Monnaies lorraines Collection Edgar WENDLING & Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé / Retour au Sommaire:

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Louis XV dit le Bien-Aimé

[né le 15/02/1710, sacré le 25/10/1722, mort le 10/05/1774]

 

 

Les monnaies frappées à Metz sous Louis XV portent des millésimes allant de 1716 à 1774 inclus.

 

"Marques" diverses figurant sur les pièces frappées par la Monnaie de Metz durant le règne de Louis XV

 (Toutes ces informations ont été vérifiées par nous sur les pièces de notre collection ou, pour les dates,  aux Archives départementales de la Moselle; quant au tableau publié par Droulers in Encyclopédie... 1992, t.II, p.62 & 63, il contient de multiples erreurs)(cf. aussi Clairand, Monnaies de Louis XV...., Paris 1996, p.45):

 

¤ Lettre d'atelier de la Monnaie de Metz:

AA       

 

¤ Différents des "Directeurs & Trésoriers particuliers" de la Monnaie de Metz:

 

 

                  

Laurent BAROST alias BAROT(TE), chevalier, seigneur de POUR(R)U et d'HANNONCELLES, en fonction du 01/10/1714 jusque peu après le 17/01/1724.

Son différent a été interprété par Droulers comme étant un "Gonfanon". Notre dessin de gauche est fidèle, celui de droite publié par Droulers ne l'est pas.

 

 

                       

Jean-Philippe MOULIN, provision à Paris le 23/12/1723. Entré en fonction à Metz peu avant le 04/02/1724, date de la 1ère délivrance d'écus de France 1724 AA. Mort en exercice le 01/03/1738 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où était sise la  Monnaie).

Son différent parlant représente une meule de moulin.

 

 

           

Nicolas BLAIZE alias BLAISE alias de SAINT BLAISE, fils de Jean-Philippe BLAIZE, un changeur messin, en fonction du 28/06/1738 au 08/11/1764.

Provision à Versaiiles le 20/06/1738.

Réception au Parlement de Metz le 26/06/1738.

Installation le 28/06/1738.

Seconde réception par la Cour des Monnaies de Paris le 16/06/1755 à la suite du rattachement de la Monnaie de Metz à la Cour des Monnaies de Paris.

Résignation le 03/08/1764.

 

Etienne TAIZON alias TAISON, en fonction du 18/11/1764 au 08/04/1769.

Provision à Paris le 05/09/1764.

Réception au Parlement de Metz le 08/11/1764.

Installation le 18/11/1764.

Lettres de provision enregistrées par la Cour des Monnaies de Paris le 12/04/1766.

Résignation le 20/02/1769.

 

 

Me François-E(s)tienne BARBé, d'abord Directeur-adjoint d'Etienne TAIZON à partir du 30/09/1766 (Arrêt du Conseil du Roi de ce jour) puis Directeur en fonction du 11/04/1769 jusqu'à son décès le 24/06/1783 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où était sise la  Monnaie).

Provision à Paris le 29/03/1769.

Réception au Parlement de Metz le 08/04/1769.

Installation le 11/04/1769.

Il est le père du célèbre François BARBé de MARBOIS, Conseiller au Parlement de Metz, Consul général aux "Etats-Unis d'Amérique" en 1779, Intendant de Saint-Domingue en 1785, Maire de Metz en 1794, Président du Conseil des Anciens en 1797, Ministre du Trésor en 1801 et beau-frère du Maréchal KELLERMANN, donc l'un des grands acteurs de la Révolution et de l'Empire.

 

¤ Différents des "Graveurs particuliers" de la Monnaie de Metz:

 

 

                                     

Isaac PANTALéON, en fonction du 09/03/1694 jusqu'à son décès en exercice fin février 1717.

Cette "Hermine" à 3 queues peut être différemment orientée d'une pièce à l'autre

 

 

                          

Pierre PANTALéON, bourgeois de Metz, fils aîné d'Isaac PANTALéON, en fonction du 12/03/1717 à son décès le 28/12/1738 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où était sise la  Monnaie).

Cette "Hermine" généralement à 3 queues, plus rarement à 2 queues peut être différemment orientée d'une pièce à l'autre.  

 

Même différent:

Jean (-Baptiste) PANTALéON, fils cadet d'Isaac PANTALéON, en fonction du début de l'année 1739 jusqu'à son décès le 07/03/1749 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où était sise la  Monnaie).

 

Même différent:

Charles-Augustin (alias Auguste) PANTALéON, fils du précédent, en fonction à partir du 08/05/1749 (et non du 05/05/1743 comme mentionné par erreur par Droulers, Encyclopédie...t.II, 1992, p.63). Atteint de sénilité (il était né vers 1723/24), il fut mis à pied définitivement sans pension (après 44 ans de service!!) le 18/10 ou le 27/10 ou le 17/11/1793 (cf. Droulers, Mercure 1996, p.8, Tableau 2 et Numismatique & Change N°346, Février 2004, p.52).

 

¤ Marques de Réforme alias Réformation utilisés par la Monnaie de Metz:

 

           

1ère Réforme (ou 5ème Réforme si l'on compte celles de Louis XIV):

Cette "Quintefeuille" alias "Rosette" fut la marque commune à la Monnaie de Metz ainsi qu'aux autres Monnaies.

Elle fut utilisée pour la 1ère Réforme débutant suite à l'Edit du 07/12/1715 et close par un Edit de mai 1718, registré le 31/05 et publié le 02/06/1718.

 

 

              

2ème Réforme (ou 6ème Réforme si l'on compte celles de Louis XIV):

Ce "Trèfle" fut la marque commune à la Monnaie de Metz ainsi qu'aux autres Monnaies.

Elle fut utilisée pour la 2ème Réforme débutant suite à l'Edit de Septembre 1720 et close par un Edit d'Août 1723.

 

Les divers types monétaires frappés par la Monnaie de Metz sous le règne de Louis XV sont présentés ci-après non "de la manière commerciale usuelle" mais suivant l'ordre chronologique des règlements suite auxquels ils furent fabriqués.

 

Par "Cours légal", nous entendons le Cours légal initial ou, comme l'on disait à l'époque, la "Valeur à la pièce" initiale c'est-à-dire au moment de l'émission.

Voir aussi  les "rappels métrologiques" en tête du chapitre Louis XIV.

 

A titre de curiosité,

quelques salaires ou revenus sous le règne de Louis XV:

Soldat en 1759:

80 deniers tournois par jour

Ouvrier agricole en 1730:

120 deniers tournois par jour

Famille très modeste si:

155 deniers tournois de revenu par jour

Ouvrier en 1759:

280 deniers tournois par jour

Maçon en 1730:

360 deniers tournois par jour

Forgeron en 1759:

770 deniers tournois par jour

Famille aisée si:

775 deniers tournois de revenu par jour

Famille de la bourgeoisie aisée si:

1.550 deniers tournois de revenu par jour

Bourreau en 1757:

3.600 deniers tournois pour appliquer la question

6.000 deniers tournois pour supplicier à la roue

7.200 deniers tournois pour pendre ou décapiter

21.600 deniers tournois pour brûler sur un bûcher

quelques prix sous le règne de Louis XV:

Pain blanc en 1743:

25 deniers tournois le kilogramme

Port d'une lettre en 1759, selon la distance:

48 à 168 deniers tournois

Petit cochon en 1754:

1.200 deniers tournois

Cheval en 1754:

38.400 deniers tournois

Prix d'achat du Château de l'Elysée par Antoinette Poisson alias la Marquise de Pompadour:

168.000.000 deniers tournois

 

A titre de curiosité, notre "collection Louis XV" qui suit, se monte à ...... deniers tournois.

 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

 

Double louis d'or (dit aux insignes)

Fabrication suite à l'Edit de 23/12/1715

15 au marc = 16,317 g

22 carats = 91,67%

Cours légal: 40 livres = 9.600 deniers tournois

31 à 32 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°343 / Charlet 1996, p.178, 179 & 303, N°2 & 2a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°526

 

Rappelons les noms et la description d'époque (Arch. Moselle B2415, document 50):

Double louis de 40 livres

Louis de 20 livres

Demi-louis de 10 livres

Le Revers de ce type est décrit comme portant un "écu barré de la main de justice et du bâton royal".

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe des doubles louis, louis et demi-louis aux insignes AA:

Le document 50 (Arch. Mos. B2415) indique les nombres de délivrances D et d'emboîtés B pour 1716, seule année où l'on frappa des flans neufs aux insignes à Metz, uniquement des doubles louis d'ailleurs.

 

Doubles louis

aux insignes

Flans neufs

D

B

G-D 1978

G 1987

D 1987

G 2001

D 1998

1716 AA fn

11

11

4.400

7.008

 

Entre les 29/04 et 05/10/1716, il y eut

11 délivrances et

11 doubles louis emboîtés au total.

D'où

0 < Chiffre de frappe estimé ≤ 4.400 [= 400 x 11 emboîtés] exemplaires

en admettant que la règle officielle d'emboîtage

"1 double-louis emboîté pour 400 doubles-louis passés en délivrance" ait été respectée.

Gadoury & Droulers l'ont admis jusqu'en 1987.

En 1998, Droulers, sans la moindre explication, remplace les

4.400 exemplaires estimés par un chiffre de frappe exact de 

7.008 exemplaires. Nous ignorons d'où provient cette information, en tout cas pas des archives de la Monnaie de Metz (Archives Moselle). Si ce chiffre de frappe est exact, cela signifie par voie de conséquence que la règle officielle ne fut pas respectée à Metz

puisque 7.008 / 11 = 637

La règle suivie fut donc de

"1 double-louis emboîté pour X doubles louis délivrés" avec X, entier supérieur à 637 sans qu'il soit possible de préciser la valeur exacte de X.

Supérieur puisque chacun des 11 double louis emboîté lors des 11 délivrances pouvait en fait ne correspondre qu'à une fraction de X.

Ce chiffre de frappe exact de 7.008 nous laisse quelque peu sceptique pour 2 raisons:

¤ ce double louis 1716 AA fn ne survit apparemment qu'à un seul exemplaire

¤ "11 emboîtés pour 11 délivrances" pour le double louis aux insignes 1716 AA fn, cela rappelle les

"3 emboîtés pour 3 délivrances" pour le double louis aux 8 L et aux insignes 1703 AA fn

"2 emboîtés pour 2 délivrances" pour le double louis aux insignes 1705 AA fn.

Or dans ces 2 derniers cas, chaque emboîté ne correspondait qu'à environ 50 doubles louis frappés.

En extrapolant au double louis 1716 AA fn, cela conduirait à un chiffre de frappe "exact" de l'ordre de 50 x 11 emboîtés soit 550 exemplaires seulement!

 

Réformations recensées?

¤ Louis aux insignes 1716 AA rf:

Frappe possible puisqu('il y eut remise de poinçons le 02/03/1716. G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 signalent leur existence possible. D 1998 les passe totalement sous silence. Il est vrai que l'on n'en a recensé aucun exemplaire dans le commerce (cf. Droulers, Encyclopédie..., 1992, t.II, p.60, Note 27).

¤ Demi-louis aux insignes 1716 AA rf:

1 seul exemplair au C. M.[Vente Bourgey, Décembre 1952 puis Vente Vinchon, Février 1963] (cf. Droulers, Encyclopédie..., 1992, t.II, p.60, Note 27).

 

001

Double louis aux insignes 1716 AA

Flan neuf

Au 16,253 g

Avers:

1716   , de 3 à 5h: millésime suivi du différent du graveur

Revers:

* , à 10h30: différent du directeur

 monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Références:

Vente Vinchon, Paris, 30/3/1981, N°209 (Cet exemplaire-ci), estimé 65.000 / 75.000 Francs soit 21.300 / 24.570 EURO de 2006, vendu 110.000 Francs soit 36.050 EURO de 2006.

Vente Vinchon, Paris, 13/4/1991, N°146 (Cet exemplaire-ci), estimé 70.000 / 80.000 Francs soit 13.700 / 15.650 EURO de 2006, vendu 87.470  Francs soit 17.150 EURO de 2006.

 

Survivance:

Cet exemplaire-ci [Ancienne collection Alain Huc (1978)], "d'une rareté exceptionnelle" selon Vinchon, est le seul double louis 1716 AA fn jamais recensé [Droulers, Encyclopédie...t.II, 1992, p.81, Note 57].

Il sert d'illustration photographique pour ce type dans l'ouvrage de référence "Droulers (Frédéric) – Répertoire général des monnaies de Louis XIII à Louis XVI [1610 – 1792], 1ère Edition, 1987, p.386, N°502".

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

Voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

16.360 €

25.700 €

44.390 €

G 1987

  6.660 €

11.550 €

24.430 €

D 1987

  6.660 €

11.100 €

22.210 €

D 1998

 4.530 €

  6.620 €

13.930 €

G 2001

4.530 € 

 8.380 €

16.760 €

 

Etat de conservation: TTB (faiblement frappé) / TTB +

 

Prix de réserve:

 

 

Ecu (dit vertugadin)

Fabrication suite à l'Edit de 23/12/1715

8 au marc = 30,594 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 5 livres = 1.200 deniers tournois

41 mm

Tranche en relief:

DOMINE SALVVM (ou SALVUM) FAC REGEM

Sobin 1974, Type N°17 / Charlet 1996, p.178, 179 & 307, N°26 & 26a / Gadoury 1987, N°317 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°553

 

Rappelons les noms et description d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 40, 45 et 50):

¤ Ecu de 5 livres avec, au Revers, "3 fleurs de lys dans un écusson couronné".

¤ Demi-écu, quart d'écu et dixième d'écu respectivement de 5/2, 5/4 et 5/10 de livres.

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe des écus, demi-écus, quarts d'écu et dixièmes d'écu vertugadin AA:

 

Les mêmes documents nous indiquent les nombres de délivrances D (colonnes [1] et [6]) et d'emboîtés B (colonnes [2] et [7]) figurant dans le tableau ci-dessous.

 

 

Ecu vertugadin AA

Flan neuf

Demi-écu vertugadin

Flan neuf

[1]

D

[2]

B

[3]

Ch.de fr.

estimé

selon la

règle

"1 pour 576"

[4]

G-D 1978

G 1987

D 1987

G 2001

[5]

D 1998

[6]

D

[7]

B

[8]

Ch. de fr.

estimé

selon la

règle

"1 pour 576"

[9]

G-D 1978

G 1987

D 1987

G 2001

[10]

D 1998

1716 AA fn

15

40

14.400

< N ≤ 23.040

16.000

23.040

5

5

0

< N ≤

2.880

1.000

2.304

Lire: 2.880

1717 AA fn

7

19

6.912

< N ≤

10.944

9.500

10.944

4

4

0

< N ≤

2.304

2.000

2.880

Lire: 2.304

1718 AA fn

3

11

4.608

< N ≤

6.336

4.400

6.336

.2

2

0

< N ≤

1.152

Mill. non signalé  #

Mill. non signalé #

# Ce millésime totalement oublié par Gadoury et Droulers existe bel et bien comme le prouve le document 40 (Arch. Moselle B2415).

 

Dans les colonnes [4], [5], [9] et [10], nous rappelons  les chiffres de frappes estimés publiés par Gadoury et Droulers.

 

Pour les écus, le chiffre de frappe exact 9.500 pour les écus 1717 AA mis à part (nous en ignorons la provenance....Il est douteux puisque dans l'édition de 1998, il se transforme bizarrement en un chiffre de frappe estimé!), G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 basent leurs estimations sur une règle d'emboîtage inexacte de

"1 pour 400 [= 50 marcs x 8 écus vertugadins au marc]",

inexacte car se référant à 50 marcs au lieu de 72 marcs.

Puis, virevolte........Droulers, dans son édition de 1998, utilise correctement  la règle d'emboîtage officielle:

"1 écu vertugadin emboîté pour 576 [= 72 marcs x 8 écus vertugadins au marc] écus vertugadins frappés.

Son chiffre de 6.336, bien qu'en caractères non italiques, est pourtant un chiffre estimé puisque 6.336 = 576 x 11 emboîtés.

En colonne [3], nous avons affiné les chiffres de frappe estimés en tenant compte des nombres annuels de délivrances.

 

Pour les demi-écus vertugadins, G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 ont publié 2 chiffres estimés basés sur des règles fantaisistes de "1 pour 200" puis de "1 pour 500'".

En 1998, Droulers opta pour la règle d'emboîtage officielle, en tout cas telle qu'elle semble avoir été appliquée à la Monnaies de Metz,

"1 écu vertugadin emboîté sous forme de demi-écus vertugadins, [donc 2 écus vertugadins emboîtés] pour 72 marcs de demi-écus vertugadins frappés [donc pour 72 marcs x 16 demi-écus vertugadins au marc] soit pour 1.152 écus vertugadins frappés".

En résumé, une règle d'emboîtage de

"2 pour 1.152" qui, si elle avait été appliquée à la lettre, entraînait un emboîtage "à la paire". Les emboîtés pour les demi-écus vertugadins n'étant pas systématiquement des multiples de 2, on n'emboîta pas "à la paire" mais à l'unité selon la règle

"1 pour 1.152 / 2 = 576".

En colonne [10], Droulers appliqua bien cette règle mais en intervertissant les chiffres de frappe estimés pour 1716 et 1717!.

En colonne [8], nous avons affiné les chiffres de frappe estimés en tenant compte des nombres annuels de délivrances.

 

A Metz, on ne frappa ni quart d'écu ni dixième d'écu vertugadin sur flan neuf.

 

Réformations recensées (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 27):

¤ Ecu vertugadin AA rf:

¤¤ 1716 AA rf: Quelque 3 exemplaires survivants seulement: Vente Weil, Novembre 1991 ainsi que les N°003 et 004 de notre collection.

¤¤ 1717 AA rf: 1 seul exemplaire survivant (Vente Weil, 17/11/1991, N°242, à présent le N°006 de notre collection).

¤¤ 1718 AA rf:

Aucun chiffre de frappe mentionné dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001.

97.320 exemplaires selon D 1998

Nous ignorons l'origine de cette information....en tout cas pas les archives de la Monnaie de Metz. Ce chiffre paraît bien grand étant donné le nombre infime d'exemplaires survivants recensés: 2 (Collection Rungi en 1978 et l'exemplaire N°007 de notre collection).

¤ Demi-écu vertugadin AA rf:

¤¤ 1716 AA rf:

Non signalé à ce jour (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001).

Seul exemplaire survivant: le N°008 de notre collection

¤¤ 1717 AA rf:

Non signalé à ce jour (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001).

Ce millésime faisait pourtant partie de la Collection Jules Florange ("Numismatique lorraine", Vente Drouot, Paris, 13-15/12/1937 N°390) mais Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 27) s'est trompé "en en faisant" un quart d'écu 1717 AA rf *.

¤ Quart d'écu vertugadin AA rf:

¤¤ 1716 AA rf: 2 exemplaires survivants (l'un au C. M. provenant de la Vente Laffon, mai 1912 et le second dans notre collection [N°016])

¤¤ 1717 AA rf *: N'existe pas. Erreur de Droulers (voir plus haut).

¤¤ 1718 AA rf: 1 exemplaire survivant (Liste Platt 21, 1913).

¤ Dixième d'écu vertugadin AA rf:

¤¤ 1716 AA rf: 2 exemplaires survivants (VSO Galerie numismatique Drouot, Décembre 1978 et le N°011 de notre collection).

¤¤ 1717 AA rf: 2 exemplaires survivants (VSO Galerie numismatique Drouot, Décembre 1978 et le N°012 de notre collection).

 

Légende de la tranche des écus vertugadins AA:

A la Monnaie de Metz, on passa  de l'orthographe de tranche archaïque SALVVM à l'orthographe modernisée SALVUM en 1716, 1717 et 1718.

Pour ces 3 millésimes, les 2 orthographes coexistent, ce qui prouve l'utilisation simultanée d'au moins 2 viroles, l'une "archaïque" et l'autre "modernisée".

A partir du millésime 1719, on ne rencontre plus que SALVUM avec cependant une curieuse résurgence de SALVVM pour les types aux lauriers 1726 AA et 1727 AA!

 

Survivance des écus vertugadins AA:

Sobin a recensé dans le commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous ateliers et millésimes confondus,

649 écus vertugadins [ca 20% de flans neufs contre ca 80% de réformes] dont

154 pour Paris

mais seulement [preuve de l'extrême rareté des écus de Metz]

006 pour Metz.

 

002

Ecu vertugadin 1716 AA

Flan neuf

avec rayures d'ajustage à l'Avers et au Revers

Ag 30,51 g (Manque de poids de 0,3% seulement par rapport au poids théorique ce qui prouve l'excellence de la conservation)

Avers:

 , à 4h30: différent du graveur

Revers:

*  1716 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

Quelques coups sur la tranche

Forme archaïque  S A L V V M

 

 

Survivance:

6 exemplaires 1716 AA (dont 3 exemplaires variés dans notre collection) recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés pour tous millésimes et ateliers confondus.

Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B 2415, document 50):

15 délivrances entre le 20/04/1716 et le 31/12/1716 et

40 écus emboîtés au total.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 Flan neuf 1974

3.860 €

7.720 €

14.410 €

G-D 1978

   930 €

1.640 €

4.210 €

G 1987

   400 €

    820 €

2.000 €

D 1987

   310 €

    530 €

2.110 €

D 1998

   190 €

   370 €

1.100 €

G 2001

   250 €

   500 €

1.260 €

 

Etat de conservation: TTB à SUP

 

Prix de réserve:

 

003

Ecu vertugadin 1716 AA

1ère Réforme

Ag 30,38g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

*  1716 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

Forme modernisée  S A L V U M

C'est, en date, le 1er type d'écu sorti de l'atelier de Metz avec cette forme modernisée

 

 

Référence:

The George Sobin  Collection of French Ecus, Vente J. Lepczyk, Chicago, 4/3/1977, N°141 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

Comme le N°002.

Voir aussi l'introduction aux écus vertugadins.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 1ère Réforme 1974

2.570 €

5.140 €

9.600 €

G-D 1978

   610 €

1.400 €

3.500 €

G 1987

   290 €

   670 €

1.730 €

D 1987

   290 €

   510 €

2.090 €

D 1998

   160 €

   310 €

1.080 €

G 2001

   220 €

   440 €

1.170 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

004

Ecu vertugadin 1716 AA

1ère Réforme

A l'Avers, vestiges du Revers de l'écu aux 3 couronnes surfrappé

Ag 30,11 g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

Dans  BENEDICTVM  , le C est anormal:  C  gothique rétrograde  plutôt que D moderne rétrograde

*  1716 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

Forme modernisée  S A L V U M

C'est, en date, le 1er type d'écu sorti de l'atelier de Metz avec cette forme modernisée

 

 

Survivance:

Comme le N°002.

Voir aussi l'introduction aux écus vertugadins.

 

Cotes::

Comme le N°003.

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

005

Ecu vertugadin 1717 (7 sur 6) AA

Flan neuf

Ag 30,07 g

Avers:

 , à 4h30: différent du graveur

Revers:

*  1717 (7 sur 6) , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

Forme archaïque  S A L V V M

 

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1717 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 45):

7 délivrances entre le 05/01/1717 et le 25/05/1717 et

19 écus emboîtés au total

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 Flan neuf 1974

5.140 €

10.290 €

18.010 €

G 1987

   440 €

     890 €

   2.220 €

D 1987

   440 €

     780 €

   2.660 €

D 1998

   240 €

     420 €

   1.110 €

G 2001

   280 €

     590 €

   1.340 €

 

Etat de conservation: TTB –

 

Prix de réserve:

 

006

Ecu vertugadin 1717 AA

1ère Réforme

Au Revers, vestiges du Revers de l'écu aux 3 couronnes surfrappé

Ag 30,39 g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

*  1717 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

Forme archaïque  S A L V V M

 

 

Référence:

Vente Alain Weil, Paris, 17/11/1991, N°242 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1717 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon SOBIN.

Cet exemplaire-ci, avec son éclat de frappe, faisait partie du Trésor du Moulin de Luzarches (Val d'Oise) contenant, selon les sources, 647 ou 729 monnaies d'argent dont 404 écus dont seulement 2 écus vertugadins de l'atelier de Metz.

"Non signalé" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.

"Signalé et coté" dans D 1998.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1991.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1ère Réforme 1974

3.430 €

6.860 €

12.000 €

D 1998

   210 €

   380 €

  1.110 €

G 2001

   250 €

   500 €

  1.260 €

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

007

Ecu vertugadin 1718 AA

1ère Réforme

Au Revers, vestiges du Revers de l'écu aux 3 couronnes 1709 E surfrappé

Ag 30,35 g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

*  1718 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

Ecu frappé avant le 02/06/1718, date de cessation de la 1ère Réforme

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

Forme archaïque  S A L V V M

 

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1718 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 649 exemplaires recensés tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon SOBIN.

"Non signalé" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987 & D 1998.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.

 

Chiffre de frappe:

Voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1ère Réforme 1974

3.430 €

6.860 €

12.000 €

G 1987

   380 €

   780 €

  1.890 €

D 1987

   440 €

   780 €

  2.440 €

D 1998

   210 €

   380 €

  1.110 €

G 2001

   250 €

   500 €

  1.260 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 2  écu (dit vertugadin)

Fabrication suite à l'Edit de 23/12/1715

16 au marc = 15,297 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 2 livres 10 sols = 600 deniers tournois

31 à 33 mm

Tranche en relief:

DOMINE SALVVM (ou SALVUM) FAC REGEM

Gadoury 1987, N°308 / Charlet 1996, p.178, 179 & 307, N°27 & 27a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°554

 

Voir l'introduction aux écus vertugadins.

 

008

Demi-écu vertugadin 1716 AA

1ère Réforme

A l'Avers, vestiges du ½ écu aux 3 couronnes de l'atelier de Paris  A  surfrappé

Ag 15,28 g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

*  1716 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

 

 

Référence:

Sombart (S.) & Tissière (A.) – "Le trésor de la rue Gonzague à Charleville-Mézières (Ardennes) [trouvé le 2/7/1987]" in Bull. Soc. Fr. Num., 1993, p.705-708: bien que non cité dans cet article, cet exemplaire-ci provient pourtant du même trésor.

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant ce jour.

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

009

Demi-écu vertugadin 1717 AA

Flan neuf

Ag 15,07 g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

Revers:

*  1717 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

 

 

Référence:

Catalogue de numismatique à prix marqués, Gérard Barré, Saint Malo, Mars 1994, N°701 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

Plus paru en vente publique depuis la vente de la Collection Florange, Paris, 13-14-15/12/1937, N°390 (Encore n'est-il pas indiqué s'il s'agissait d'un flan neuf ou d'une réformation).

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.

"Signalé et coté" dans D 1998  et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais revu dans le commerce entre 1937 et 1994.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 45):

Il y eut à Metz, en 1717,

4 délivrances de demi-écus vertugadins entre le 05/01 et le 13/04/1717 avec, au total,

4 emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux écus vertugadins.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1998

260 €

400 €

  820 €

G 2001

220 €

500 €

1.090 €

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 4  écu (dit vertugadin)

Fabrication suite à l'Edit de 23/12/1715

32 au marc = 7,649 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 1 livre 5 sols = 300 deniers tournois

28 à 30 mm (et non 25 mm)

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°302 / Charlet 1996, p.178, 179 & 307, N°28 & 28a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°555

 

Voir l'introduction aux écus vertugadins.

 

010

Quart d'écu vertugadin 1716 AA

1ère Réforme

Ag 7,91 g

Avers:

* , à 4h30: différent du graveur

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

*  1716 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

 

 

Référence:

Cet exemplaire-ci faisait partie de la Collection du Grand Séminaire de Metz (Vente Alain WEIL, Paris, 12-13/10/1992, N°627)

 

Survivance:

2 exemplaires survivants: Voir l'introduction aux écus vertugadins.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

350 €

930 €

2.340 €

G 1987

170 €

440 €

1.110 €

D 1987

180 €

560 €

1.330 €

D 1998

170 €

420 €

  590 €

G 2001

150 €

350 €

  800 €

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 10  écu (dit vertugadin)

Fabrication suite à l'Edit de 23/12/1715

80 au marc = 3,059 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 10 sols = 120  deniers tournois

22 à 23 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°289 / Charlet 1996, p.178, 179 & 307, N°29 & 29a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°556

 

Voir l'introduction aux écus vertugadins.

 

011

Dixième d'écu vertugadin 1716 AA

1ère Réforme

Ag 2,89 g

Avers:

  , à 4h30: différent du graveur ("Hermine" ici "à 2 queues" alors qu'usuellement, elle est "à 3 queues")

 , à 6h30: marque de la 1ère Réforme

Revers:

*  1716 , de 11h à 12h: différent du directeur suivi du millésime

·  ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance:

"Signalé mais non confirmé" dans G-D 1978 et G 1987.

"Fabrication possible" dans D 1987.

"Signalé et coté" dans D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté.

2 exemplaires survivants (Voir l'introduction aux écus vertugadins).

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1998

120 €

260 €

370 €

G 2001

100 €

220 €

500 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

012

Dixième d'écu vertugadin 1717 AA

1ère Réforme

Au Revers, on distingue les vestiges du Revers du 1/10 écu aux 3 couronnes surfrappé

Ag 2,92 g

Avers & Revers:

Comme le N°011 au millésime 1717 près.

Là aussi, "Hermine à 2 queues"

 

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté.

2 exemplaires survivants (Voir l'introduction aux écus vertugadins).

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

  90 €

200 €

560 €

D 1987

110 €

310 €

780 €

D 1998

  90 €

 230 €

330 €

G 2001

100 €

220 €

500 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

Pour mémoire:

Louis d'or (dit de Noailles, improprement appelé Double louis de Noailles dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001)

Fabrication suite à l'Edit du 18/11/1716 et à l'Arrêt du 18/02/1718 qui en étendit la fabrication aux ateliers autres que Paris

20 au marc = 12,238 g

22 carats = 91,67%

Cours légal: 30 livres = 7.200 deniers tournois

28 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°344 / Charlet 1996, p.180, 181 & 303, N°5 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°

 

Rappelons les noms d'époque figurant dans les archives de la Monnaie de Metz (Arch. Moselle B2415, documents 39 & 40):

¤ Louis de 30 livres

¤ "Louis de l'ancienne fabricque" par opposition aux louis dits de Malte frappés à leur suite durant la même année 1718, qualifiés, eux, de "louis de la dernière fabricque".

 

Ces mêmes documents ainsi que notre article (cf. Numismatique & Change N°83, Mars 198, p.39) indiquent les nombres de délivrances D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne [3]) en 1718:

 

[1]

Louis

de

Noailles

[2]

D

[3]

B

[4]

Chiffre

de frappe

estimé

selon "1 pour 400"

[5]

G-D 1978

G 1987

D 1987

D 1998

D 2001

1718 AA fn

8

10

800 < N ≤ 4.000

4.000

 

Les  8 délivrances se situent entre le 23/03/1718 (date compatible avec la remise de poinçons du 10/03/1718) et le 19/05/1718.

En colonne [4], nous indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon la règle officielle de  "1 pour 400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte le nombre annuel de délivrances.

Ce calcul montre que le chiffre de frappe réel peut parfaitement  être plus proche de 800 que de 4.000, ce qui explique peut-être pourquoi on n'a jamais retrouvé à ce jour de louis de Noailles 1718 AA fn de 30 livres.

Il n'y a hélas aucun moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de "1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.

 

Le document 40 (Arch. Moselle B2415) mentionne explicitement et uniquement la frappe, en 1718,  de "louis de 30 livres". Le "demi-louis de Noailles 1718 AA fn de 15 livres" (D 1998, N°530), improprement désigné dans le passé sous le nom de "louis de Noailles" (cf. G-D 1978 ou G 1987 ou G 2001, N°335) n'a donc jamais été frappé à Metz. Nous l'avons signalé à Droulers dès 1980 (N. & C. N°83, Mars 1980, p.39): il supprima donc ce type dans D 1987 (N°506) ........ pour le rétablir à tort dans D 1998 (N°530)!

 

 

Louis d'or (dit de Malte alias du Saint Esprit)

Fabrication suite à l'Edit du 31/05/1718

25 au marc = 9,790 g

22 carats = 91,67%

Cours légal: 36 livres = 8.640 deniers tournois

25,5 mm (et non 22,5 mm)

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°336 / Charlet 1996, p.182, 183 & 303, N°8 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°532

 

Rappelons les noms d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 34, 39 & 40):

¤  "Louis de la dernière fabricque" par opposition aux louis de Noailles frappés auparavant durant la même année 1718, qualifiés, eux, de "Louis de l'ancienne fabricque".

¤ Louis à la croix du Saint-Esprit de 36 livres.

 

Ces mêmes documents indiquent les nombres de délivrance D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne [3]) en 1718 et 1719:

 

[1]

Louis

à la croix du

Saint-Esprit

[2]

D

[3]

B

[4]

Ch. de frappe

estimé selon

"1 pour 400"

[5]

G-D 1978

G 1987

D 1987

D 1998

G 2001

1718 AA fn

31

49

7.200  < N ≤  19.600

19.600

1719 AA fn

9

17

3.200  < N ≤  6.800

6.800

:

En colonne [4], nous indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon la règle officielle de  "1 pour 400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte le nombre annuel de délivrances.

Il n'y a hélas aucun moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de "1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.

 

Malgré la remise à la Monnaie de Metz de poinçons de demi-louis de Malte les 10/12/1718 et 04/01/1719 (cf. G-D 1978 et G 1987), les archives de la Monnaie de Metz prouvent qu'il n'en fut jamais frappé à Metz.

 

013

Louis de Malte 1718 AA

Au 9,795 g (Donc léger excédent de poids de 0,05% ce qui explique probablement la présence de rayures d'ajustage au Revers)

Avers:

1718 , millésime entre 4 et 5h

* faiblement monogrammé à 6h, lettre d'atelier

 , à 7h, différent du directeur

Revers:

* , à 0h, différent du graveur

 

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B 2415, documents 39 & 40):

31 délivrances entre le 23/06/1718 et le 26/12/1718 et

49 louis emboîtés au total.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

3.740 €

7.010 €

16.360 €

G 1987

1.780 €

2.890 €

6.220 €

D 1987

1.330 €

3.330 €

7.770 €

D 1998

   910 €

1.480 €

3.220 €

G 2001

1.010 €

1.680 €

3.020 €

 

Etat de conservation: SUP - / SUP

 

Prix de réserve:

 

014

Louis de Malte 1719 AA

Au 9,697 g

Avers & Revers:

Comme le N°013 au millésime 1719 près

 

 

Référence:

Vente Alain Weil, Paris, 21-22/6/1994, N°216 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 34):

9 délivrances entre le 18/01/1719 et le 31/07/1719 et

17 louis emboîtés au total

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

2.000 €

3.330 €

6.660 €

D 1987

1.330 €

4.000 €

7.990 €

D 1998

   910 €

1.480 €

3.220 €

G 2001

1.170 €

2.010 €

3.350 €

 

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

Ecu (dit de Navarre alias de  France-Navarre alias westphalien)

Fabrication suite à l'Edit du 31/05/1718

10 au marc = 24,475 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 6 livres = 1.440 deniers tournois

38 à 39 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Sobin 1974, Type N°18 / Gadoury 1987, N°318 / Charlet 1996, p.182, 183 & 307, N°31 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°558

 

Rappelons les noms d'époque (Arch. Moselle B2415, documents  34, 39 & 40):

¤ Ecu, demi-écu, quart d'écu et dixième d'écu de 6, 6/2, 6/4 et 6/10 de livres.

 

Ces mêmes documents indiquent les nombres de délivrances D et d'emboîtés B:

 

Flans neufs

[1]

D

[2]

B

[3]

Chiffre

de frappe N

estimé selon

"1 pour 720"

[4]

G-D 1978

G 1987

D 1987

G 2001

[5]

D 1998

Ecu de

Navarre

1718 AA fn

40

377

242.640 < N ≤ 271.440  

188.500

271.440

1719 AA fn

5

72 #

48.240 < N ≤ 51.840

34.000

48.960

Demi-écu de

Navarre

1718 AA fn

11 ou 13

47 #

24.480 ou 25.920

 < N ≤ 33.840

23.000

23.000

1719 AA fn

4

8

2.880 < N ≤ 5.760

4.000

5.760

Quart d'écu

de Navarre

1718 AA fn

2

90 #

63.360 < N ≤ 64.800

24.000

34.560

Dixième d'écu

de Navarre

1718 AA fn

1 ou 2

90

63.360  ou  64.080

< N ≤ 64.800

45.000

64.800

# Droulers s'est trompé dans le relevé des emboîtés: il base ses calculs

respectivement  sur B = 68, 46 et 48 au lieu de 72, 47 ("23 écus ½ en demy écus")

et 90.("22 écus ½ en quarts d'écus").

 

Les chiffres de frappe estimés publiés par Gadoury et Droulers (colonne [4]) sont systématiquement faux puisqu'indépendamment des 3 erreurs dans le relevé des emboîtés déjà signalées, ces estimations sont basées sur une règle d'emboîtage inappropriée de "1 pour 500 [= 50 marcs x 10 écus de Navarre au marc]".

La règle officielle, basée sur 72 et non sur 50 marcs, conduit à

"1 écu de Navarre emboîté pour 72 marcs d'écus de Navarre frappés c'est-à-dire pour 720 (= 72 marcs x 10 écus de Navarre au marc] écus de Navarre frappés".

Pour les divisionnaires, la règle officielle de

 "1 pour 72 marcs délivrés" semble avoir été appliquée à la Monnaie de Metz de la manière suivante:

"1 écu sous forme de demi-écus, donc 2 demi-écus emboîtés pour 72 marcs de demi-écus délivrés c'est-à-dire pour 72 x 20 demi-écus au marc soit pour 1.440 demi-écus délivrés".

En somme une règle de

"2 pour 1.440" dans le cas des demi-écus

"4 pour 2.880" dans le cas des quarts d'écu et

"10 pour 7.200" dans le cas des dixièmes d'écu.

L'application à la lettre supposerait donc un emboîtage "à la paire", "par paquets de 4" et "à la dizaine" respectivement pour les demi, quarts et dixièmes d'écu. Les emboîtés devraient donc être systématiquement

¤ multiples de 2 pour les demi-écus: ce n'est pas le cas (47 et 8)

¤ multiples de 4 pour les quarts d'écu: ce n'est pas le cas (90)

¤ multiples de 10 pour les dixièmes d'écu: le seul emboîté connu est bien multiple de 10.

Il est donc plus logique de penser que l'emboîtage pour les divisionnaires se fit à l'unité selon la règle:

"1 demi-écu, quart d'écu ou dixième d'écu de Navarre pour 720 demi-écus, quarts d'écu ou dixièmes d'écus de Navarre frappés".

Droulers a opté pour cette règle en 1998.

En colonne [3], nous indiquons les fourchettes estimées tenant compte du nombre annuel de délivrances.

 

Survivance des écus de Navarre AA:

Sobin a recensé dans le commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous ateliers et millésimes confondus,

661 écus de Navarre dont

213 pour Paris

mais seulement [preuve de l'extrême rareté des écus de Metz]

005 pour Metz.

 

015

Ecu de Navarre 1718 AA

Ag 24,40 g

Avers:

 , à 4h30, différent du graveur

Revers:

* 1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

Tranche:

S A L V U M

 

 

Survivance:

5 exemplaires 1718 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 661 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon Sobin

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):

40 délivrances entre le 28/06/1718 et le 31/12/1718 avec, au total,

377 écus emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 1974

2.060 €

4.460 €

8.920 €

G-D 1978

   700 €

1.640 €

3.970 €

G 1987

   330 €

   670 €

1.780 €

D 1987

   200 €

   580 €

1.690 €

D 1998

   210 €

   380 €

   840 €

G 2001

   280 €

   590 €

1.340 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

016

Ecu de Navarre 1719 (9 sur 8) AA

Ag 23,45 g

Avers & Revers:

Comme le N°015 au millésime 1719  (9 sur 8) près

Tranche:

S A L V U M

 

 

Référence:

Crédit de la Bourse, Octobre 1978 (Cet exemplaire-ci, celui-là même signalé par  Droulers, Encyclopédie...., 1992,  t.II, p.60, Note 29)

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1719 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 661 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1978.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 34):

5 délivrances entre le 11/01/1719 et le 19/02/1719 avec, au total,

72 écus emboîtés.

Pour le reste voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

2.740 €

6.170 €

10.290 €

G 1987

   350 €

1.110 €

  2.660 €

D 1987

   270 €

   670 €

  1.820 €.

D 1998

   260 €

   430 €

     890 €

G 2001

   340 €

   670 €

  1.510 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

017

Ecu de Navarre 1719 AA

Ag 24,18 g

Avers & Revers:

Comme le N°016 sauf que pour cet exemplaire-ci le 9 du millésime 1719 est "normal"

 

 

Survivance, délivrances, emboîtés, chiffre de frappe et cotes:

Comme le N°016

 

Etat de conservation: TTB - / SUP -

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 2  écu (dit de Navarre alias de  France-Navarre alias westphalien)

Fabrication suite à l'Edit du 31/05/1718

20 au marc = 12,238 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 3 livres = 720 deniers tournois

33 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Gadoury 1987, N°310 / Charlet 1996, p.182, 183 & 307, N°32 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°559

 

018

Demi-écu de Navarre 1718 AA

Ag 12,04 g

Rayures d'ajustage à l'Avers et au Revers

Avers:

* , à 4h30, différent du graveur

Noter l'orientation de l'"Hermine" totalement différente du N° suivant

Revers:

* 1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Référence:

Patrick Guillard, cf. Numismatique & Change, N°238, Avril 1994, p.4 (Cet exemplaire-ci).

 

Survivance:

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: L'exemplaire du C.M. (Collection Côte, Vente Bourgey, Juin 1977) et les N°018 et 019 de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29)

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):

Ces 2 documents se contredisent quelque peu pour ce qui est du nombre des délivrances (11 ou 13) et de certaines dates de délivrance:

11 à 13 délivrances entre le 20/08 ou le 02/09/1718 et le 16/12 ou le 31/12/1718 avec, au total,

"23 écus ½ en demi-écus", autrement dit

47 demi-écus emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux écus de Navarre.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

930 €

2.430 €

4.440 €

G 1987

560 €

1.150 €

2.110 €

D 1987

490 €

   930 €

2.000 €

D 1998

350 €

   700 €

1.110 €

G 2001

390 €

   790 €

1.590 €

 

Etat de conservation: TTB -

 

Prix de réserve:

 

019

Demi-écu de Navarre 1718 AA

Ag 12,19 g

Avers & Revers:

Comme le N°018 sauf que, par rapport au N°018, l'"Hermine" a une orientation particulière que l'on retrouvera aussi sur le N°020

Tranche anormale:

Forme archaïque et D manquant

O M I N E   S A L V V M   F A C   R E G E M

 

 

Référence:

Cet exemplaire-ci provient de la Collection de feu Félix Couchard (décédé en janvier 1986), Paris.

 

Chiffre de frappe, délivrances, emboîtés et cotes:

Comme le N°018

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 4  écu (dit de Navarre alias de  France-Navarre alias westphalien)

Fabrication suite à l'Edit du 31/05/1718

40 au marc = 6,119 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 1 livre 10 sols = 360 deniers tournois

26 à 28 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°303 / Charlet 1996, p.182, 183 & 307, N°33 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°561

 

020

Quart d'écu de Navarre 1718 AA

Ag 6,06 g

Rayures d'ajustage à l'Avers et au Revers en bord de pièce. Pour Metz, nous n'avons jamais rencontré cette pièce sans rayures d'ajustage.

Avers:

* , à 4h30, différent du graveur

Noter l'orientation particulière de l'"Hermine" déjà rencontrée sur le N°019 et que l'on retrouve sur les N°021 et 022

Revers:

* 1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

Quelque 4 exemplaires survivants seulement: Liste Platt N°21, vers 1920 / Vente Poindessault, Décembre 1973 / Liste Platt, Septembre 1974 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):

2 délivrances les 06/10 et 20/11/1718

"22 écus ½ en quarts d'écus", autrement dit

90 quarts d'écu emboîtés au total (et non 48).

Pour le reste, voir l'introduction aux écus de Navarre.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

470 €

1.170 €

3.040 €

G 1987

220 €

   560 €

1.440 €

D 1987

360 €

   640 €

1.440 €

D 1998

300 €

   640 €

1.200 €

G 2001

270 €

   620 €

1.340 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 10  écu (dit de Navarre alias de  France-Navarre alias westphalien)

Fabrication suite à l'Edit du 31/05/1718

100 au marc = 2,448 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 12 sols = 144 deniers tournois

22 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°290 / Charlet 1996, p.182, 183 & 307, N°34 (Description erronée) / Droulers, 2ème Edition 1998, N°564

 

021

Dixième d'écu de Navarre 1718 AA

Ag 2,46 g (Excédent de poids de 0,5%)

Avers:

* , à 4h30, différent du graveur

Noter l'orientation particulière de l'"Hermine" déjà rencontrée sur le N°019 et 020

Revers:

Le B de la légende est partiellement dédoublé

* 1718 · , de 10h30 à 12h, différent du directeur suivi du millésime suivi d'un point

*   monogrammé (surmonté de 2 points  ¨ ), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: Liste Jules Florange 1894 et les N°021 et 022 de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 29).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 39 & 40):

Les documents 39 & 40 se contredisent quant au nombre de délivrances

2 délivrances les 29/12 et 30/12/1718 d'après le document 39

1 seule délivrance le 31/12/1718 d'après le document 40 avec, au total,

"9 écus en dixièmes d'écu" , autrement dit

90 dixièmes d'écu emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux écus de Navarre.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

140 €

370 €

1.070 €

G 1987

100 €

220 €

   560 €

D 1987

  60 €

140 €

   560 €

D 1998

100 €

210 €

   380 €

G 2001

  80 €

170 €

   370 €

 

Etat de conservation: FDC -

 

Prix de réserve:

 

022

Dixième d'écu de Navarre 1718 AA

Ag 2,40 g

Rayures d'ajustage à l'Avers et au Revers

Avers:

* , à 4h30, différent du graveur

Noter l'orientation particulière de l'"Hermine" déjà rencontrée sur les N°019, 020 et 021

Revers:

* 1718 , de 10h30 à 12h, différent du directeur

Le point usuel après le millésime pour les types dits "de Navarre" manque sur cet exemplaire-ci

·*·   monogrammé (accosté, de part et d'autre, d'un point) à 6h, lettre d'atelier

 

 

Chiffre de frappe, délivrances, emboîtés et cotes:

Comme le N°021

 

Etat de conservation: SUP - / SUP

 

Prix de réserve:

 

 

Sixième d'écu de 10 au marc (dit 1 / 6  écu alias XX sols de  Navarre alias de  France-Navarre alias westphalien)

Fabrication suite à la Déclaration du 19/12/1718

60 au marc = 4,079 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 1 livre = 240 deniers tournois

23 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°295 / Charlet 1996, p.184, 185 & 308, N°35 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°562

 

Rappelons pour les 2 types qui suivent les appellation d'époque quelque peu déroutantes

¤ "Sixième d'écu de 10 au marc": comprendre sixième d'un écu  virtuel de 10 au marc qui eût porté au Revers  CXX – S  (120 sols)

¤ "Douzième d'écu de 10 au marc": comprendre douzième d'un écu virtuel de 10 au marc qui eût porté au Revers  CXX – S  (120 sols).

 

Les documents 26, 34 & 35 (Arch. Moselle B2415) indiquent les nombres de délivrances D et d'emboîtés B:

 

[1]

[2]

D

[3]

B

[4]

Chiffre de frappe

estimé selon

la règle

"1 pour 720"

[5]

G-D 1978

G 1987

D 1987

G 2001

[6]

D 1998

XX sols de Navarre

1719 AA fn

12

651

460.088 < N ≤ 468.720

237.304

237.304

 

1720 AA fn

6

241 #

169.200 < N ≤  173.520

131.500

189.360

 

X sols de Navarre

1719 AA fn

4

381

271.440 < N ≤ 274.320

190.500

274.320

# Gadoury et Droulers ont relevé par erreur 263 emboîtés au lieu de 241.

 

Les chiffres de frappe estimés publiés par Gadoury et Droulers (colonne [5]) sont faux puisqu'indépendamment de l'erreur dans le relevé des emboîtés déjà signalée, ces estimations sont basées sur une règle d'emboîtage inappropriée de "1 pour 500 [= 50 marcs x 10 écus de Navarre au marc]".

En 1998, Droulers a opté pour la règle d'emboîtage correcte de

"1 pour 720".

En colonne [4], nous indiquons les fourchettes estimées tenant compte des nombres annuels de délivrances.

Il y a problème pour le chiffre de frappe exact de 237.304 exemplaires publié, sans indication de source,  par Droulers pour la XX sols 1719 AA. Ce chiffre est en total désaccord avec la fourchette estimée 460.088 < N ≤ 468.720 et serait plutôt en accord avec B = 651 / 2.

Pourtant notre relevé de B est exact:

¤ pour les 8 délivrances du 08/02 au 16/06/1720: "73 écus et demi 3/6 en sixièmes d'écu" soit 444 sixièmes d'écu d'après le document 34 (Arch. Mos. B2415)

¤ pour les 4 délivrances du 12/08 au 17/10/1720: "34 écus ½ en sixièmes d'écus" soit 207 sixièmes d'écu d'après le document 35 (Arch. Mos. B2415)

et 444 + 207 = 651 emboîtés au total.

Il ne subsiste que 2 possibilités:

¤ ce chiffre de 237.604 est erroné

¤ on n'utilisa pas la règle de "1 pour 720" mais une règle proche de "1 pour 364,5 [= 237.304 / 651]".

 

023

Sixième d'écu (XX – S) de Navarre 1719 AA

Ag 4,03 g

Avers:

* , à 4h30, différent du graveur

Noter l'orientation particulière de l'"Hermine" identique à celle déjà rencontrée sur les N°019, 020, 021 et 022

Revers:

* 1719 , de 10h30 à 12h, différent du directeur

*  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: celui cité de façon imprécise par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29) et les N°023 et 024 de notre collection.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, documents 34 & 35):

12 délivrances entre le 08/02/1719 et le 17/10/1719 et

651 emboîtés au total.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

90 €

230 €

610 €

G 1987

60 €

160 €

470 €

D 1987

60 €

140 €

580 €

D 1998

40 €

100 €

290 €

G 2001

60 €

150 €

440 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

024

Sixième d'écu (XX – S) de Navarre 1719 AA

Ag 3,97 g

Avers & Revers:

Comme le N°023 mis à part que la lettre d'atelier est ici accostée , de part et d'autre, d'un point

··

 

 

Délivrances, emboîtés, chiffre de frappe et cotes:

Comme le N°023

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

025

Sixième d'écu (XX – S) de Navarre 1720 AA

Ag 4,02 g

Rayures d'ajustage au Revers

Avers & Revers:

Comme le N°023, mis à part le millésime 1720

 

 

Survivance:

Cet exemplaire-ci est le seul exemplaire apparemment connu, celui-là même signalé par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 26):

6 délivrances entre le 17/02/1720 et le 29/03/1720 avec, au total, 241 "pièces de XX s" alias sixièmes d'écu emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

120 €

280 €

700 €

G 1987

  70 €

170 €

490 €

D 1987

  60 €

160 €

600 €

D 1998

  50 €

130 €

320 €

G 2001

  60 €

150 €

440 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

Douzième d'écu de 10 au marc (dit 1 / 12

écu alias X sols de Navarre alias de  France-Navarre alias westphalien)

Fabrication suite à la Déclaration du 19/12/1718

120 au marc = 2,040 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 10 sols = 120 deniers tournois

20 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°287 / Charlet 1996, p.184, 185 & 308, N°36 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°565

 

026

Douzième d'écu (X – S) de Navarre 1719 AA

Ag 2,02 g

Avers:

*  1719 , à 4h30, différent du directeur

Par rapport à la divisionnaire précédente (N°023, 024 et 025) pourtant du même type, le différent "Gonfanon" du directeur change donc de face

Revers:

* , à 0h, différent du graveur

· * · monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: celui cité par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 29 et les N°026 et 027 de notre collection.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 34):

4 délivrances entre le 23/03/1719 et le 15/07/1719 avec, au total, "31 écus 9 / 12 en douzièmes d'écu" alias

381 douzièmes d'écu emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux XX sols de Navarre.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

60 €

190 €

420 €

G 1987

40 €

100 €

240 €

D 1987

40 €

130 €

290 €

D 1998

60 €

  70 €

170 €

G 2001

70 €

120 €

220 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

027

Douzième d'écu (X – S) de Navarre 1719 AA

Ag 1,97 g

Avers & Revers:

Comme le N°026 mis à part

¤  Fêlure du coin sous le TVM de BENEDICTVM

¤  *   monogrammé (surmonté de 2 points  ¨ ), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Délivrances, emboîtés, chiffre de frappe et cotes:

Comme le N°026

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

Sol alias "Law" (dit au buste enfantin)

Fabrication suite aux Edits des

06/06 et 02/08/1719

20 au marc = 12,238 g

Cuivre pur

Cours légal: 1 sol = 12 deniers tournois

28 à 30 mm

Tranche lisse

Gadoury 1987, N°276 / Charlet 1996, p.186, 187, 200, 201210, 211 & 313, N°67 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°598

 

Les sols, demi-sols et liards au buste enfantin, sont les premiers types de pièces de cuivre à porter, à partir de 1719,  l'orthographe modernisée  L U D  au lieu de  L V D  à l'Avers.

 

028

Sol au buste enfantin 1719 AA

Cuivre 12,37 g

Grand module: 32,7 mm

Avers:

 , à 4h30: différent du graveur

Revers:

*  R E X · 1 7 1 9 · , entre 10h et 0h30

Différent "Gonfanon" devant REX

· * ·  faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Référence:

V. S. O. N°77, Albuquerque , Rouen, 1/6/1997, N°59 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

Il s'agit là d'un exemplaire de type "grand module" [31,1 – 33,1 mm] propre à l'atelier de Metz pour les premières frappes au millésime 1719.

Rappelons que pour 1719 AA, il existe aussi des sols de module normal 28,7 – 29,7 mm.

Cette variété messine "Grand module" ne fut signalée qu'à partir de 1997: elle est donc de toute rareté.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

30 €

120 €

420 €

G 1987

60 €

180 €

600 €

D 1987

60 €

180 €

620 €

D 1998

30 €

100 €

310 €

G 2001

50 €

150 €

450 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

029

Sol au buste enfantin 1719 AA

Cuivre 12,64 g

Grand module: 33,1 mm

Avers:

Comme le N°028

Revers:

Comme le N°028 mis à part que le différent "gonfanon" a changé de place:

  E T , entre 4h et 5h30

 

 

Survivance et cotes:

Comme le N°028

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

030

Sol au buste enfantin 1719 AA

Cuivre 11,28 g

Grand module: 32,5 mm

Rotation de coins

Avers & Revers:

Comme le N°029, la rotation de coins mise à part

 

 

Survivance et cotes:

Comme le N°028

 

Etat de conservation: TTB -

 

Prix de réserve:

 

031

Sol au buste enfantin 1719 AA

Cuivre 11,37 g

Module normal: 29,7 mm

Avers & Revers:

Comme le N°029, mis à part le module normal

 

 

Cotes:

Comme le N°028

 

Etat de conservation: TTB - / TTB

 

Prix de réserve:

 

032

Sol au buste enfantin 1719 AA

Cuivre 11,80 g

Module normal: 28,7 mm

Tranche brute

Chevauchement de flans (= "Zainende")

Avers & Revers:

Comme le N°031, mis à part le chevauchement de flans très visible, à l'Avers, entre 11 et 12h

Au Revers, le différent "Gonfanon" devant  E T  ne se voit plus à cause du frai

 

 

Cotes:

Comme le N°028

 

Etat de conservation: TB

 

Prix de réserve:

 

033

Sol au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 11,81 g

Module normal: 29,5 mm

Avers:

 , à 4h30: différent du graveur

Revers:

*   R E X · 1 7 2 0 ·, entre 10h et 0h30

Différent "Gonfanon" devant REX

· * ·  faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

40 €

130 €

470 €

G 1987

80 €

190 €

620 €

D 1987

70 €

190 €

620 €

D 1998

30 €

120 €

370 €

G 2001

50 €

150 €

450 €

 

Etat de conservation: TTB - / TTB +

 

Prix de réserve:

 

034

Sol au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 10,16 g

Module normal: 29,1 mm

Chevauchement de flans (= "Zainende") très visible à l'Avers entre 0 et 1h

Avers & Revers:

Comme le N°033 mis à part le chevauchement de flans

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°033

 

Etat de conservation: TB

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 2  sol (dit au buste enfantin)

Fabrication suite aux Edits des

06/06 et 02/08/1719

40 au marc = 6,119 g

Cuivre pur

Cours légal: 6 deniers tournois

25 à 26 mm

Tranche lisse

Gadoury 1987, N°273 / Charlet 1996, p.186, 187, 200, 201210, 211 & 313, N°68 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°599

 

035

Demi-sol au buste enfantin 1719 AA

Cuivre 5,42 g

Avers:

 , à 4h30: différent du graveur

Revers:

*  R E X · 1 7 1 9 · , entre 10h et 0h30

Différent "Gonfanon" devant REX

· * ·  faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

"Signalé mais non confirmé" selon G-D 1978

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

30 €

110 €

400 €

D 1987

30 €

110 €

390 €

D 1998

80 €

160 €

370 €

G 2001

30 €

  90 €

350 €

 

Etat de conservation: TTB  / SUP

 

Prix de réserve:

 

036

Demi-sol au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 6,16 g

Pièce décentrée

Avers & Revers:

Comme le N°035, le millésime 1720 mis à part

 

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

30 €

90 €

330 €

G 1987

30 €

110 €

330 €

D 1987

40 €

120 €

410 €

D 1998

50 €

130 €

360 €

G 2001

30 €

  90 €

350 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

037

Demi-sol au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 5,42 g

Rotation de coins

Avers & Revers:

Comme le N°036, la rotation de coins en plus

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°036

 

Etat de conservation: TTB -

 

Prix de réserve:

 

038

Demi-sol au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 4,73 g (Manque de poids de 22,7% en dépit de son bon état de conservation!)

Avers:

* , à 5h: différent du graveur et, particularité exceptionnelle, le même différent "Hermine" une seconde fois

 , à 6h

Revers:

*  R E X · 1 7 2 0 · , entre 10h et 0h30

Différent "Gonfanon" devant REX

· * ·  faiblement monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°036

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

Liard (dit au buste enfantin)

Fabrication suite aux Edits des

06/06 et 02/08/1719

80 au marc = 3,059 g

Cuivre pur

Cours légal: 3 deniers tournois

20 à 21 mm

Tranche lisse

Gadoury 1987, N°270 / Charlet 1996, p.186, 187, 200, 201210, 211 & 313, N°69 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°600

 

Légendes en caractères plus ou moins gras.

 

039

Liard au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 2,54 g

Avers:

Légendes d'Avers et de Revers en caractères fins

* , à 6h : différent du graveur

On notera que sur les liards N°039 & 040, l'"Hermine, différent du graveur, est présent alors que le "Gonfanon", différent du directeur, en est totalement absent.

C'est l'inverse pour les liards N°041, 042 et 043.

Revers:

·1 7 2 0 · : le millésime entre 11h30 et 0h30

· * ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

30 €

90 €

400 €

G 1987

30 €

80 €

330 €

D 1987

40 €

80 €

280 €

D 1998

40 €

90 €

330 €

G 2001

30 €

80 €

220 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

040

Liard au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 2,82 g

Avers & Revers:

Comme le N°039 mis à part que les légendes d'Avers et de Revers sont en caractères gras

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°039

 

Etat de conservation: SUP +

 

Prix de réserve:

 

041

Liard au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 2,98 g

Décentrée d'où absence de la moitié des légendes tant d'Avers que de Revers

Avers:

Légendes d'Avers et de Revers en caractères fins

*  , à 6h : différent du directeur

On notera que  sur les liards N°041, 042 et 043, le "Gonfanon", différent du directeur, est présent alors que l'"Hermine, différent du graveur, en est totalement absente.

C'est l'inverse pour les liards N°039 & 040.

Revers:

· 1 7 2 0 · : le millésime entre 11h30 et 0h30

· * ·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°039

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

042

Liard au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 2,69 g

Chevauchement de flans (= "Zainende") visible, à l'Avers, entre 4 et 5h

Avers & Revers:

Légendes d'Avers et de Revers en caractères fins

Comme le N°041, le chevauchement de flans mis à part

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°039

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

043

Liard au buste enfantin 1720 AA

Cuivre 2,69 g

Avers & Revers:

Légendes d'Avers et de Revers en caractères gras

Comme le N°041

 

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°039

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

Louis d'argent alias tiers d'écu de 10 au marc (dit petit louis d'argent)

Fabrication suite à l'Edit du 15/03/1720

30 au marc = 8,158 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 3 livres = 720 deniers tournois

26 à 27 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°305 / Charlet 1996, p.196, 197 & 309, N°38 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°560

 

L'appellation d'époque "Tiers d'écu de 10 au marc", quelque peu déroutante, est à comprendre: tiers d'un écu virtuel de 10 au marc qui ne fut jamais frappé.

Ce type fut réformé suite à l'Edit du 30/09/1720 c'est-à-dire qu'il fut surfrappé pour être transformé en tiers d'écu de France rf, curieusement de même taille et titre que le petit louis primitif!

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

Pour les petits louis d'argent 1720 AA,

187.921 exemplaires selon G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Ce chiffre exact (puisqu'en caractères non italiques) ne provient pas des archives de la Monnaie de Metz conservées aux Archives de la Moselle.

En 1720 à Metz, on frappa sur flan neuf 2 types différents de "louis de 3 livres" de même taille et titre, chronologiquement d'abord des

> Petit louis d'argent, comme cet exemplaire-ci

puis des

> Tiers d'écu de France (cf. les N°052 à 056).

Rappelons ici, parce que ce rappel s'avèrera utile pour la suite du raisonnement, les 2 chiffres de frappe estimés proposés successivement par Gadoury & Droulers pour le tiers d'écu de France 1720 AA fn:

¤ 122.000 (= 500 x 244 emboîtés = 50 marcs x 10 écus au marc x 244 emboîtés) exemplaires selon G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 puis, sans la moindre explication,

¤ 175.680 (= 720 x 244 emboîtés = 72 marcs x 10 écus au marc x 244 emboîtés) exemplaires selon D 1998.

La 1ère estimation est forcément fausse en raison de l'utilisation d'une règle d'emboîtage inexacte de "1 pour 500".

La 2ème estimation est, elle aussi, fausse pour la raison mentionnée ci-après.

 

Selon le document 26 (Archives Moselle B2415):

 

Date des

délivrances

Nombre

"louis de 3 livres emböettés".

17/04/1720

 42

19/04/1720

 42

20/04/1720

 22

26/04/1720

 69

30/04/1720

 21

10/05/1720

 17

07/06/1720

 20

02/08/1720

 11

Total partiel

des emboîtés

244

21/10/1720

 13

18/12/1720

 11

Total partiel

des emboîtés

268

24/12/1720

 11

Total général

des emboîtés

279

 

Le document 26 ne précise hélas pas les délivrances correspondant à l'un et à l'autre des 2 types frappés sur flan neuf en 1720:

> Petit louis d'argent AA, comme cet exemplaire-ci

puis

> Tiers d'écu de France AA (cf. les N°052 à 056).

Droulers a admis sans preuve que toutes les délivrances antérieures au 30/09/1720 (Date de l'Edit ordonnant la fabrication des écus de France et de ses divisionnaires) étaient des délivrances de petits louis. Soit

8 délivrances avec, au total

244 petits louis emboîtés.

Mais, étourderie fatale, il a considéré que ces 244 emboîtés correspondaient aux tiers d'écu 1720 AA fn frappés en fin d'année.

Il aurait dû se rendre compte de son étourderie puisque ces

175.680 exemplaires estimés n'étaient pas en accord avec les 187.921 exemplaires effectivement frappés.

Il y a donc lieu de rectifier comme suit:

¤ Les délivrances de petits louis d'argent 1720 AA se poursuivirent à Metz jusqu'à la délivrance du 18/12/1720 inclus.

Soit, pour le petit louis d'argent 1720 AA

10 délivrances avec, au total,

268 emboîtés.

La règle d'emboîtage officielle, antérieurement à l'arrêt du 11/12/1728, telle qu'elle semble avoir été appliquée à Metz, fut de

"1 écu, sous forme de petits louis d'argent [on comptabilisait donc les petits louis d'argent emboîtés en écus], emboîté pour 72 marcs de petits louis d'argent alias tiers d'écu délivrés" soit, à raison d'une taille de 30 au marc,

"3 petits louis d'argent alias 3 tiers d'écu emboîtés pour (72 x 30) = 2.160 petits louis d'argent alias tiers d'écu passés en délivrance".

Mais appliqua-t-on cette règle à la lettre c'est-à-dire emboîta-t-on vraiment "au trio" c'est-à-dire "3 petits louis à la fois" pour 2.160 petits louis frappés", autrement dit, emboîta-t-on vraiment selon la règle:

"3 pour 2.160" ?

La réponse est non puisque les emboîtés, pour chaque délivrance, ne sont pas systématiquement des multiples de 3.

On emboîta donc "à l'unité" selon la règle "1 pour 720", de façon plus explicite suivant

"1 petit louis d'argent emboîté pour 720 petits louis d'argent  passés en délivrance".

D'où, pour les petits louis d'argent 1720 AA, un chiffre de frappe estimé "affiné" tenant compte du nombre annuel de délivrances de

720 x (268 – 10) < Chiffre de frappe estimé ≤ 720 x 268 soit

185.760 < Chiffre de frappe estimé ≤ 192.960 exemplaires

en parfait accord avec les

187.921 exemplaires effectivement frappés.

Il s'agit ici du  seul cas permettant de vérifier que tout au moins à Metz pour les divisionnaires, on n'appliquait pas la règle officielle comme suit

"1 petit louis emboîté pour 72 marcs autrement dit pour 2.160 [= 72 marcs x 30 au marc] petits louis frappés".

Dans ce cas, en effet, on obtiendrait

2.160 x (268 – 10) < Chiffre de frappe estimé ≤ 2.160 x 268 soit

557.280 < Chiffre de frappe estimé ≤ 578.880 exemplaires

en total accord avec les

187.921 exemplaires effectivement frappés.

 

¤ L'unique délivrance de tiers d'écu de France 1720 AA fn eut lieu le 24/12/1720 avec

11 tiers d'écu de France emboîtés.

D'où un chiffre de frappe estimé de

720 x (1 – 1) < Chiffre de frappe estimé ≤ 720 x 11 soit

0 < Chiffre de frappe estimé ≤ 7.920 exemplaires et non

175.680 exemplaires comme publié par Droulers (D 1998)!

 

044

Petit louis d'argent 1720 AA

Ag 8,12 g

Avers:

* , à 5h: différent du graveur

1720 : millésime sous le buste

Revers:

* , à 11h: différent du directeur

 monogrammé au centre du Revers

 

 

Survivance:

En dépit du chiffre de frappe effectif assez élevé, 187.921 exemplaires, le petit louis d'argent 1720 AA est de toute rareté, sans doute par suite de sa Réforme massive:

nous n'avons jamais rencontré que ce seul exemplaire-ci entre 1965 et 2007 dans le commerce! Droulers (Encyclopédie....1992, t.II, p.60, note 29) ne cite qu'un seul exemplaire, précisément cet exemplaire-ci, "vu dans le commerce allemand".

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

120 €

420 €

1.170 €

G 1987

  80 €

200 €

560 €

D 1987

130 €

490 €

840 €

D 1998

  90 €

230 €

560 €

G 2001

  80 €

200 €

570 €

 

Etat de conservation: FDC -

 

Prix de réserve:

 

 

Louis d'or (dit aux 2 L)

Fabrication suite à l'Edit du 30/09/1720

25 au marc = 9,790 g

22 carats = 91,67%

Cours légal: 54 livres = 12.960 deniers tournois

24 à 26 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°337 / Charlet 1996, p.204, 205 & 305, N°10 & 10a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°534 & 534A

 

Rappelons les noms d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 7, 16 & 21):

¤ Louis de conversion à 45 livres pour les flans neufs

¤ Louis de réformation  de 45 livres pour les réformations.

Pourquoi 45 livres et non 54 livres?

Ce type fut frappé à partir d'octobre / novelmbre 1720 dans d'autres ateliers que Metz avec une valeur de compte initiale de 54 livres. Dès la fin 1720, sa valeur avait chuté à 45 livres. La 1ère délivrance messine étant du 09/04/1721, on parla tout naturellement, non de louis de 54 livres, mais de louis de 45 livres.

 

Nous avons relevé dans ces mêmes documents les nombres de délivrances et d'emboîtés:

 

[1]

Louis aux 2 L

Flans neufs

[2]

D

[3]

B

[4]

Chiffre

de frappe

estimé

selon

"1 pour 400"

[5]

G-D 1978

G 1987

D 1987

D 1998

G 2001

1721 AA fn

10

12 #

800 < N ≤ 4.800

5.200

1722 AA fn

15

15

0 < N ≤ 6.000

6.000

15/05/1723 AA fn

1

1

0 < N ≤ 400

400

# Gadoury et Droulers ont par erreur relevé 13 emboîtés

au lieu de 12.

 

En colonne [4], nous indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon la règle officielle de  "1 pour 400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte le nombre annuel de délivrances.

Il n'y a hélas aucun moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de "1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.

 

Réformations recensées:

¤ Louis aux 2 L 1720 AA rf:

Frappe possible à partir d'octobre / novembre 1720, d'autant plus qu'il y eut une remise de poinçons pour l'atelier de Metz le 10/10/1720 (G-D 1978 et G 1987). Aucun exemplaire retrouvé à ce jour. Cette frappe possible est signalée dans D 1987 puis occultée dans G 1998.

¤ Louis aux 2 L 1721 AA rf:

Le N°045 de notre collection semble être le seul survivant.

¤ Demi-louis aux 2 L 1720 AA rf:

Frappe possible d'autant plus qu'il y eut une remise de poinçons pour l'atelier de Metz le 12/12/1720 (G-D 1978 et G 1987). Aucun exemplaire retrouvé à ce jour.

 

Citons pour terminer Droulers: "La 1ère délivrance (de flans neufs) du type aux 2 L est (à Metz) du 13/11/1720" (cf. Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30). Cette information est fausse (Arch. Mos. B2415, document 26): d'ailleurs, Gadoury et Droulers ne mentionnent aucune frappe de louis aux 2 L 1720 AA fn dans leurs éditions successives.

 

Notons que le louis aux 2 L 1721 AA est le premier type de pièces d'or portant LUD au lieu de LVD à l'Avers, orthographe qui sera adoptée pour toutes les pièces d'or postérieures.

 

045

Louis aux 2 L 1721 AA

2ème Réforme

A l'Avers et au Revers, vestiges de l'Avers et du Revers du louis de Malte 1718 O  surfrappé

Au 9,759 g

Flan large (27,2 mm)

Avers:

Sous le buste, le millésime 1721 surmonté de

* , "Trèfle", la marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: "Hermine" exceptionnellement "à 2 queues", le différent du graveur

Revers:

* , à "midi moins cinq", le différent du directeur

*   faiblement monogrammé (surmonté de 2 points  ¨ ), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Référence:

Vente Vinchon, Monte-Carlo, 13/11/1982, N°275 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978

"Signalé et coté" dans G1987, D 1987, D 1998 et G 2001

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1982.

Cet exemplaire-ci est apparemment le seul survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

1.550 €

3.330 €

7.110 €

D 1987

1.290 €

3.110 €

7.110 €

D 1998

   910 €

1.430 €

2.120 €

G 2001

1.170 €

2.180 €

3.690 €

 

Etat de conservation: SUP +

 

Prix de réserve:

 

046

Louis aux 2 L 1722 (2 sur 1) AA

Flan neuf

Rayures d'ajustage au Revers

Au 9,775 g

Avers:

Sous le buste, le millésime 1722

"Hermine" (d'allure exceptionnelle puisqu'elle a "5 queues"), à 5h: le différent du graveur

Revers:

* , à "midi moins cinq", le différent du directeur

*   faiblement monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998

"Signalé et coté" dans G 2001

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 2001.

Apparemment, cet exemplaire-ci est le seul survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p. 60, Note "à).

 

Délivrances, emboîté et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 16):

Pour 1722 AA, il y eut:

15 délivrances entre le 08/01/1722 et le 21/07/1722 avec, pour chacune d'elles, un seul louis emboîté soit, au total,

15 louis emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury:

 

 

TB

TTB

SUP

G 2001

1.420 €

2.680 €

5.030 €

 

Etat de conservation: SUP +

 

Prix de réserve:

 

 

Ecu (dit de France)

Fabrication suite à l'Edit du 30/09/1720

10 au marc = 24,475 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 9 livres = 2.160 deniers tournois

38 à 39 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Sobin 1974, Type N°19 / Charlet 1996, p.204, 205 & 309, N°39 & 39a / Gadoury 1987, N°319 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°566

 

Rappelons les noms d'époque (Arch Mos. B2415, documents 7, 16 & 21 et B2416, document 199):

¤ Ecu de France AA (Valeur de compte initiale: 9 livres):

Ecu de 6 livres 18 sols (sa valeur de compte d'août 1723 jusqu'à l'avant dernière délivrance du 04/02/1724)  puis de 6 livres 3 sols (au moment de l'ultime délivrance du 17/03/1724)

¤ Tiers d'écu de France AA (Valeur de compte initiale: 3 livres):

Louis d'argent à 2 livres 10 sols alias à 50 sols (sa valeur de compte à partir du 01/10./1720).

 

Nous avons trouvé dans ces mêmes documents les nombres de délivrances D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne [3]):

 

[1]

[2]

D

[3]

B

[4]

Ch. de fr. N

estimé

selon

"1 pour 720"

[5]

G-D 1978

 

[6]

G 1987

G 2001

[7]

D 1987

[8]

D 1998

Ecu de

France

Flan neuf

1723 AA

11

62

36.720

< N ≤ 44.640

30.500

30.500

113.500

163.440

1724 AA #

2

11

6.480

< N ≤ 7.920

12.000

12.000

12.000

17.280

Demi-écu

de France

Flan neuf

1723 AA

Néant

Néant

Néant

5.000

5.000

5.000

7.200

 

 

Tiers d'écu

de France

 

Flan neuf

24 /12/

1720 AA

1

11

0 < N ≤ 7.920

122.000

122.000

122.000

175.680

1721 AA

17

239

159.840

< N ≤ 172.080

Mil. non

signalé

Mil. non

signalé

Mil. non

signalé

Mil. non

signalé

1722 AA

38

703

478.800

< N ≤ 506.160

Mil. non

signalé

Signalé

sans

ch. de fr.

Signalé

sans

ch. de fr.

Signalé

sans

ch. de fr.

15 /03/

1723 AA

1

5

2.880

< N ≤ 3.600

Mil. non

signalé

Mil. non

signalé

Mil. non

signalé

Mil. non

signalé

 

En colonnes [5] à [8], nous rappelons l'embrouillamini paroxysmique publié par Gadoury et Droulers pour ce qui concerne. les chiffres de frappe estimés des écus de France et de ses divisionnaires!

G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001 basent leurs estimations sur une règle d'emboîtage fausse de "1 pour 500" puisque toutes les estimations rappelées dans les colonnes [5], [6] et [7] sont des multiples de 500. Droulers en 1998 opte pour la règle correcte de

"1 pour 720 (= 72 marcs x 10 écus de France au marc]" puisque toutes les estimations figurant en colonne [8] deviennent multiples de 720.

Pour les emboîtés, c'est le brouillamini total.........

¤ Ecu de France 1723 AA fn:

62 emboîtés d'après notre relevé, 61 puis 227 d'après Gadoury et Droulers

¤ Ecu de France 1724 AA fn:

11 emboîtés d'après notre relevé, 24 d'après Gadoury & Droulers

¤ Demi-écu de France 1723 AA fn:

aucun emboîté d'après notre relevé, 10 d'après Gadoury et Droulers. En fait, on n'a jamais frappé de demi-écus de France 1723 AA fn: le document 7 (Arch. Mos. B2415) précise explicitement qu'il s'agissait de "louis d'argent à 50 sols" de 30 au marc, donc de tiers d'écu de France et non de demi-écus de France.

¤ Tiers d'écu de France 1720 AA fn:

11 emboîtés d'après notre relevé, 244 d'après Gadoury et Droulers. Nous renvoyons à l'explication détaillée de cette erreur dans l'introduction aux  "Petits louis d'argent".

¤ Tiers d'écu de France 1721, 1722 et 1723 AA fn:

respectivement 239, 703 et 5 emboîtés d'après notre relevé, aucun d'après Gadoury & Droulers !!!

Il est curieux que G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001 citent ce millésime sans proposer le moindre chiffre de frappe estimé alors que ce millésime manquait dans G-D 1978!

 

En colonne [4], nous indiquons les fourchettes estimées exactes tenant compte du nombre annuel de délivrances.

 

Réformations recensées:

¤ Ecu de France AA rf:

¤¤ 1720  rf:

Signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

L'exemplaire signalé dans l'addendum "au Sobin" semble être le seul survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤¤ 1721 AA rf:

Signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: Vente Vinchon, Avril 1976 ainsi que les N°047 et 048 de notre collection [ce dernier provenant de la Collection Sobin (N°142)] (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤¤ 1722 AA rf:

Signalé dans G-D 197, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Quelque 2 exemplaires survivants: Vente SPS, Janvier 1989 et le N°049 de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤ Demi-écu de France AA rf:

¤¤ 1721 AA rf:

Non signalé dans G-D 1978. Signalé dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001. L'exemplaire N°051 de notre collection semble être le seul exemplaire survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤ Tiers d'écu de France AA rf:

Curieusement, Droulers ne signale aucun tiers d'écu AA rf ((Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤¤ 1720 AA rf:

Non signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Les N°052 et 053 semblent être les seuls survivants.

¤¤ 1721 AA rf:

Non signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Le N°054 de notre collection semble être le seul survivant.

¤¤ 1722 AA rf:

Signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Voir les N°055 et 056 de notre collection.

¤ Sixième d'écu de France AA rf:

¤¤ 1720 AA rf:

Non signalé dans G-D 1978 et G 1987. Signalé dans D 1987 et D 1998. Aucun exemplaire recensé par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤¤ 1721 AA rf:

Signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001. Aucun exemplaire recensé par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30) bien que notre collection en contienne 3 (les N°057, 058 et 059).

¤¤ 1722 AA rf:

Signalé dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Quelque 2 exemplaires survivants seulement: Liste Jules Florange 1899 et le N°060 de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

¤ Douzième d'écu de France AA rf:

¤¤ 1720 AA rf:

Non signalé à ce jour par Gadoury & Droulers.

Pourtant, il y eut remise de poinçons les 03/12 et 11./12/1720 (G-D 1978): donc probablement frappé qu'en quantité infime à partir du 11/12/1720.

Le N°061 de notre collection est le seul exemplaire apparemment survivant.

¤¤ 1721 AA rf:

Non signalé dans G-D 1978. Signalé dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001. Le N°062 de notre collection semble être le seul exemplaire survivant (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Notons que l'écu de France 1721 AA est le premier type de pièces d'argent portant

LUD au lieu de

LVD à l'Avers et

BENEDICTUM au lieu de

BENEDICTVM au Revers,

orthographes modifiées qui seront en usage sur toutes les pièces d'argent postérieures.

 

Survivance des écus de France AA:

Sobin a recensé dans le commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous ateliers et millésimes confondus,

317 écus de France [ca 25% de flans neufs contre ca 75% de réformes] dont

099 pour Paris

mais seulement [preuve de l'extrême rareté des écus de Metz]

006 pour Metz.

 

047

Ecu de France 1721 AA

2ème Réforme

Au Revers, vestiges du Revers de l'écu de Navarre de l'atelier de Paris  A  surfrappé

Ag 24,29 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: différent du graveur

Revers:

* 17 · 21 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1721 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc de rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: Vente Vinchon, Avril 1976, cet exemplaire-ci ainsi que  le N°048 de notre collection [ex Collection Sobin N°142] (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 2ème Réforme 1974

4.800 €

9.600 €

13.720 €

G-D 1978

1.310 €

2.340 €

  4.670 €

G 1987

   560 €

1.110 €

  2.220 €

D 1987

   440 €

1.110 €

  3.110 €

D 1998

   190 €

   380 €

  1.010 €

G 2001

   340 €

   670 €

  1.510 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

048

Ecu de France 1721 AA

2ème Réforme

Au Revers, vestiges du Revers de l'écu surfrappé, un écu de Navarre  1718 AA !!!

De part et d'autre du premier " 1 " du millésime de l'écu de France, on reconnaît le AA de l'écu surfrappé.

Devant le D de DOMINI de l'écu de France, on reconnaît le différent    "Gonfanon" de l'écu surfrappé.

Entre les lettres DOM de l'écu de France, on reconnaît le millésime 1718 de l'écu surfrappé.

Ag 24,19 g

Avers & Revers:

Comme le N°047, mis à part l'absence de point entre le 7 et le 2 du millésime 1721

 

 

Référence:

The George Sobin  Collection of French Ecus, Vente J. Lepczyk, Chicago, 4/3/1977, N°142 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1721 AA (Cet exemplaire-ci) recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Pour le reste, cf. le N°047.

 

Cotes proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:

Comme le N°047.

 

Etat de conservation: TTB / SUP -

 

Prix de réserve:

 

049

Ecu de France 1722 AA

2ème Réforme

Au Revers, vestiges du Revers de l'écu de Navarre 1718 surfrappé

Coup sur la tranche

Ag 24,14 g

Avers & Revers:

Comme le N°048, mis à part le millésime 1722

 

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1722 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

Quelque 2 exemplaires survivants: Vente SPS, Janvier 1989 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 2ème Réforme 1974

4.800 €

9.600 €

13.720 €

G-D 1978

1.260 €

2.340 €

  4.670 €

G 1987

   560 €

1.110 €

  2.220 €

D 1987

   440 €

1.110 €

  3.110 €

D 1998

  190 €

   380 €

  1.010 €

G 2001

  280 €

   590 €

  1.340 €

 

Etat de conservation: TTB – (Coup sur la tranche)

 

Prix de réserve:

 

050

Ecu de France 1724 AA

Flan neuf

Ag 24,27 g

Avers:.

 , à 4h30: différent du graveur

Revers:

  1724, entre 10h30 et 12h: "Meule de moulin", différent parlant de Jean-Philippe Moulin, le directeur

· * ·  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Référence:

V. S. O. Burgan, Paris, 24/5/1986, N°857 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1724 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 317 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants)) selon Sobin.

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987 et G 2001.

"Signalé et coté" dans D 1987 et D 1998.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1986.

C'est apparemment le seul exemplaire survivant(cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

.

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, documents 194 & 199):

En 1724, il y eut à Metz

2 délivrances d'écus de France les 04/02 et 17/03/1724 avec, au total,

11 écus emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 Flan neuf 1974

7.200 €

14.410 €

20.580 €

D 1987

   440 €

  1.110 €

  3.110 €

D 1998

   260 €

     520 €

  1.040 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 2  écu (dit de France)

Fabrication suite à l'Edit du 30/09/1720

20 au marc = 12,238 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 4 livres 10 sols = 1.080 deniers tournois

33 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Gadoury 1987, N°311 / Charlet 1996, p.204, 205 & 309, N°40 & 40a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°567

 

La Monnaie de Metz ne frappa jamais que des demi-écus 1721 AA réformés.

Les demi-écus 1723 AA sur flan neuf mentionnés par G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001 sont pure invention: cf. plus haut l'introduction aux écus de France.

 

051

Demi-écu de France 1721 AA

2ème Réforme

Sur les Avers et Revers, importants vestiges des Avers et Revers de l'écu de Navarre surfrappé

Ag 11,88 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: différent du graveur

Revers:

* 1721 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

*   monogrammé (surmonté de 2 points  ¨ ), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Référence:

Galerie Numismatique Drouot, Liste juin 1978, N°....(Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1978.

Cet exemplaire-ci est le seul que Droulers (cf. Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note30) et nous-même ayons jamais vu dans le commerce.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

890 €

1.330 €

2.660 €

D 1987

670 €

1.330 €

2.660 €

D 1998

440 €

   960 €

1.830 €

G 2001

540 €

1.010 €

2.010 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

Louis d'argent (alias 1 / 3  écu dit de France)

Fabrication suite à l'Edit du 30/09/1720

30 au marc = 8,158 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 3 livres = 720 deniers tournois

26 à 28 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°306 / Charlet 1996, p.204, 205 & 309, N°41 & 41a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°568

 

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

052

Tiers d'écu de France 1720 AA

2ème Réforme

Ag 7,96 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: différent du graveur

Revers:

* 1720 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998

"Signalé et coté" dans G 2001

Donc millésime de toute rareté  puisque jamais vu dans le commerce avant 2001.

Les 2ème Réformes des petits louis d'argent auront sans doute débuté à Metz en 1720 en même temps que la frappe des tiers d'écu de France sur flan neuf c'est-à-dire le 24/12/1720 (cf. "Délivrances & emboîtés" sous le N°044): c'est ce qui explique certainement leur extrême rareté.

Voir aussi plus haut l'introduction aux écus de France.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 2001

80 €

150 €

390 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

053

Tiers d'écu de France 1720 AA

2ème Réforme

Ag 8,08 g

Avers & Revers:

Comme le N°052

 

 

Survivance & cotes:

Comme le N°052

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

054

Tiers d'écu de France 1721 AA

Flan neuf paillé au Revers

Rayures d'ajustage au Revers

Ag 8,16 g

Avers:

 , à 5h: différent du graveur

Revers:

* 1721 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

"Non signalé" [bien qu'explicitement mentionné dans le document 21 (Archives Moselle B2415)] dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 & G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce à ce jour et ce, en dépit de son chiffre de frappe estimé assez élevé.

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 21):

Au total, en 1721,

17 délivrances entre le 06/03/1721 et le 19/12/1721 et

239 tiers d'écu emboîtés.

Pour le reste, cf. l'introduction aux écus de France.

 

Etat de conservation: SUP - / TTB

 

Prix de réserve:

 

055

Tiers d'écu de France 1722 AA

Flan neuf

Rayures d'ajustage à l'Avers et au Revers

Ag 8,05 g

Avers & Revers:

Comme le N°054, le millésime 1722 mis à part

Notez aussi l'absence de point de part et d'autre de la lettre d'atelier *

 

 

Survivance:

""Non signalé" [bien qu'explicitement mentionné dans le document 16 (Archives Moselle B2415)] dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987 et ce, en dépit de son chiffre de frappe estimé élevé.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 16):

38 délivrances entre le 05/01/1722 et le 21./12/1722 avec, au total,

703 tiers d'écu emboîtés.

Pour le reste, cf. l'introduction aux écus de France.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

80 €

200 €

620 €

D 1987

60 €

270 €

670 €

D 1998

70 €

140 €

560 €

G 2001

80 €

170 €

420 €

 

Etat de conservation: TTB –

 

Prix de réserve:

 

056

Tiers d'écu de France 1722 AA

Flan neuf

Ag 8,14 g

Avers & Revers:

Comme le N°055 mis à part que sur cet exemplaire-ci, il y un point de part et d'autre de la lettre d'atelier ·* ·

 

 

Référence:

Cet exemplaire-ci faisait partie de la Collection du Grand Séminaire de Metz (Vente Alain WEIL, Paris, 12-13/10/1992, N°629)

 

Survivance, délivrances, emboîtés et cotes:

Comme le N°055

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 6  écu (dit de France)

Fabrication suite à l'Edit du 30/09/1720

60 au marc = 4,079 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 1 livre 10 sols = 360 deniers tournois

24 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°297 / Charlet 1996, p.204, 205, 309 & 311, N°43 & 43a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°572

 

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

057

Sixième d'écu de France 1721 AA

2ème Réforme

A l'Avers, vestiges infimes du Revers du 1 / 6 écu de Navarre de l'atelier de Paris  A  surfrappé

Ag 4,00 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: "Hermine à 3 queues", différent du graveur

Revers:

* 1721 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

La pointe de l'écu pointe quelque peu à gauche du milieu du *

 

 

Survivance:

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

120 €

280 €

700 €

G 1987

  70 €

160 €

400 €

D 1987

  50 €

160 €

440 €

D 1998

110 €

230 €

400 €

G 2001

  80 €

170 €

400 €

 

Etat de conservation: SUP –

 

Prix de réserve:

 

058

Sixième d'écu de France 1721 AA

2ème Réforme

A l'Avers, vestiges du Revers du 1/6 écu de Navarre de l'atelier de Metz AA surfrappé

Ag 4,03 g

Avers & Revers:

Comme le N°057 mais la pointe de l'écu pointe vers le sommet du A de droite de la lettre d'atelier *

 

 

Survivance:

Comme le N°057

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°057

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

059

Sixième d'écu de France 1721 AA

2ème Réforme

A l'Avers, vestiges du Revers du 1/6 écu XX – S. de Navarre surfrappé

Chevauchement de flans (= "Zainende")

Ag 3,86 g

Avers & Revers:

Comme le N°058

 

 

Survivance:

Comme le N°057

 

Cotes proposées par Gadoury & Droulers:

Comme le N°057

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

060

Sixième d'écu de France 1722 AA

2ème Réforme

Au Revers, vestiges du Revers du 1/6 écu XX – S. de Navarre 1719 BB surfrappé

Ag 3,98 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: "Hermine exceptionnellement à 2 queues", différent du graveur

Revers:

* 1722 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

· * ·  monogrammé, à 6h, lettre d'atelier

L'écu pointe quasiment vers le milieu du *

 

 

Survivance:

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

   90 €

230 €

650 E

G 1987

   60 €

130 €

380 €

D 1987

   50 €

160 €

440 €

D 1998

100 €

210 €

380 €

G 2001

   70 €

150 €

370 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 12  écu (dit de France)

Fabrication suite à l'Edit du 30/09/1720

120 au marc = 2,040 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 15 sols = 180 deniers tournois

20 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°288 / Charlet 1996, p.204, 205 & 311, N°44 & 44a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°573

 

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

061

Douzième d'écu de France 1720 AA

2ème Réforme

Au Revers, vestiges du Revers du 1/12 écu X – S. de Navarre surfrappé

Ag 1,92 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: "Hermine exceptionnellement à 2 queues", différent du graveur

Revers:

* 1720 , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

*  monogrammé (sans point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Survivance:

Cf. l'introduction aux écus de France..

 

Etat de conservation: SUP / TTB

 

Prix de réserve:

 

062

Sixième d'écu de France 1721 (1 sur 0) AA

2ème Réforme

A l'Avers, vestiges du Revers du 1/12 écu X – S. de Navarre 1719 surfrappé

Ag 2,02 g

Avers:

* , à 6h: marque de la 2ème Réforme

 , à 5h: "Hermine à 3 queues", différent du graveur

Revers:

*  1721 (1 sur 0) , entre 10h30 et 12h, différent du directeur suivi du millésime

·*·  monogrammé (avec point de part et d'autre), à 6h, lettre d'atelier

 

 

Référence:

Vente Vinchon, Monte-Carlo, 12-13/11/1982, N°485 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1982.

Voir plus haut l'introduction aux écus de France.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

   60 €

130 €

330 €

D 1987

160 €

330 €

640 €

D 1998

100 €

210 €

520 €

G 2001

   70 €

130 €

330 €

 

Etat de conservation: TTB / SUP -

 

Prix de réserve:

 

 

Louis d'or (dit Mirliton)

Fabrication suite à l'Edit du 20/08/1723

37 ½ au marc = 6,527 g

22 carats = 91,67%

Cours légal: 27 livres = 6.480 deniers tournois

22 à 23 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°338 & 339 / Charlet 1996, p.212, 213 & 305, N°13 & 13a / Droulers, 2ème Edition 1998, N°537 & 538

 

Rappelons-en les noms d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 3 & 7 et B2416, documents 189, 191, 193, 194 & 199):

¤ Louis de 37 ½ au marc alias, en fonction de ses dévaluations successives,

¤ Louis de 27 livres (de 1723 au 04/02/1724)

¤ Louis de 24 livres (du 04/02/1724 au ...22/04/1724...)

¤ Louis de 20 livres (du ...22/04/1724... au 22/09/1724)

¤ Louis de 16 livres (à partir du 22/09/1724 et durant toute l'année 1725) et enfin

¤ Louis de 17 livres 18 sols lors de sa démonétisation le 15/06/1726

 

Dans ces mêmes documents, nous avons relevé les nombres de délivrances D (colonne [2]) et d'emboîtés B (colonne [3]):

 

[1]

Louis Mirliton

[2}

D

[3]

B

[4]

Chifftre de frappe

estimé N selon

"1 pour 400"

[5]

G-D 1978

G 1987

D 1987

D 1998

G 2001

1723 AA fn

5

8

1.200 < N ≤ 3.200

3.200

1724 AA fn

8

13

2.000 < N ≤ 5.200

5.200

1725 AA fn

33

60

10.800 < N ≤ 24.000

23.200 #

# Droulers relève par erreur 58 emboîtés

[400 x 58 emboîtés = 23.200].

Le document 3 (Arch. Mos. B2415) rapporte expressément que "60 louis de 37 ½ au marc à 16 livres

 l'un qui ont couté 960 livres" furent "emboëttés" en 1725.

 

Droulers (Encyclopédie..., 1992, t.II, p.60, Note 30) signale par erreur que pour Metz, "la 1ère délivrance de louis Mirliton est 14/12/1723": en fait, la 1ère délivrance eut lieu dès le 11/09/1723.

En colonne [4], nous indiquons le chiffre de frappe estimé, faute d'autre hypothèse meilleure, selon la règle officielle de  "1 pour 400" également adoptée par Gadoury et Droulers mais en prenant en compte le nombre annuel de délivrances.

Il n'y a hélas aucun moyen ni de confirmer ni d'infirmer que la règle officielle d'emboîtage de "1 pour 400" fut ou ne fut pas suivie à la Monnaie de Metz.

 

063

Louis d'or Mirliton (Palmes courtes) 1723 AA

Au 6,466 g

Avers:

  1723, sous le buste: différent du directeur suivi du millésime

Revers:

Palmes courtes

 , à 0h: "Hermine exceptionnellement à 2 queues", différent du directeur

* monogrammé, à 6h: lettre d'atelier

 

 

Référence:

Le Kiosque à Monnaies, Marseille: cf. Numismatique & Change N°200, Novembre 1990, p.65 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.

"Signalé et coté" dans D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1990.

Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30) n'en a recensé aucun exemplaire.

Cet exemplaire-ci est apparemment le seul exemplaire survivant.

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe (Archives Moselle B2415, document 7):

En 1723, à Metz, il y eut

5 délivrances entre le 11/09/1723 et le 24/12/1723 avec, au total,

8 louis emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1998

560 €

910 €

1.570 €

G 2001

920 €

1.510 €

2.850 €

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

064

Louis d'or Mirliton (Grandes palmes) 1724 AA

Au 6,505 g

Avers:

  1724, sous le buste: différent du directeur suivi du millésime

Revers:

Grandes palmes

 , à 0h: "Hermine exceptionnellement à 2 queues", différent du directeur

* monogrammé, à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978 et G 1987.

"Signalé et coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.

Cet exemplaire-ci signalé par Droulers (Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30) est apparemment le seul exemplaire survivant.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, documents 193, 194 & 199):

En 1724, il y eut

8 délivrances entre le 25/02/1724 et le 23/12/1724 avec, au total,

13 louis emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1987

930 €

1.890 €

3.550 €

D 1998

570 €

920 €

1.570 €

G 2001

840 €

1.420 €

2.510 €

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

065

Louis d'or Mirliton (Grandes palmes) 1725 AA

Au 6,516 g

Avers:

  1725, sous le buste: différent du directeur suivi du millésime

Revers:

Grandes palmes

 , à 0h: "Hermine à 3 queues", différent du directeur

* monogrammé, à 6h: lettre d'atelier

 

 

Référence:

Le Kiosque à Monnaies, Marseille: cf. Numismatique & Change N°200, Novembre 1990, p.65 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1990.

Quelque 3 exemplaires survivants seulement: Liste Crédit suisse, Août 1990 ainsi que les N°065 et 066 de notre collection (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 3 et B2416, documents 189 & 191):

En 1725, il y eut

33 délivrances entre le 03/03/1725 et le 28/12/1725 avec, au total,

60 louis emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Etat de conservation: TTB + / TTB

 

Prix de réserve:

 

066

Louis d'or Mirliton (Grandes palmes) 1725 AA

Au 6,466 g

Rayures d'ajustage au Revers

Avers:

  1725, sous le buste: différent du directeur suivi du millésime

Revers:

Grandes palmes

 , à 0h: "Hermine exceptionnellement à 2 queues", différent du directeur

* monogrammé, à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance, délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

Comme le N°065

 

Etat de conservation: presque SUP

 

Prix de réserve:

 

 

Ecu (dit aux 8 L)

Fabrication suite à l'Edit du 26/09/1724

10 3/8 au marc = 23,591 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 4 livres = 960 deniers tournois

38 à 39 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Sobin 1974, Type N°20 / Charlet 1996, p.216, 217 & 311, N°45 / Droulers 2ème Edition 1998, N°574

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe des écus, demi-écus, quarts d'écu, huitième d'écu et seizième d'écu AA:

 

Les documents 191 et 194 (Arch. Moselle B2416) nous indiquent les nombres de délivrances D (colonne [2]) et les nombres d'emboîtés B (colonne [3]) pour les écus et divisionnaires aux 8 L dont les noms d'époque étaient tout simplement:

écu de 4 livres, demi-écu de 2 livres etc.....

 

[1]

[2]

D

[3]

B

[4]

Chiffre de frappe  N

estimé selon

"1 pour 747"

[5]

G-D 1978

G 1987

D 1987

G 2001

[6]

D 1998

Ecu aux 8 L

1724 AA fn

5

52

35.109 < N ≤ 38.844

26.975

26.975

1725 AA fn

40

310

201.690 < N ≤ 231.570

181.044

260.703

Demi-écu

aux 8 L #

1725 AA fn

12

139

94.869 < N ≤ 103.833

64.844

93.375

Quart d'écu

aux 8 L

1725 AA fn

6

130

92.628 < N ≤ 97.110

67.440

97.114

Huitième d'écu

aux 8 L

1725 AA fn

2

28

19.422 < N ≤ 20.916

14.525

20.916

Seizième d'écu

aux 8 L

1725 AA fn

1

9

5.976 < N ≤ 6.723

4.669

6.723

# Bien que manquant dans notre collection, ce type se trouve dans le commerce:

Vente Collection Jules Florange, Drouot, Paris,  13-15/12/1937, N°390 / Vente Ratto 1934 /
Vente Bourgey, Juin 1955 / VSO CGF Monnaies XXIV, 24/6/2005, N°1577

 

En colonnes [5] et [6], nous rappelons les chiffres de frappe estimés publiés par Gadoury et Droulers.

Ceux figurant dans la colonne [5] sont tous multiples de 518,76 [= 50 marcs x 10,375 écus aux 8 L au marc]: Gadoury et Droulers ont donc utilisé une règle d'emboîtage inappropriée de "1 pour 518,76" se référant à 50 marcs alors que la règle officielle de l'époque se réfère à 72 marcs.

Les chiffres de frappe estimés de la colonne [6] se sont mués  en multiples de 747: Gadoury et Droulers ont donc corrigé leur erreur en adoptant la règle d'emboîtage officielle correcte de

"1 pour 747 [= 72 marcs x 10,375 écus aux 8 L au marc]".

Nous avons relevé, chez Gadoury et Droulers, 2 erreurs de relevé de B:

¤ Ecu 1725 AA fn: Gadoury et Droulers ont relevé 349.....en fait 310

¤ Demi-écu 1725 AA fn: Gadoury et Droulers ont relevé 125....en fait 139.

En colonne [4], nous indiquons le chiffre de frappe estimé, selon la règle officielle de  "1 pour 747" en prenant en compte les nombres annuels de délivrances.

 

Survivance des écus aux 8 L AA:

Sobin a recensé dans le commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous ateliers et millésimes confondus,

586 écus aux 8 L dont

072 pour Paris

mais seulement [preuve de l'extrême rareté des écus de Metz]

003 pour Metz

 

067

Ecu aux 8 L 1724 AA

Ag 23,19 g

Avers:

 , à 6h: différent du graveur

Revers:

1724   , entre 10h et 12h: millésime suivi du différent du directeur

Sur cet exemplaire-ci, le différent "Meule de moulin" du Directeur de la Monnaie de Metz se trouve au Revers; sur le N°068, c'est l'inverse.

* monogrammé, à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1724 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 586 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

Quelque 2 exemplaires survivants seulement: Vente Babut, 1927 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2415, document 3 et B2416, document 191):

Il y eut en 1724

5 délivrances entre le 10/11/1724 et le 31/12/1724 avec, au total,

52 écus emboîtés.

Pour le reste voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

5.140 €

10.290 €

13.720 €

G-D 1978

1.680 €

  2.800 €

  6.070 €

G 1987

   840 €

  1.440 €

  3.330 €

D 1987

   620 €

   1.550 €

  2.890 €

D 1998

   560 €

  1.220 €

  1.920 €

G 2001

   590 €

  1.090 €

  2.350 €

 

Etat de conservation: TTB -

 

Prix de réserve:

 

068

Ecu aux 8 L 1725 AA

Ag 23,39 g

Rayures d'ajustage au haut de l'Avers

Avers:

 , à 6h: différent du directeur

Sur cet exemplaire-ci, le différent "Meule de Moulin" du Directeur de la Monnaie de Metz se trouve à l'Avers:sur le N°067, c'était l'inverse

Revers:

1725  , entre 10h et 12h: millésime suivi du différent du graveur

* monogrammé, à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance:

2 exemplaires 1725 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 586 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants") selon Sobin.

Quelque 3 exmplaires survivants seulement: Vente Babut, 1927 / VSO CGF, Monnaies XXIV et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, document 191):

En 1725, il y eut

40 délivrances entre le 15/01/1725 et le 29/12/1725 avec, au total,

310 écus emboîtés.

Pour le reste, voir plus haut.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

5.140 €

10.290 €

13.720 €

G-D 1978

1.540 €

  2.660 €

  5.840 €

G 1987

   670 €

  1.110 €

  2.660 €

D 1987

   670 €

  1.780 €

  3.110 €

D 1998

   520 €

  1.080 €

  1.880 €

G 2001

   420 €

     920 €

  2.010 €

 

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 4  écu (dit aux 8 L)

Fabrication suite à l'Edit du 26/09/1724

41 1/2 au marc = 5,898 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 1 livre = 240 deniers tournois

27 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°304 / Charlet 1996, p.216, 217 & 311, N°47 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°576

 

069

Quart d'écu aux 8 L 1725 AA

Ag 5,71 g

Rayures d'ajustage à l'Avers

Avers & Revers:

Comme le N°068

 

 

Survivance:

Quelque 5 exemplaires survivants seulement: Vente Babut, 1927 / Vente Collection Barbier, 1936 / Vente Poindessault, Mai 1972 / Vente Piollet-Sabatier, Mars 1976 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, document 191):

En 1725, il y eut à Metz

6 délivrances entre le 22/06/1725 et le 19/10/1725 avec, au total,

130 quarts d'écu emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux écus aux 8 L.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

610 €

1.500 €

3.740 €

G 1987

290 €

   710 €

1.780 €

D 1987

560 €

1.330 €

2.890 €

D 1998

560 €

   840 €

1.480 €

G 2001

400 €

   800 €

1.590 €

 

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 8  écu (dit aux 8 L)

Fabrication suite à l'Edit du 26/09/1724

83 au marc = 2,949 g [et non 2,959 g]

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 10 sols = 120 deniers tournois

21 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°294 / Charlet 1996, p.216, 217 & 311, N°48 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°577

 

070

Huitième d'écu aux 8 L 1725 AA

Ag 2,91 g

Avers & Revers:

Comme le N°068.

Au centre de l'Avers, traces de 3 pointes de compas du graveur

 

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté.

Semble ne survivre qu'à 2 exemplaires seulement: Vente Collection Jules Florange, Drouot, Paris,  13-15/12/1937, N°390 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie.... 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B2416, document 191):

En 1725, il y eut à Metz

2 délivrances les 18/08 et 25/08/1725 avec, au total,

28 huitièmes d'écu emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux écus aux 8 L.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

330 €

   670 €

1.550 €

D 1987

560 €

1.670 €

2.440 €

D 1998

440 €

   700 €

1.310 €

G 2001

370 €

   750 €

1.510 €

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 16  écu (dit aux 8 L)

Fabrication suite à l'Edit du 26/09/1724

166 au marc = 1,474 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 5 sols = 60 deniers tournois

18 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°286 / Charlet 1996, p.216, 217 & 311, N°49 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°578

 

071

Seizième d'écu aux 8 L 1725 AA

Ag 1,39 g

Avers & Revers:

Comme le N°068

 

 

Survivance:

Millésime de toute rareté puisque quelque 6 exemplaires survivants seulement (dont 3 à un moment donné dans notre collection): l'exemplaire du C. M. (Liste Hess, Août 1880) / LIste Jules Florange, 1894 / Vente Jules Florange, Juin 1900 / Galerie numismatique Drouot, Avril 1979 / VSO Burgan, Mai 1986 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.60, Note 30).

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe (Archives Moselle B 2416, document 191):

En 1725, il y eut à Metz

1 seule délivrance le 24/08/1725 avec, au total,

9 seizièmes d'écu emboîtés.

Pour le reste, voir l'introduction aux écus aux 8 L.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

930 €

2.340 €

5.610 €

G 1987

440 €

1.000 €

2.220 €

D 1987

560 €

1.670 €

2.440 €

D 1998

490 €

1.130 €

1.650 €

G 2001

420 €

   840 €

1.680 €

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

 

Louis d'or (dit aux lunettes)

Fabrication suite à l'Edit du 04/02/1726

30 au marc = 8,158 g

22 carats = 91,67%

Cours légal: 20 livres = 4.800 deniers tournois

22 à 24 mm

Tranche cordonnée

Gadoury 1987, N°340 / Charlet 1996, p.220, 221 & 305, N°15 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°540

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe pour les louis 1726 AA à 1748 AA (louis aux lunettes et louis au bandeau):

Les nombres de délivrances (colonne [2]) et d'emboîtés (colonne [3]) ont été relevés par nous dans les archives subsistantes de la Monnaie de Metz (Archives Moselle B 2416, documents 37, 44, 56, 57, 62, 69, 78, 86, 93, 100, 108, 112, 118, 120, 124, 130, 134, 138, 145, 151, 155, 178, 179 et 187).

En colonne [4] figurent les chiffres de frappe estimés proposés par Droulers (D 1998). En dépit des erreurs de Droulers pour ce qui est des nombres d'emboîtés pour les années 1727, 1730, 1732, 1738, 1741, 1745 et 1748, il est manifeste que les estimations de Droulers sont basées sur la règle d'emboîtage officielle de l'époque de

"1 louis emboîté pour 400 louis passés en délivrance".

Pour 1731, Droulers propose un chiffre de frappe exact de 20.420 exemplaires dont nous ignorons la provenance, en tout cas pas les archives de la Monnaie de Metz, chiffre exact de toute façon incompatible avec les 9 emboîtés de l'année. En colonne [5], nous avons recalculé les chiffres de frappe estimés grâce à la règle de "1 pour 400" en tenant compte des nombres exacts d'emboîtés.

 

[1]

Louis.....

(2]

Nbre

de déli-

vrances

[3]

Nbre d'

emboîtés

[4]

Chiffre de

frappe

selon

 D 1998

[5]

Chiffre de

fr.  selon

"1 pour

 400"

[6]

Chiffre de fr. calculé

au prorata

des

emboîtés

1726 AA

14

59

23.600

23.600

45.208

1727 AA

14

31

11.200

12.400

23.754

1728 AA

12

35

14.000

14.000

26.819

1729 AA

7

13

5.200

5.200

9.961

1730 AA

6

12

4.400

4.800

9.195

1731 AA

5

9

20.420

3.600

6.896

1732 AA

5

5

400

2.000

3.831

1733 AA

5

8

3.200

3.200

6.130

1734 AA

5

6

2.400

2.400

4.597

1735 AA

2

2

800

800

1.533

1736 AA

2

2

800

800

1.533

1737 AA

4

4

1.600

1.600

3.065

1738 AA

9

10

4.400

4.000

7.662

1739 AA

6

6

2.400

2.400

4.597

1740 AA

8

9

3.600 *

3.600 *

6.896 **

1741 AA

10

11

4.800

4.400

8.429

1742 AA

6

6

2.400

2.400

4.597

1744 AA

11

14

6.400 ***

5.600

10.727

1745 AA

2

2

1.200

800

1.533

1746 AA

6

6

2.400

2.400

4.597

1747 AA

7

8

3.200

3.200

6.130

1748 AA

13

29

6.000

11.600

22.221

Total

159

287

124.820

114.800

219.911

* selon Droulers, aucun louis aux lunettes 1740 AA mais  3.600 exemplaires 1740 AA au bandeau

** total correspondant aux 2 types: 1740 AA aux lunettes + 1740 AA au bandeau

*** 6.400 exemplaires selon G-D 1978.

Ce chiffre fut remplacé sans aucune explication  dans toutes les éditions postérieures (G1987, D 1987, D 1998 et G 2001) par la mention "Très peu".

 

L' "Etat général des espèces d'or et d'argent........depuis le 1/1/1726 jusqu'au 31/12/1773" (Bibliothèque Nationale, Paris, Ms. fr. 7776, f°55 / Droulers in Numismatique & Change, N°149, mars 1986, p.37 / Clairand –"Monnaies de Louis XV....", 1996, p.127) mentionne que pour la période couverte par le tableau ci-dessus, la Monnaie de Metz frappa très exactement 219.911 louis (dernière ligne de la colonne [6]).

Or en appliquant la règle officielle d'emboîtage de "1 pour 400" (cf. colonne [5]), le nombre maximal total estimé de louis frappés à Metz ne s'élève qu'à 114.800 exemplaires (dernière ligne de la colonne [5]), donc à 52,2% seulement du chiffre de frappe réel!

Ainsi, à moins de mettre en cause la fidélité du chiffre de frappe global mentionné dans le Ms. fr. 7776, force est d'admettre que la règle officielle de "1 pour 400" ne fut pas appliquée, tout au moins à la Monnaie de Metz.

219.911 (Chiffre de frappe total) / 287 (Nombre total d'emboîtés) = 766,24....louis

La règle d'emboîtage utilisée pour les louis à Metz fut donc de

"1 louis emboîté pour X louis passés en délivrance" avec

X, entier supérieur à 766,24....

Supérieur parce que le dernier louis emboîté pour chaque délivrance pouvait ne correspondre qu'à une fraction de X.

Il est hélas impossible de préciser la valeur de X.

X = 800 n'est pas impossible.

Le nombre total d'emboîtés étant élevé (287), on devrait obtenir une estimation assez exacte des chiffres annuels de frappe en les calculant au prorata des emboîtés annuels (cf. nos calculs en colonne [6]).

 

Le louis aux lunettes 1726 AA est la 1ère pièce d'or portant

LUD au lieu de

LVD à l'Avers et

BENEDICTUM au lieu de

BENEDICTVM au Revers,

orthographes modernisées qui seront en usage sur toutes les pièces d'or postérieures

 

072

Louis aux lunettes 1726 AA

Au 8,106 g

Avers:

 , à6h: différent du directeur

Revers:

 1726, entre 10h et 12h: différent du graveur suivi du millésime

* monogrammé, sous les 2 écus ovales: lettre d'atelier

 

 

Référence:

Vente Bourgey (Collection J.-C. P.), Paris, 30/3/1990, N°181 (Cet exemplaire-ci)

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

14 délivrances entre le 03/02/1726 et le 17/12/1726.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

1.400 €

2.570 €

5.140 €

G 1987

   670 €

1.110 €

2.220 €

D 1987

   530 €

   930 €

3.330 €

D 1998

   210 €

   350 €

   770 €

G 2001

   340 €

   570 €

   940 €

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

073

Louis aux lunettes 1727 AA

Au 8,047 g

Avers & Revers:

Comme le N°072 au millésime 1727 près

 

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

14 délivrances entre le 09/01/1727 et le 22/12/1727.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

1.640 €

2.800 €

5.610 €

G 1987

   710 €

1.220 €

2.440 €

D 1987

   530 €

   930 €

3.330 €

D 1998

   210 €

   350 €

   770 €

G 2001

   370 €

   610 €

   970 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

074

Louis aux lunettes 1728 AA

Au 8,085 g

Avers & Revers:

Comme le N°072, le millésime 1728 mis à part

 

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

12 délivrances entre le 13/01/1728 et le 30/12/1728.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

1.640 €

2.800 €

5.610 €

G 1987

   710 €

1.220 €

2.440 €

D 1987

   530 €

   930 €

3.330 €

D 1998

   210 €

   350 €

   770 €

G 2001

    370 €

   600 €

   970 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

075

Louis aux lunettes 1730 AA

Au 8,092 g

Avers & Revers:

Comme le N°072, le millésime 1730 mis à part

 

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978 et G 1987.

"Signalé et coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

6 délivrances entre le 03/04/1730 et le 05/12/1730.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1987

530 €

930 €

3.330 €

D 1998

260 €

400 €

   840 €

G 2001

470 €

700 €

1.090 €

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

076

Louis aux lunettes 1731 AA

Au 8,084 g

Avers & Revers:

Comme le N°072 au millésime 1731 près

 

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

5 délivrances entre le 17/02/1731 et le 07/11/1731.

Ces 5 délivrances sont incompatibles avec le chiffre de frappe exact de 20.420 exemplaires rapporté par Droulers. Notre chiffre de frappe estimé de 6.896 exemplaires est plus plausible.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

1.400 €

2.570 €

5.140 €

G 1987

   670 €

1.110 €

2.220 €

D 1987

   490 €

   890 €

3.110 €

D 1998

   210 €

   350 €

   770 €

G 2001

   340 €

   570 €

   940 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

077

Louis aux lunettes 1732 AA

Au 8,137 g

Avers & Revers:

 

 

Référence:

V. S. O. "Monnaies V ", C. G. F., Paris, 20/12/1998, N°1496 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998.

"Signalé et coté" dans G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1998.

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

5 délivrances entre le 08/01/1732 et le 10/10/1732.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 2001

590 €

840 €

1.340 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

078

Louis aux lunettes 1733 AA

Au 8,038 g

Flan paillé

Avers & Revers:

Comme le N°072, le millésime 1733 mis à part

 

 

Référence:

Liste à prix fixes, Richelieu Numismatique, Paris, Nov. 1993, N°110 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.

"Signalé et coté" dans D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu da,s le commerce avant 1993.

 

Chiffre de frappe, délivrances et emboîtés:

Voir le tableau ci-devant.

5 délivrances entre le 16/01/1733 et le 12/12/1733.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1998

230 €

370 €

   780 €

G 2001

470 €

700 €

1.090 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

079

Louis aux lunettes 1738 (8 sur 7) AA

Au 8,064 g

Avers:

` , à 6h: différent du directeur

Revers:

 1 7 3 8  ( 8 sur 7 ), de 10h à 12h: différent du graveur suivi du millésime

Au vu des explications données plus loin, il est surprenant qu'en fin d'année 1738, on frappait avec un coin de Revers de 1737 regravé.

 

 

Référence:

Vente Gadoury, Monte-Carlo, 13-15/10/1980, N°1083 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Signalé mais non cité" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1980.

 

Chiffres de frappe, délivrances et emboîtés (Archives Moselle B2416, document 108):

Se reporter d'abord à la notice d'introduction des louis aux lunettes ainsi qu'au tableau y contenu.

Les émissions de louis en 1738 sont résumées dans le tableau ci-dessous:

 

Louis

Dates des

délivrances

Nbre d'

emboîtés

Chiffre de

frappe estimé

 

 

 1738

04/01/1738

2

 

 

4.597

29/01/1738

1

19/03/1736

1

18/04/1738

1

27/05/1738

1

Jean-Philippe Moulin décède à Metz (Paroisse Saint Simplice) le 01/03/1738 et

 son successeur, Nicolas Blaise entre en fonction le 23/06/1738

 

 1738

28/07/1738

1

 

 

3.065

18/08/1738

1

30/09/1738

1

24/11/1738

1

Total

9 délivrances

10 emboîtés

7.662

 

Pour 1738 AA, il existe de ce fait 3 variantes de louis:

# ceux portant le différent "Meule de moulin"   du directeur Jean-Philippe Moulin, délivrés de son vivant lors des 2 premières délivrances de l'année 1738;

# ceux "de siège vacant" portant le même différent (donc, hélas indiscernables de la variante précédente) délivrés lors des 3 délivrances suivantes de mars, avril et mai 1738;

# ceux portant le différent "Quintefeuille"  ` de son successeur Nicolas Blaise délivrés lors des 4 dernières délivrances de l'année 1738.

Les chiffres de frappe estimés de la dernière colonne du tableau ont été calculés au prorata du nombre d'emboîtés.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G 1987

820 €

1.440 €

2.890 €

D 1987

530 €

   930 €

3.330 €

D 1998

240 €

   380 €

   840 €

G 2001

440 €

   670 €

1.060 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

080

Louis aux lunettes 1740 AA, à ne pas confondre avec le

Louis au bandeau  1740 AA (cf. le N°123 ci-après)

Au 8,004 g

Avers & Revers:

Comme le N°079, le millésime 1740 mis à part

 

 

Référence:

Sélection thématique N°13, Burgan, Paris, Décembre 1998, N°18 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

"Non signalé" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et G 2001.

"Très peu et coté" dans D 1998.

Donc millésime de toute rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1988.

 

Chiffre de frappe:

"Très peu" selon D 1998

 

Délivrances & emboîtés (Archives Moselle B2416, document 93):

Résumé des émissions de louis à la Monnaie de Metz en 1740:

 

Louis

Dates des

délivrances

Nbre d'

emboîtés

Chiffre de

frappe estimé

au prorata

des emboîtés

 

"aux lunettes"

27/02/1740

2

 

3.065

16/05/1740

1

28/06/1740

1

 

 

"au bandeau"

 

02/09/1740

1

 

 

 

3.831

15/09/1740

1

08/10/1740

1

27/10/1740

1

10/12/1740

1

Total

8 délivrances

9 emboîtés

6.896

 

A Metz, en 1740, on frappa successivement des louis aux lunettes 1740 AA (pour preuve, cet exemplaire-ci) puis des louis au bandeau 1740 AA (pour preuve, le N°123 qui suit), ce dernier type suite à une directive non retrouvée datée du 01/01/ au 15/01/1740 .

Selon Droulers (cf. D 1998, p.516, Note 1), on ne connaît la date précise d'utilisation de la nouvelle empreinte "au bandeau" que pour 8 ateliers (hélas pas pour Metz): cette date, variable, est comprise entre le 17/01 et le 23/11/1740

Le document 93 (Arch. Moselle B2416) ne précise hélas pas explicitement  à partir de quelle date on se mit à frapper "au bandeau" à Metz: on peut cependant la "lire entre les lignes".

Le 19/10/1740, eut lieu la 1ère délivrance de dixièmes d'écu au bandeau 1740 AA.

Le 24/09/1740 eut lieu une délivrance d'écus au bandeau 1740 AA d'où est issu l'écu au bandeau 1740 AA vendu récemment (VSO CGF Monnaies XXIV, 24/6/2005, N°1620).

Par voie de conséquence, les 2 délivrances précédentes d'écus, celles des 30/07/1740 et 27/04/1740, furent des délivrances d'écus aux lauriers (cf. notre exemplaire N°096).

La césure pour les louis 1740 AA se situe donc très probablement entre les délivrances des 28/06/1740 et 02/09/1740.

Les chiffres de frappe estimés des 2 types "Louis aux lunettes 1740 AA" et "Louis au bandeau 1740 AA" ont été calculés au prorata des emboîtés dans la dernière colonne du tableau ci-dessus.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

D 1998

240 €

380 €

840 €

 

Etat de conservation: TTB –

 

Prix de réserve:

 

 

Ecu (dit aux lauriers alias aux branches d'olivier)

Fabrication suite à l'Edit du 04/02/1726

8 3/10 au marc = 29,488 g [et non 24,488 g]

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 5 livres = 1.200 deniers tournois

39 à 41 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Sobin 1974, Type N°21/ Charlet 1996, p.220, 221 & 311, N°50 / Gadoury 1987, N°321 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°579

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe pour les écus 1726 AA à 1773 AA (écus aux lauriers + écus au bandeau + écus à la vieille tête"):

 

Délivrances (colonne [2]) et emboîtés (colonne [3]) pour les années 1726 AA à 1753 AA ont été relevés par nous aux archives de la Moselle (B2416, documents 2, 8, 15, 19, 22, 30, 75, 78, 86, 93, 100, 108, 112, 118, 120, 124, 130, 134, 138, 145, 151, 155, 178, 179, 183, 187 et B2418, document sans N° daté du 25/04/1755).

Les emboîtés (colonne [3]) pour les années 1754 AA à 1773 AA ont été relevés par Clairand ("Monnaies de Louis XV.....", Paris 1996, p.93 à 112) dans les archives parisiennes qui contiennent hélas des lacunes pour les années 1769 AA à 1771 AA.

 

[1]

Ecus

AA

[2]

Nombre

de délivrances

D

(3]

Nombre

d'emboîtés

B

[4]

Chiffres de

frappe

selon

D 1987

[5]

Chiffres de

frappe

selon

D 1998

[6]

N: chiffre de frappe

estimé calculé selon les règles

officielles d'emboîtage

1726

13

289

129.200

181.668

164.940 < N ≤ 172.706

1727

16

166

68.850

96.810

89.640 < N ≤ 99.202

1728

10

150

45.475

45.475

83.664 < N ≤ 89.640

1729

13

136

107.712

107.712

73.505 < N ≤ 81.274

1730

11

144

88.128

86.053

79.481 < N ≤ 86.054

1731

9

73

Non indiqué

Non indiqué

38.246 < N ≤ 43.625

1732

6

45

27.540

26.892

23.306 < N ≤ 26.892

1733

8

55

33.660

32..868

28.087 < N ≤ 32.868

1734

3

14

8.568

8.568

6.574 < N ≤ 8.366

1735

5

22

13.464

13.464

10.159 < N ≤ 13.147

1736

1

4

2.448

2.390

1.793 < N ≤ 2.390

1737

4

18

11.628

11.534

8.366 < N ≤ 10.757

1738

7

42

25.704

25.099

20.916 < N ≤ 25.099

1739

5

28

17.136

16.733

13.745 < N ≤ 16.733

1740

3

18

75.888 *

74.094 *

8.964 < N ≤ 10.757 **

1741

1

6

3.672

3.672

2.988 < N ≤ 3.586

1742

6

31

18.972

18.525

14.940 < N ≤ 18.526

1743

4

24

14.688

14.342

11.952 < N ≤ 14.342

1750

15

105

64.264

62.751

53.784 < N ≤ 62.748

1751

6

36

14.940

14.940

12.450 < N ≤ 14.940

1752

10

64

22.140

22.140

22.410 < N ≤ 26.560

1753

12

65

27.780

27.780

21.995 < N ≤ 26.975

1754

16 ou 18

188

Non indiqué

78.020

≈ 70.965 < N ≤ 78.020

1755

Inconnu

38

Non indiqué

15.770

? < N ≤ 15.770

1756

Inconnu

23

9.262

9.262

? < N ≤ 9.545

1757

Inconnu

20

Millésime

non signalé

8.300

? < N  8.300

1758

Inconnu

21

Millésime

non signalé

8.715

? < N ≤ 8.715

1759

Inconnu

174

Non indiqué

72.210

? < N ≤ 72.210

1760

Inconnu

90

Non indiqué

37.350

? < N ≤ 37.350

1761

Inconnu

6

Millésime signalé

mais non confirmé

2.215

? < N  2.490

1762

Inconnu

5

Non indiqué

2.075

? < N  2.075

1763

Inconnu

7

Non indiqué

2.905

? < N  2.905

1764

Inconnu

8

Non indiqué

3.320

? < N ≤ 3.320

1765

Inconnu

204

Non indiqué

84.660

? < N ≤ 84.660

1766

Inconnu

130

Non indiqué

53.950

? < N ≤ 53.950

1767

Inconnu

124

Non indiqué

51.460

? < N ≤ 51.460

1769

Lacunes

dans les archives

Lacunes

dans les archives

Non indiqué

Assez peu

Ecu au bandeau

1769 AA

Notre collection N°145

1770

Lacunes

dans les archives

Lacunes

dans les archives

Non indiqué

Très peu

Ecu au bandeau

1770 AA

Notre collection N°146

1771

Lacunes

dans les archives

Lacunes

dans les

archives

Non indiqué

Très peu

Ecu à la vieille tête

1771 AA

Notre collection N°200

1772

Lacunes

dans les archives

Lacunes

dans les archives

Millésime

non

signalé

Millésime

non signalé

Ecu à la vieille tête # 1772 AA

Notre collection N°201

1773

Inconnu

##

4.150

4.150

0 < N ≤ 5.632

Ecu à la vieille tête

1773 AA

Notre collection N°202

Total

> 184

> 2.573

 

 

 

* tous aux lauriers / aucun au bandeau

** total correspondant aux 2 types: 1740 AA aux lauriers + 1740 AA au bandeau

# Droulers (cf. D 1998, p.624, Note 2) signale et cote "Très peu" d'écus au bandeau 1772 AA dont un exemplaire se trouverait au Cabinet des Médailles à Paris. Thierry Sarmant, conservateur, questionné par nous à ce sujet, n'en a trouvé nulle trace!

## 33.792 marcs au total, selon Clairand (1996, p.112), pour les écus et les dixièmes d'écu 1773 AA à la vieille tête.

Droulers ventile, fiat lux!,  ces 33.792 marcs en

¤ 500 marcs pour les écus, soit

500 x 8,3 = 4.150 écus (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001)

¤¤ 33.292 marcs pour les dixièmes d'écu 1773 AA, soit

33.292 x 83 = 2.763.236 dixièmes d'écu 1773 AA (D 1998) après n'en avoir mentionné que

1.660 exemplaires dans G-D 1978, G 1987 et D 1987!!!

Dès 1979, nous avons signalé à Droulers l'invraisemblance de ce chiffre de frappe de 1.660 exemplaires. Par lettre datée du 27/02/1979, il nous répondit "Moi, j'ai trouvé 4 deniers (emboîtés) = 415 x 4 = 1.660. Je vous invite à le vérifier aux Archives de la Préfecture (à présent de la Moselle), dossier N° B2416". Le plus inattendu, c'est que les Archives de la Moselle ne contiennent plus les emboîtés de la Monnaie de Metz depuis 1753, année où la Cour des monnaies du Parlement de Metz fut supplantée par celle de Paris!

Le chiffre de frappe estimé de 2.763.236 exemplaires est évidemment, lui aussi,  aberrant puisqu'à lui seul, il dépasse de 34% le chiffre de frappe global exact de tous les dixièmes d'écu frappés à Metz de 1726 à 1773 inclus (2.058.122 exemplaires selon le Ms. fr. 7776 de la B.N.).

Cet embrouillamini, comme nous le verrons plus loin, repose en fait sur une faute de lecture par Clairand du Ms. fr. 7776.

Dans les colonnes [4] et [5], nous rappelons les chiffres de frappe estimés (en italique) ou exacts (caractères non italiques) publiés par Droulers en 1987 et 1998.

Le chiffre de frappe exact de 9.262 exemplaires pour 1756 AA nous est confirmé par un document  des Archives Nationales (Z1B/810) signalant la fabrication à Metz de "1.113 marcs 2 onces 2 gros 4 grains en écus de 6 livres pièce" et condamnant le directeur Nicolas Blaise à 164 livres 12 sols 2 deniers d'amende pour "faiblage de 15.232 grains et demy".

Entre 1987 et 1998, Droulers modifia la plupart de ses chiffres de frappe sans la moindre explication.

En les analysant de près, on note que ces chiffres sont émaillés d'erreurs diverses.

En 1987, Droulers adopta 3 règles d'emboîtage différentes:

¤ "1 pour 425" en 1726, 1727 et 1728

425 = 50 marcs x 8,5 écus au marc

Règle inexacte à 2 titres:

> "50 marcs": inexact puisqu'avant l'arrêt du 22/08/1750, on se référait non à 50 marcs mais à 72 marcs

> "8,5 écus au marc": inexact puisque la taille réelle est de 8,3 écus au marc et non de 8,5

¤ "1 pour 612" de 1729 à 1750

612 = 72 marcs x 8,5 écus au marc

Règle inexacte à cause de la taille inexacte

¤ "1 pour 415'" à partir de 1751

415 = 50 x 8,3 écus au marc

Cette règle est exacte.

En 1998, Droulers utilisa les règles d'emboîtage officielles correctes:

¤ "1 pour 597,6" de 1726 à 1750

597,6 = 72 marcs x 8,3 écus au marc

¤ "1 pour 415" à partir de 1751

415 = 50 x 8,3 écus au marc

Pour la période 1726 à 1754, Droulers a commis de surcroît d'assez nombreuses erreurs dans les relevés des emboîtés.

1726 AA: 304 emboîtés selon Droulers, en réalité 289

1727 AA: 162 emboîtés selon Droulers, en réalité 166

1728 AA: 107 emboîtés selon Droulers, en réalité 150

1729 AA: 176 emboîtés selon Droulers, en réalité 136

1737 AA:   19 emboîtés selon Droulers, en réalité   18

1740 AA: 124 emboîtés selon Droulers, en réalité   18

1752 AA:   54 emboîtés selon Droulers, en réalité   64

En colonne [6], nous avons recalculé tous les chiffres de frappe estimés en tenant compte des règles d'emboîtage officielles que nous venons de rappeler. De 1726 AA à 1754 AA inclus, nous proposons en colonne [6], pour les chiffres de frappe estimés, une "fourchette" prenant en compte le nombre annuel de délivrances calculée d'après la relation:

597,6 x (B – D) < Chiffre de frappe estimé N ≤ 597,6 x B

L' "Etat général des espèces d'or et d'argent du 1/1/1726 au 31/12/1773" (Bibliothèque Nationale, Paris, Ms. fr. 7776) mentionne que pour la période couverte par le tableau ci-dessus, la Monnaie de Metz frappa au total, c'est-à-dire pour les 3 types successifs "aux lauriers", "au bandeau" et "à la vieille tête", très exactement 1.977.615 écus.

Les 1.370 emboîtés de 1726 AA à 1750 AA conduisent à un chiffre de frappe maximal de

1.370 x 597,6 = 818.712 écus.

Les 1.203 emboîtés de 1751 AA à 1767 AA conduisent à un chiffre de frappe maximal de

1.203 x 415 = 499.245 écus.

Soit, au total, pour les 2.573 emboîtés des années 1726 AA à 1767 AA, un chiffre de frappe estimé maximal de 1.317.957 écus.

Durant ces 5 années, 1769 AA à 1773 AA [inutile d'inclure 1768 puisque la Monnaie de Metz fut en "chômage technique" cette année-là], on aurait donc frappé à Metz plus de

1.977.615 – 1.317.957 c'est-à-dire plus de 659.658 écus soit plus de 131.932 en moyenne par an! Or la seule année où le chiffre de frappe atteignit cet ordre de grandeur fut 1726 AA. De surcroît, les écus 1769 AA, 1770 AA, 1771 AA, 1772 AA et 1773 AA sont de toute rareté.

On peut donc douter de la fidélité du chiffre de frappe total rapporté par le Ms. fr. 7776!

L'embrouillamini des chiffres de frappe des écus et dixièmes d'écu 1773 AA:

Clairand, se basant sur la lecture du Ms. fr. 7776, a publié dans son tableau p.112 les quantités de marcs monnayés en 1773 à Metz:

"Or: 15 marcs", en fait, très exactement d'après ce Ms.,

15 marcs 5 onces 6 Gros 17 grains alias 11.280 livres tournois

"Cuivre: 6.700 marcs", en fait, très exactement d'après ce Ms.,

 6.700 marcs 0 once 20 Gros 19 grains alias 6.871 livres tournois 12 sols

"Argent: 33.792 marcs".

Pour l'argent, il y a, de la part de Clairand, bévue de lecture! Le Ms. signale en réalité la frappe de

33.792 livres tournois 12 sols pesant

676 marcs 7 onces 13 Gros 18 grains.

Pour l'argent, Clairand (p.112) a donc confondu valeur en livres tournois et poids en marcs!

En désignant par n1 le nombre d'écus 1773 AA et par n1/10 le nombre de dixièmes d'écus 1773 AA, on a la relation:

n1 + 1/10 n1/10  = 33.792 livres 12 sols / 6 livres = 5.632,1

En 1773, on frappa donc à Metz:

0 < n1 ≤ 5.632 exemplaires d'écus 1773 AA et

0 < n1/10  ≤ 56.321 exemplaires de dixièmes d'écu 1773 AA.

Si n1 est vraiment de 4.150 écus 1773 AA comme l'a publié Droulers [mais au vu de l'embrouillamini publié par lui pour l'argent monnayé à Metz en 1773, il serait indiqué qu'il publiât sa source!], on calcule n1/10 = 14.820 dixièmes d'écu 1773 AA.

 

Survivance des écus aux lauriers:

Sobin a recensé dans le commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous ateliers et millésimes confondus,

2.516 écus aux lauriers dont

0.356 pour Paris

mais seulement [preuve de l'extrême rareté des écus de Metz]

046 pour Metz.

Cuzin (Numismatique & Change, N°378, Janvier 2007, p.35 à 37) a réactualisé, pour la période 1999 – 2006, le recensement de Sobin: pour Metz, seule "nouveauté", un écu  1740 AA (notre N°096). L'étude de Cuzin prouve, elle aussi, l'extrême rareté des écus aux lauriers de Metz puisqu'entre 1999 et 2006, les 9 écus de Metz (tous millésimes confondus) de ce type recensés dans le commerce ne représentent que 1,4% des 640 écus de ce type recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus!

 

Signalons qu'après l'abandon à Metz, en 1716 / 1718,  de l'orthographe de tranche archaïque SALVVM remplacée par l'orthographe modernisée SALVUM, on voit réapparaître à Metz en 1726 et 1727 seulement la forme archaïque SALVVM! On aurait pu penser que la virole à l'orthographe modernisée de la Monnaie de Metz étant cassée, on se mit à réutiliser temporairement une virole archaïque. Cette explication n'est pas bonne puisque curieusement pour une raison inconnue, d'autres ateliers (cf. Droulers, 2ème Edition 1998, p.581-588) se remirent à utiliser l'orthographe archaïque:

l'atelier BB de 1726 à 1728,

l'atelier I de 1726 à 1729,

l'atelier M de 1726 à 1732 et

l'atelier N de 1726 à 1738

 

081

Ecu aux lauriers 1726 AA

Ag 29,12 g

Avers:

Pas de point ni après  XV  ni après  REX

 , à 4h: différent du directeur

Revers:

* 1726, de 10h30 à 12h: différent du graveur suivi du millésime

 , à 6h: lettre d'atelier

Tranche:

En 1726, on retrouve curieusement la forme archaïque 

S A L V V M  au lieu de  S A L V U M

pourtant disparue depuis 1716!

 

 

Référence:

Liste à prix fixes N°36, Poinsignon, Nov. 1993, N°2435 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

10 exemplaires 1726 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

13 délivrances entre le 04/02/1726 et le 24/12/1726.

Pour le reste, voir le tableau ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 1974

270 €

1.370 €

3.430 €

G-D 1978

140 €

    560 €

1.640 €

G 1987

  80 €

    220 €

   670 €

D 1987

  50 €

    400 €

1.220 €

D 1998

  30 €

    140 €

   450 €

G 2001

  80 €

  2300 €

   670 €

 

Etat de conservation: SUP –

 

Prix de réserve:

 

082

Ecu aux lauriers 1726 AA

Ag 29,14g

Avers & Revers:

Comme le N°081, la tranche mise à part

Tranche:

S A L V U (M)  et non  S A L V V M   

 

 

Survivance, délivrances, emboîtés, chiffre de frappe et cotes::

Comme le N°081

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

083

Ecu aux lauriers 1727 AA

Ag 29,30 g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime 1727 mis à part

Tranche:

Défaut de tranche

Curieusement la variante archaïque 

S A L V V M  au lieu de  S A L V U M

abandonnée depuis 1716!

 

 

Référence:

Vente Vinchon, Paris, 20/11/1992, N°414 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

11 exemplaires 1727 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

16 délivrances entre le 22/01/1727 et le 31/12/1727.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 1974

270 €

1.370 €

3.430 €

G-D 1978

160 €

   650 €

1.870 €

G 1987

  90 €

   270 €

   780 €

D 1987

  60 €

   440 €

1.270 €

D 1998

  30 €

   140 €

   450 €

G 2001

  80 €

   220 €

   750 €

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

084

Ecu aux lauriers 1728 AA

Ag 29,32 g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime 1728 mis à) part

Tranche:

S A L V U M

 

 

Survivance:

7 exemplaires 1728 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

10 délivrances entre le 31/05/1728 et le 29/12/1728.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 1974

270 €

1.370 €

3.430 €

G-D 1978

190 €

  700 €

2.240 €

G 1987

100 €

  290 €

   820 €

D 1987

  70 €

  490 €

1.290 €

D 1998

  40 €

  170 €

   510 €

G 2001

100 €

  250 €

   840 €

 

Etat de conservation: TTB +

 

Prix de réserve:

 

085

Ecu aux lauriers 1729 AA

Ag 29,35 g

Avers & Revers:

Comme le N°081 au millésime 1729 près

Tranche:

S A L V U M

 

 

Survivance:

2 exemplaires 1729 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

13 délivrances entre le 21/01/1729 et le 13/12/1729.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

 5.140 €

G-D 1978

 140 €

 560 €

1.640 €

G 1987

   90 €

 270 €

   780 €

D 1987

   70 €

 490 €

1.290 €

D 1998

   40 €

 170 €

   510 €

G 2001

100 €

 250 €

   840 €

 

Etat de conservation: SUP

 

Prix de réserve:

 

086

Ecu aux lauriers 1730 (30 sur 29) AA

Ag 29,15 g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime

1 7 3 0  ( 30  sur  29 ) mis à part.

Noter aussi le point à peine visible après  R E X

 

 

Survivance:

7 exemplaires 1730 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R3 (5 à 15 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

11 délivrances entre le 18/01/1730 et le 13/12/1730.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R3 1974

270 €

1.370 €

3.430 €

G-D 1978

160 €

   650 €

1.870 €

G 1987

  90 €

   270 €

   780 €

D 1987

  70 €

   490 €

1.290 €

D 1998

  30 €

   140 €

   450 €

G 2001

   80 €

   220 €

   750 €

 

Etat de conservation: TTB –

 

Prix de réserve:

 

087

Ecu aux lauriers 1730 AA

Ag 29,20 g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime 1730 mis à part

Contrairement au N°086, point très visible derrière  R E X

 

 

Survivance, délivrances, emboîtés, chiffre de frappe et cotes:

Comme le N°086.

 

Etat de conservation: TTB

 

Prix de réserve:

 

088

Ecu aux lauriers 1731 AA

Ag 29,06 g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime 1731 mis à part

 

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1731 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

9 délivrances entre le 17/01/1731 et le 10/12/1731.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G-D 1978

140 €

   560 €

1.640 €

G 1987

110 €

   330 €

   890 €

D 1987

  80 €

   560 €

1.330 €

D 1998

  60 €

   210 €

   520 €

G 2001

120 €

   280 €

   920 €

 

Etat de conservation: TTB – / TTB

 

Prix de réserve:

 

089

Ecu aux lauriers 1732 AA

Ag 28,98g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime 1732 mis à part

 

 

Référence:

Alhéritière (Edouard): cf. Numismatique & Change, N°289, Décembre 1998, p.10 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1732 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

Nous en connaissons 2 exemplaires: celui-ci ainsi qu'un second, à une certaine époque, également dans notre collection.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

6 délivrances entre le 25/01/1732 et le 20/11/1732.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G-D 1978

190 €

   700 €

2.100 €

G 1987

100 €

   290 €

   820 €

D 1987

  70 €

   490 €

1.290 €

D 1998

  60 €

   210 €

   520 €

G 2001

100 €

   250 €

   840 €

 

Etat de conservation: TTB – / TTB

 

Prix de réserve:

 

090

Ecu aux lauriers 1733 AA

Ag 28,84 g

Avers & Revers:

Comme le N°081, le millésime 1733 mis à part

 

 

Survivance:

2 exemplaires 1733 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

8 délivrances entre le 13/02/1733 et le 31/12/1733.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G-D 1978

190 €

   700 €

2.100 €

G 1987

100 €

   290 €

   820 €

D 1987

  70 €

   490 €

1.290 €

D 1998

  40 €

   170 €

   510 €

G 2001

100 €

   250 €

   840 €

 

Etat de conservation: TB / TTB -

 

Prix de réserve:

 

091

Ecu aux lauriers 1735 AA

Ag 28,79 g

Avers & Revers:

Comme le N°081

 

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1735 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

5 délivrances entre le 03/02/1735 et le 19/11/1735.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G-D 1978

210 €

   840 €

2.340 €

G 1987

120 €

   400 €

   890 €

D 1987

   80 €

   560 €

1.330 €

D 1998

  60 €

   210 €

   520 €

G 2001

120 €

   280 €

   920 €

 

Etat de conservation: TB

 

Prix de réserve:

 

092

Ecu aux lauriers 1737 AA

Ag 28,01g

Avers & Revers:

Défaut de flan au niveau du millésime

Comme le N°081 au millésime 1737 près

 

 

Référence:

Liste Patrick, Avril 1998 (Cet exemplaire-ci)

 

Survivance:

2 exemplaires 1737 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

4 délivrances entre le 20/02/1737 et le 14/11/1737.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G-D 1978

210 €

   840 €

2.340 €

G 1987

130 €

   440 €

1.110 €

D 1987

  80 €

   560 €

1.330 €

D 1998

  40 €

   170 €

   510 €

G 2001

120 €

   280 €

   920 €

 

Etat de conservation: TTB -

 

Prix de réserve:

 

093

Ecu aux lauriers 1738 AA "de siège vacant"

Ag 28,60g

Avers:

 , à 4h: différent de feu l'ancien directeur  Moulin

Revers:

* 1738, de 10h30 à 12h: différent du graveur suivi du millésime

* , à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1738 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

."Signalé mais non coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime de toute rareté.

Nous en connaissons cependant 4 exemplaires:

Variante 1738   : cet exemplaire-ci N°093, le seul connu pour l'heure

Variante 1738   : l'exemplaire N°094 de notre collection, celui vendu à l'Hôtel des ventes de Bordeaux en octobre 1967 (actuellement dans la Collection Jean Teitgen) et enfin l'exemplaire publié par Alhéritière (Numismatique & Change, N°375, octobre 2006, p.40). 

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe (Archives Moselle B2416, document 108):

Voir le tableau récapitulatif ci-devant.

Les émissions d'écus aux lauriers en 1738 sont résumées dans le tableau ci-dessous:

 

Ecus

Dates des

délivrances

Nombre d'

emboîtés

X: chiffre de

frappe estimé

 

   1738

14/03/1738

4

 

4.183 < X ≤ 5.378

 

10/05/1738

5

Jean-Philippe Moulin décède à Metz (Paroisse Saint Simplice) le 01/03/1738 et son successeur, Nicolas Blaise entre en fonction le 23/06/1738

 

 

  1738

07/07/1738

8

 

 

16.733 < X ≤ 19.721

27/08/1738

6

10/10/1738

7

19/11/1738

6

31/12/1738

6

Total

7 délivrances

42 emboîtés

20.916 < X ≤ 25.099

 

Pour 1738 AA, il existe donc, cf. les N°093 et 094 de notre collection, 2 variantes d'écus aux lauriers:

# ceux portant le différent "Meule de moulin"   du directeur Jean-Philippe Moulin, délivrés lors des 2 premières délivrances de l'année:

en quelque sorte des émissions "de siège vacant" puisque Moulin mourut dès le 01/03/1738

# ceux portant le différent "Quintefeuille"  ` de son successeur Nicolas Blaise délivrés lors des 5 dernières délivrances de l'année 1738.

Les chiffres de frappe estimés de la dernière colonne du tableau ont été calculés au prorata du nombre d'emboîtés.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin:

 

Sobin R4 1974

TB

TTB

SUP

 

690 €

2.400 €

5.140 €

 

Etat de conservation: TB / TTB

 

Prix de réserve:

 

094

Ecu aux lauriers 1738 AA

Ag 29,01 g

Avers:

` , à 4h: différent du nouveau directeur Blaise

Revers:

* 1738, de 10h30 à 12h: différent du graveur suivi du millésime

* , à 6h: lettre d'atelier

 

 

Survivance, délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

Comme le N°094

 

Etat de conservation: TTB - / TTB

 

Prix de réserve:

 

095

Ecu aux lauriers 1739 AA

Ag 28,88 g

Avers & Revers:

Comme le N°094, le millésime 1739 mis à part

 

 

Survivance:

1 seul exemplaire 1739 AA recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 exemplaires recensés pour tous les ateliers et millésimes confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

5 délivrances entre le 30/01/1739 et le 31/12/1739.

Pour le reste, voir le tableau récapitulatif ci-devant.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G-D 1978

210 €

   840 €

2.340 €

G 1987

110 €

   330 €

   890 €

D 1987

  80 €

   560 €

1.330 €

D 1998

  60 €

   210 €

   520 €

G 2001

120 €

   280 €

   920 €

 

Etat de conservation: TB / TTB -

 

Prix de réserve:

 

096

Ecu aux lauriers 1740 AA

Ag 28,98 g

Avers & Revers:

Comme le N°094

 

 

Survivance:

Aucun exemplaire 1740 AA ni "aux lauriers" ni "au bandeau" recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 2.516 écus aux lauriers et 2.530 écus au bandeau recensés pour tous les millésimes et ateliers confondus.

Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires subsistants) selon Sobin.

"Signalé mais non coté" dans G-D 1978.

"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.

Donc millésime 1740 AA aux lauriers de toute rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.

 

Délivrances & emboîtés (Archives Moselle B2416, document 93):

Résumé des émissions d'écus à la Monnaie de Metz en 1740:

 

Ecus

1740 AA

Dates des

délivrances

Nombre d'

emboîtés

X: chiffre de

frappe estimé

au prorata

des emboîtés

"aux lauriers"

27/04/1740

6

5.976 < X ≤ 7.171

30/07/1740

6

"au bandeau"

24/09/1740

6

2.988 < X ≤ 3.586

Total

3

18

8.964 < X ≤ 10.757

 

En 1740, on frappa à Metz successivement des écus aux lauriers (cf. ce N°096-ci) [les 2 premières délivrances de l'année] puis des écus au bandeau (cf. VSO CGF Monnaies XXIV, 24/6/2005, N°1620) [la dernière délivrance de l'année] (pour plus d'explications se reporter au N°080).

Les chiffres de frappe estimés des 2 types "Ecu aux lauriers 1740 AA" et "Ecu au bandeau 1740 AA" ont été calculés au prorata des emboîtés dans la dernière colonne du tableau ci-dessus.

Les chiffres de frappe estimés de 75.888 puis 74.094 exemplaires d'écus aux lauriers 1740 AA publiés par Droulers sont aberrants.

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin,  Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

Sobin R4 1974

690 €

2.400 €

5.140 €

G 1987

110 €

   330 €

   890 €

D 1987

  80 €

   560 €

1.330 €

D 1998

  60 €

   210 €

   520 €

G 2001

120 €

   280 €

   920 €

 

Etat de conservation: TB / TTB -

 

Prix de réserve:

 

 

1 / 2  écu (dit aux lauriers alias aux branches d'olivier)

Fabrication suite à l'Edit du 04/02/1726

16 3/5 au marc = 14,744 g

11 deniers = 91,67%

Cours légal: 2 livres 10 sols = 600 deniers tournois

32 à 33 mm

Tranche en relief: DOMINE SALVUM FAC REGEM

Gadoury 1987, N°313 / Charlet 1996, p.220, 221 & 311, N°51 / Droulers, 2ème Edition 1998, N°580

 

Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe pour les demi-écus AA: les demi-écus aux lauriers 1726 AA et 1728 AA ainsi que les demi-écus au bandeau 1741 AA, 1742 AA et 1744 AA

 

Pour les années 1726 à 1753, nous avons relevé les nombres de délivrances (colonne [2]) et d'emboîtés (colonne [3]) aux Archives de la Moselle (B2416, documents 69, 78, 86, 179 et 187). Les recherches de Clairand 1996, p.93 à 112) dans les archives parisiennes prouvent qu'il n'y eut aucune frappe de demi écus à Metz entre 1754 et 1767. 1768 fut une année chômée à la Monnaie de Metz. De 1769 à 1772, les archives parisiennes présentent une lacune pour Metz..

Le Ms. fr. 7776 de la Bibliothèque Nationale fournit le chiffre global de frappe de demi-écus AA: 387.060 exemplaires (dernière ligne de la colonne [7]).

 

[1]

Demi écu

[2]

Nombre

de

déli-

vrances

D

[3]

Nom-

bre d'

em-

boîtés

B

[4]

Chiffre de

frappe

estimé

selon

D 1987

[5]

Chiffre de

frappe

estimé

selon

D 1998

[6]

N: Chiffre de

frappe

maximal

estimé

selon

les règles

officielles

[7]

Chiffre

de frappe

estimé

selon la règle

"pratique"

de "1 pour

548,24..."

1726 AA

6

336

153.000

215.118

193.622 < N ≤ 200.794

184.210

1728 AA

7

328

164.900

231.869

187.646 < N ≤ 196.013

179.824

1741 AA

1

12

14.688

14.688

6.574 < N ≤ 7.171

6.579

1742 AA

2

23

17.136

17.136

12.550 < N ≤ 13.745

12.609

1744 AA

1

7

4.284

4.387

3.586 < N ≤ 4.183

3.838

Total

17

706

354.008

483.198

403.978 < N ≤ 421.906

387.060

 

En colonnes [4] et [5], nous rappelons les chiffres de frappe estimés publiés par Droulers en 1987 et 1998.

Ils sont entachés de multiples erreurs.

D'abord des erreurs dans les relevés d'emboîtés:

> Droulers a relevé 360 emboîtés en 1727 alors qu'il n'y en eut que 336 et 388 emboîtés en 1728 alors qu'il n'y en eut que 328.

> Droulers a mal relevé les emboîtés en 1741 et 1742; 24 relevés, en réalité 12 et 28 relevés, en réalité 23.

En 1987, pour les millésimes 1726 AA et 1728 AA, Droulers adopta une règle d'emboîtage inexacte de

"1 pour 425".

Comment est-il parvenu à cette règle?

"1 écu, sous forme de demi-écus, autrement dit 2 demi-écus emboîtés

pour 50 marcs de demi-écus frappés alias pour (50 x 17) = 850 demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,

"1 pour 425".

Double erreur puisque la règle officielle antérieurement à l'arrêt du 11/12/1728 se référait non à 50 marcs mais à 72 marcs et que la taille du demi-écu était non de 17 au marc mais de 16,6 au marc.

En 1998, pour ces mêmes millésimes 1726 AA et 1728 AA, Droulers se mit à utiliser la règle d'emboîtage officielle correcte de

"1 pour 597,6".

"1 écu, sous forme de demi-écus, autrement dit 2 demi-écus emboîtés

pour 72 marcs de demi-écus frappés alias pour (72 x 16,6) = 1.195,2 demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,

"1 pour 597,6".

Tant en 1987 qu'en 1998, pour les millésimes 1741 AA, 1742 AA et 1744 AA, Droulers a adopté une règle d'emboîtage inexacte suite à une mauvaise application  de la règle officielle postérieure à l'arrêt du 11/12/1728:

"2 demi-écus emboîtés pour 72 marcs de demi-écus frappés"

Soit, selon Droulers,

 "2 demi-écus emboîtés pour (72 x 17) = 1.224 demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,

"1 pour 612".

Il y a évidemment erreur sur la taille des demi-écus: 16,6 au marc et non 17 au marc.

L'application exacte de la règle officielle conduit à

"2 demi-écus emboîtés pour (72 x 16,6) = 1.195,2 demi-écus frappés". Soit, du seul point de vue mathématique,

"1 pour 597,6".

La "même" règle d'emboîtage eut donc cours pour tous les millésimes qui virent l'émission de demi-écus à Metz.

Mais respecta-t-on à Metz la règle officielle à la lettre en faisant l'emboîtage "à la paire" selon la règle

"2 demi-écus emboîtés pour 1.195,2 demi-écus frappés"?.

Dans ce premier cas,

597,6 x (B – 2D) < Chiffre de frappe estimé N ≤ 597,6 x B   (Relation a) (Clairand 1996, p.60, § 2, relation N°2) et les emboîtés doivent tous être pairs: c'est le cas en 1726 et 1728.

Ou ne respecta-t-on pas la règle à la lettre mais emboîta-t-on "à l'unité" selon la règle

"1 demi-écu emboîté pour 597,6 demi-écus frappés"?

Dans ce second cas,

597,6 x (B – D) < Chiffre de frappe estimé  N ≤ 597,6 x B   (Relation b) et lmes emboîtés peuvent être pairs ou impairs: c'est le cas en 1741, 1742 et 1744

Les estimations figurant en colonne [6] ont été calculées à l'aide des 2 relations a et b.

Force est de reconnaître que le chiffre de frappe réel ne se situe pas dans la "fourchette estimée"!

Le chiffre global figurant dans le Ms. fr. 7776 n'est-il pas fiable?

Les règles officielles ne furent-elles pas respectées?

 On ne saurait conclure.

Une dernière approche, compte tenu du grand nombre d'emboîtés, consiste à estimer les chiffres de frappe au prorata des emboîtés, en somme à utiliser une sorte de règle empirique d'emboîtage de

"1 demi-écu emboîté pour (387.060 / 706) = 548,24... demi-écus frappés"

(Voir colonne [7]).

 

097

Demi-écu aux lauriers 1726 AA

Ag 14,50 g

Avers:

 , à 6h: différent du directeur

Revers:

* 1726 , de 10h30 à 12h: différent du graveur suivi du millésime

* monogrammé , à 6h: lettre d'atelier

Tranche anormale:

DOMINE  SALVVM  כ"

(Notez la forme archaïque SALVVM abandonnée depuis 1716!) au lieu de la formule usuelle

DOMINE  SALVUM  FAC  REGEM

 

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

6 délivrances entre le 25/05/1726 et le 26/09/1726.

Pour le reste, voir ci-devant

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

120 €

470 €

1.640 €

G 1987

70 €

200 €

   710 €

D 1987

60 €

400 €

1.220 €

D 1998

40 €

140 €

   510 €

G 2001

70 €

180 €

     440 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

098

Demi-écu aux lauriers 1728 AA

Ag 14,66 g

Avers & Revers:

Comme le N°097, au millésime 1728 près

Tranche usuelle:

DOMINE SALVUM FAC REGEM

 

 

Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:

7 délivrances entre le 30/01/1728 et le 09/11/1728.

Pour le reste, voir ci-devant

 

Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:

 

 

TB

TTB

SUP

G-D 1978

70 €

400 €

1.260 €

G 1987

40 €

160 €

   600 €

D 1987

50 €

330 €

   730 €

D 1998

40 €

140 €

   510 €

G 2001

60 €

170 €

   400 €

 

Etat de conservation: SUP -

 

Prix de réserve:

 

099

Demi-écu aux lauriers 1728 AA

Ag 14,64 g

Avers & Revers:

Comme le N°098

Tranche anormale:

SALVUM  FAC REGEMMINE au lieu de la formule usuelle

DOMINE  SALVUM  FAC  REGEM.

Les 2 derniers mots de la légende de la tranche sont donc en partie fusionnés.

 

 

Délivrances, emboîtés, chiffre de frappe et cotes:

Comme le N°098

 

Etat de conservation: SUP –

 

Prix de réserve: