 € |
1.090 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
079
Louis aux lunettes 1738
(8 sur 7) AA
Au 8,064 g
Avers:
` , à 6h: différent du directeur
Revers:
1 7 3 8
( 8 sur 7 ), de 10h à 12h: différent du graveur suivi du millésime
Au vu des explications
données plus loin, il est surprenant qu'en fin d'année 1738, on frappait avec
un coin de Revers de 1737 regravé.



Référence:
Vente Gadoury,
Monte-Carlo, 13-15/10/1980, N°1083 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
cité" dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1980.
Chiffres de frappe,
délivrances et emboîtés (Archives Moselle B2416, document 108):
Se reporter d'abord à la
notice d'introduction des louis aux lunettes ainsi qu'au tableau y contenu.
Les émissions de louis en
1738 sont résumées dans le tableau ci-dessous:
|
Louis |
Dates des délivrances |
Nbre d' emboîtés |
Chiffre de
frappe
estimé |
|
|
04/01/1738 |
2 |
4.597 |
|
29/01/1738 |
1 |
||
|
19/03/1736 |
1 |
||
|
18/04/1738 |
1 |
||
|
27/05/1738 |
1 |
||
|
Jean-Philippe
Moulin décède à Metz (Paroisse Saint Simplice) le 01/03/1738 et son successeur, Nicolas Blaise entre en
fonction le 23/06/1738 |
|||
|
|
28/07/1738 |
1 |
3.065 |
|
18/08/1738 |
1 |
||
|
30/09/1738 |
1 |
||
|
24/11/1738 |
1 |
||
|
Total |
9
délivrances |
10
emboîtés |
7.662 |
Pour 1738 AA, il existe
de ce fait 3 variantes de louis:
# ceux portant le
différent "Meule de moulin"
du directeur Jean-Philippe Moulin, délivrés de son vivant lors des 2 premières
délivrances de l'année 1738;
# ceux "de siège
vacant" portant le même différent (donc, hélas indiscernables de la
variante précédente) délivrés lors des 3 délivrances suivantes de mars, avril
et mai 1738;
# ceux portant le
différent "Quintefeuille" ` de son successeur Nicolas Blaise délivrés lors des 4
dernières délivrances de l'année 1738.
Les chiffres de frappe
estimés de la dernière colonne du tableau ont été calculés au prorata du nombre
d'emboîtés.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
820 € |
1.440 € |
2.890 € |
|
D 1987 |
530 € |
930 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
240 € |
380 € |
840 € |
|
G 2001 |
440 € |
670 € |
1.060 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
080
Louis aux lunettes
1740 AA, à ne pas confondre avec le
Louis au bandeau 1740 AA (cf. le N°123 ci-après)
Avers & Revers:
Comme le N°079, le
millésime 1740 mis à part


Référence:
Sélection thématique N°13,
Burgan, Paris, Décembre 1998, N°18 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001.
"Très peu et
coté" dans D 1998.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1988.
Chiffre de frappe:
"Très peu"
selon D 1998
Délivrances &
emboîtés (Archives Moselle B2416, document 93):
Résumé des émissions de
louis à la Monnaie de Metz en 1740:
|
Louis |
Dates des délivrances |
Nbre d' emboîtés |
Chiffre de
frappe
estimé au
prorata des
emboîtés |
|
"aux lunettes" |
27/02/1740 |
2 |
3.065 |
|
16/05/1740 |
1 |
||
|
28/06/1740 |
1 |
||
|
"au bandeau" |
02/09/1740 |
1 |
3.831 |
|
15/09/1740 |
1 |
||
|
08/10/1740 |
1 |
||
|
27/10/1740 |
1 |
||
|
10/12/1740 |
1 |
||
|
Total |
8
délivrances |
9
emboîtés |
6.896 |
A Metz, en 1740, on
frappa successivement des louis aux lunettes 1740 AA (pour preuve, cet
exemplaire-ci) puis des louis au bandeau 1740 AA (pour preuve, le N°123 qui suit),
ce dernier type suite à une directive non retrouvée datée du 01/01/ au
15/01/1740 .
Selon Droulers (cf. D
1998, p.516, Note 1), on ne connaît la date précise d'utilisation de la
nouvelle empreinte "au bandeau" que pour 8 ateliers (hélas pas pour
Metz): cette date, variable, est comprise entre le 17/01 et le 23/11/1740
Le document 93 (Arch.
Moselle B2416) ne précise hélas pas explicitement à partir de quelle date on se mit à frapper "au
bandeau" à Metz: on peut cependant la "lire entre les lignes".
Le 19/10/1740, eut lieu
la 1ère délivrance de dixièmes d'écu au bandeau 1740 AA.
Le 24/09/1740 eut lieu
une délivrance d'écus au bandeau 1740 AA d'où est issu l'écu au bandeau 1740 AA
vendu récemment (VSO CGF Monnaies XXIV, 24/6/2005, N°1620).
Par voie de conséquence, les 2 délivrances précédentes d'écus,
celles des 30/07/1740 et 27/04/1740, furent des délivrances d'écus aux lauriers
(cf. notre exemplaire N°096).
La césure pour les louis 1740 AA se situe donc très probablement
entre les délivrances des 28/06/1740 et 02/09/1740.
Les chiffres de frappe
estimés des 2 types "Louis aux lunettes 1740 AA" et "Louis au
bandeau 1740 AA" ont été calculés au prorata des emboîtés dans la dernière
colonne du tableau ci-dessus.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
240 € |
380 € |
840 € |
Etat de conservation: TTB
–
Prix de réserve:
8 3/10 au marc = 29,488 g [et non 24,488
g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 5 livres = 1.200 deniers tournois
39 à 41 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
Sobin 1974, Type N°21/ Charlet 1996, p.220, 221 &
311, N°50 / Gadoury 1987, N°321 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°579
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe pour les
écus 1726 AA à 1773 AA (écus aux lauriers + écus au bandeau + écus à la vieille
tête"):
Délivrances (colonne [2]) et emboîtés (colonne [3])
pour les années 1726 AA à 1753 AA ont été relevés par nous aux archives de la
Moselle (B2416, documents 2, 8, 15, 19, 22, 30, 75, 78, 86, 93, 100, 108, 112,
118, 120, 124, 130, 134, 138, 145, 151, 155, 178, 179, 183, 187 et B2418,
document sans N° daté du 25/04/1755).
Les emboîtés (colonne [3]) pour les années 1754 AA à
1773 AA ont été relevés par Clairand ("Monnaies de Louis XV.....",
Paris 1996, p.93 à 112) dans les archives parisiennes qui contiennent hélas des
lacunes pour les années 1769 AA à 1771 AA.
|
[1] Ecus AA |
[2] Nombre de délivrances D |
(3] Nombre d'emboîtés B |
[4] Chiffres
de frappe selon D 1987 |
[5] Chiffres
de frappe selon D 1998 |
[6] N:
chiffre de frappe estimé
calculé selon les règles officielles
d'emboîtage |
|
1726 |
13 |
289 |
129.200 |
181.668 |
164.940 < N ≤
172.706 |
|
1727 |
16 |
166 |
68.850 |
96.810 |
89.640 < N
≤ 99.202 |
|
1728 |
10 |
150 |
45.475 |
45.475 |
83.664 < N
≤ 89.640 |
|
1729 |
13 |
136 |
107.712 |
107.712 |
73.505 < N
≤ 81.274 |
|
1730 |
11 |
144 |
88.128 |
86.053 |
79.481 < N
≤ 86.054 |
|
1731 |
9 |
73 |
Non
indiqué
|
Non
indiqué |
38.246 < N
≤ 43.625 |
|
1732 |
6 |
45 |
27.540 |
26.892 |
23.306 < N
≤ 26.892 |
|
1733 |
8 |
55 |
33.660 |
32..868 |
28.087 < N
≤ 32.868 |
|
1734 |
3 |
14 |
8.568 |
8.568 |
6.574 < N
≤ 8.366 |
|
1735 |
5 |
22 |
13.464 |
13.464 |
10.159 < N
≤ 13.147 |
|
1736 |
1 |
4 |
2.448 |
2.390 |
1.793 < N
≤ 2.390 |
|
1737 |
4 |
18 |
11.628 |
11.534 |
8.366 < N
≤ 10.757 |
|
1738 |
7 |
42 |
25.704 |
25.099 |
20.916 < N
≤ 25.099 |
|
1739 |
5 |
28 |
17.136 |
16.733 |
13.745 < N
≤ 16.733 |
|
1740 |
3 |
18 |
75.888 * |
74.094 * |
8.964 < N
≤ 10.757 ** |
|
1741 |
1 |
6 |
3.672 |
3.672 |
2.988 < N
≤ 3.586 |
|
1742 |
6 |
31 |
18.972 |
18.525 |
14.940 < N
≤ 18.526 |
|
1743 |
4 |
24 |
14.688 |
14.342 |
11.952 < N
≤ 14.342 |
|
1750 |
15 |
105 |
64.264 |
62.751 |
53.784 < N
≤ 62.748 |
|
1751 |
6 |
36 |
14.940 |
14.940 |
12.450 < N
≤ 14.940 |
|
1752 |
10 |
64 |
22.140 |
22.140 |
22.410 < N
≤ 26.560 |
|
1753 |
12 |
65 |
27.780 |
27.780 |
21.995 < N
≤ 26.975 |
|
1754 |
16 ou 18 |
188 |
Non
indiqué |
78.020 |
≈ 70.965 < N
≤ 78.020 |
|
1755 |
Inconnu |
38 |
Non
indiqué |
15.770 |
? < N
≤ 15.770 |
|
1756 |
Inconnu |
23 |
9.262 |
9.262 |
? < N
≤ 9.545 |
|
1757 |
Inconnu |
20 |
Millésime
non
signalé |
8.300 |
? <
N ≤ 8.300 |
|
1758 |
Inconnu |
21 |
Millésime
non signalé |
8.715 |
? < N
≤ 8.715 |
|
1759 |
Inconnu |
174 |
Non
indiqué |
72.210 |
? < N
≤ 72.210 |
|
1760 |
Inconnu |
90 |
Non
indiqué |
37.350 |
? < N
≤ 37.350 |
|
1761 |
Inconnu |
6 |
Millésime
signalé mais non
confirmé |
2.215 |
? <
N ≤ 2.490 |
|
1762 |
Inconnu |
5 |
Non
indiqué |
2.075 |
?
< N ≤ 2.075
|
|
1763 |
Inconnu |
7 |
Non
indiqué |
2.905 |
? <
N ≤ 2.905 |
|
1764 |
Inconnu |
8 |
Non
indiqué |
3.320 |
? < N
≤ 3.320 |
|
1765 |
Inconnu |
204 |
Non
indiqué |
84.660 |
? < N
≤ 84.660 |
|
1766 |
Inconnu |
130 |
Non
indiqué |
53.950 |
? < N
≤ 53.950 |
|
1767 |
Inconnu |
124 |
Non
indiqué |
51.460 |
? < N
≤ 51.460 |
|
1769 |
Lacunes dans les
archives |
Lacunes dans les
archives |
Non
indiqué |
Assez peu |
Ecu au
bandeau 1769 AA Notre
collection N°145 |
|
1770 |
Lacunes dans les
archives |
Lacunes dans les
archives |
Non
indiqué |
Très peu
|
Ecu au
bandeau 1770 AA Notre
collection N°146 |
|
1771 |
Lacunes dans les
archives |
Lacunes dans les archives |
Non
indiqué |
Très peu
|
Ecu à la
vieille tête 1771 AA Notre
collection N°200 |
|
1772 |
Lacunes dans les
archives |
Lacunes dans les
archives |
Millésime
non signalé |
Millésime
non
signalé |
Ecu à la
vieille tête # 1772 AA Notre
collection N°201 |
|
1773 |
Inconnu |
## |
4.150 |
4.150 |
0 < N
≤ 5.632 Ecu à la
vieille tête 1773 AA Notre
collection N°202 |
|
Total |
> 184 |
>
2.573 |
|
|
|
* tous aux lauriers / aucun au
bandeau
** total correspondant aux 2
types: 1740 AA aux lauriers + 1740 AA au bandeau
# Droulers (cf. D 1998, p.624,
Note 2) signale et cote "Très peu" d'écus au bandeau 1772 AA dont un
exemplaire se trouverait au Cabinet des Médailles à Paris. Thierry Sarmant,
conservateur, questionné par nous à ce sujet, n'en a trouvé nulle trace!
## 33.792 marcs au total, selon
Clairand (1996, p.112), pour les écus et les dixièmes d'écu 1773 AA à la
vieille tête.
Droulers ventile, fiat lux!, ces 33.792 marcs en
¤ 500 marcs pour les écus,
soit
500 x 8,3 = 4.150 écus (G-D
1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001)
¤¤ 33.292 marcs pour les
dixièmes d'écu 1773 AA, soit
33.292 x 83 = 2.763.236
dixièmes d'écu 1773 AA (D 1998) après n'en avoir mentionné que
1.660
exemplaires dans G-D 1978, G 1987 et D 1987!!!
Dès 1979, nous avons signalé
à Droulers l'invraisemblance de ce chiffre de frappe de 1.660 exemplaires. Par
lettre datée du 27/02/1979, il nous répondit "Moi, j'ai trouvé 4 deniers (emboîtés)
= 415 x 4 = 1.660. Je vous invite à le vérifier aux Archives de la Préfecture (à
présent de la Moselle), dossier N° B2416". Le plus inattendu, c'est que
les Archives de la Moselle ne contiennent plus les emboîtés de la Monnaie de
Metz depuis 1753, année où la Cour des monnaies du Parlement de Metz fut
supplantée par celle de Paris!
Le chiffre de frappe estimé
de 2.763.236 exemplaires est évidemment, lui aussi, aberrant puisqu'à lui seul, il dépasse de 34% le chiffre de
frappe global exact de tous les dixièmes d'écu frappés à Metz de 1726 à 1773
inclus (2.058.122 exemplaires selon le Ms. fr. 7776 de la B.N.).
Cet embrouillamini, comme
nous le verrons plus loin, repose en fait sur une faute de lecture par Clairand
du Ms. fr. 7776.
Dans les colonnes [4] et [5], nous rappelons les
chiffres de frappe estimés (en italique) ou exacts (caractères non italiques)
publiés par Droulers en 1987 et 1998.
Le chiffre de frappe exact de 9.262 exemplaires pour
1756 AA nous est confirmé par un document
des Archives Nationales (Z1B/810) signalant la fabrication à Metz de
"1.113 marcs 2 onces 2 gros 4 grains en écus de 6 livres pièce" et
condamnant le directeur Nicolas Blaise à 164 livres 12 sols 2 deniers d'amende
pour "faiblage de 15.232 grains et demy".
Entre 1987 et 1998, Droulers modifia la plupart de ses
chiffres de frappe sans la moindre explication.
En les analysant de près, on note que ces chiffres
sont émaillés d'erreurs diverses.
En 1987, Droulers adopta 3 règles d'emboîtage
différentes:
¤ "1 pour 425" en 1726, 1727 et 1728
425 = 50 marcs x 8,5 écus au marc
Règle inexacte à 2 titres:
> "50 marcs": inexact puisqu'avant
l'arrêt du 22/08/1750, on se référait non à 50 marcs mais à 72 marcs
> "8,5 écus au marc": inexact puisque la
taille réelle est de 8,3 écus au marc et non de 8,5
¤ "1 pour 612" de 1729 à 1750
612 = 72 marcs x 8,5 écus au marc
Règle inexacte à cause de la taille inexacte
¤ "1 pour 415'" à partir de 1751
415 = 50 x 8,3 écus au marc
Cette règle est exacte.
En 1998, Droulers utilisa les règles d'emboîtage
officielles correctes:
¤ "1 pour 597,6" de 1726 à 1750
597,6 = 72 marcs x 8,3 écus au marc
¤ "1 pour 415" à partir de 1751
415 = 50 x 8,3 écus au marc
Pour la période 1726 à 1754, Droulers a commis de
surcroît d'assez nombreuses erreurs dans les relevés des emboîtés.
1726 AA: 304 emboîtés selon Droulers, en réalité 289
1727 AA: 162 emboîtés selon Droulers, en réalité 166
1728 AA: 107 emboîtés selon Droulers, en réalité 150
1729 AA: 176 emboîtés selon Droulers, en réalité 136
1737 AA: 19
emboîtés selon Droulers, en réalité 18
1740 AA: 124 emboîtés selon Droulers, en réalité 18
1752 AA: 54
emboîtés selon Droulers, en réalité 64
En colonne [6], nous avons recalculé tous les chiffres
de frappe estimés en tenant compte des règles d'emboîtage officielles que nous
venons de rappeler. De 1726 AA à 1754 AA inclus, nous proposons en colonne [6],
pour les chiffres de frappe estimés, une "fourchette" prenant en
compte le nombre annuel de délivrances calculée d'après la relation:
597,6 x (B – D) < Chiffre de frappe estimé N
≤ 597,6 x B
L' "Etat général des espèces d'or et d'argent du
1/1/1726 au 31/12/1773" (Bibliothèque Nationale, Paris, Ms. fr. 7776)
mentionne que pour la période couverte par le tableau ci-dessus, la Monnaie de
Metz frappa au total, c'est-à-dire pour les 3 types successifs "aux
lauriers", "au bandeau" et "à la vieille tête", très
exactement 1.977.615 écus.
Les 1.370 emboîtés de 1726 AA à 1750 AA conduisent à
un chiffre de frappe maximal de
1.370 x 597,6 = 818.712 écus.
Les 1.203 emboîtés de 1751 AA à 1767 AA conduisent à
un chiffre de frappe maximal de
1.203 x 415 = 499.245 écus.
Soit, au total, pour les 2.573 emboîtés des années
1726 AA à 1767 AA, un chiffre de frappe estimé maximal de 1.317.957
écus.
Durant ces 5 années, 1769 AA à 1773 AA [inutile
d'inclure 1768 puisque la Monnaie de Metz fut en "chômage technique" cette
année-là], on aurait donc frappé à Metz plus de
1.977.615 – 1.317.957 c'est-à-dire plus de 659.658
écus soit plus de 131.932 en moyenne par an! Or la seule année où le
chiffre de frappe atteignit cet ordre de grandeur fut 1726 AA. De surcroît, les
écus 1769 AA, 1770 AA, 1771 AA, 1772 AA et 1773 AA sont de toute rareté.
On peut donc douter de la fidélité du chiffre de
frappe total rapporté par le Ms. fr. 7776!
L'embrouillamini des chiffres de frappe des écus et
dixièmes d'écu 1773 AA:
Clairand, se basant sur la lecture du Ms. fr. 7776, a
publié dans son tableau p.112 les quantités de marcs monnayés en 1773 à Metz:
"Or: 15 marcs", en fait, très exactement
d'après ce Ms.,
15 marcs 5 onces 6 Gros 17 grains alias 11.280 livres
tournois
"Cuivre: 6.700 marcs", en fait, très
exactement d'après ce Ms.,
6.700 marcs 0
once 20 Gros 19 grains alias 6.871 livres tournois 12 sols
"Argent: 33.792 marcs".
Pour l'argent, il y a, de la part de Clairand, bévue
de lecture! Le Ms. signale en réalité la frappe de
33.792 livres tournois 12 sols pesant
676 marcs 7 onces 13 Gros 18 grains.
Pour l'argent, Clairand (p.112) a donc confondu valeur
en livres tournois et poids en marcs!
En désignant par n1 le nombre
d'écus 1773 AA et par n1/10 le nombre de dixièmes d'écus
1773 AA, on a la relation:
n1 + 1/10 n1/10 =
33.792 livres 12 sols / 6 livres = 5.632,1
En 1773, on frappa donc à Metz:
0 < n1 ≤
5.632 exemplaires d'écus 1773 AA et
0 < n1/10 ≤ 56.321 exemplaires de dixièmes d'écu 1773 AA.
Si n1 est vraiment de 4.150 écus 1773
AA comme l'a publié Droulers [mais au vu de l'embrouillamini publié par lui
pour l'argent monnayé à Metz en 1773, il serait indiqué qu'il publiât sa
source!], on calcule n1/10 = 14.820 dixièmes d'écu 1773
AA.
Survivance des écus aux lauriers:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
2.516 écus aux lauriers
dont
0.356 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
046 pour Metz.
Cuzin (Numismatique &
Change, N°378, Janvier 2007, p.35 à 37) a réactualisé, pour la période 1999 –
2006, le recensement de Sobin: pour Metz, seule "nouveauté", un
écu 1740 AA (notre N°096). L'étude de
Cuzin prouve, elle aussi, l'extrême rareté des écus aux lauriers de Metz
puisqu'entre 1999 et 2006, les 9 écus de Metz (tous millésimes confondus) de ce
type recensés dans le commerce ne représentent que 1,4% des 640 écus de ce type
recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus!
Signalons qu'après l'abandon à Metz, en 1716 /
1718, de l'orthographe de tranche
archaïque SALVVM remplacée par l'orthographe modernisée SALVUM,
on voit réapparaître à Metz en 1726 et 1727 seulement la forme archaïque SALVVM!
On aurait pu penser que la virole à l'orthographe modernisée de la Monnaie de
Metz étant cassée, on se mit à réutiliser temporairement une virole archaïque.
Cette explication n'est pas bonne puisque curieusement pour une raison
inconnue, d'autres ateliers (cf. Droulers, 2ème Edition 1998,
p.581-588) se remirent à utiliser l'orthographe archaïque:
l'atelier BB de 1726 à 1728,
l'atelier I de 1726 à 1729,
l'atelier M de 1726 à 1732 et
l'atelier
N de 1726 à 1738
081
Ecu aux lauriers 1726 AA
Ag 29,12 g
Avers:
Pas de point ni après
XV ni après REX
, à 4h:
différent du directeur
Revers:
1726, de 10h30 à 12h: différent du graveur
suivi du millésime
, à 6h: lettre d'atelier
Tranche:
En 1726, on retrouve curieusement la forme
archaïque
S A L V V M
au lieu de S A L V U M
pourtant disparue depuis 1716!


Référence:
Liste à prix fixes N°36, Poinsignon, Nov. 1993, N°2435
(Cet exemplaire-ci)
Survivance:
10 exemplaires 1726 AA recensés par Sobin entre 1850
et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
13 délivrances entre le 04/02/1726 et le 24/12/1726.
Pour le reste, voir le tableau ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3 1974 |
270 € |
1.370 € |
3.430 € |
|
G-D 1978 |
140 € |
560 € |
1.640 € |
|
G 1987 |
80 € |
220 € |
670 € |
|
D 1987 |
50 € |
400 € |
1.220 € |
|
D 1998 |
30 € |
140 € |
450 € |
|
G 2001 |
80 € |
2300 € |
670 € |
Etat de conservation: SUP –
Prix de réserve:
082
Ecu aux lauriers 1726 AA
Ag 29,14g
Avers & Revers:
Comme le N°081, la tranche mise à part
Tranche:
S A L V U (M)
et non S A L V V M


Survivance, délivrances, emboîtés, chiffre de frappe
et cotes::
Comme le N°081
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
083
Ecu aux lauriers 1727 AA
Ag 29,30 g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime 1727 mis à part
Tranche:
Défaut de tranche
Curieusement la variante archaïque
S A L V V M
au lieu de S A L V U M
abandonnée depuis 1716!


Référence:
Vente Vinchon, Paris, 20/11/1992, N°414 (Cet
exemplaire-ci)
Survivance:
11 exemplaires 1727 AA recensés par Sobin entre 1850
et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
16 délivrances entre le 22/01/1727 et le 31/12/1727.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3 1974 |
270 € |
1.370 € |
3.430 € |
|
G-D 1978 |
160 € |
650 € |
1.870 € |
|
G 1987 |
90 € |
270 € |
780 € |
|
D 1987 |
60 € |
440 € |
1.270 € |
|
D 1998 |
30 € |
140 € |
450 € |
|
G 2001 |
80 € |
220 € |
750 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
084
Ecu aux lauriers 1728 AA
Ag 29,32 g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime 1728 mis à) part
Tranche:
S A L V U M


Survivance:
7 exemplaires 1728 AA recensés par Sobin entre 1850 et
1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
10 délivrances entre le 31/05/1728 et le 29/12/1728.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3 1974 |
270 € |
1.370 € |
3.430 € |
|
G-D 1978 |
190 € |
700 € |
2.240 € |
|
G 1987 |
100 € |
290 € |
820 € |
|
D 1987 |
70 € |
490 € |
1.290 € |
|
D 1998 |
40 € |
170 € |
510 € |
|
G 2001 |
100 € |
250 € |
840 € |
Etat de conservation: TTB +
Prix de réserve:
085
Ecu aux lauriers 1729 AA
Ag 29,35 g
Avers & Revers:
Comme le N°081 au millésime 1729 près
Tranche:
S A L V U M


Survivance:
2 exemplaires 1729 AA recensés par Sobin entre 1850 et
1974 contre 2.516 exemplaires pour tous les ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
13 délivrances entre le 21/01/1729 et le 13/12/1729.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
140 € |
560 € |
1.640 € |
|
G 1987 |
90 € |
270 € |
780 € |
|
D 1987 |
70 € |
490 € |
1.290 € |
|
D 1998 |
40 € |
170 € |
510 € |
|
G 2001 |
100 € |
250 € |
840 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
086
Ecu aux lauriers 1730 (30 sur 29) AA
Ag 29,15 g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime
1 7 3 0 (
30 sur
29 ) mis à part.
Noter aussi le point à peine visible après R E X



Survivance:
7 exemplaires 1730 AA recensés par Sobin entre 1850 et
1974 contre 2.516 exemplaires pour tous les ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
11 délivrances entre le 18/01/1730 et le 13/12/1730.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3 1974 |
270 € |
1.370 € |
3.430 € |
|
G-D 1978 |
160 € |
650 € |
1.870 € |
|
G 1987 |
90 € |
270 € |
780 € |
|
D 1987 |
70 € |
490 € |
1.290 € |
|
D 1998 |
30 € |
140 € |
450 € |
|
G 2001 |
80 € |
220 € |
750 € |
Etat de conservation: TTB –
Prix de réserve:
087
Ecu aux lauriers 1730 AA
Ag 29,20 g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime 1730 mis à part
Contrairement au N°086, point très visible
derrière R E X


Survivance, délivrances, emboîtés, chiffre de frappe
et cotes:
Comme le N°086.
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
088
Ecu aux lauriers 1731 AA
Ag 29,06 g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime 1731 mis à part


Survivance:
1 seul exemplaire 1731 AA recensé par Sobin entre 1850
et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
9 délivrances entre le 17/01/1731 et le 10/12/1731.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
140 € |
560 € |
1.640 € |
|
G 1987 |
110 € |
330 € |
890 € |
|
D 1987 |
80 € |
560 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
60 € |
210 € |
520 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
920 € |
Etat de conservation: TTB – / TTB
Prix de réserve:
089
Ecu aux lauriers 1732 AA
Ag 28,98g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime 1732 mis à part


Référence:
Alhéritière (Edouard): cf. Numismatique & Change,
N°289, Décembre 1998, p.10 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Aucun exemplaire 1732 AA recensé par Sobin entre 1850
et 1974 contre 2.516 exemplaires pour tous les ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Nous en connaissons 2 exemplaires: celui-ci ainsi
qu'un second, à une certaine époque, également dans notre collection.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
6 délivrances entre le 25/01/1732 et le 20/11/1732.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
190 € |
700 € |
2.100 € |
|
G 1987 |
100 € |
290 € |
820 € |
|
D 1987 |
70 € |
490 € |
1.290 € |
|
D 1998 |
60 € |
210 € |
520 € |
|
G 2001 |
100 € |
250 € |
840 € |
Etat de conservation: TTB – / TTB
Prix de réserve:
090
Ecu aux lauriers 1733 AA
Ag 28,84 g
Avers & Revers:
Comme le N°081, le millésime 1733 mis à part


Survivance:
2 exemplaires 1733 AA recensés par Sobin entre 1850 et
1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
8 délivrances entre le 13/02/1733 et le 31/12/1733.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
190 € |
700 € |
2.100 € |
|
G 1987 |
100 € |
290 € |
820 € |
|
D 1987 |
70 € |
490 € |
1.290 € |
|
D 1998 |
40 € |
170 € |
510 € |
|
G 2001 |
100 € |
250 € |
840 € |
Etat de conservation: TB / TTB -
Prix de réserve:
091
Ecu aux lauriers 1735 AA
Ag 28,79 g
Avers & Revers:
Comme le N°081


Survivance:
1 seul exemplaire 1735 AA recensé par Sobin entre 1850
et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
5 délivrances entre le 03/02/1735 et le 19/11/1735.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
210 € |
840 € |
2.340 € |
|
G 1987 |
120 € |
400 € |
890 € |
|
D 1987 |
80 € |
560 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
60 € |
210 € |
520 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
920 € |
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
092
Ecu aux lauriers 1737 AA
Ag 28,01g
Avers & Revers:
Défaut de flan au niveau du millésime
Comme le N°081 au millésime 1737 près


Référence:
Liste Patrick, Avril 1998 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
2 exemplaires 1737 AA recensés par Sobin entre 1850 et
1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes
confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
4 délivrances entre le 20/02/1737 et le 14/11/1737.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes (converties
en EURO de 2006) proposées par Sobin,
Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
210 € |
840 € |
2.340 € |
|
G 1987 |
130 € |
440 € |
1.110 € |
|
D 1987 |
80 € |
560 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
40 € |
170 € |
510 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
920 € |
Etat de conservation: TTB -
Prix de réserve:
093
Ecu aux lauriers 1738 AA "de siège
vacant"
Ag 28,60g
Avers:
, à 4h:
différent de feu l'ancien directeur
Moulin
Revers:
1738, de 10h30 à 12h: différent du graveur
suivi du millésime
, à 6h: lettre d'atelier


Survivance:
Aucun exemplaire 1738 AA recensé par Sobin entre 1850
et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
."Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G
1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute rareté.
Nous en connaissons cependant 4 exemplaires:
Variante 1738
: cet exemplaire-ci N°093, le seul connu pour
l'heure
Variante 1738
: l'exemplaire N°094 de notre collection,
celui vendu à l'Hôtel des ventes de Bordeaux en octobre 1967 (actuellement dans
la Collection Jean Teitgen) et enfin l'exemplaire publié par Alhéritière
(Numismatique & Change, N°375, octobre 2006, p.40).
Délivrances, emboîtés et
chiffres de frappe (Archives Moselle B2416, document 108):
Voir le tableau
récapitulatif ci-devant.
Les émissions d'écus aux
lauriers en 1738 sont résumées dans le tableau ci-dessous:
|
Ecus |
Dates des délivrances |
Nombre d' emboîtés |
X: chiffre de
frappe
estimé |
|
|
14/03/1738 |
4 |
4.183
< X ≤ 5.378 |
|
10/05/1738 |
5 |
||
|
Jean-Philippe
Moulin décède à Metz (Paroisse Saint Simplice) le 01/03/1738 et son
successeur, Nicolas Blaise entre en fonction le 23/06/1738 |
|||
|
|
07/07/1738 |
8 |
16.733
< X ≤ 19.721 |
|
27/08/1738 |
6 |
||
|
10/10/1738 |
7 |
||
|
19/11/1738 |
6 |
||
|
31/12/1738 |
6 |
||
|
Total |
7
délivrances |
42
emboîtés |
20.916
< X ≤ 25.099 |
Pour 1738 AA, il existe
donc, cf. les N°093 et 094 de notre collection, 2 variantes d'écus aux
lauriers:
# ceux portant le
différent "Meule de moulin"
du directeur Jean-Philippe Moulin, délivrés lors des 2 premières délivrances de l'année:
en quelque sorte des
émissions "de siège vacant" puisque Moulin mourut dès le
01/03/1738
# ceux portant le
différent "Quintefeuille" ` de son successeur Nicolas Blaise délivrés lors des 5
dernières délivrances de l'année 1738.
Les chiffres de frappe
estimés de la dernière colonne du tableau ont été calculés au prorata du nombre
d'emboîtés.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par
Sobin:
|
Sobin R4 1974 |
TB |
TTB |
SUP |
|
|
690
€ |
2.400
€ |
5.140
€ |
Etat de conservation: TB / TTB
Prix de réserve:
094
Ecu aux lauriers 1738 AA
Ag 29,01 g
Avers:
` , à 4h: différent du nouveau
directeur Blaise
Revers:
1738, de 10h30 à 12h: différent du graveur suivi
du millésime
, à 6h: lettre d'atelier


Survivance, délivrances, emboîtés et chiffre de
frappe:
Comme le N°094
Etat de conservation: TTB - / TTB
Prix de réserve:
095
Ecu aux lauriers 1739 AA
Ag 28,88 g
Avers & Revers:
Comme le N°094, le millésime 1739 mis à part


Survivance:
1 seul exemplaire 1739 AA recensés par Sobin entre
1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et
millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon
Sobin.
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
5 délivrances entre le 30/01/1739 et le 31/12/1739.
Pour le reste, voir le tableau récapitulatif
ci-devant.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G-D 1978 |
210 € |
840 € |
2.340 € |
|
G 1987 |
110 € |
330 € |
890 € |
|
D 1987 |
80 € |
560 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
60 € |
210 € |
520 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
920 € |
Etat de conservation: TB / TTB -
Prix de réserve:
096
Ecu aux lauriers 1740 AA
Ag 28,98 g
Avers & Revers:
Comme le N°094


Survivance:
Aucun exemplaire 1740 AA ni "aux lauriers"
ni "au bandeau" recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516
écus aux lauriers et 2.530 écus au bandeau recensés pour tous les millésimes et
ateliers confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires subsistants) selon
Sobin.
"Signalé mais non coté" dans G-D 1978.
"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D
1998 et G 2001.
Donc millésime 1740 AA aux lauriers de toute rareté
puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Délivrances &
emboîtés (Archives Moselle B2416, document 93):
Résumé des émissions
d'écus à la Monnaie de Metz en 1740:
|
Ecus 1740 AA |
Dates des délivrances |
Nombre d' emboîtés |
X: chiffre de
frappe
estimé au
prorata des
emboîtés |
|
"aux lauriers" |
27/04/1740 |
6 |
5.976
< X ≤ 7.171 |
|
30/07/1740 |
6 |
||
|
"au
bandeau" |
24/09/1740 |
6 |
2.988
< X ≤ 3.586 |
|
Total |
3 |
18 |
8.964
< X ≤ 10.757 |
En 1740, on frappa à Metz
successivement des écus aux lauriers (cf. ce N°096-ci) [les 2 premières
délivrances de l'année] puis des écus au bandeau (cf. VSO CGF Monnaies
XXIV, 24/6/2005, N°1620) [la dernière délivrance de l'année] (pour plus
d'explications se reporter au N°080).
Les chiffres de frappe
estimés des 2 types "Ecu aux lauriers 1740 AA" et "Ecu au
bandeau 1740 AA" ont été calculés au prorata des emboîtés dans la dernière
colonne du tableau ci-dessus.
Les chiffres de frappe estimés de 75.888 puis 74.094
exemplaires d'écus aux lauriers 1740 AA publiés par Droulers sont aberrants.
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4 1974 |
690 € |
2.400 € |
5.140 € |
|
G 1987 |
110 € |
330 € |
890 € |
|
D 1987 |
80 € |
560 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
60 € |
210 € |
520 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
920 € |
Etat de conservation: TB / TTB -
Prix de réserve:
16 3/5 au marc = 14,744 g
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 2 livres 10 sols = 600 deniers tournois
32 à 33 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe pour les demi-écus AA: les demi-écus aux lauriers 1726 AA
et 1728 AA ainsi que les demi-écus au bandeau 1741 AA, 1742 AA et 1744 AA
Pour les années 1726 à
1753, nous avons relevé les nombres de délivrances (colonne [2]) et d'emboîtés
(colonne [3]) aux Archives de la Moselle (B2416, documents 69, 78, 86, 179 et
187). Les recherches de Clairand 1996, p.93 à 112) dans les archives
parisiennes prouvent qu'il n'y eut aucune frappe de demi écus à Metz entre 1754
et 1767. 1768 fut une année chômée à la Monnaie de Metz. De 1769 à 1772, les
archives parisiennes présentent une lacune pour Metz..
Le Ms. fr. 7776 de la
Bibliothèque Nationale fournit le chiffre global de frappe de demi-écus AA:
387.060 exemplaires (dernière ligne de la colonne [7]).
|
[1] Demi écu |
[2] Nombre de déli- vrances D |
[3] Nom- bre d' em- boîtés B |
[4] Chiffre
de frappe estimé selon D 1987 |
[5] Chiffre
de frappe estimé selon D 1998 |
[6] N:
Chiffre de frappe maximal estimé selon les
règles officielles |
[7] Chiffre de frappe estimé selon la
règle "pratique"
de
"1 pour 548,24..." |
|
1726 AA |
6 |
336 |
153.000 |
215.118 |
193.622 < N ≤
200.794 |
184.210 |
|
1728 AA |
7 |
328 |
164.900 |
231.869 |
187.646
< N ≤ 196.013 |
179.824 |
|
1741 AA |
1 |
12 |
14.688 |
14.688 |
6.574 < N ≤ 7.171 |
6.579 |
|
1742 AA |
2 |
23 |
17.136 |
17.136 |
12.550 < N ≤ 13.745 |
12.609 |
|
1744 AA |
1 |
7 |
4.284 |
4.387 |
3.586 < N ≤ 4.183 |
3.838 |
|
Total |
17 |
706 |
354.008 |
483.198 |
403.978
< N ≤ 421.906 |
387.060 |
En colonnes [4] et [5], nous rappelons les chiffres de
frappe estimés publiés par Droulers en 1987 et 1998.
Ils sont entachés de multiples erreurs.
D'abord des erreurs dans les relevés d'emboîtés:
> Droulers a relevé 360 emboîtés en 1727 alors qu'il n'y
en eut que 336 et 388 emboîtés en 1728 alors qu'il n'y en eut que 328.
> Droulers a mal relevé les emboîtés en 1741 et 1742; 24
relevés, en réalité 12 et 28 relevés, en réalité 23.
En 1987, pour les millésimes 1726 AA et 1728 AA, Droulers
adopta une règle d'emboîtage inexacte de
"1 pour 425".
Comment est-il parvenu à cette règle?
"1 écu, sous forme de demi-écus, autrement dit 2
demi-écus emboîtés
pour 50 marcs de demi-écus frappés alias pour (50 x 17) =
850 demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,
"1 pour 425".
Double erreur puisque la règle officielle antérieurement à
l'arrêt du 11/12/1728 se référait non à 50 marcs mais à 72 marcs et que la
taille du demi-écu était non de 17 au marc mais de 16,6 au marc.
En 1998, pour ces mêmes millésimes 1726 AA et 1728 AA,
Droulers se mit à utiliser la règle d'emboîtage officielle correcte de
"1 pour 597,6".
"1 écu, sous forme de demi-écus, autrement dit 2
demi-écus emboîtés
pour 72 marcs de demi-écus frappés alias pour (72 x 16,6) =
1.195,2 demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,
"1 pour 597,6".
Tant en 1987 qu'en 1998, pour les millésimes 1741 AA, 1742
AA et 1744 AA, Droulers a adopté une règle d'emboîtage inexacte suite à une
mauvaise application de la règle
officielle postérieure à l'arrêt du 11/12/1728:
"2 demi-écus emboîtés pour 72 marcs de demi-écus
frappés"
Soit, selon Droulers,
"2 demi-écus
emboîtés pour (72 x 17) = 1.224 demi-écus frappés". Soit, du seul point de
vue mathématique,
"1 pour 612".
Il y a évidemment erreur sur la taille des demi-écus: 16,6
au marc et non 17 au marc.
L'application exacte de la règle officielle conduit à
"2 demi-écus emboîtés pour (72 x 16,6) = 1.195,2
demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,
"1 pour 597,6".
La "même" règle d'emboîtage eut donc cours pour
tous les millésimes qui virent l'émission de demi-écus à Metz.
Mais respecta-t-on à Metz la règle officielle à
la lettre en faisant l'emboîtage "à la paire" selon la règle
"2 demi-écus emboîtés pour 1.195,2
demi-écus frappés"?.
Dans ce premier cas,
597,6 x (B – 2D) < Chiffre de frappe estimé N ≤
597,6 x B (Relation a) (Clairand 1996, p.60, § 2,
relation N°2) et les emboîtés doivent tous être pairs: c'est le cas en 1726 et
1728.
Ou ne respecta-t-on pas la règle à la lettre
mais emboîta-t-on "à l'unité" selon la règle
"1 demi-écu emboîté pour 597,6 demi-écus
frappés"?
Dans ce second cas,
597,6 x (B – D) < Chiffre de frappe estimé N ≤ 597,6 x B (Relation b) et lmes emboîtés peuvent être
pairs ou impairs: c'est le cas en 1741, 1742 et 1744
Les estimations figurant en colonne [6] ont été calculées à
l'aide des 2 relations a et b.
Force est de reconnaître que le chiffre de frappe réel ne se
situe pas dans la "fourchette estimée"!
Le chiffre global figurant dans le Ms. fr. 7776 n'est-il pas
fiable?
Les règles officielles ne furent-elles pas respectées?
On ne saurait
conclure.
Une dernière approche, compte tenu du grand nombre
d'emboîtés, consiste à estimer les chiffres de frappe au prorata des emboîtés,
en somme à utiliser une sorte de règle empirique d'emboîtage de
"1 demi-écu emboîté pour (387.060 / 706) = 548,24...
demi-écus frappés"
(Voir colonne [7]).
097
Demi-écu aux lauriers
1726 AA
Ag 14,50 g
Avers:
, à 6h: différent du directeur
Revers:
1726 , de 10h30 à 12h: différent du graveur
suivi du millésime
monogrammé , à 6h: lettre d'atelier
Tranche anormale:
DOMINE SALVVM
כ"╛
(Notez la forme archaïque
SALVVM abandonnée depuis 1716!) au lieu de la formule usuelle
DOMINE SALVUM FAC REGEM


Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe:
6 délivrances entre le
25/05/1726 et le 26/09/1726.
Pour le reste, voir
ci-devant
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
120 € |
470 € |
1.640 € |
|
G 1987 |
70 € |
200 € |
710 € |
|
D 1987 |
60 € |
400 € |
1.220 € |
|
D 1998 |
40 € |
140 € |
510 € |
|
G 2001 |
70 € |
180 € |
440 € |
Etat de conservation: SUP -
Prix de réserve:
098
Demi-écu aux lauriers
1728 AA
Ag 14,66 g
Avers & Revers:
Comme le N°097, au
millésime 1728 près
Tranche usuelle:
DOMINE SALVUM FAC REGEM


Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe:
7 délivrances entre le
30/01/1728 et le 09/11/1728.
Pour le reste, voir
ci-devant
Cotes
(converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
70 € |
400 € |
1.260 € |
|
G 1987 |
40 € |
160 € |
600 € |
|
D 1987 |
50 € |
330 € |
730 € |
|
D 1998 |
40 € |
140 € |
510 € |
|
G 2001 |
60 € |
170 € |
400 € |
Etat de conservation: SUP -
Prix de réserve:
099
Demi-écu aux lauriers
1728 AA
Ag 14,64 g
Avers & Revers:
Comme le N°098
Tranche anormale:
SALVUM FAC REGEMMINE au lieu de la formule usuelle
DOMINE SALVUM
FAC REGEM.
Les 2 derniers mots de la
légende de la tranche sont donc en partie fusionnés.


Délivrances, emboîtés,
chiffre de frappe et cotes:
Comme le N°098
Etat de conservation: SUP
–
Prix de réserve: