Monnaies lorraines Collection
Edgar WENDLING & Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé / Retour au Sommaire:
http://www.celtic-coin-agora.com/SommaireMon.htm
Louis XIV dit le
Roi-Soleil
[né le
05/09/1638, sacré le 07/06/1654, mort le 01/09/1715]
Les monnaies frappées à
Metz sous Louis XIV portent des millésimes allant de 1690 à 1713 inclus.
"Marques"
diverses figurant sur les pièces frappées par la Monnaie de Metz durant le
règne de Louis XIV
(Toutes ces
informations ont été vérifiées par nous sur les pièces de notre collection ou,
pour les dates, aux Archives
départementales de la Moselle; quant au tableau publié par Droulers in
Encyclopédie... 1992, t.II, p.62 & 63, il contient de multiples erreurs):
¤ Lettres d'atelier de la
Monnaie de Metz:
![]()
"M
couronné": Aucun document d'archive ne prouve que ce différent fut celui
de la Monnaie de Metz! En 1926 encore, Ciani (p.396) attribue les pièces au
"M couronné" à l'atelier de Toulouse et écrit: "AA: Metz
créé en 1690"!
Nous
fournirons ci-après pour la 1ère fois, grâce à 3 pièces de notre
collection (les N° 016, 038 et 039), la "preuve métallique" que ce
différent fut bien celui de Metz entre la date de 1ère ouverture de
la Monnaie royale de Metz le 08/05/1690 (Arrêt du Conseil du 18/04/1690) et la
mi-octobre 1693 (cf. Sobin p.34 et Prieur Note 9). Il semble qu'il ne subsiste
aucun document d'archive quant à la date précise d'abandon du "M
couronné". Rappelons qu'à partir de la mi-octobre 1693, les 2 autres
lettres d'atelier couronnées en usage alors, "L couronné" et "S
couronné", furent, elles aussi, progressivement abandonnées.
AA ![]()
Double
A, généralement plus ou moins monogrammé c'est-à-dire avec les 2 A plus ou
moins fusionnés: de la mi-octobre 1693 jusqu'à la fermeture définitive de la
Monnaie de Metz en 1800. Dans les archives de la Monnaie de Metz, il ne se
trouve pas un seul document précisant que AA fut la lettre d'atelier de
Metz!!!! Il ne s'y trouve qu'un seul document daté du 08/03/1706
(Archives Moselle B2415, document 100) signalant la présence du AA sur les
doubles louis aux insignes frappés à Metz mais ne précisant pas explicitement
qu'il s'agissait de la lettre d'atelier! "Le AA", comme lettre de
l'atelier de Metz, apparaît pour la 1ère
fois à notre connaissance dans un document imprimé de 1736 (cf. Mr. *** - Prix
des monoyes de France et des matières d'or et d'argent depuis la déclaration du
31/03/1640, Nouvelle Edition, Rouen, 1736, p.114; Charlet [Christian],
Monnaies...1996, p.228). Hoffmann (1878) attribua ce AA à la Monnaie royale de
Metz dès 1666 alors qu'elle ne fonctionna qu'en 1690!
¤ Différent "Soleil" figurant (à l'Avers à 0 heures) sur certaines monnaies de l'atelier de Metz entre 1693 et 1704: nous en ignorons la signification

¤ Différents des "Commis à la régie" alias des "Commis à la régie & direction" alias des "Directeurs & Trésoriers particuliers" de la Monnaie de Metz:
![]()
Me Antoine TAL(L)ON, escuyer, reçu le 01/05/1690, en fonction du 17/06/1690 au 31/12/1691
![]()
Me Claude - Nicolas BOUL(L)ARD alias BOULLART, seigneur d'INGONVILLE, en fonction du 31/12/1691 à ../06/1697

Michel RABIQUEAU (et non RABIGNAU) de MONT(E)LOU, en fonction du 15/04/1698 jusqu'à la fermeture de la Monnaie de Metz le 23/01/1700
![]()
Jean SAUNAIRE alias SAUNAYRE (et non SAUVAYRE), en fonction à partir de la réouverture de la Monnaie de Metz le 10/11/1701 jusqu'au 13-19/03/1706
![]()
Jean de BRIE alias de BRYE alias DEBRYE alias DES BRYE, en fonction du 13-19/03/1706 jusque peu après le 25/11/1707
¤ Différents des "Directeurs-caissiers de fabrication" alias des "Régisseurs de fabrication" des monnaies particulières frappées à la Monnaie de Metz "à la diligence" d' "Entrepreneurs & Traitants" alias de "Fermiers", bourgeois de Paris,
![]()
Le Sieur alias Me François SEBERT, régisseur de fabrication des pièces de 10 sols, en fonction du ...07/04/1705 au 03/01/1708
![]()
Me
Claude - Nicolas BOUL(L)ARD alias BOULLART, seigneur d'INGONVILLE (le même
que ci-devant), régisseur de
fabrication des pièces de XXX deniers, en fonction du ...21/12/1709 jusqu'à son
décès le 14/08/1712 à Metz (Paroisse St Simplice, la paroisse où était sise la
Monnaie)

Me
Jean ROUCOUR(T), régisseur de fabrication des pièces de XXX et de XV deniers,
en fonction du 14/08/1712 au 08/01/1714
¤ Différents des
"Graveurs particuliers" de la Monnaie de Metz:

E(s)tienne
RACLE, en fonction depuis la toute 1ère ouverture de la Monnaie de Metz le
08/05/1690 à son décès le 22/08/1691 (et non 1690) à Metz (Paroisse St
Simplice, la paroisse où était sise la Monnaie)
Même
différent "Navet":
Hon(n)oré
LOUIS alias LOUYS, en fonction du 06/10/1691 jusque début août 1693 au plus
tard

[Nom
inconnu], en fonction à partir de début août 1693 jusqu'à l'introduction de la
lettre d'atelier AA à la mi-octobre 1693.
Aucun différent de
graveur sur les monnaies frappées à la Monnaie de Metz entre la mi-octobre
1693, date d'introduction de la lettre d'atelier AA et le 09/03/1694, date de
prise de fonction du graveur Isaac Pantaléon qui adopta le différent
"Hermine"
![]()
Isaac
PANTALéON, en fonction du 09/03/1694 jusqu'à son décès en exercice fin février
1717.
Ce
graveur fut nommé par arrêt de la Cour des Monnaies de Metz le 09/03/1694,
arrêt dont, curieusement, nous n'avons retrouvé nulle trace (dans Archives
Moselle B58). Cet arrêt est pourtant expressément signalé dans l'arrêt de la
Cour des Monnaies de Metz daté du 12/03/1717 (Archives Moselle B63). D'après
les archives, Isaac Pantaléon resta donc graveur de la Monnaie de Metz du
09/03/1694 jusqu'à son remplacement par son fils Pierre Pantaléon nommé par
l'arrêt du 12/03/1717.
Il
était donc parfaitement inutile que Droulers (cf. Encyclopédie....t.II, 1992,
p.62, colonne de droite) inventât pour la Monnaie de Metz, pour la période du
09/03/1694 jusqu'au printemps 1716, rien que 6 graveurs successifs:
,
"Graveur inconnu" du 09/03/1694 à janvier 1700
, "Graveur inconnu" de décembre
1701 à octobre 1703.....d'après nous la marque particulière à Metz de la 3ème
Réforme
, Charles-Louis Durand (?), graveur de la
Monnaie de Strasbourg, de l'été 1704 à début 1705. Droulers confond ou assimile
l'étoile à 5 branches
, d'après nous, marque particulière à Metz de
la 4ème Réforme à la "Molette" à 6 pointes du graveur
styrasbourgeois
, "Graveur inconnu" d'avril 1705 à
Novembre 1707
, Isaac Pantaléon (?) de septembre 1709 à
décembre 1713 et enfin
, Pierre Pantaléon du printemps 1716 à 1720
(en fait, probablement mort en exercice le 28/12/1738
Il
est vrai que ce graveur Isaac Pantaléon "pose problème" puisque son
différent "Hermine" est totalement absent sur les monnaies frappées à
Metz durant la 3ème Réforme (10/11/1701 – 30/10/1703) ainsi que sur
celles frappées à Metz durant la 4ème Réforme (12/06/1704 –
17/11/1705).
L'"Hermine"
d'Isaac Pantaléon manque aussi sur l'écu 1705 AA sur flan neuf (cf. N°076).
A
Metz, il y eut encore, le 25/02/1706, une ultime délivrance de moins de 648
écus aux 8 L (2ème type) 1706 AA sur flan neuf:
aucun
exemplaire n'ayant été retrouvé en raison de la petitesse de ce chiffre de
frappe, on ignore si cet écu 1706 AA portait l' "Hermine" d'Isaac
Pantaléon.
Cette
"Hermine" réapparaît par contre sur les délivrances des 10 sols aux 4
couronnes frappées par la Monnaie de Metz à partir du 07/04/1705. Droulers (cf.
Encyclopédie ....1992, t.II, p.63, Note 4, les 2 dernières lignes) colporte
donc une erreur en affirmant que ces 10 sols "ne présentent jamais de
différent de graveur".
Curieusement,
nous n'avons retrouvé aucune mention concernant Isaac Pantaléon dans les
registres de catholicité de Metz. Au vu de son prénom "biblique"
Isaac, il se peut que ce graveur travailla temporairement "au noir"
c'est-à-dire "non déclaré" à la Monnaie de Metz en raison
d'"ennuis" dus à son appartenance à la R. P. R. (Religion prétendument
réformée)....en plus clair, il se pourrait qu'il ait été protestant..
¤ Marques de Réforme alias Réformation utilisées par la Monnaie de Metz:

1ère
Réforme: Cette "Etoile à 5 branches" est la marque commune à la
Monnaie de Metz et à toutes les autres Monnaies du royaume.
A
partir du 08/05/1690, date de la 1ère ouverture de la Monnaie royale
de Metz (donc 4 ½ mois après le début dans les autres ateliers de la 1ère
Réforme le 15/12/1689) jusqu'à la fin de la 1ère Réforme fin
septembre 1693 (et non fin août 1693 comme affirmé à tort par Sobin, p.30).
Les pièces issues de la 1ère Réforme portent généralement au
haut de l'Avers un "Soleil flamboyant", quelquefois à visage humain,
différent de Pierre ROUSSEAU, Directeur Général de toutes les Monnaies du
Royaume.
A ce point de vue, les ateliers de Metz, Montpellier, Reims et
Pau font exception:
le différent du Régisseur général des Monnaies manque; à sa place, on
trouve à Metz le différent du "Commis à la régie & direction"
alias "Directeur-trésorier particulier" de la Monnaie de Metz.

2ème
Réforme: Ce "Croissant" est la marque commune à la Monnaie de Metz et
à toutes les autres Monnaies du royaume.
A
partir du début de cette Réforme (Edit de septembre 1693, registré le
02/10/1693) jusqu'à la fermeture de la Monnaie de Metz le 23/01/1700, donc
avant la clôture par Arête du 23/03/1700 de la 2ème Réforme.

3ème
Réforme: La Monnaie de Metz utilisa un "Triangle évidé" et fit donc
exception à la règle générale suivie par les autres Monnaies où la 3ème
Réforme est signalée par un "Trèfle"
.
La
Monnaie de Metz utilisa ce "Triangle évidé" de la réouverture de la
Monnaie de Metz le 10/11/1701 pour la mise en oeuvre de la 3ème
Réforme suite à la Déclaration du 27/09/1701 jusqu'à la fermeture de la Monnaie
de Metz le 30/10/1703, date coïncidant avec la clôture de la 3ème
Réforme suite à l'Arrêt du Conseil d'Etat du 30/10/1703, registré par la Cour
le 12/11/1703.
Droulers
(cf. Encyclopédie....t.II, 1992, p.62, colonne de droite et p.63, Note 4)
considère ce "Triangle évidé" comme le différent d'un "Graveur
inconnu" de la Monnaie de Metz.
Les
monnaies de la 3ème Réforme frappées à la Monnaie de Metz, sont,
avec celles de la 4ème Réforme sorties du même atelier, parmi les
plus mal connues en raison de leur extrême rareté.
Pour
preuve, les contradictions que Droulers colporte à leur sujet:
>
D 1998, N°420, p.368 et N°424, p.372: Metz
négligea d'apposer le "Trèfle", marque de la 3ème
Réforme sur les écus et les 1 / 2 écus aux insignes
>
D 1998, N°432, p.377: Les 1 / 12 d'écus aux insignes de la 3ème
réformation sont identifiables par un "Trèfle" après la date au
Revers, ou exceptionnellement avant comme à Metz. Il s'agit là d'une
erreur de Droulers qui prit le différent "Signe plus"
du directeur Jean Saunaire pour le
"Trèfle"
de la 3ème Réforme.
>
D 1998, 269 & 270: Par son silence sur la question, Droulers laisse
entendre que les monnaies d'or de la 3ème Réforme frappées à Metz
portent le différent usuel "Trèfle".....ce qui prouve que Droulers
n'en a jamais vues.

4ème
Réforme: Les Monnaies de Metz et de Strasbourg (cf. Sobin p.42) utilisèrent une
"Etoile à 5 branches" et firent donc exception à la règle générale
suivie par les autres Monnaies où la 4ème Réforme est signalée par
une "Coquille Saint Jacques"
.
La
Monnaie de Metz utilisa l' "Etoile à 5 branches" de la réouverture de
la Monnaie de Metz le 12/06/1704 pour la mise en oeuvre de la 4ème
Réforme décidée par Edit de mai 1704 (registré le 02/06/1704) jusqu'à la
clôture de cette 4ème Réforme par l'Arrêt du 17/11/1705.
Les monnaies de la 4ème Réforme frappées à la Monnaie de Metz, sont, avec celles de la 3ème Réforme sorties du même atelier, parmi les plus mal connues en raison de leur extrême rareté.
Pour
preuve, les contradictions que Droulers colporte à leur sujet:
>
En 1992, Droulers (cf. Encyclopédie....t.II, 1992, p.62, colonne de
droite et p.63, Note 5) assimile ou confond cette "Etoile à 5
branches"
avec la "Molette"
d'un graveur strasbourgeois Charles-Louis
Durand qui aurait également oeuvré à Metz.
L'écu aux 8 L (2ème type) 1704 AA (4ème Réforme)
[N°075 de notre collection] porte l' "Etoile à 5 branches" alors que
l'écu aux 8 L (2ème type) 1705 AA sur flan neuf [N°076 de notre
collection] ne la porte pas....preuve indiscutable que l' "Etoile à 5
branches" fut bien la marque particulière utilisée par la Monnaie de Metz
pour signaler la 4ème Réforme.
>
En 1998, Droulers (cf. N°436, p.379 et N°439, p.382) se rallie à cette
opinion et considère effectivement cette "Etoile" comme la marque de
la 4ème Réforme propre à Metz.
>
Néanmoins, selon Droulers (D 1998, N°445, p.386), sur les 1 /
12 d'écu aux 8 L (2ème type), la 4ème Réforme est
identifiable par une "Coquille" après le millésime du Revers,
"sauf à Metz où elle est absente pour des raisons inconnues". Cette
remarque sibylline, sous-entend que l' "Etoile" manque, preuve que
Droulers n'a jamais vu de 1 / 12 de ce type. L'exemplaire de notre collection
[N°079] porte bien l' "Etoile à 5 branches" en bonne et due place.
Signalons
qu'à Metz, il y eut encore, le 25/02/1706, donc après la clôture de la 4ème
Réforme le 17/11/1705, une ultime délivrance d'écus aux 8 L (2ème
type) 1706 AA sur flan neuf (Archives Moselle B 2415, documents 99 & 100)
ayant totalement échappé à la sagacité de Gadoury & Droulers: 1 seul écu
emboîté d'où un
0
< Chiffre de frappe estimé ≤ 1 x 648 exemplaires.
¤ Points secrets en usage à la Monnaie de Metz durant la période de la 1ère Réforme:
L'atelier
de Metz, à l'encontre des autres ateliers, a utilisé aussi bien pour les flans
neufs que pour les réformes frappés durant la période de la 1ère
Réforme 1 ou 2 points secrets cachés dans l'une ou l'autre des couronnes du
Revers (cf. les descriptions des pièces qui suivent). On ignore totalement la
signification de ces points.
Les divers types
monétaires frappés par la Monnaie de Metz sous le règne de Louis XIV sont
présentés ci-après non "de la manière commerciale usuelle" mais suivant
l'ordre chronologique des règlements suite auxquels ils furent fabriqués.
Quelques "rappels
métrologiques":
Taille / Poids:
1 marc (de Troyes) = ½ livre (de poids) =
192 deniers (de poids) = 4.608 grains (de poids) = 244,7529 g
Aloi / Titre:
Or: 1 carat = 25/6 %
= 4,166...%
Argent et Billon: 1 denier (de fin) = 24
grains (de fin) =
25/3 %
= 8,333...%
Système tournois (de compte):
1 livre (tournois) = 20 sols (tournois) =
240 deniers (tournois)
Par "Cours légal", nous
entendons le Cours légal initial ou, comme l'on disait à l'époque, la
"Valeur à la pièce" initiale c'est-à-dire au moment de l'émission..
A titre de curiosité,
quelques salaires ou revenus sous le règne de Louis XIV:
Tisserand en 1695:
150 deniers tournois par
jour
Maçon en 1695:
160 deniers tournois par
jour
Mineur:
190 deniers tournois par
jour
Maître charpentier en 1695:
200 deniers tournois par
jour
Serrurier en 1695:
360 deniers tournois par
jour
quelques prix sous le règne de Louis XIV:
Port d'une lettre en 1704, selon la distance:
36 à 192 deniers tournois
Une paire de sabots en
1697:
50 deniers tournois
Une livre de chandelles en
1697:
100 deniers tournois
Un boeuf en 1692:
10.740 deniers tournois
A titre de curiosité,
notre "collection Louis XIV" qui suit, se monte à ...... deniers tournois
Période de
la 1ère Réforme 1690 – 1693
36 ¼ au
marc = 6,752 g [et non 6,692 g]
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 12 livres 10 sols = 3.000 deniers tournois
24 à 26 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°250 / Charlet 1996, p.130, 131 & 285, N°19 & 19a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°258
Délivrances,
emboîtés et chiffres de frappe des doubles louis à l'écu et des louis à l'écu:
Signalons d'abord que la lecture
des archives pose souvent quelque problème puisque les appellations actuelles
de double louis à l'écu, louis à l'écu et demi-louis à l'écu propagées par les
collectionneurs n'étaient pas du tout les appellations d'époque:
¤ Noms
d'époque du "double louis d'or à l'écu des collectionneurs":
¤¤ Louis en quadruples de 25 livres (Arch. Moselle B2415,
documents 143 & 170)
¤¤ Double louis
d'or de 25 livres (Arch. Moselle B2415, document 163)
¤ Noms d'époque du "louis
d'or à l'écu des collectionneurs":
¤¤ Louis double de 12 livres 10 sols (Arch. Moselle B2415,
documents 161 & 167)
¤¤ Louis en doubles (Arch. Moselle B2415, documents 143
& 170)
¤¤ Louis d'or simple de 12 livres 10 sols 5arch. Moselle
B2415, documents 161, 163 & 167)
¤ Nom d'époque du
"demi-louis d'or à l'écu des collectionneurs":
¤¤ Louis (en louis) de 6 livres 5 sols (Arch. Moselle B2415,
documents 143 & 170).
En colonnes [2], [3], [7]
et [8], nous indiquons les nombres de délivrances D et d'emboîtés B relevés dans
les Archives de la Moselle (B2415, documents 161, 163, 164, 167 & 168).
|
|
Doubles
louis à l'écu |
Louis à
l'écu |
||||||||
|
[1] Flans neufs |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre
de frappe |
[5] D 1987 |
[6] D 1998 |
[7] D |
[8] B |
[9] Chiffre
de frappe |
[10] D 1987 |
[11] D 1998 |
|
1690 |
8 # |
? |
? |
Peu |
Peu |
8 # |
? |
? |
Peu |
Peu |
|
1691 |
3 |
12 |
4.476 ## |
Millésime non
signalé |
Millésime non
signalé |
21 |
119 |
41.558
### |
41.558 |
41.558 |
|
1692 |
2 # |
? |
? |
Millésime non
signalé |
Millésime non
signalé |
2 # |
? |
? |
Signalé mais non confirmé |
Signalé mais non confirmé |
|
1693 |
1 # |
? |
? |
Millésime non
signalé |
Millésime non
signalé |
1 # |
? |
? |
Millésime non
signalé |
Millésime non
signalé |
# Pour les délivrances
des années 1690, 1692 et 1693
, les documents 161 & 167 (Arch. Mos. B2415)
précisent que ces délivrances correspondaient à des "espèces de Louis d'or
tant doubles que simples" mais ne précisent ni les dates de délivrances
des unes et des autres ni les emboîtés. Toute estimation de chiffre de frappe
est donc impossible. De plus, comme pour 1693
,
il n'y eut qu'une seule délivrance le 11/07/1693, il ne pouvait s'agir que de
double louis à l'écu 1693
ou de louis à
l'écu 1693
mais pas des
deux à la fois.
Gadoury et Droulers ne
signalent pas ce type ou plutôt, de cette délivrance du 11/07/1693, ils ont
fait péremptoirement (cf. G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001) une
émission de doubles louis aux 4 L 1693 AA avec un chiffre de frappe estimé de 4.000
= 400 x 10 emboîtés! La date de cette délivrance prouve à elle seule que cette
interprétation est fausse tant pour ce qui est du type que de la lettre
d'atelier! Quant aux 10 emboîtés, ils ne figurent pas dans le document 161
(Arch. Moselle B2415).
## Chiffre de frappe des
doubles louis à l'écu 1691
:
Le document 164 (Arch.
Mos. B2415) signale que
¤ pour les délivrances des 12 et 15/01/1691 confondus, on emboîta 18 louis et pour celle du 25/01/1691, 6 louis
¤
pour l'année entière, "les boettes contenaient 142 (lire: 143)
louis d'or". Il faut comprendre qu'elles contenaient
119
louis sous forme de louis + 18 louis
(sous forme de doubles louis donc 9 doubles louis) + 6 louis (sous forme de
doubles louis donc 3 doubles louis = 143.
Le document 163 précise
que les délivrances des 12, 15 et 25/01/1691 "estoient de doubles louis
d'or de 25 livres montant à 8.952 louis d'or simples" . D'où un chiffre de
frappe de 8.952 / 2 = 4.476 doubles louis à l'écu 1691
.
Ce chiffre de
frappe de 4.476 doubles louis est un cas idéal pour vérifier que la règle
officielle d'emboîtage
"1 pièce
d'or emboîtée pour 400 pièces d'or passées en délivrance", en l'occurrence
"1
double louis emboîté pour 400 doubles louis frappés sur flan neuf", était
bien respectée à Metz. Pour preuve
400 x (12 -
3) < Chiffre de frappe estimé ≤ 400 x 12
3.600 < Chiffre de frappe estimé ≤ 4.800
en parfait
accord avec les 4.476 frappés.
### Chiffre de frappe des
louis à l'écu 1691
:
50.510
exemplaires selon G-D 1978, G 1987 et G 2001
41.558
exemplaires selon D 1987 et D 1998
Les 50.510 louis indiqués
initialement par Gadoury & Droulers résultent d'une lecture fautive du
document 163 (Arch. Moselle B2415): en effet,
50.510 = 41.558 louis
frappés sur flan neuf en 1691 + (2 x
4.476 doubles louis frappés sur flan neuf en 1691).
Ce chiffre de
frappe de 41.558 exemplaires est un cas idéal pour vérifier que la règle
officielle d'emboîtage
"1 pièce
d'or emboîtée pour 400 pièces d'or passées en délivrance", en l'occurrence
"1 louis
emboîté pour 400 louis frappés sur flan neuf", était bien respectée à
Metz. Pour preuve
400 x (119 –
21) < Chiffre de frappe estimé ≤ 400 x 119
39.200 < Chiffre de frappe estimé ≤ 47.600
en parfait
accord avec les 41.558 frappés.
Ceci prouve aussi que le chiffre de frappe de 50.510 était forcément inexact.
Réformations recensées:
¤ Doubles louis à l'écu
rf:
1691
rf
(Vente Sotheby, Mai 1925)
¤ Louis à l'écu
rf:
1690
rf
1691
rf
Quant au demi- louis à l'écu, ce type ne fut jamais frappé à Metz ni sur flan neuf ni sur flan réformé.
001
Au 6,700 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
Revers:
Point secret propre à
l'atelier de Metz dans le "compartiment" de gauche de la couronne
1690
, millésime et lettre d'atelier de 10 à 12
heures
, différent du graveur à 6 heures



Référence:
Vente Vinchon, Paris,
14-15/12/1995, N°349 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
confirmé" dans G-D 1978 et G 1987
"Signalé mais non
coté" dans D 1987 et D 1998
"Signalé et
coté" dans G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987. Cet exemplaire-ci
semble être le seul exemplaire connu (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II,
p.59, Note 8).
Chiffre de frappe:
"Peu" selon D
1987 et 1998
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe
(Archives Moselle B2415,
documents 161, 167 & 168):
8 délivrances d'
"espèces de Louis d'or tant doubles que simples" entre le 25/10/1690
et le 30/12/1690.
Hélas le nombre de louis et de doubles-louis emboîtés manque dans les archives.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 2001 |
750 € |
1.260 € |
2.010 € |
Prix de réserve:
002
1ère Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Avers et Revers du louis surfrappé
Avers:
, différent du directeur à 11h30
Revers:
Point secret propre à
l'atelier de Metz dans le "compartiment" de gauche de la couronne
1690
, millésime et lettre d'atelier de 10 à 12
heures
, différent du graveur à 6 heures et,
au-dessus,
, marque de la 1ère Réforme
"penchant légèrement vers la gauche"



Référence:
Catalogue à prix fixes,
O. G. N., Paris, Automne 1992, N°287 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et
2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Apparemment que 2
exemplaires connus: celui-ci et C.M. Liste Platt, Mars 1956 (cf. Droulers,
Encyclopédie....1992, t.II, p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
1.070 € |
2.110 € |
5.110 € |
|
D 1987 |
1.090 € |
2.000 € |
4.890 € |
|
D 1998 |
520 € |
820 € |
1.340 € |
|
G 2001 |
670 € |
1.170 € |
1.840 € |
Prix de réserve:
003
Au 6,733 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de gauche de la couronne
1691
, millésime et lettre d'atelier de 10 à 12
heures
, différent du graveur à 6 heures



Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D1978 et G 1987
"Signalé et
coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Quelque 3 exemplaires
seulement connus: Vente Vinchon, Mars 1972 / Liste Nomisma, Octobre 1984 et cet
exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.59, Note 8).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe
(Archives Moselle B2415,
document 163 & 164):
21 délivrances entre le 06/02/1691 et le
10/12/1691
119 louis emboîtés au
total et
41.558 exemplaires
frappés (c'est l'un des rarissimes cas où les Archives indiquent le chiffre de
frappe exact en sus du nombre de louis emboîtés).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1987 |
1.090 € |
2.000 € |
4.440 € |
|
D 1998 |
420 € |
700 € |
1.380 € |
|
G 2001 |
590 € |
1.010 € |
1.680 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
004
1ère Réforme
Au 6,706 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de gauche de la couronne
1691
, millésime et lettre d'atelier de 10 à 12
heures
, différent du graveur à 6 heures et,
au-dessus,
, marque de la 1ère Réforme avec
une seule pointe pointant vers le haut
Coin de Revers rouillé au
niveau des lettres NE de BENEDICTVM



Survivance:
Quelque 5 exemplaires
seulement recensés: Vente Page, Octobre 1922 / Vente Collection Châtillon,
Avril 1933 / Vente Vinchon, Mars 1972 ainsi que les N°004 et 005 de notre
collection (cf. Droulers, Encyclopédie....1992, t.II, p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées Gadoury &
Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
2.340 € |
4.440 € |
8.880 € |
|
G 1987 |
670 € |
1.440 € |
3.330 € |
|
D 1987 |
1.090 € |
2.000 € |
4.440 € |
|
D 1998 |
380 € |
680 € |
1.200 € |
|
G 2001 |
500 € |
870 € |
1.510 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
005
Louis à l'écu 1691 ![]()
1ère Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers du louis surfrappé
Au 6,756 g (exactement
6,75566 g)
Infime excédent de poids
de 0,06% par rapport au poids théorique en dépit de 6 essais visibles sur la
tranche.....ce qui explique probablement l'acharnement des essayeurs
Avers:
, différent du directeur à 11h30
Revers:
Pas de point secret
1691
, millésime et lettre d'atelier de 10 à 12
heures
, différent du graveur à 6 heures et,
au-dessus,
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le haut


Survivance:
Comme le N°004
Cotes proposées par Gadoury & Droulers:
Cf. le N°004
Etat de conservation: TTB+
Prix de réserve:
9 au marc
= 27,195 g [et non 27,142 g ni 27,449 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 3 livres 6 sols = 792 deniers tournois
38 à 41 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVVM FAC REGEM
Sobin
1974, Type N°9 / Gadoury 1987, N°216 / Charlet 1996, p.130, 131 & 295, N°63
& 63a / Droulers, 2ème Edition, 1998, N°396
Délivrances,
emboîtés et chiffres de frappe des écus, demi-écus, quarts d'écu et douzièmes
d'écu aux 8 L (1er type)
:
Signalons d'abord que les
appellations actuelles (nous venons de les rappeler) propagées par les
collectionneurs n'étaient pas du tout les appellations d'époque (Arch.
Moselle B2415, document 163):
¤ Noms
d'époque de l' "écu aux 8 L (1er type) des collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 3 livres 6 sols
¤¤ Louis blanc de 66 sols
¤¤ Ecu d'argent de 3 livres 6 sols
¤ Noms
d'époque du "demi-écu aux 8 L (1er type) des
collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 1 livre 13 sols
¤¤ Demi louis d'argent de 1 livre 13 sols
¤ Espèce de 33 sols (= 1 livre 13 sols)
¤ Noms d'époque du "quart
d'écu aux 8 L (1er type) des collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 16 sols 6 deniers
¤¤ Quart de louis d'argent de 16 sols 6 deniers
¤¤ Espèce de 16 sols 6 deniers
¤ Nom
d'époque du "douzième d'écu aux 8 L (1er type) des collectionneurs":
¤¤ Pièce de 5 sols 6 deniers
Nous indiquons dans le tableau
ci-dessous les nombres de délivrances D
et d'emboîtés B relevés aux Archives de la Moselle (B2415, documents 163
& 164). En colonne [4], nous indiquons les fourchettes de chiffre de frappe estimées selon la règle officielle de
"1 pour 648". En colonne [5] et [6], nous rapellons les estimations
proposées par Gadoury & Droulers.
|
[1] Ecus aux
8 L (1er
type) Flans
neufs |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre
de frappe N estimé
selon la règle
officielle de "1
pour 648" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[6] D 1998 |
|
1691 |
9 |
49 |
25.920 < N
≤ 31.752 |
25.092 |
26.320 |
Ecus aux 8 L (1er
type) 1690
Flan
neuf ?
1.224 = 612 x 2 puis de
1.284 = 642 x 2 (D 1998).
Cette émission n'a jamais
existé d'après Archives Moselle (B2415, documents 167 & 168)
.
Ecus aux 8 L (1er
type) 1691
Flan
neuf:
La règle officielle
d'emboîtage de l'époque stipulait
"1 écu emboîté pour
72 marcs passés en délivrance" soit
"1 écu emboîté pour
648 (= 72 marcs x 9 au marc) écus frappés".
D'où, en tenant compte du
nombre annuel de délivrances, la relation
648 x (D – B) < N
≤ 648 x B
25.092 = 612 [72 marcs x 8,5 au marc] x 41
et
26.322 = 642 [72 marcs x 8 11/12 au marc] x 41
Ces 2 estimations sont
basées sur un mauvais relevé des emboîtés: en réalité 49 et non 41 et sur des
tailles au marc inexacte: 81/2 puis 811/12 au lieu de 9.
D'après Arch. Moselle
(B2415, document 163), les 1ère, 2ème, 7ème, 8ème
et 9ème délivrances d'écus 1691
s'avérèrent
"de foiblage et hors du remède" alias "echarces et hors
les remedes". Ce pourquoi la Cour des Monnaies de Metz condamna Antoine
Talon, le directeur, à "tenir compte de la somme de
250
livres 13 sols sur la 1ère délivrance
71
livres 15 sols 9 deniers sur la seconde
40
livres 18 sols 7 deniers sur la septième
40
livres 18 sols 8 deniers sur la huitième
13
livres 18 sols 6 deniers sur la neuvième
Lesquelles sommes le dit
Talon sera tenu d'employer en recepte dans son compte et pour avoir contrevenu
aux ordonnances la condamné à 20 livres d'amende envers le Roy".
Douzième d'écu aux 8 L
1691
Flan
neuf?
Cette divisionnaire citée
et cotée en 4 états de conservation par G-D 1978 et G 1987, citée "Hors
cote" par D 1987 puis totalement passée sous silence dans D 1998, n'a très
probablement jamais existé puisqu'elle n'est même pas mentionnée dans le
document 163 (Arch. Moselle B2415) selon lequel "il n'y a point eu
d'espèces de 33 sols (alias demi-écus) ni 16 sols 6 deniers (alias
quarts d'écus) fabriquées en 1691" sur flans neufs à Metz.
A Metz, on ne frappa jamais
ni demi-écu, ni quart d'écu, ni douzième d'écu aux 8 L (1er type)
sur flan neuf.
Réformations recensées:
¤ Ecu aux 8 L (1er
type) rf:
1690
rf
1691
rf
1693
rf
(frappé avant fin septembre 1693)
Pour 1693
rf, G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G
2001 proposent un chiffre de frappe exact de 52.694 exemplaires (nous ignorons l'origine de
cette information....en tout cas pas les archives de la Monnaie de Metz).
¤ Demi-écu aux 8 L (1er
type) rf:
1690
rf
1691
rf
1693
rf
¤ Quart d'écu aux 8 L (1er
type) rf:
1691
rf
Survivance des écus aux 8 L (1er type)
:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
879 écus aux 8 L du 1er
type [ca 11% de flans neufs contre ca 89% de réformes] dont
253 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
029 pour Metz.
006
Ecu aux 8 L (1er
type) 1690 ![]()
1ère Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu de Louis XIII surfrappé, un écu de 60 sols (2ème
poinçon de Warin) 1642 A point (D 1998 104).
A l'Avers, au-dessus du
haut de la chevelure de Louis XIV, vestiges de l'Avers de l'écu primitif.
Ag 27,32 g (soit un
excédent de poids de 0,5% par rapport au poids théorique)
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1690 , millésime sous le
buste
Revers:
Pas de point secret dans
l'une ou l'autre des 4 couronnes
, marque de la 1ère Réforme avec
une seule pointe pointant vers le listel à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers


Survivance:
12 exemplaires 1690
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre
879 exemplaires pour tous ateliers et millésimes confondus
Donc rareté R3 (5 à 15
exemplaires survivants) selon Sobin.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury
& Droulers:
|
|
TB
|
TTB
|
SUP
|
|
Sobin R3
1ère Réforme 1974 |
2.060 €
|
4.120 €
|
8.230 €
|
|
G-D 1978 |
420 € |
1.260 € |
3.180 € |
|
G 1987 |
240 € |
600 € |
1.670 € |
|
D 1987 |
330 € |
780 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
330 € |
510 € |
1.030 € |
|
G 2001 |
220 € |
440 € |
1.260 € |
Etat de conservation:
SUP-
Prix de réserve:
007
Ecu aux 8 L (1er
type) 1690 ![]()
1ère Réforme
Ag 27,10 g
Tranche irrégulière
Avers:
Coin d'Avers fêlé
, différent
du directeur à 11h30
1690 , millésime sous le
buste
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de gauche de la couronne supérieure
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le listel à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Survivance:
Cf. le N°006
Cotes selon Sobin,
Gadoury & Droulers:
Cf. le N°006
Etat de conservation:
SUP-
Prix de réserve:
008
Ecu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Tranche dans un état de
conservation exceptionnel
Ag 27,12 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
1691 , millésime sous le
buste
Revers:
Haut du Revers quelque
peu brouillé suite à la Réforme
Point secret dans le
"compartiment" de gauche de la couronne supérieure
, marque de la 1ère Réforme avec
une pointe pointant vers le
"listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Référence:
The George Sobin
Collection of French Ecus, Vente J. Lepczyk, Chicago, 4/3/1977, N°135 (Cet
exemplaire-ci)
Survivance:
16 exemplaires 1691
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre
879 exemplaires pour tous ateliers et millésimes confondus
Donc rareté R2 (16 à 50
exemplaires survivants) selon Sobin
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R2
1ère Réforme 1974 |
1.720 € |
3.430 € |
6.860 € |
|
G-D 1978 |
370 € |
1.170 € |
3.040 € |
|
G 1987 |
220 € |
560 € |
1.550 € |
|
D 1987 |
330 € |
780 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
280 € |
440 € |
960 € |
|
G 2001 |
180 € |
370 € |
1.140 € |
Etat de conservation:
SUP-
Prix de réserve:
009
Ecu aux 8 L (1er
type) 1693 ![]()
1ère Réforme
Ag 27,13 g
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1693 , millésime sous le
buste
Revers:
Pas de point secret dans
l'une ou l'autre des 4 couronnes
, marque de la 1ère Réforme avec
une pointe pointant vers le
"listel" à 11h30
,
différent du graveur à 0h30
Ce différent n'est plus
celui d'Etienne Racle décédé le 22/08/1691 mais celui de son successeur Honoré
Louis qui adopta le même différent que son prédécesseur et resta en fonction
jusque début août 1693 au plus tard. Cet écu fut donc frappé avant début août
1693.
, lettre d'atelier au centre du Revers


Référence:
The George Sobin
Collection of French Ecus, Vente J. Lepczyk, Chicago, 4/3/1977, N°136 (Cet
exemplaire-ci)
Survivance:
1 seul exemplaire 1693
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre
879 exemplaires pour tous ateliers et millésimes confondus
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin.
Apparemment le seul
exemplaire survivant (cf. Droulers, Encyclopédie.... t.II, 1992 , p.59, Note 8)
ce qui est peu compatible avec le chiffre de frappe de 52.694 exemplaires
publié par Gadoury et Droulers.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
1ère Réforme 1974 |
2.740 € |
5.490 € |
10.290 € |
|
G-D 1978 |
700 € |
1.640 € |
4.210 € |
|
G 1987 |
330 € |
840 € |
2.110 € |
|
D 1987 |
330 € |
780 € |
3.330 € |
|
D 1998 |
380 € |
570 € |
1.100 € |
|
G 2001 |
270 € |
550 € |
1.590 € |
Etat de conservation:
SUP-
Prix de réserve:
18 au marc
= 13,597 g [et non 13,544 ni 13,72 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre 13 sols = 396 deniers tournois
32 à 35 mm
Tranche en
relief: DOMINE SALVVM FAC REGEM
Gadoury
1987, N°184 / Charlet 1996, p.130, 131 & 295, N°64 & 64a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°399
Aucun flan neuf ne fut frappé à Metz.
Pour les réformations,
cf. ci-devant l'introduction aux écus.
010
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1690 ![]()
1ère Réforme
Ag 13,46 g
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1690 , millésime (sans
point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de gauche de la couronne supérieure
, marque de la 1ère Réforme avec
2 pointes pointant vers le
"listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté.
Quelque 3 exemplaires
survivants: Vente Bourgey, Novembre 1973 / VSO Galerie Numismatique Drouot,
Octobre 1978 et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie.... t.II, 1992 ,
p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
320 € |
930 € |
2.570 € |
|
D 1987 |
200 € |
670 € |
1.780 € |
|
D 1998 |
170 € |
350 € |
490 € |
|
G 2001 |
130 € |
360 € |
670 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
011
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers du 1 / 2 écu blanc (G-D 1978, N°181) alias 1 / 2 écu au buste drapé à
l'antique (D 1998, N°392A) surfrappé
Ag 13,41 g
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1691 , millésime (sans
point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
Aucun point secret dans
l'une ou l'autre des 4 couronnes du Revers
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le "listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers


Survivance:
Droulers n'en avait
recensé qu'un seul exemplaire (cf. Droulers, Encyclopédie.... t.II, 1992 , p.59,
Note 8 / Vente Piollet-Sabatier, Mars 1976): nos 5 exemplaires variés (N°011 à
015) prouvent que ce type est plus courant.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
370 € |
930 € |
2.570 € |
|
G 1987 |
140 € |
400 € |
1.110 € |
|
D 1987 |
200 € |
670 € |
1.780 € |
|
D 1998 |
170 € |
350 € |
490 € |
|
G 2001 |
120 € |
340 € |
590 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
012
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Ag 13,25 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
1691 · , millésime
(avec point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de gauche de la couronne supérieure
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le "listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir N°011
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
013
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Ag 13,47 g
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1691 · , millésime
(avec point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de droite de la couronne inférieure
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le "listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir N°011
Etat de conservation:
TTB+
Prix de réserve:
014
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Ag 13,11 g
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1691 , millésime (sans
point derrière le millésime) sous le buste
Le 9 du millésime
légèrement dédoublé
Revers:
Les 3 fleurs de lys dans
chacune des 4 couronnes du Revers se présentent plutôt comme des "as de
trèfle" que comme des "fleurs de lys
2 points secrets:
> l'un, fin, dans le
"compartiment" de gauche de la couronne supérieure
> l'autre, plus gros,
dans le "compartiment" de droite de la couronne inférieure
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le "listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir N°011
Etat de conservation:
SUP-
Prix de réserve:
015
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Ag 13,37 g
Avers:
, différent
du directeur à 11h30
1691 · , millésime
(avec point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
Haut du Revers quelque
brouillé suite à la Réforme
2 points secrets:
> l'un, fin, dans le
"compartiment" de gauche de la couronne supérieure
> l'autre, plus gros,
dans le "compartiment" de droite de la couronne inférieure
, marque de la 1ère Réforme avec 2
pointes pointant vers le "listel" à 11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir N°011
Etat de conservation:
SUP-
Prix de réserve:
016
Demi-écu aux 8 L (1er
type) 1693 ![]()
1ère Réforme
Ag 13,50 g
Avers:
Quelque peu décentré vers
le bas
, différent
du directeur à 11h30
1693 , millésime (sans
point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
· ET · NA · VREX au lieu
de · ET · NAV· REX
Aucun point secret dans
l'une ou l'autre des 4 couronnes du Revers
, marque de la 1ère Réforme avec 1
pointe pointant vers le "listel" à 11h30
, différent du graveur (de nom inconnu) à
0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers
Ce 1 / 2 écu fut frappé
entre début août 1693 en raison du différent "Trèfle"
du graveur et la mi-octobre 1693 en raison
de la lettre d'atelier "M couronné"
![]()



La "preuve
métallique" que
puis
AA furent bien, successivement,
les lettres d'un seul et même atelier: Metz
Aucun document d'archive ne
fournit à notre connaissance la preuve que le M couronné
fut bien la lettre d'atelier de Metz qui précéda le AA.
Notons qu'un
"trio" de pièces de notre collection, les N°016, 038 et 039, en
fournit la "preuve en quelque sorte métallique".
Ce N°016-ci [le demi-écu aux
8 L (1er type) 1693
], le N°038 [ l'écu aux palmes 1693
] ainsi que le N°039 [l'écu aux
palmes 1693 AA] portent tous trois un
seul et même différent
(ou variante), celui du directeur
Claude-Nicolas Boulard.
Référence:
Liste 4, Wendel,
Frankfurt-am-Main, Dezember 1988, Nr.1027
Survivance:
"Non
signalé" dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D1998 et G 2001.
Donc millésime de toute rareté puisque jamais apparu dans le commerce avant fin 1988, date d'acquisition de cet exemplaire-ci, probablement un unicum survivant (cf. Droulers, Encyclopédie.... t.II, 1992 , p.59, Note 8).
Etat de conservation: SUP-
Prix de réserve:
36 au marc
= 6,799 g [et 6,746 ni 6,86 g]
11 deniers
= 91,67% [et non 85,7%]
Cours
légal: 16 sols 6 deniers = 198 deniers tournois
27 à 28 mm
Tranche cordonnée
Gadoury 1987, N°150 / Charlet 1996, p.130,
131 & 295, N°65 & 65a / Droulers, 2ème Edition, 1998, N°403
Aucun flan neuf ne fut frappé à Metz.
017
Quart d'écu aux 8 L (1er
type) 1691 ![]()
1ère Réforme
Vestiges infimes du 1 / 4
d'écu surfrappé hélas méconnaissable
Au 6,75 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
1691 · , millésime
(avec point derrière le millésime) sous le buste
Revers:
Point secret dans le
"compartiment" de droite de la couronne inférieure
, marque de la 1ère Réforme à
11h30
, différent du graveur à 0h30
, lettre d'atelier au centre du Revers



Survivance:
"Non signalé" dans G-D1978, G 1987 et D 1987.
"Signalé et coté" dans D 1998 et G 2001.
Donc pièce de toute rareté puisque jamais rencontrée dans le commerce avant 1998
A notre connaissance, il n'en subsiste que 2 exemplaires, celui-ci ainsi qu'un autre également dans notre collection à une certaine époque (cf. Droulers, Encyclopédie.... t.II, 1992 , p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
170 € |
300 € |
640 € |
|
G 2001 |
170 € |
370 € |
840 € |
Etat de conservation: FDC -
Prix de réserve:
Pièce de 4
sols provenant de la 1ère Réforme des pièces de 4 sols dit des
Traitants
(dite 4
sols aux 2 L couronnés)
150 au
marc = 1,632 g [et non 1,809 ni 1,83 g]
10 deniers
= 83,33% [et non 79,83%]
Cours
légal: 4 sols = 48 deniers tournois
19 à 20 mm
Tranche
lisse
Gadoury
1987, N°106 / Charlet 1996, p.132, 133 & 295, N°67 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°460
On fabriqua ces pièces en
1691 - 1700 par réformation des pièces de 4 sols dits "des Traitants"
des années 1674 à 1679 qui avaient déjà
circulé durant 17 à 26 ans et dont le
poids, au moment de cette 1ère Réforme, pouvait être de 15 à 20%
inférieur au poids théorique de 1,632g!
Contrairement aux écus
contemporains, ces pièces gardèrent une valeur de compte constante de 4 sols
durant toute la période (1691 – 1700) où elles eurent cours. Elles furent
démonétisées par arrêt du 14/03/1702 avec effet au 30/06, reporté au
30/08/1702.
A Metz, comme dans les autres ateliers, ces 4 sols réformés ne portent aucune marque signalant la Réforme.
Usuellement appelées "Pièces de 4 sols", elles apparaissent aussi sous la curieuse appellation d' "invalides" (cf. Prieur in Rev. num. 1947-1948, p.57 à 117, Note 84).
Tous les millésimes
connus 1691
,
1693
,
1694 AA et 1695 AA de ces pièces de 4 sols figurent dans notre collection.
018
Quatre sols aux 2 L 1691 ![]()
Ag 1,26 g
Avers:
, différent du directeur à 11h30
1691 , millésime sous le buste
Revers:
, différent du graveur à 5h30
, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
50 € |
90 € |
230 € |
|
G 1987 |
30 € |
70 € |
220 € |
|
D 1987 |
60 € |
110 € |
420 € |
|
D 1998 |
30 € |
70 € |
350 € |
|
G 2001 |
20 € |
50 € |
170 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
019
Quatre sols aux 2 L 1693 ![]()
Ag 1,61 g
Avers:
,
différent du directeur à 0h
1693 , millésime sous le buste
Faute de légende: FR ET ΛV REX
Revers:
, différent du graveur à 5h30
, lettre d'atelier à 6h
Cette pièce fut frappée
entre août 1693 en raison du différent "Trèfle" du graveur et la
mi-octobre 1693 en raison de la lettre d'atelier "M couronné"


Référence:
Liste à prix fixes N°39,
Juin 1995, Poinsignon, Strasbourg, N°3045 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978 et G 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1987 |
60 € |
110 € |
420 € |
|
D 1998 |
30 € |
70 € |
350 € |
|
G 2001 |
30 € |
80 € |
250 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
020
Quatre sols aux 2 L 1694
AA
A l'Avers, vestiges du
Revers d'un 4 sols dits "des Traitants" (D 1998 N°456A & B)
Ag 1,57 g
Avers:
,
différent du directeur à 0h
1694 , millésime sous le buste
Revers:
Aucun différent de
graveur à 5h30
AA, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D1978, G 1987 et D 1987
"Signalé et
coté" dans D 1998
"Non signalé"
dans G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais paru dans le commerce avant 1998
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
30 € |
70 € |
350 € |
Prix de réserve:
021
Quatre sols aux 2 L 1695
AA
A l'Avers, vestiges du
Revers d'un 4 sols dits "des Traitants" frappé à Vimy en en
1674/75/76 ou 77 (D 1998 N°456A & B)
Ag 1,47 g
Avers:
,
différent du directeur à 0h
1695 , millésime sous le buste
Revers:
Aucun différent de
graveur à 5h30
AA, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978 et G 1987
"Signalé et
coté" dans D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais paru dans le commerce avant 1987
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1987 |
60 € |
110 € |
400 € |
|
D 1998 |
30 € |
70 € |
350 € |
|
G 2001 |
30 € |
80 € |
250 € |
Prix de réserve:
022
Quatre sols aux 2 L 1695
AA
Ag 1,46 g
Avers & Revers:
Comme le N°021:


Cotes proposées par
Droulers:
Voir le N°021
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
(Nouveau) Sol
douzain (dit sol de 15 deniers alias quinzain aux 8 L)
132 au
marc = 1,854 g
2 deniers
12 grains = 20,83% [et 19,95%]
Cours
légal: 1 sol 3 deniers = 15 deniers tournois
22 à 25 mm
Tranche
lisse
Gadoury
1987, N°91 / Charlet 1996, p.134, 135 & 301, N°98 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°465
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe des sols de 15 deniers
et AA :
En sus des noms ci-dessus, on trouve également les noms d'époque suivants: billon à 15 deniers alias sol de nouvelle fabrication (Arch. Moselle B2415, documents139 & 161). La loi de démonétisation du 10/07/1845 parle de "pièce de 6 liards".
Dans le tableau ci-dessous, figurent les nombres de délivrances D et d'emboîtés B relevés aux Arch. Moselle (B2415, documents 139, 140 & 161).
|
[1] Sols de 15
deniers Flans neufs |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre
de frappe estimé |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 G 2001 |
[6] D 1998 |
|
1693 |
14 |
? |
133.056 < N
≤ 931.392 |
Millésime
tantôt signalé tantôt non |
Peu |
|
1697 AA |
2 |
14 |
115.008 < N
≤ 133.056 |
129.600 puis
123.600 |
123.600 |
Les 15 deniers 1692
Flan
neuf "Signalé mais non confirmé" publiés par Droulers (1998)
n'existent pas (Arch. Moselle B2415, document 161).
Le document 140 indique la valeur de compte [15 sols] des pièces de 15
deniers subsistant dans les boîtes après effectuement de tous les essais. Or il
y eut 2 essais, un pour chacune des 2 délivrances. Le nombre de pièces de 15
deniers dans les boîtes avant les essais se montait donc à:
[15 sols / 15 deniers] + 2 = 14 emboîtés en 1697 AA.
Le chiffre de frappe proposé par Droulers pour 1697 AA s'interprète
comme suit:
123.600 = 9.504 [72 marcs x 132 au marc] x 13 emboîtés.
Droulers admet donc qu'à Metz, en 1697, l'emboîtage se fit selon la
règle officielle de
"1 pièce de 15 deniers emboîtée pour 72 marcs frappés".
D'après les archives subsistantes, il est hélas impossible de le
confirmer pour la Monnaie de Metz. Par
contre, nous avons vérifié que cette règle officielle fut grosso modo suivie à
Lille ("1 pour 9.372 à 12.284"), Lyon ("1 pour 7.742 à
9.680") et Reims ("1 pour 6.137 à 9.312").
Les emboîtés de 1693
étant
inconnus, on peut proposer une estimation bien incertaine du chiffre de frappe
en admettant de 1 à 7 pièces emboîtées pour chacune des 14 délivrances.
Cependant, la fourchette ainsi estimée est peu compatible avec l'extrême rareté
des 15 deniers 1693
.
En fait, il est probable que la règle officielle n'ait pas été appliquée mais
qu'on emboîta selon "1 pour X" avec X bien inférieur à 9.504. Nous
verrons d'ailleurs plus loin que pour les XXX et les XV deniers (en billon de
même titre que ce type-ci) frappés à Metz , on n'appliqua pas non plus la règle
officielle d'emboîtage.
15 deniers sur ancien flan frappés à Metz?
D 1987 cite 1693
rf non coté.
D 1998 se contredit en ne
citant plus le millésime précédent; il cite par contre 1697 AA rf coté et 1698
AA rf non coté.
Pour notre part, nous n'avons jamais vu aucune réformation de ce type.
023
Sol de 15 deniers 1693 ![]()
Billon 1,81 g
Avers:
, différent du graveur à 1h
Pièce frappée, en raison
du différent "Trèfle" du graveur, très exactement le 21/8/1693, date
de la dernière délivrance de l'année 1693
, lettre d'atelier au centre du Revers
Revers:
1693 , millésime entre 11
et 12h
, différent du directeur à 6h


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987 mais sans préciser s'il s'agit d'un flan neuf ou d'une
réformation
"Non signalé"
dans D 1987
"Signalé et
coté" en tant que flan neuf dans D 1998
"Signalé et
coté" en tant que réformation dans G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1998.
Entre 1965 et 2006, nous
n'avons rencontré que cet exemplaire-ci et le N°024 qui suit, dans le commerce
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe
(Archives Moselle B2415,
document 161):
14 délivrances (les 19/2,
7/4, 8/4, 11/4, 13/4, 17/4, 18/4, 19/6, 22/6, 4 délivrances en juillet de dates
précises inconnues et la dernière le 21/8/1693).
"Peu" selon D
1998
Chiffre de frappe estimé:
voir plus haut
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
D 1998 |
90 € |
170 € |
290 € |
|
G 2001 |
40 € |
90 € |
230 € |
.Etat de conservation:
TTB
Prix de réserve:
024
Sol de 15 deniers 1693 ![]()
Flan neuf
Rotation de coins!
Billon 1,49 g
Manque de poids de 19,6%
Avers & Revers:
Comme le N°024


Survivance, cotes:
Comme le N°023
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Cours
légal: 3 deniers tournois
20 à 23 mm
Tranche lisse
Gadoury
1987, N°81 / Charlet 1996, p.134, 135 & 301, N°105 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°480
Appellation d'époque:
Liard à 3 deniers pièce (Arch. Moselle B2415, document 143).
Tous les millésimes
connus 1693
,
1694 AA et 1697 AA figurent dans notre collection. Dans leur première édition
(G-D 1978), Gadoury et Droulers avaient omis de mentionner 1693
et 1694 AA bien que ce dernier figurât dans
la Collection Jules Florange ("Numismatique lorraine", Vente Drouot,
Paris, 13-15/12/1937, N°387).
025
Cu 3,67 g
Avers:
, différent de ??? à 0h
1693 · , millésime
(avec point derrière) de 4 à 5h
Revers:
· DE ·, point de part et d'autre de DE
, lettre d'atelier entre 2 fleurs de lys
Pièce frappée avant la
mi-octobre 1693 en raison de la lettre d'atelier "M couronné"


Survivance:
"Non signalé" dans G-D 1978
"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
40 € |
110 € |
400 € |
|
D 1987 |
60 € |
130 € |
350 € |
|
D 1998 |
40 € |
80 € |
170 € |
|
G 2001 |
40 € |
80 € |
300 € |
Etat de conservation: SUP-
Prix de réserve:
026
Cu 3,58 g
Chevauchement de flans (=
"Zainende")
Avers:
La légende d'Avers est
différemment ponctuée que celle du N°025
, différent de ??? à 0h
1693 , millésime (sans
point derrière) de 4 à 5h
Revers:
· DE ·, point de part et d'autre de DE
, lettre d'atelier entre 2 fleurs de lys
Pièce frappée avant la
mi-octobre 1693 en raison de la lettre d'atelier "M couronné"


Survivance et cotes:
Voir le N°025
Etat de conservation: TB+
Prix de réserve:
027
Cu 3,45 g
Avers:
, différent de ??? à 0h
1694 , millésime (sans
point derrière) de 4 à 5h
Revers:
DE , sans point de part
et d'autre de DE
monogrammé, lettre d'atelier entre 2 fleurs
de lys


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987
"Signalé mais non
coté" dans D 1987
"Signalé et
coté" dans D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté bien que figurant déjà dans la Collection Jules Florange en 1937.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury et Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
D 1998 |
40 € |
80 € |
170 € |
|
G 2001 |
30 € |
70 € |
250 € |
Prix de réserve:
028
Cu 3,32 g
Avers:
, différent de ??? à 0h
1697 · , millésime
(avec point derrière) de 4 à 5h
Revers:
DE , sans point de part
et d'autre de DE
monogrammé, lettre d'atelier entre 2 fleurs
de lys


Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury et Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
70 € |
140 € |
420 € |
|
G 1987 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
D 1987 |
40 € |
100 € |
330 € |
|
D 1998 |
40 € |
80 € |
170 € |
|
G 2001 |
30 € |
70 € |
250 € |
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
029
Liard de France au buste
âgé 1697 AA
Cu 2,97 g
Avers:
N A · au lieu de N A
V ·
, différent de ??? à 0h
1697 , millésime de 4 à
5h
Revers:
DE , sans point de part
et d'autre de DE
monogrammé, lettre d'atelier entre 2 fleurs
de lys


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir le N°028
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
030
Liard de France au buste
âgé 1697 AA
Cu 3,21 g
Avers:
, différent de ??? à 0h
1697 , millésime (sans
point derrière) de 4 à 5h
Revers:
· DE · , avec
point de part et d'autre de DE
monogrammé, lettre d'atelier entre 2 fleurs
de lys


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir le N°028
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
031
Liard de France au buste
âgé 1697 AA
Cu 3,34 g
Avers & Revers:
Comme le N°030:


Etat de conservation: TTB
18 1/8 au marc = 13,504 g [et non 13,385
g]
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 28 livres = 6.720 deniers tournois
28 à 30 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°260 / Charlet 1996, p.138, 139 & 285, N°21 & 21a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°265
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe des doubles louis aux 4 L, louis aux 4 L et demi-louis
aux 4 L AA:
La lecture des archives pose
souvent quelque problème puisque les appellations actuelles de double louis aux
4 L, louis aux 4 L et demi-louis aux 4 L propagées par les collectionneurs
n'étaient pas du tout les appellations d'époque:
¤ Noms
d'époque du "double louis d'or aux 4 L des collectionneurs" (Arch.
Moselle B2415, documents 139, 143, 146,148, 151, 152, 153, 157, 159 et 170):
¤¤ Louis en quadruples de 28 livres
¤¤ Quadruples louis
¤¤ Or en quadruples à 28 livres
¤¤ Or quadruple
¤¤ Espèces quadruples
¤¤ Quadruples à 28
livres l'une
L'appellation
"double louis" ne fut jamais utilisée de 1693 à 1698 inclus. Mais on
la trouve en 1699 – 1700:
¤¤ Doubles louis d'or valant 28 livres
l'un (Arch. Moselle B2415, documents 132 & 137)
¤ Noms d'époque du "louis
d'or aux 4 L des collectionneurs" (Arch. Moselle B2415, documents 143
& 170):
¤¤ Louis en doubles de14 livres
¤¤ Double louis de 14 livres
¤¤ Louis de 14 livres
¤ Nom d'époque du
"demi-louis d'or aux 4 L des collectionneurs" (Arch. Moselle B2415,
documents 143 & 170).:
¤¤ Louis (en louis) de 7 livres
A l'époque, le Revers n'était
pas décrit comme étant simplement aux 4 L mais comme étant, de façon très
précise, "aux 4 L et 4 fleurs de lys couronnés" (Arch. Moselle B2415,
document 132)
Dans le tableau ci-dessous, nous avons rassemblé les nombres de
délivrances D et d'emboîtés B relevés aux Archives de la Moselle (B2415,
documents 132, 137, 139, 140, 146, 148, 153, 157 et 159).
|
Doubles louis aux
4 L Flans neufs |
D |
B |
Chiffre
de frappe N estimé
selon la règle
officielle "1
pour 400" |
G-D 1978 G 1987 D 1987 D 1998 G 2001 |
|
1694 AA |
18 |
47 |
11.600 <
N ≤ 18.800 |
18.800 |
|
1695 AA |
10 |
31 |
8.400 <
N ≤ 12.400 |
8.400 |
|
1696 AA |
8 |
26 |
8.800 <
N ≤ 10.400 |
7.200 |
|
1697 AA |
5 |
18 |
5.200 <
N ≤ 7.200 |
5.200 |
|
1699 AA |
4 |
8 |
1.600 <
N ≤ 3.200 C. de f.
exact: 2.104 |
2.104 |
Gadoury et Droulers (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001) signalent une émission de 4.000 doubles louis aux 4 L 1693 AA: elle n'a jamais existé (cf. l'introduction aux doubles louis à l'écu).
Vérifions d'abord si la règle officielle d'emboîtage "1 pour 400" fut bien respectée à la Monnaie de Metz.
Cette vérification est exceptionnellement possible en 1699 puisque pour les doubles-louis 1699 AA Flan neuf, les archives indiquent explicitement tout à la fois les nombres de délivrances, de doubles-louis emboîtés et de doubles-louis frappés (Archives Moselle B2415, documents 132 & 137):
|
Délivrances 1699 AA |
Doubles-louis
emboîtés |
Doubles-louis
frappés
|
|
25/02/1699 |
2
exemplaires |
465
exemplaires |
|
23/10/1699 |
2
exemplaires |
452
exemplaires |
|
12/11/1699 |
2
exemplaires |
620
exemplaires |
|
10/12/1699 |
2
exemplaires |
567
exemplaires |
|
Totaux |
8
exemplaires |
2.104
exemplaires |
Ce tableau prouve qu'à Metz, on emboîta bien selon la règle de
"1 pour 400", de façon plus précise, de
"1 double louis emboîté par tranches entières de 400 doubles-louis frappés" plus un double-louis additionnel pour la "dernière tranche incomplète" comportant de 1 à 399 doubles-louis frappés.
Pour estimer les chiffres de frappe des années 1694 AA à 1697 AA, Gadoury et Droulers se basent sur la règle officielle ont multiplié par 400 les emboîtés:
18.800 = 400 x 47 emboîtés en 1694
8.400 = 400 x 21 emboîtés en 1695
7.200 = 400 x 18 emboîtés en 1696 et
5.200 = 400 x 13 emboîtés en 1697.
Pour 1694, le nombre annuel d'emboîtés est exact puisqu'on
le trouve explicitement dans les documents 157 & 159 (Arch. Moselle B2415)
avec sa valeur de compte 47 x 28 livres = 1.316 livres ainsi qu'avec les
emboîtés pour chacune des délivrances. Pour 1695, 1696 et 1697, les documents
139, 140, 146, 148 et 153 (Arch. Mos. B2415) sont moins explicites et Droulers
les a, à notre avis, mal interprétés. Ces documents précisent que les boîtes
contenaient, en doubles louis, des valeurs de compte de 588, 504 et 364 livres
respectivement pour 1695, 1696 et 1697 AA. Droulers divise ces valeurs de
compte par 28 livres, valeur de compte d'un double louis à l'époque, et conclut
à la présence de 21, 18 et 13 doubles
louis respectivement dans les boîtes. Il y a là erreur d'interprétation: Droulers en effet n'a pas noté que ces
valeurs de 588, 504 et 364 livres correspondaient aux doubles louis restant
dans les boîtes après effectuement de tous les essais. Or on sacrifiait
1 pièce emboîtée par essai et l'on procédait à 1 essai par délivrance. Les
quantités de dopuibles louis présents dans les boîtes avant effectuement des
essais
se montait donc à
21 + 10 = 31 emboîtés en 1695
18 + 8 = 26 emboîtés en 1696 et
13 + 5 = 18 emboîtés en 1697
puisqu'il y eut respectivement 10, 8 et 5 délivrances en 1695, 1696 et 1697.
Notre manière d'interpréter les documents de 1695, 1696 et 1697, se justifie pleinement à la lecture des documents 132 et 137 particulièrement explicites de l'année 1699. Il y eut en 1699 4 délivrances de doubles louis ainsi qu'une délivrance d'écus pour lesquelles on emboîta 4 x 2 = 8 doubles louis et 1 x 2 = 2 écus. Dans le document 132, on lit: "les deniers d'or et d'argent qui restent en entier, les peurlles et parties d'Iceles qui ont esté essayez, lesquels deniers d'or et d'argent montant a 113 livres 11 sols savoir l'or à la somme de 110 livres et l'argent a celle de 3 livres 11 sols". Ces 110 livres pour l'or et ces 3 loivres 11 sols pour l'argent correspondent bien aux doubles louis et à l'écu subsistant dans les boîtes après effectuement des essais:
8 doubles louis emboîtés – 4 doubles louis sacrifiés pour les 4 essais = 4 doubles louis restants valant 4 x 27 livres 10 sols = 110 livres
2 écus emboîtés – 1 écu sacrifié pour l'unique essai = 1 écu restant valant 1 x 3 livres 11 sols = 3 livres 11 sols.
Ces digressions étaient hélas indispensables pour démonter que les emboîtés pour 1695, 1696 et 1697 n'étaient pas de 21, 18 et 13 comme admis par Droulers mais de 31, 26 et 18.
Pour les doubles-louis
aux 4 L 1694 AA Flan neuf [c'est-à-dire pour les 2 variétés sans puis avec
différent "Hermine" confondues], les archives signalent:
18 délivrances entre le
29/01/1694 et le 31/12/1694 et
47 doubles-louis emboîtés
au total
D'où
400 x (47 – 18) <
Chiffre de frappe estimé ≤ 400 x 47
soit
11.600 < Chiffre de frappe estimé ≤ 18.800 exemplaires
On peut
"affiner" ce chiffre de frappe.
Il y eut en effet en 1694
d'abord des
¤ Doubles louis aux 4 L 1694 AA Flan neuf ne portant pas le différent "Hermine":
Il
y eut
2
délivrances les 29/01/1694 et 20/02/1694 avant l'entrée en fonction le
09/03/1694 du graveur Isaac Pantaléon et
8
doubles louis emboîtés au total.
D'où
le chiffre de frappe estimé des doubles-louis aux 4 L 1694 AA Flan neuf ne
portant pas le différent "Hermine":
400
x (8 – 2) < Chiffre de frappe estimé ≤ 400 x 8
soit
2.400 < Chiffre de
frappe estimé ≤ 3.200 exemplaires
puis
des
¤ Doubles louis aux 4 L 1694 AA Flan neuf portant le différent "Hermine":
Ces
doubles-louis là donnèrent lieu, après l'entrée en fonction le 09/03/1694 du
graveur Isaac Pantaléon, à
16
délivrances entre le 10/03/1694 et le 31/12/1694 et à
39
doubles-louis emboîtés au total.
D'où
le chiffre de frappe estimé des doubles-louis 1694 AA Flan neuf portant le
différent "Hermine" comme le N°032 ci-après:
400
x (39 – 16) < Chiffre de frappe estimé ≤ 400 x 39
soit
9.200 < Chiffre de
frappe estimé ≤ 15.600 exemplaires
A Metz, on ne frappa ni louis aux 4 L ni demi-louis aux 4 L sur flans neufs.
La frappe d'or aux 4 L
1693
rf entre le 02/10 et le 15/10/1693 n'est pas
impossible (on frappa bien, durant cette courte période, des écus aux palmes
1693
)
mais n'a jamais été confirmée.
¤ Doubles louis aux 4 L
AA rf:
1693
AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N2
≤ 27.165
exemplaires s'il y en eut
En effet, selon une communication privée de Droulers datée du
05/11/1981, l'or 1693 AA rf frappé dans le cadre de la 2ème Réforme
se monta au total à 760.627 livres soit à 760.627 / 14 livres = 54.330.
Nous ignorons hélas la source de cette information....en
tout cas pas les archives de la Monnaie de Metz (Arch. Moselle).
D'où
la relation:
2 N2 + 1 N1 + ½ N1/2
= 54.330
1694 AA rf
1697
AA rf: ≥ 1 exemplaire (Arch. Moselle B2415, document 170)
1698
AA rf: ≥ 20 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143)
¤ Louis aux 4 L AA rf:
1693
AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N1 ≤ 54.330 exemplaires s'il y en eut.
Droulers (D 1998), sans preuve à l'appui, admet que N1 = 54.330 donc qu'on ne frappa ni double louis ni
demi-louis aux 4 L 1693 AA rf .
1694
AA rf
1696
AA rf
1697
AA rf: ≥ 143 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 170)
1698
AA rf: ≥ 471 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143)
¤ Demi-louis aux 4L AA
rf:
1693
AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N1/2 ≤ 108.660 exemplaires s'il y en eut.
"Signalé mais non confirmé" selon D 1998 qui se contredit donc puisqu'il admet par ailleurs qu'on ne frappa que des louis 1693 AA rf.
1694
AA rf
1697
AA rf: ≥ 6 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 170)
1698
AA rf: ≥ 56 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143)
032
Flan neuf
Avers:
, différent de ?? à 0h
, différent du graveur à 5h30 "derrière
le millésime"
Donc double-louis frappé
après le 09/03/1694 en raison de la présence du différent "Hermine"
d'Isaac Pantaléon
1694 , millésime sous le
buste
Revers:
Noter la disposition "anormale" des 4 L (le motif central a subi
une rotation d'un quart de tour). Cette disposition, très peu courante, se
rencontre à l'occasion pour d'autres ateliers que Metz: cf. les photos
illustrant les N°267 et 267a (Droulers 1998).
Remarquons que pour ce même millésime 1694 AA, il existe des
doubles-louis avec "disposition normale" des 4 L (cf. Vente Vinchon,
Monte-Carlo, 12-13/11/1982, N°273).
, différent du directeur à 11h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers



Référence:
20ème VSO
Burgan, Paris, 16/12/1989, N°72 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1978.
Quelque 3 exemplaires
seulement connus: Vente Bourgey, Décembre 1978 / Vente Vinchon, Novembre 1982
et cet exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie... t. II, 1992, p.59, Note 8).
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe:
Voir plus haut.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
2.220 € |
4.000 € |
7.770 € |
|
D 1987 |
3.780 € |
6.660 € |
12.210 € |
|
D 1998 |
1.360 € |
2.700 € |
4.090 € |
|
G 2001 |
1.680 e |
2.850 € |
5.030 € |
Etat de conservation:
TTB+
Prix de réserve:
033
Double louis aux 4 L 1695
AA
2ème Réforme
Avers:
, différent de ?? à 0h
, différent du graveur à 6h30 "devant
le millésime"
1695 , millésime sous le
buste
Revers:
Contrairement au N°032, pour cet exemplaire-ci, la disposition des 4 L
est "normale"
, marque de la 2ème Réforme à 11h 30
, différent du directeur à 0h30 alors que sur
le N°032, il était situé à 11h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998.
"Signalé et
coté" dans G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce jusqu'à ce jour (cf. Droulers,
Encyclopédie... t. II, 1992, p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 2001 |
1.510 € |
2.510 € |
4.690 € |
Prix de réserve:
36 ¼ au marc = 6,752 g [et non 6,692 g]
22 carats
= 91,67%
24 à 26 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°252 / Charlet 1996, p.138, 139 & 285, N°22 & 22a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°266
On ne frappa jamais de louis aux 4 L AA fn.
034
Louis aux 4 L 1694 AA
2ème Réforme
Coin d'Avers rouillé
Au 6,692 g
Avers:
, différent de ?? à 11h45
, différent du directeur à l'Avers à 0h alors
que sur le N°032, il était situé au Revers à 11h30
, différent du graveur à 5h "derrière le
millésime"
La présence du différent
"Hermine" prouve que ce louis fut frappé après le 09/03/1694, date de
prise de fonction du graveur Isaac Pantaléon
1694 , millésime sous le
buste
Revers:
Contrairement au N°032, pour cet exemplaire-ci, la disposition des 4 L
est "normale"
, marque de la 2ème Réforme à 11h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Survivance:
Quelque 2 exemplaires
survivants seulement, celui-ci et le suivant (cf. Droulers, Encyclopédie... t.
II, 1992, p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
1.870 € |
3.270 € |
6.780 € |
|
G 1987 |
560 € |
930 € |
2.440 € |
|
D 1987 |
620 € |
1.220 € |
4.000 € |
|
D 1998 |
420 € |
610 € |
1.060 € |
|
G 2001 |
450 € |
800 € |
1.340 € |
Prix de réserve:
035
Louis aux 4 L 1694 AA
2ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Revers et Avers du louis à l'écu 1691 N surfrappé (D 1998 N°258A)
Au 6,700 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
, différent du graveur à 5h "derrière le
millésime"
La présence du différent
"Hermine" prouve que ce louis fut frappé après le 09/03/1694, date de
prise de fonction du graveur Isaac Pantaléon
1694 , millésime sous le
buste
Revers:
Contrairement au N°032, pour cet exemplaire-ci, la disposition des 4 L
est "normale"
, marque de la 2ème Réforme à 11h30
, différent du directeur à 0h30. Il s'agit là
de la variante la plus rare du différent de Claude-Nicolas Boulard que
l'on trouve plus habituellement avec des "flammes au-dessus de la boule
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Référence:
Vente Vinchon,
Monte-Carlo, 14-15/11/1981, N°299 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Comme le N°034
Cotes:
Comme le N°034
Prix de réserve:
036
Louis aux 4 L 1696 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges de
l'Avers d'un louis d'or de Louis XIII
Au 6,704 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
, différent du graveur non visible peut-être
dans la zone "brouillée" "devant le millésime"
(16)96 , millésime sous
le buste (les 2 premiers chiffres du millésime sont "brouillés")
Revers:
Contrairement au N°032, pour cet exemplaire-ci, la disposition des 4 L
est "normale"
, marque de la 2ème Réforme à 11h30
, différent du directeur à 0h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Référence:
Catalogue à prix marqués,
G. Cadoret, Vannes, Janvier 1992, p.27 (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Quelque 2 exemplaires
survivants seulement: Vente Vinchon, Décembre 1974 et cet exemplaire-ci (cf.
Droulers, Encyclopédie... t. II, 1992, p.59, Note 8).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
1.870 € |
3.270 € |
6.780 € |
|
G 1987 |
560 € |
930 € |
2.440 € |
|
D 1987 |
670 € |
1.380 € |
4.220 € |
|
D 1998 |
420 € |
610 € |
1.060 € |
|
G 2001 |
500 € |
840 € |
1.420 € |
Prix de réserve:
72 ½ au marc = 3,376 g [et non 3,346 g]
22 carats
= 91,67%
20 à 21 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°240 / Charlet 1996, p.138, 139 & 287, N°23 & 23a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°267
Aucun demi-louis aux 4 L fn ne fut jamais frappé à Metz.
037
Demi-louis aux 4 L 1694
AA
2ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Avers et Revers du 1 / 2 louis d'or à la mèche longue 1646 A à
1654 A surfrappé (D 1998 N°218)
Avers:
, différent de ?? à 0h
Aucun différent de
graveur ni à l'Avers ni au Revers ce qui prouve que cette pièce fut frappée
avant le 09/03/1694, date d'entrée en fonction du graveur Isaac Pantaléon qui
se mit à apposer comme différent son "Hermine" ![]()
1694 , millésime sous le
buste
Revers:
Contrairement au N°032, pour cet exemplaire-ci, la disposition des 4 L
est "normale"
, marque de la 2ème Réforme à 11h30
, différent du directeur à 0h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce avant 1987.
Il semblerait qu'il
s'agisse là du seul exemplaire survivant.
Droulers (cf.
Encyclopédie....t.II, 1992, p.59, Note 9) cite bien un exemplaire au British
Museum mais, renseignement pris auprès du British Museum, cette information
serait fausse
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
670 € |
1.550 € |
4.000 € |
|
D 1987 |
800 € |
1.550 € |
4.000 € |
|
D 1998 |
400 € |
610 € |
1.310 € |
|
G 2001 |
500 € |
1.010 € |
2.010 € |
Prix de réserve:
9 au marc
= 27,195 g [et non 27,142 g ni 27,449 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 3 livres 12 sols = 864 deniers tournois
38 à 41 mm
Tranche en relief: DOMINE SALVVM FAC REGEM
Sobin
1974, Type N°10 / Gadoury 1987, N°217 / Charlet 1996, p.138, 139 & 295,
N°68 & 68a / Droulers, 2ème Edition, 1998, N°410
Délivrances, emboîtés
et chiffre de frappe des écus, demi-écus, quarts d'écu et douzièmes d'écu aux
palmes
puis AA:
Signalons d'abord que les
appellations actuelles (nous venons de les rappeler) propagées par les
collectionneurs n'étaient pas du tout les appellations d'époque (Arch.
Moselle B2415, documents 132, 137, 139, 143, 146, 148 et153):
¤ Noms
d'époque de l' "écu aux palmes des
collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 3 livres 12 sols alias de 72 sols
¤¤ Louis d'argent en écus de 72 sols l'un
¤¤ Ecus de 3 livres 12 sols alias de 72 sols
¤¤ "Espèces d'argent escus a 72 sols"
¤ Noms
d'époque du "demi-écu aux palmes des collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 36 sols
¤¤ Demi-écu de 36 sols
¤ Noms d'époque du "quart
d'écu aux palmes des collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 18 sols
¤¤ Quart d'écu de 18 sols
¤¤ Espèce de 16 sols 6 deniers
¤ Nom
d'époque du "douzième d'écu aux palmes des collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent de 6 sols
¤¤ Pièce de 6 sols
Nous indiquons dans le tableau
ci-dessous les nombres de délivrances D
et d'emboîtés B relevés aux Archives de la Moselle (B2415, documents
132, 137, 139, 140, 146, 148 et 153). en colonne [4], nous indiquons les
fourchettes de chiffre de frappe
estimées selon la règle officielle de "1 pour 648". En colonne
[5], nous rappelons les estimations proposées par Gadoury & Droulers.
|
[1] Ecus aux palmes Flans neufs |
[2] D |
[3] B |
[4] Chiffre
de frappe N estimé
selon "1
pour 648" |
[5] G-D 1978 G 1987 D 1987 D 1998 G 2001 |
|
1695 AA |
2 |
12 |
6.480 <
N ≤ 7.776 |
6.120 |
|
1696 AA |
2 |
18 |
10. 368 < N ≤ 11.664 |
9.792 |
|
1697 AA |
1 |
14 |
8.424 <
N ≤ 9.072 |
7.956 |
|
1699 AA |
1 |
2 |
648 < N
≤ 1.296 Ch. de
fr. exact: 1.083 |
1.083 |
Vérifions d'abord si la
règle officielle de
"1 écu emboîté pour
72 marcs délivrés sous forme d'écus" , autrement dit
"1 écu emboîté pour
648 [72 marcs x 9 au marc] écus délivrés"
fut bien respectée à
Metz.
Cette vérification peut
se faire pour les écus 1699 AA (Archives Moselle B2415, documents 132 &
137) puisqu'exceptionnellement, les archives indiquent tout à la fois le nombre
de délivrances (1 seule), le nombre d'écus 1699 AA emboîtés (2) et le nombre
exact d'écus 1699 AA frappés (1.083
exemplaires) ce qui conduit à
648 x (2 – 1) <
Chiffre de frappe estimé ≤ 648 x 2
soit
648 < Chiffre de frappe estimé ≤ 1.296
exemplaires en parfait accord avec les 1.083 effectivement frappés.
Comment Gadoury et
Droulers ont-ils calculé leurs estimations (colonne [5])?
6.120 (= 612 [72 marcs
x 8,5 au marc] x 10 emboîtés) en 1695
9.792 (= 612 [72 marcs
x 8,5 au marc] x 16 emboîtés) en 1696 et
7.956 (= 612 [72 marcs
x 8,5 au marc] x 13 emboîtés) en 1697.
Ces estimations de
Gadoury & Droulers sont fausses pour 2 raisons:
>
la règle d'emboîtage "1 pour 612" utilisée par Gadoury & Droulers
suppose des écus de taille 612 / 72 = 8 ½ au marc alors que la taille exacte
est de 9 au marc
>
le nombre d'écus emboîtés en 1695, 1696 et 1697 ne fut pas de 10, 16 et 13 mais
de 12, 18 et 14.
Pour calculer les emboîtés des années 1695, 1696 et 1697, Gadoury & Droulers se sont basés sur des archives précisant que les boîtes contenaient, en écus, des valeurs de compte de 36 livres, 57 livres 12 sols et 46 livres 16 sols respectivement pour les années 1695 (Archives Moselle B2415, document 153), 1696 (Archives Moselle B2415, document 148) et 1697 (Archives Moselle B2415, document 140). Gadoury & Droulers, en divisant ces valeurs de compte par 3 livres 12 sols, valeur de compte d'un écu à l'époque, concluent à la présence de 10, 16 et 13 écus emboîtés pour 1695, 1696 et 1697 respectivement.
En fait, les archives
précisent qu'il s'agit là des emboîtés subsistants après effectuement de
tous les essais. Or on sacrifiait 1 pièce emboîtée par essai et l'on
procédait à un essai par délivrance. Les emboîtés avant effectuement des
essais se montaient donc à 10 + 2 = 12, 16 + 2 = 18 et 13 + 1 = 14 écus
emboîtés respectivement pour 1695, 1696 et 1697.
A Metz, on ne frappa
jamais ni écus, ni demi-écus, ni quarts d'écu, ni douzième d'écu aux palmes sur
flan neuf.
Réformations recensées?
¤ Ecu aux palmes
puis AA rf:
¤¤
1693
rf (frappe entre le 02 et le 15/10/1693): n1 (très peu!) exemplaires (Liste Jules Florange N°8, , Paris, 1894,
N°135)
Selon une communication privée de Droulers datée du
05/11/1981, l'argent 1693
puis AA rf frappé dans le cadre de la 2ème
Réforme se monta au total à 856.400,5 livres soit à 856.400,5 / 3 livres 12
sols = 237.889.
Nous ignorons hélas la source de cette information....en
tout cas pas les archives de la Monnaie de Metz (Arch. Moselle).
D'où
la relation:
1 n1 + 1 N1 + 1/2 n1/2
+ 1/2 N1/2 +
1/4 N¼ + 1/12 N1/12
= 237.889
Droulers lui-même a du douter de l'exactitude de cette
information puisque nous ne la retrouvons nulle part dans ses éditions de 1987
et 1998!
¤¤
1693 AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N1 ≤ 237.889 exemplaires ?
¤¤
1694 AA rf
¤¤
1695 AA rf
¤¤
1697 AA rf: ≥ 723 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 170)
¤¤ 1698 AA rf: ≥ 850 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143)
¤¤
1699 AA rf
¤ Demi-écu aux palmes
puis AA rf:
¤¤
1693
rf (frappe entre le 02 et le 15/10/1693): n1/2 (Très
peu!) exemplaires
(Vente Poindessault, Décembre 1971)
¤¤
1693 AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N1/2 ≤ 475.778 exemplaires ?
¤¤
1694 AA rf
¤¤
1695 AA rf
¤¤
1697AA rf: ≥ 750 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 170). Son
existence est par ailleurs confirmée par le N°052 de notre collection (8 sur
7).
¤¤
1698 AA rf: ≥ 1.308 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143).
"Peu" selon D 1987 et 1998.
¤¤
1699 AA rf
¤ Quart d'écu aux palmes AA rf:
¤¤
1693 AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N1/4 ≤
951.556 exemplaires ?
¤¤ 1694 AA rf: ?
Signalé sans photo dans "Sélection thématique N°13, Burgan, Paris,
Décembre 1988, N°126", il s'agissait en fait d'une pièce sortie d'un autre
atelier (nous avons eu cette pièce en mains).
¤¤ 1695 AA rf: Le N°055 de notre collection, millésime jamais signalé à ce jour
¤¤
1697 AA rf: ≥ 194 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 170)
¤¤
1698 AA rf: ≥ 124 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143)
¤ Douzième d'écu aux
palmes AA rf:
¤¤
1693 AA rf (frappe à partir du 15/10/1693): N1/12 ≤ 2.854.668 exemplaires ??
¤¤
1694 AA rf
¤¤
1695 AA rf: Le N°057 de notre collection, millésime jamais signalé à ce jour
¤¤
1697 AA rf: ≥ 60 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 170)
¤¤
1698 AA rf: ≥ 588 exemplaires (Arch. Moselle B2415, document 143)
Survivance des écus aux
palmes
puis AA:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
588 écus aux palmes [ca
12,5% de flans neufs contre ca 87,5% de réformes] dont
163 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
001 écu 1693 "M couronné" et
022 écus 1693 à 1701 AA pour Metz.
038
Ecu aux palmes 1693 ![]()
2ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu aux 8 L (1er type) de l'atelier de
Paris
Avers:
N Λ V au lieu de N A V
, différent de ?? à 0h
, différent du directeur à 0h30
, différent du graveur à 5h
Revers:
1693 , millésime de 10h à
11h30
·
· , marque (avec point de part et d'autre) de la 2ème
Réforme à 0h
, lettre d'atelier à 6h
Ecu frappé entre le
02/10/1693 (à cause du type aux palmes) et le 15/10/1693 en raison de la lettre
d'atelier "M couronné"
Cet écu-ci (N°038) aux palmes 1693
,
le suivant (N°039) aux palmes 1693 AA et le demi-écu (N°016) aux 8 L (1er
type) 1693
fournissent la "preuve métallique"
que la lettre d'atelier
fut bien celle de la Monnaie de Metz avant
AA (Voir sous le N°016).


Survivance:
1 seul exemplaire 1693
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre
588 exemplaires pour tous ateliers et millésimes confondus.
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants)
Droulers (D 1998, p.350,
Note 1) insiste sur la très grande rareté de ce millésime:
"Pièce très rare
sans doute frappée en octobre 1693 seulement avant que Metz n'adopte le
AA".
Apparemment plus que 2
exemplaires survivants: celui de la Liste Florange cité dans l'introduction et
celui-ci trouvé en Pologne.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
2ème Réforme 1974 |
2.740 € |
6.170 € |
10.980 € |
|
G-D 1978 |
610 € |
1.640 € |
3.740 € |
|
G 1987 |
290 € |
780 € |
2.000 € |
|
D 1987 |
400 € |
1.110 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
430 € |
780 € |
1.310 € |
|
G 2001 |
250 € |
540 € |
1.090 € |
Etat de conservation:
TTB-
Prix de réserve:
039
Ecu aux palmes 1693 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu aux 8 L (1er type)
Ag 26,84 g
Avers:
N Λ V au lieu de N A V
, différent de ?? à 0h
, différent du directeur à 0h30
Aucun différent de
graveur comme c'est le cas à Metz pour les pièces frappées entre la mi-octobre
1693 et le 09/03/1694
Revers:
1693 , millésime de 10h à
11h30
, marque (sans point de part et d'autre) de la 2ème Réforme à
0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h
Ecu frappé à partir de la
mi-octobre 1693
Cet écu-ci (N°039) aux palmes 1693 AA , le précédent (N°038) aux palmes
1693
et le demi-écu (N°016) aux 8 L (1er
type) 1693
fournissent la "preuve métallique"
que la lettre d'atelier
fut bien celle de la Monnaie de Metz avant
AA (Voir sous le N°016).


Survivance:
5 exemplaires 1693 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 588 exemplaires pour tous ateliers
et millésimes confondus.
Donc de rareté R3 (5 à 15
exemplaires survivants).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3
2ème Réforme 1974 |
2.060 € |
4.460 € |
8.920 € |
|
G-D 1978 |
560 € |
1.400 € |
3.500 € |
|
G 1987 |
220 € |
670 € |
1.780 € |
|
D 1987 |
290 € |
840 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
230 € |
350 € |
630 € |
|
G 2001 |
180 € |
400 € |
750 € |
Prix de réserve:
040
Ecu aux palmes 1694 AA
2ème Réforme
Ag 27,07 g
Avers:
,
différent de ?? à 0h
, différent du directeur à 0h30
, différent de graveur à 5h.
Donc frappé après le 09/03/1694, date de prise de fonction d'Isaac
Pantaléon, le graveur à l' "Hermine"
Revers:
1694 , millésime de 10h à
11h30
·
· , marque (avec point de part et d'autre) de la 2ème
Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
10 exemplaires 1694 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 588 exemplaires pour tous ateliers
et millésimes confondus.
Donc de rareté R3 (5 à 15
exemplaires survivants).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R3
2ème Réforme 1974 |
2.060 € |
4.460 € |
8.920 € |
|
G-D 1978 |
330 € |
1.070 € |
2.800 € |
|
G 1987 |
170 € |
510 € |
1.510 € |
|
D 1987 |
330 € |
840 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
150 € |
260 € |
540 € |
|
G 2001 |
150 € |
300 € |
670 € |
Etat de conservation: TTB
/ SUP
Prix de réserve:
041
Ecu aux palmes 1695 AA
Flan neuf
Ag 27,02 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
, différent de graveur à 5h (alors qu'il se
trouve à 7h sur l'exemplaire N°042)
Revers:
, différent du directeur à 10h (sur
l'exemplaire N°042, ce même différent se trouve à l'Avers)
1695 , millésime de 10h à
12h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
4 exemplaires 1695 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 588 exemplaires pour tous ateliers
et millésimes confondus.
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants).
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Délivrances, emboîtés et
chiffre de frappe:
Pour 1695 AA (Archives
Moselle B2415, document 153), il y eut
2 délivrances les
22/07/1695 et 30/07/1695 et
12 (= 10 + 2) écus
emboîtés au total.
Pour le reste, cf.
l'introduction.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
Flan neuf 1974 |
4.120 € |
9.260 € |
16.460 € |
|
G 1987 |
330 € |
840 € |
2.110 € |
|
D 1987 |
330 € |
840 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
260 € |
430 € |
680 € |
|
G 2001 |
270 € |
550 € |
1.170 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
042
Ecu aux palmes 1695 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu de Navarre au buste juvénile (2ème
type) frappé à Saint-Palais de 1664 à 1671 (D 1998 N°325)
Ag 26,96 g
Avers:
, différent de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h (sur
l'exemplaire N°041, ce même différent figurait au Revers)
, différent du graveur à 7h (alors qu'il se
trouve à 5h sur l'exemplaire N°041)
Revers:
1695 , millésime de 10h à
12h
·
· , marque (avec point de part et d'autre) de la 2ème
Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
2ème Réforme 1974 |
2.740 € |
6.170 € |
10.980 € |
|
G-D 1978 |
560 € |
1.400 € |
3.430 € |
|
G 1987 |
220 € |
670 € |
1.890 € |
|
D 1987 |
330 € |
840 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
190 € |
300 € |
570 € |
|
G 2001 |
170 € |
370 € |
700 € |
Etat de conservation: TTB
/ SUP
Prix de réserve:
043
Ecu aux palmes 1697 AA
Flan neuf
Ag 27,24 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
, différent de graveur à 5h (alors qu'il se
trouve à 7h sur l'exemplaire N°042)
Revers:
, différent du directeur à 10h (sur
l'exemplaire N°042, ce même différent se trouve à l'Avers)
1697 , millésime de 10h à
12h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
1 seul exemplaire 1697 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 588 exemplaires pour tous ateliers
et millésimes confondus.
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants).
Ce millésime semble ne
survivre qu'à 2 exemplaires: Münzen & Medaillen, Liste, Juillet 1977 et cet
exemplaire-ci (cf. Droulers, Encyclopédie..., 1992, t.II, p.59, Note 9).
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe
(Archives Moselle B2415, documents 139 & 140):
1 seule délivrance le 27/07/1697 et
14 écus emboîtés au total.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury
& Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
Flan neuf 1974 |
4.120 € |
9.260 € |
16.460 € |
|
G-D 1978 |
840 € |
2.200 € |
5.140 € |
|
G 1987 |
400 € |
890 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
330 € |
840 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
310 € |
470 € |
750 € |
|
G 2001 |
300 € |
640 € |
1.340 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
044
Ecu aux palmes 1699 (9
sur 7) AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu aux 8 L (1er type) de l'atelier de
Paris
Ag 26,92 g
, différent de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 5h
Revers:
1699 (avec 9 regravé sur
7), millésime de 10h30 à 12h
superposé à
, à 10h30
donc la
"Quintefeuille", différent du directeur Michel Rabiqueau entré en
fonction le 15/04/1698 maladroitement gravé par dessus la "Grenade
allumée", différent de Claude-Nicolas Boulard ayant cessé ses fonctions en
juin 1697
Pour frapper cet écu 1699 AA 2ème Réforme, on utilisa donc
manifestement
> un coin d'Avers neuf portant le différent du directeur Michel
Rabiqueau
> un coin de Revers usagé de 1697 portant le différent "Grenade
allumée" de Claude-Nicolas Boulard, "Grenade allumée"
maladroitement modifiée en "Quintefeuille".
De la sorte, cet écu 1699 AA porte la "Quintefeuille",
différent du directeur Michel Rabiqueau,
à la fois à l'Avers et au Revers!
, marque (sans point de part et d'autre) de la 2ème Réforme à
0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h



Survivance:
2 exemplaires 1699 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 588 exemplaires pour tous ateliers
et millésimes confondus.
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
2ème Réforme 1974 |
2.740 € |
6.170 € |
10.980 € |
|
G-D 1978 |
560 € |
1.400 € |
3.500 € |
|
G 1987 |
290 € |
780 € |
2.000 € |
|
D 1987 |
330 € |
620 € |
3.770 € |
|
D 1998 |
230 € |
350 € |
630 € |
|
G 2001 |
220 € |
470 € |
920 € |
Etat de conservation: SUP –
Prix de réserve:
18 au marc
= 13,597 g [et non 13,544 ni 13,72 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre 16 sols = 432 deniers tournois
32 à 35 mm
Gadoury
1987, N°185 / Charlet 1996, p.138, 139 & 295, N°69 & 69a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°412
A Metz, on ne frappa aucun demi-écu aux palmes sur flan neuf.
045
Demi-écu aux palmes 1693
AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du demi-écu surfrappé, un demi-écu aux 8 L (1er type)
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
Pas de différent de
graveur comme sur toutes les monnaies de Metz entre la mi-octobre 1693, date
d'introduction de la lettre d'atelier AA et le 09/03/1694, date d'entrée en
fonction du graveur Isaac Pantaléon qui utilisa l' "Hermine"
Revers:
1693 , millésime de 10h30
à 11h30
·
, marque (avec un point devant) de la 2ème
Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h
Cette lettre d'atelier
prouve que la pièce fut frappée à partir de la mi-octobre 1693


Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
160 € |
440 € |
1.220 € |
|
D 1987 |
180 € |
440 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
130 € |
190 € |
500 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
550 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
046
Demi-écu aux palmes 1694
AA
2ème Réforme
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 6h30
Pièce frappée après le
09/03/1694, date d'entrée en fonction du graveur Isaac Pantaléon qui utilisa l'
"Hermine"
Revers:
1694 , millésime de 10h30
à 12h
·
· , marque (avec un point de part et
d'autre) de la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier (de taille
usuelle) à 6h


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
420 € |
1.170 € |
3.270 € |
|
G 1987 |
180 € |
490 € |
1.330 € |
|
D 1987 |
180 € |
400 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
110 € |
170 € |
490 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
550 € |
Prix de réserve:
047
Demi-écu aux palmes 1694
AA
2ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Revers et Avers du demi-écu surfrappé, un demi-écu aux 8 L (1er
type) de 1690
Avers:
,
différent de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 4h30 (alors que sur
le N°046, il était à 6h30)
Pièce frappée après le
09/03/1694, date d'entrée en fonction du graveur Isaac Pantaléon qui utilisa l'
"Hermine"
Revers:
1694 , millésime de 10h30
à 12h
, marque (sans point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier (de taille
exceptionnellement petite) à 6h


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir le N°046
Etat de conservation: TB+
Prix de réserve:
048
Demi-écu aux palmes 1694
AA
2ème Réforme
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 4h30 (alors que sur
le N°046, il était à 6h30)
Pièce frappée après le 09/03/1694,
date d'entrée en fonction du graveur Isaac Pantaléon qui utilisa l'
"Hermine"
Revers:
1694 , millésime de 10h30
à 12h
, marque (sans point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier (de taille
usuelle) à 6h


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir le N°046
Etat de conservation:
TTB- / TTB+
Prix de réserve:
049
Demi-écu aux palmes 1695
AA
2ème Réforme
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 6h30
Revers:
1695 , millésime de 10h30
à 12h
.
· , marque (avec point de part et
d'autre) de la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier (de taille
usuelle) à 6h


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
330 € |
840 € |
2.340 € |
|
G 1987 |
130 € |
400 € |
1.110 € |
|
D 1987 |
130 € |
360 € |
1.330 € |
|
D 1998 |
130 € |
190 € |
510 € |
|
G 2001 |
110 € |
250 € |
500 € |
Prix de réserve:
050
Demi-écu aux palmes 1695
AA
2ème Réforme
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 6h30
Revers:
1695 , millésime de 10h30
à 12h
.
. , marque (avec point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier (dont le bas
est coupé par suite du décentrage "vers le bas" du Revers) à 6h


Référence:
39ème V. S. O.
Burgan, Paris, 26/7/1996, N°425 (Cet exemplaire-ci)
Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir le N°049
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
051
Demi-écu aux palmes 1695
AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du demi-écu surfrappé, un demi-écu aux 8 L (1er type)
Avers:
,
différent de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
Le différent de graveur
attendu
fait totalement défaut
Revers:
1695 , millésime de 10h30
à 12h
.
. , marque (avec point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes proposées par
Gadoury & Droulers:
Voir le N°049
Etat de conservation: SUP
–
Prix de réserve:
052
Demi-écu aux palmes 1698
(8 sur 7) AA
2ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers du demi-écu surfrappé, un demi-écu aux 8 L (1er type)
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
Cet exemplaire-ci fut
frappé après le 15/04/1698 en raison de la présence du différent
"Quintefeuille" du directeur Michel Rabiqueau entré en fonction ce
jour-là
, différent du graveur à 5h
Revers:
1698 (8 sur 7) ,
millésime de 10h30 à 12h
1698 est la seule année durant laquelle la Monnaie de Metz ne fit que de
la réformation (cf. Archives Moselle B2415, document N°136 daté du 22/12/1699).
Cet exemplaire-ci avec 8 sur 7 prouve aussi qu'il a existé des demi-écus
aux palmes 1697 AA réformés (non signalés par Droulers (D 1998).
, marque (sans point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h



Survivance:
"Non signalé" dans G-D 1978.
"Signalé et coté" dans G 1987, D 1987, D 1995 et G 2001.
Donc millésime de toute rareté puisque jamais apparu dans le commerce avant 1987.
Chiffre de frappe:
"Peu" selon D 1987 et D 1998
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
160 € |
440 € |
1.220 € |
|
D 1987 |
130 € |
400 € |
1.440 € |
|
D 1998 |
110 € |
170 € |
490 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
550 € |
Prix de réserve:
053
Demi-écu aux palmes 1699
AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du demi-écu surfrappé, un demi-écu au Parlement alias à la cravatte
Avers:
, différent
de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
En fait, ce différent
"Quintefeuille"
, différent du directeur Michel Rabiqueau
entré en fonction le 15/04/1698, fut maladroitement gravé par dessus la
"Grenade allumée"
, différent de Claude-Nicolas Boulard. Le
coin surgravé datait donc du temps du directeur Boulard (mi-octobre 1693 - juin
1697).
, différent du graveur à 6h
Revers:
1699 , millésime de 10h30
à 12h
.
· , marque (avec point de part et
d'autre) de la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h



Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
470 € |
1.310 € |
3.500 € |
|
G 1987 |
220 € |
560 € |
1.440 € |
|
D 1987 |
130 € |
400 € |
1.440 € |
|
D 1998 |
130 € |
190 € |
510 € |
|
G 2001 |
150 € |
340 € |
640 € |
Prix de réserve:
36 au marc
= 6,799 g [et non 6,746 ni 6,862 g]
11 deniers
= 91,67%
27 à 30 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°152 / Charlet 1996, p.138, 139 & 295, N°70 & 70a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°414
A Metz, on ne frappa jamais de quarts d'écu aux palmes sur flan neuf.
054
Quart d'écu aux palmes
1693 AA
2ème Réforme
Avers:
,
différent de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
Pas de différent de
graveur comme sur toutes les pièces frappées à Metz entre la mi-octobre 1693 et
le 09/03/1694
Revers:
1693 , millésime de 10h30
à 12h
.
. , marque (avec point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
280 € |
930 € |
2.100 € |
|
G 1987 |
290 € |
620 € |
1.440 € |
|
D 1987 |
270 € |
560 € |
1.220 € |
|
D 1998 |
150 € |
350 € |
590 € |
|
G 2001 |
130 € |
320 € |
670 € |
Prix de réserve:
055
Quart d'écu aux palmes
1695 AA
2ème Réforme
Avers:
,
différent de ?? à 0h suivi de
, différent du directeur à 0h
, différent du graveur à 7h
Revers:
1695 , millésime de 10h30
à 12h
, marque (sans point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Non signalé"
par G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce jusqu'à ce jour.
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
108 au
marc = 2,266 g [et non 2,261 ni 2,287 g]
11 deniers
= 91,67%
19 à 21 mm
Gadoury
1987, N°119 / Charlet 1996, p.138, 139 & 295, N°71 & 71a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°416
A Metz, on ne frappa jamais de douzième d'écu aux palmes sur flan neuf.
056
Douzième d'écu aux palmes
1694 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du 1
/ 12 d'écu aux 8 L 1691 A surfrappé (D 1998 N°407)
Avers:
, différent de ?? à 0h suivi de
, différent du graveur à 0h
Revers:
1694 , millésime de 10h30
à 12h
.
. , marque (avec point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
130 € |
380 € |
890 € |
|
D 1987 |
220 € |
560 € |
1.000 € |
|
D 1998 |
240 € |
400 € |
570 € |
|
G 2001 |
100 € |
250 € |
670 € |
Etat de conservation: TB+
/ SUP
Prix de réserve:
057
Douzième d'écu aux palmes
1695 AA
2ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du 1 / 12 d'écu surfrappé, un 1 / 12 d'écu du Parlement alias à la cravate (D 1998 N°380, 381, 383
& 387)
Avers:
, différent de ?? à 0h suivi de
, différent du graveur à 0h
Revers:
1695 , millésime de 10h30
à 12h
.
. , marque (avec point de part et d'autre) de
la 2ème Réforme à 0h
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais rencontré dans le commerce à ce jour.
Etat de conservation: TTB
/ SUP
Prix de réserve:
Fabrication suite à la
Déclaration du 08/06/1700 pour les flans neufs et à l'Edit du 17/09/1701
pour les réformes
18 1/8 au marc = 13,504 g [et non 13,385
g]
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 28 livres = 6.720 deniers tournois
28 à 31 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°261 / Charlet 1996, p.144, 145 & 287, N°24 & 24a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°269
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe des doubles louis, louis et demi-louis aux 8 L et aux
insignes:
La lecture des archives pose
souvent quelque problème puisque les appellations actuelles (propagées par les
collectionneurs) que nous venons de rappeler, n'étaient pas du tout les appellations
d'époque (Arch. Moselle B2415, documents 113, 122, 123 & 128):
¤ Noms
d'époque du "double louis d'or aux 8 L et aux insignes des
collectionneurs":
¤¤ Quadruples or de 28
livres
¤¤ Doubles louis de 28
livres
¤ Noms
d'époque du "louis d'or aux 8 L et aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Doubles louis de 14 livres
¤¤ Louis de 14 livres
¤ Nom
d'époque du "demi-louis d'or aux 8 L et aux insignes des
collectionneurs":
¤¤ Louis de 7 livres
¤¤ Demi-louis de 7 livres
Les archives de la monnaie de
Metz décrivent le Revers de ce type comme suit: "4 LL et 4 fleurs de lis
couronnées entre lesquelles sont une main de justice, une fleur de lis et 2
bâtons Royaux" .....en somme une description totalement erronée (Arch.
Mos. B2415, document 124).
Dans le tableau ci-dessous, nous avons rassemblé les nombres de
délivrances D et d'emboîtés B relevés aux Archives de la Moselle (B2415,
documents 113, 123 & 128).
|
|
Doubles
louis aux 8 L et aux insignes Flans neufs |
Louis aux
8 L et aux insignes
Flans neufs |
||||||
|
[1] D |
[2] B |
[3] C. de fr. estimé ou exact . |
[4] G-D 1978 G 1987 G 2001 |
[5] D 1987 D 1998 |
[6] D |
[7] B |
[8] C. de fr. exact |
|
|
1701 AA |
Néant |
Néant |
Néant |
Néant |
Néant |
1 |
? |
2.307 # |
|
1702 AA |
12 |
13 |
400 < N
≤ 5.200 ou plutôt 400 < N ≤ 1.000 ### |
5.200 |
5200 |
Néant |
Néant |
Néant |
|
1703 AA |
3 |
3 |
0 < N ≤ 1.200 C. de fr.
exact: 146 |
58.400 ## |
146 |
Néant |
Néant |
Néant |
# Notons que malgré son petit chiffre de frappe (2.307 exemplaires), 4 exemplaires de l'unique délivrance de louis aux 8 L et aux insignes 1701 AA fn datée du 17/12/1701 sont apparus dans le commerce: Vente Bourgey, Mai 1924 / Vente Page, Juin 1966 / Ventes Vinchon, Juin 1966 et Novembre 1981.
## Dès 1980 (cf. Wendling in Numismatique & Change, N°83, Mars 1980 p.38 & 39), nous avons signalé à Droulers que son chiffre de frappe estimé de 58.400 était grossièrement faux et pourquoi il était faux. Dès son édition de 1987, il tint compte de notre rectificatif sans nous citer cela va de soit, lui d'ordinaire si prolixe en citations!
58.400 = 400 x 146......Droulers prit les 146 doubles louis frappés durant l'année 1703 AA pour 146 emboîtés!!
Le document 113 (Arch. Moselle B2415) fournit les informations suivantes:
|
Délivrances Flans neufs |
B |
Nombre de doubles louis fn frappés |
Poids |
% |
|
10/01/1703 |
1 |
67 |
3m
5o 4,5G |
- 0,03% |
|
19/06/1703 |
1 |
42 |
2m
2o 4,5G |
- 0,13% |
|
03/11/1703 |
1 |
37 |
2m 4,5G 12 g |
+ 1,54% |
|
|
3 |
146 |
|
|
Les 2 premières délivrances sont donc entachées d'un léger manque de poids ("faiblage") alors que pour la 3ème délivrance, il y a un excédent notable de poids de 1,54%!
### On constate qu'en cas d'emboîtage d'un unique double louis 1703 AA fn, ce double louis, tout au moins à Metz en 1703 et probablement en raison d'une pénurie momentanée de métal précieux, ne correspondit qu'à 37, 42 ou 67, en moyenne circa 50, doubles louis frappés!
En 1702, il y eut à Metz 12 délivrances entre le 20/04/1702 et le 14/12/1702: pour 11 de ces délivrances, on n'emboîta à chaque fois qu'un double louis et pour celle du 13/07/1702, on en emboîta 2.
D'où un chiffre de frappe estimé plus plausible pour les doubles louis 1702 AA fn de
400 < N ≤ 1.000 (= 400 + [12 x 50])
A Metz, on ne frappa jamais de demi-louis aux 8 L et aux insignes sur flans neufs.
Réformations recensées:
¤ Doubles louis aux 8 L et aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz): les N°058 et 059 de notre collection
¤ Louis aux 8 L et aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz)
¤ Demi-louis aux 8 L et aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz): le N°062 de notre collection
058
Double louis aux 8 L et
aux insignes 1701 AA
3ème Réforme
Au 13,399 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
1701 , millésime sous le
buste
Double-louis frappé après
le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
Revers:
, différent du directeur à 11h30
,
marque de la 3ème Réforme, particulière à la Monnaie de Metz,
à 0h30
Donc disposition
"inverse" de ces 2 différents par rapport au N°059 qui suit
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Référence:
Catalogue à prix marqués
N°2 , Philippe Saive, Metz, 2006, N°983 / 2741 (Cet exemplaire-ci), vendu 4.500
EURO
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais apparu dans le commerce avant fin 1990 (cf. Référence du
N° suivant).
2 exemplaires survivants
seulement: celui-ci (N°058) et le suivant (N°059) (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 12).
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve: 5.500
EURO
059
Double louis aux 8 L et
aux insignes 1701 AA
3ème Réforme
A l'Avers, vestiges du
Revers du double-louis surfrappé, un double-louis aux 4 L de l'atelier de Metz:
la lettre d'atelier AA du double-louis primitif est visible "sur l'oreille
de Louis XIV"
Au 13,440 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
1701 , millésime sous le
buste
Double-louis frappé après
le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
Revers:
, marque de la 3ème Réforme, particulière
à la Monnaie de Metz, à 11h30
, différent du directeur à 0h30
Donc disposition
"inverse" de ces 2 différents par rapport au N°058 qui précède
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Référence:
V. S. O. 25, Cabinet
Albuquerque, Rouen, 15/12/1990, N°286 (Cet exemplaire-ci). L'interprétation des
différents du Revers donnée par Albuquerque est fausse.
Survivance:
Comme le N°058
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve: 5.500
EURO
Fabrication suite à la
Déclaration du 08/06/1700 pour les flans neufs et à l'Edit du 17/09/1701
pour les réformes
36 ¼ au marc = 6,752 g [et non 6,692 g]
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 14 livres = 3.360 deniers tournois
24 à 26 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°253 / Charlet 1996, p.144, 145 & 287, N°25 & 25a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°270
060
Louis aux 8 L et aux
insignes 1701 AA
3ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Revers et Avers du louis aux 4 L 1693 surfrappé
Au 6,571 g (Poids
anormalement bas: moins 2,7 %)
Avers:
T("tête en
bas") V D au lieu de L V D
, différent de ?? à 0h
1701 , millésime sous le
buste
Louis frappé après le
10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
Revers:
, différent du directeur à 11h30
,
marque de la 3ème Réforme, particulière à la Monnaie de Metz,
à 0h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers



Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté.
Quelque 5 exemplaires
survivants seulement: Vente Collection Martz, Mai 1924 / Münzen &
Medaillen, Liste Août 1957 / Liste Burgan, Août 1982 et les N°060 et 061 de notre
collection.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
780 € |
1.110 € |
3.330 € |
|
D 1987 |
820 € |
1.550 € |
4.890 € |
|
D 1998 |
400 € |
660 € |
1.080 € |
|
G 2001 |
450 € |
800 € |
1.340 € |
Prix de réserve:
061
Louis aux 8 L et aux
insignes 1701 AA
3ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Revers et Avers du louis surfrappé, un louis au 4 L de l'atelier
de Troyes (lettre d'atelier V)
Au 6,694 g
Avers:
T("tête en
bas") V D au lieu de L V D
N Λ V au lieu de N A V
, différent de ?? à 0h
1701 , millésime sous le
buste
Louis frappé après le
10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
Revers:
, différent du directeur à 11h30
,
marque de la 3ème Réforme, particulière à la Monnaie de Metz,
à 0h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers



Survivance et cotes:
Voir le N°060
Etat de conservation: TTB
/ SUP
Prix de réserve:
Fabrication suite à la
Déclaration du 08/06/1700 pour les flans neufs et à l'Edit du 17/09/1701
pour les réformes
72 ½ au marc = 3,376 g [et non 3,346 g]
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 7 livres = 1.680 deniers tournois
20 à 21 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°241 / Charlet 1996, p.144, 145 & 287, N°26 & 26a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°271
062
Demi-louis aux 8 L et aux
insignes 1701 AA
3ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Avers et Revers du demi-louis surfrappé, un demi-louis aux 4 L de
1696
Au 3,367 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
1701 , millésime sous le
buste
Demi-louis frappé après
le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
Revers:
, différent du directeur à 11h30
,
marque de la 3ème Réforme, particulière à la Monnaie de Metz,
à 0h30
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.
"Signalé et
coté" dans D 1998.
"Non signalé"
dans G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1998
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
490 € |
750 € |
1.170 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Fabrication suite à
l'Edit du 17/09/1701
9 au marc
= 27,195 g [et non 27,142 g ni 27,449 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 3 livres 16 sols = 912 deniers tournois
39 à 41 mm
Tranche en relief: DOMINE SALVVM FAC REGEM
Sobin
1974, Type N°11 / Gadoury 1987, N°220 / Charlet 1996, p.144, 145 & 297,N°72
& 72a / Droulers, 2ème Edition, 1998, N°420
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe des écus,
demi-écus, quarts d'écu et douzièmes d'écu AA:
Les "noms pour collectionneurs" actuels que nous venons de rappeler, n'étaient pas les noms d'époque (Arch. Moselle B2415, document 113):
¤ Noms d'époque des "écus aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Louis d'argent alias écu d'argent de 3 livres 16 sols
¤¤ Louis blanc alias écu blanc
¤ Noms d'époque des "demi-écus aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Demi-louis d'argent alias demi-écu d'argent de 1 livre 18 sols
¤¤ Demi-louis blanc alias demi-écu blanc
¤ Noms d'époque des "quarts d'écu aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Quart d'écu d'argent de 19 sols
¤¤ Quartre
¤ Noms d'époque des "douzièmes d'écu aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Douzième d'écu de 6 sols 4 deniers.
Le document 124 (Arch. Mos. B2415) décrit le Revers de ce type comme suit: "armes du roi dans un écusson rond sur 2 bâtons royaux en sautoir, orné de la couronne royale fermée".
G-D 1978 signalent: Ecu aux insignes 1702 AA fn 321 exemplaires. Cette mention, fausse au vu des archives de la Monnaie de Metz, disparaît dès l'édition G 1987.
Selon le document 113 (Arch. Moselle B2415):
|
Ecus aux insignes Flans neufs D |
B |
Ch. de fr. exact |
Poids |
% |
|
24/09/1703 AA |
1 |
389 |
43m 6o 4,5G |
+ 0,45% |
Apparemment, en 1703, on manquait aussi d'argent métal à la Monnaie de Metz puisque l'unique délivrance 1703 AA, donc l'unique écu emboîté en 1703, ne correspond qu'à 389 écus frappés. Rappelons que la règle officielle était alors de
"1 pour 648 [= 72 marcs x 9 au marc]".
Un document sans numéro daté du 13/09/1703 (Arch. Moselle B60) rapporte:
Jean Saunaire, le directeur de la Monnaie de Metz, "étant pressé de faire travailler a la fabrication des espèces d'argent" signale à Jean Queyrat, "adjusteur des poids et mesures de la Ville (de Metz" qu' "il luy manque des dennerals pour ajuster les escus, les demy ecus et les quartre pour servir aux juges gardes et passer les espèces en délivrance". Le directeur ne s'attendait manifestement pas le 13/09/1703 à une clôture aussi précipitée, dès le 12/11/1703, de la "3ème Réforme"!
A Metz, on ne frappa jamais ni demi-écus, ni quarts d'écu, ni douzièmes d'écu aux insignes sur flans neufs.
Réformations recensées:
¤ Ecu aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/17021, date de la réouverture de la Monnaie de Metz)
¤¤ 1702 AA rf
¤ Demi-écu aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/17021, date de la réouverture de la Monnaie de Metz): bien que ce millésime n'ait jamais été signalé ni par Gadoury ni par Droulers, il figurait dans la Collection Jules Florange, "Numismatique lorraine" , Drouot, Paris 13-15/12/1937, N°386.
¤¤ 1702 AA rf
¤ Quarts d'écu aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/17021, date de la réouverture de la Monnaie de Metz): millésime jamais signalé jusqu'à présent bien que 2 exemplaires figurassent dans notre collection (N°068 et 069)
¤ Douzièmes d'écu aux insignes AA rf:
¤¤ 1701 AA rf (frappe après le 10/11/17021, date de la réouverture de la Monnaie de Metz): bien que ce millésime n'ait jamais été signalé ni par Gadoury ni par Droulers, il figurait dans la Collection Jules Florange, "Numismatique lorraine" , Drouot, Paris 13-15/12/1937, N°386
¤¤ 1702 AA rf: notre N°070
Survivance des écus aux
insignes AA:
Sobin a recensé dans le commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous ateliers et millésimes confondus,
504 écus aux insignes [ca
7,7% de flans neufs contre ca 92,3% de réformes] dont
175 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
004 pour Metz.
063
Ecu aux insignes 1701 AA
3ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu aux palmes de l'atelier de Poitiers
Ag 27,13 g
Diamètre
exceptionnellement grand de 43,5 mm
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1701 , millésime de 10h30
à 12h
Ecu frappé après le
10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
·
·
, marque (avec point de part et d'autre) de la 3ème Réforme, particulière
à la Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers


Survivance:
4 exemplaires 1701 AA
recensés par Sobin entre 1850 et 1974 contre 504 exemplaires pour tous ateliers
et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
3ème Réforme 1974 |
2.740 € |
6.170 € |
10.980 € |
|
G-D 1978 |
420 € |
1.310 € |
3.270 € |
|
G 1987 |
200 € |
560 € |
1.550 € |
|
D 1987 |
330 € |
890 € |
4.440 € |
|
D 1998 |
260 € |
440 € |
780 € |
|
G 2001 |
200 € |
470 € |
1.010 € |
Etat de conservation: SUP
–
Prix de réserve:.
064
Ecu aux insignes 1702 (2
sur 1) AA
3ème Réforme
Ag 26,45 g
Diamètre normal de 41,5
mm
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1702 (2 sur 1) ,
millésime de 10h30 à 12h
·
·
, marque (avec point de part et d'autre) de la 3ème Réforme, particulière
à la Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers



Survivance:
Aucun exemplaire 1702 AA recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 504 exemplaires recensés pour tous ateliers et millésimes confondus.
Donc rareté R4 (0 à 4 exemplaires survivants) selon Sobin.
Quelque 4 exemplaires survivants seulement: Vente Hirsch, Novembre 1974, celui cité en 1977 dans l'addendum de Sobin et les N°064 et 065 de notre collection.
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Sobin, Gadoury
& Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
3ème Réforme 1974 |
2.740 € |
6.170 € |
10.980 € |
|
G-D 1978 |
560 € |
1.640 € |
3.740 € |
|
G 1987 |
220 € |
670 € |
1.780 € |
|
D 1987 |
330 € |
890 € |
4.440 € |
|
D 1998 |
260 € |
440 € |
780 € |
|
G 2001 |
200 € |
470 € |
1.010 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
065
Ecu aux insignes 1702 AA
3ème Réforme
Au Revers, vestiges du
Revers de l'écu surfrappé, un écu blanc ou un écu au Parlement de l'atelier de
Paris
Ag 27,13 g
De diamètre normal (39,7
mm)
Avers & Revers:
Comme le N°064 sauf que
le 2 du millésime n'a pas
été surgravé comme pour l'écu précédent N°064 et que
le "Triangle
évidé" est partiellement hors flan en raison d'un décentrage


Survivance et cotes:
Comme le N°064
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
Fabrication suite à
l'Edit du 17/09/1701
18 au marc
= 13,597 g [et non 13,544 ni 13,72 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 1 livre 18 sols = 456 deniers tournois
32 à 35 mm
Gadoury
1987, N°189 / Charlet 1996, p.144, 145 & 297, N°73 & 73a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°424
066
Demi-écu aux insignes
1701 AA
3ème Réforme
Ag 13,28 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1701 , millésime de 10h30
à 12h
Demi-écu frappé après le
10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
·
·
, marque (avec point de part et d'autre) de la 3ème Réforme, particulière
à la Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté bien que figurant dans la Collection Jules Florange, "Numismatique
lorraine" , Drouot, Paris 13-15/12/1937, N°386.
Etat de conservation: TTB
- / SUP –
Prix de réserve:
067
Demi-écu aux insignes
1702 AA
3ème Réforme
A l'Avers, vestiges des
Revers des 2 demi-écus surfrappés lors des 1ère et 2ème
Réformes, d'abord un demi-écu aux 8 L (1er type), ensuite un
demi-écu aux palmes de 1696
Au Revers, on distingue
encore parfaitement le millésime 1690 du demi-écu aux 8 L surfrappé
Ag 13,35 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent (mal venu) du directeur à 10h30
1702 , millésime de 10h30
à 12h
·
, marque (pas de point devant; uniquement un point derrière) de la 3ème Réforme, particulière à
la Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers


Survivance:
Quelque 2 exemplaires
survivants seulement: Vente Button, Janvier 1973 et cet exemplaire-ci (cf.
Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 12).
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
370 € |
930 € |
2.340 € |
|
G 1987 |
180 € |
440 € |
1.220 € |
|
D 1987 |
200 € |
560 € |
1.380 € |
|
D 1998 |
170 € |
350 € |
700 € |
|
G 2001 |
120 € |
280 € |
590 € |
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
Fabrication suite à
l'Edit du 17/09/1701
36 au marc
= 6,799 g [et non 6,746 ni 6,862 g]
11 deniers
= 91,67%
29 à 31 mm
Gadoury
1987, N°156 / Charlet 1996, p.144, 145 & 297, N°74 & 74a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°428
068
Quart d'écu aux insignes
1701 AA
3ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges des Revers et Avers du quart d'écu surfrappé, un quart d'écu aux
palmes 1694 de la Monnaie de Paris (cf. ci-dessous)
Ag 6,36 g
Avers:
N Λ V au lieu de N A V
, différent de ?? à 0h
1694 , vestiges du quart d'écu surfrappé de
5 à 6h
Ce "Triangle
évidé" n'a rien à voir avec celui du Revers.
Il s'agit ici du
différent de Jean Mauger & Jérôme Roussel, graveurs de la Monnaie de Paris
d'octobre 1693 à mars 1694 (Droulers, Encyclopédie...., 1992, t. II, p.183, colonne de droite)
Revers:
, différent du directeur oblitéré par les
vestiges du quart surfrappé
[17]01 , millésime (2
premiers chiffres oblitérés suite à la Réforme) de 10h30 à 12h
Quart d'écu frappé après
le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
, marque (sans point ni de part, ni d'autre)
de la 3ème Réforme, particulière à la Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant ce jour.
Etat de conservation: TTB
–
Prix de réserve:
069
Quart d'écu aux insignes
1701 AA
3ème Réforme
A l'Avers et au Revers,
vestiges très importants du quart d'écu surfrappé, un quart d'écu aux
palmes de 1694 de l'atelier de Dijon (cf. ci-dessous)
Ag 6,40 g
Avers:
"Cor en
sautoir" suivi du millésime 1694, lui-même suivi du "Croissant",
marque de la 2ème Réforme, de 10 à 12h
Ce "Cor en
sautoir" fut le différent de Simon ROGER, graveur de la Monnaie de Dijon
d'avril 1690 à octobre 1706 (cf. Droulers, Encyclopédie.....1989, t. I, p.133,
colonne de droite)
Revers:
, différent du directeur oblitéré par les vestiges du quart surfrappé
[170]1 , millésime (3
premiers chiffres oblitérés suite à la Réforme et le dernier 1 en partie hors
flan suite à un décentrage du revers) à 0h
Quart d'écu frappé après
le 10/11/1701, date de réouverture de la Monnaie de Metz
·
·
, marque (avec point de part et d'autre et en partie hors flan, suite à
un décentrage du Revers) de la 3ème Réforme, particulière à la
Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers


Référence:
Liste 4ème
trimestre 1993, Merson Change, Paris, sans N° (Cet exemplaire-ci)
Survivance:
Comme le N°068
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
Fabrication suite à
l'Edit du 17/09/1701
108 au
marc = 2,266 g [et non 2,261 ni 2,287 g]
11 deniers
= 91,67%
19 à 21 mm
Gadoury
1987, N°121 / Charlet 1996, p.144, 145 & 297, N°75 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°432
070
Douzième d'écu aux
insignes 1702 AA
3ème Réforme
A l'Avers, vestiges du 1
/ 12 d'écu surfrappé, un 1 / 12 d'écu au buste juvénile 1668, lui-même
rarissime puisque "Signalé mais non coté", donc jamais rencontré par
Droulers (D 1998, N°329, p.305)
Ag 2,09 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1702 , millésime de 10h30
à 12h
·
·
, marque (avec point de part et d'autre) de la 3ème Réforme, particulière
à la Monnaie de Metz, à 0h
monogrammé, lettre d'atelier sous l'écu rond
du Revers


Référence:
Vente Vinchon, Monte-Carlo, 12-13/11/1982, Lot N°485 (Cet exemplaire-ci en photo)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978.
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Donc millésime de toute
rareté bien que figurant dans une Liste de Jules Florange de 1936 (cf.
Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 12). Quelque 2 exemplaires
survivants seulement.
De manière générale
c'est-à-dire quelque soit l'atelier, "Ce type est peu commun car ayant été
frappé en petite quantité. D'autre part, à cause de la réformation, il est très
difficile de le trouver en bon état de conservation" (cf. G-D 1987, p.139,
Nota en bas de page).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
130 € |
380 € |
890 € |
|
D 1987 |
220 € |
490 € |
950 € |
|
D 1998 |
170 € |
290 € |
440 € |
|
G 2001 |
100 € |
250 € |
670 € |
Etat de conservation: TTB
/ SUP – en dépit d'un petit trou dans le flan (dû à une imperfection du flan et
non à un perçage) à droite de la couronne du Revers
Prix de réserve:
150 au
marc = 1,632 g [et non 1,696 g]
10 deniers
= 83,33% [et non 79,83%]
Cours
légal: 5 sols = 60 deniers tournois
19 à 21 mm
On parla d'abord de
pièces de 4 sols bien qu'au départ, leur valeur de compte fut de 4 sols 6 deniers puis de
pièces de 5 sols car leur valeur de compte fut augmentée quelques mois après le début de l'émission.
A Metz, comme dans les autres ateliers, ces 4 sols réformés ne portent aucune marque signalant la Réforme.
1702 AA est le seul millésime existant.
071
Cinq sols aux insignes
1702 AA
Ag 1,56 g
Avers:
N Λ V au lieu de N A V
, ?? à 0h
,
différent du directeur à 7h suivi de
1702 , millésime sous le buste
Revers:
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987 et D 1987.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1998.
Nous n'en connaissons que
3 exemplaires: celui de la Collection de feu Pierre Verret et les N°071 et 072
de notre collection.
Chiffre de frappe:
898.619 (chiffre exact)
exemplaires selon G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001.
Ce chiffre de frappe exact qui ne figure pas dans les archives de la Monnaie de Metz, est signalé dans le document Z1 B880 des Archives Nationales.
Ce chiifre nous semble
suspect puisqu'il suggère une pièce facile à trouver ce qui est faux au vu des
3 exemplaires rencontrés par nous entre 1965 et 2006!
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers (Millésime signalé mais non coté dans G-D 1978, G 1987 et D 1987):
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
D 1998 |
30 € |
70 € |
230 € |
|
G 2001 |
|
|
|
Etat de conservation: SUP
-
Prix de réserve:
072
Cinq sols aux insignes
1702 AA
Ag 1,72 g
Avers:
I V D ou ┐V
D au lieu de L V D sinon comme le N°071
Pièce
"injurieuse" portant "Iud" alias "Jud(e)" alias
"Juif" ou, plus sûrement, simple erreur du graveur qui utilisa
un I
à la place d'un L
Revers:
Comme le N°071



Survivance et cote:
Comme le N°071
Etat de conservation: TB +
Prix de réserve:
36 ¼ au marc = 6,752 g [et non 6,692 g]
22 carats
= 91,67%
Cours
légal: 15 livres = 3.600 deniers tournois
24 à 26 mm
Tranche
cordonnée
Gadoury
1987, N°254 / Charlet 1996, p.152,153 & 287, N°28 & 28a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°275
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe des doubles louis, louis et demi-louis aux insignes AA:
Les appellations actuelles
(propagées par les collectionneurs) que nous venons de rappeler, n'étaient pas
les appellations d'époque (Arch. Moselle B2415, document 99):
¤ Noms
d'époque du "double louis d'or aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Double louis de 30
livres
¤ Noms
d'époque du "louis d'or aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Louis de 15 livres
¤ Nom
d'époque du "demi-louis d'or aux insignes des collectionneurs":
¤¤ Demi-louis de 7 livres 10 sols.
Les archives de la monnaie de
Metz décrivent le Revers de ce type comme "marqué d'un bâton royal et
d'une main de justice passez en sautoir avec un double AA et quatre fleurs de
lis couronnées" (Arch. Mos. B2415, document 100).
Les emboîtés, il n'y en eut qu'en 1705, ont été relevés dans les archives de la Monnaie de Metz (Arch. Moselle B2415, document 99).
|
Doubles
louis aux
insignes AA fn Délivrances |
B |
Chiffre
de frappe exact G-D 1978 / G 1987 D 1987 / D 1998 / G 2001 |
|
16/06/1705 |
1 |
? |
|
02/07/1705 |
1 |
? |
|
Total |
2 |
97 # |
# Les archives parisiennes (cf. B. N., Ms. fr. 7775, f°250, 308, 326 et 356) signalent la frappe, entre le 12/06/1704 et le 31/07/1705 de "194 louis de conversion" c'est-à-dire sur flan neuf d'une valeur de compte de 2.884 livres tournois. En 1704, les archives de la Monnaie de Metz prouvent qu'on n'y frappa sur flan neuf ni double, ni simple, ni demi-louis aux insignes. En 1705, on n'y frappa sur flan neuf que des doubles louis aux insignes. Comme 2.884 / 194 ≈15 livres, il est clair que les "194 louis de conversion" fuirent en fait frappés sous forme de 194 / 2 = 97 doubles louis aux insignes 1705 AA fn.
On constate qu'en cas d'emboîtage d'un unique double louis aux insignes 1705 AA fn, ce double louis, tout au moins à Metz en 1705 et probablement en raison d'une pénurie momentanée de métal précieux, ne correspondit qu'à circa 97 / 2 ≈ 50, doubles louis aux insignes 1705 AA fn frappés.......comme c'était déjà le cas pour les doubles louis aux 8 L et aux insignes 1703 AA fn! On est donc loin de la règle officielle de "1 pour 400".
On ne frappa à Metz ni louis, ni demi-louis aux insignes sur flan neuf.
Réformations recensées:
¤ Doubles louis aux
insignes AA rf:
¤¤ 1704 AA rf (frappe après le 12/06/1704, date de réouverture de la Monnaie de Metz).
N2 = 8.184 (= 16.367 / 2) exemplaires (donc N1 = 0 et N1/2 = 0) selon G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998 et G
2001.
Mais
Droulers se contredit puisqu'il admet tout à la fois ici qu'en 1704, on ne
frappa ni louis (donc que N1 = 0), ni demi-louis aux insignes (donc que N1/2 = 0) alors qu'ailleurs, il admet qu'on frappa aussi
des louis 1704 AA rf (donc que N1 ≠ 0)!
Or,
le recensement le prouve, on a effectivement frappé non seulement des louis
1704 AA rf (donc N1
≠ 0) mais aussi des demi-louis 1704 AA rf (donc N1/2 ≠ 0) !
De
ce fait
N2 < 8.184 (= 16.367 / 2) exemplaires selon Droulers
ou
N2 < 6.292 (= 12.585 / 2) exemplaires selon nous.
D'après les archives parisiennes citées plus haut, on frappa, entre le
12/06/1704 et le 31/10/1705,
23.067 "louis de réformation" dont
16.367 selon Droulers (12.585 selon nous) en 1704 et
6.700 selon Droulers (10.482
selon nous) en 1705.
D'où les 2 relations:
2 N2 + 1 N1 + 1/2 N1/2 = 16.367 selon Droulers (12.585 selon nous) et
2 N2* = 6.700 selon
Droulers (10.482 selon nous)
¤¤ 1705 AA rf (frappe avant le 31/10/1705, donc
jusque peu avant la clôture le 17/11/1705 de la 4ème Réforme): Plus
aucun exemplaire en vente depuis la Vente Collection Jarry, Juin 1878 (cf.
Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 13).
N2* = 3.350 exemplaires selon G-D 1978, G 1987, D 1987,
D 1998 et G 2001 ou
N2* = 5.241 exemplaires selon nous.
¤ Louis aux insignes AA rf:
¤¤ 1704 AA rf (frappe après le 12/06/1704, date de réouverture de la Monnaie de Metz): les N°073 et 074 de notre collection.
N1 < 16.367 exemplaires si l'on admet le chiffre relevé aux archives par Droulers (que, bizarrement, il s'est abstenu de publier) ou
N1 < 12.585 exemplaires selon nous.
¤ Demi-louis aux insignes AA rf:
¤¤ 1704 AA rf (frappe après le 12/06/1704, date de réouverture de la Monnaie de Metz): Plus aucun exemplaire en vente depuis la Vente Collection Jarry, Juin 1878 (cf. Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 13).
N1/2 < 32.734 exemplaires si l'on admet le chiffre relevé aux archives par Droulers. Ce millésime, bizarrement, n'est mentionné nulle part [G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998] alors que c'est Droulers lui-même qui fournit la preuve de son existence dans son "Encyclopédie...." de 1992!!) ou
N1/2 < 25.170 exemplaires selon nous.
073
Louis aux insignes 1704
AA
4ème Réforme
Au 6,724 g
Tranche cordonnée normale
Avers:
Coin d'Avers fêlé
, différent de ?? à 0h
1704 , millésime sous le
buste
Revers:
, différent du directeur à 11h30
, marque (particulière aux Monnaies de
Metz et Strasbourg) pour signaler la 4ème Réforme à 0h30
Donc disposition de ces 2
différents "inverse" de celle du louis qui suit N°074
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Survivance:
"Non signalé dans
G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987
Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
890 € |
1.330 € |
4.000 € |
|
D 1987 |
930 € |
1.730 € |
5.110 € |
|
D 1998 |
370 € |
560 € |
1.040 € |
|
G 2001 |
450 € |
800 € |
1.340 € |
Etat de conservation: SUP
+
Prix de réserve:
074
Louis aux insignes 1704
AA
4ème Réforme
Au 6,701 g
Tranche lisse non
cordonnée. Cependant le manque de poids ne s'élevant qu'à 0,8 %, il est peu
probable que ce louis ait été rogné.
Avers:
, différent de ?? à 0h
1704 , millésime sous le
buste
Revers:
, différent du directeur à 11h30
, marque (particulière aux Monnaies de
Metz et Strasbourg) pour signaler la 4ème Réforme à 0h30
Donc disposition de ces 2
différents "inverse" de celle du louis précèdant N°073
monogrammé, lettre d'atelier au centre du
Revers


Survivance et cotes:
Comme le N°073
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
9 au marc
= 27,195 g [et non 27,142 g ni 27,449 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 4 livres = 960 deniers tournois
39 à 42 /
46 mm
Tranche en relief: DOMINE SALVVM FAC REGEM
Sobin
1974, Type N°12 / Gadoury 1987, N°224 / Charlet 1996, p.152, 153 & 297,
N°79 & 79a / Droulers, 2ème Edition, 1998, N°436
Délivrances, emboîtés
et chiffres de frappe des écus, demi-écus, quarts d'écu et douzièmes d'écu aux
8 L (2ème type) AA:
Indiquons d'abord les noms d'époque de ces pièces qui sont différents des noms actuels propagés par les collectionneurs" (Arch. Moselle B2415, document 99):
¤ "Ecu aux 8 L (2ème
type) des collectionneurs":
¤¤
Louis d'argent de 4 livres
¤¤
Ecu d'argent de 4 livres
¤ "Demi-écu aux 8 L
(2ème type) des collectionneurs":
¤¤
Demi-louis d'argent de 2 livres
¤¤
Demi-écu d'argent de 2 livres
¤ "Quart d'écu aux 8
L (2ème type) des collectionneurs":
¤¤
Quart de louis d'argent de 1 livre
¤¤
Quart d'écu d'argent de 1 livre
¤ "Douzième d'écu
aux 8 L (2ème type) des collectionneurs":
¤¤
Pièce de 6 sols 8 deniers
Dans les archives de la
Monnaie de Metz (Arch. Mos. B2415, document 100), le Revers de ce type est dit
marqué "de 3 fleurs de lis dans un écusson entouré de 4 ┘└ couronnés
avec 4 fleurs de lys".
Les emboîtés ont été relevés dans les archives de la Monnaie de Metz (Arch. Moselle B2415, document 99 & 100).
|
Ecus aux 8 L (2ème type) AA fn |
B |
Chiffre de frappe exact ou estimé |
G-D
1978 G
1987 G
2001 |
D
1987 D
1998 |
|
28/07/1705
|
1 |
Pour
les 2 délivrances 698 |
|
|
|
31/07/1705 |
1 |
|||
|
09/09/1705 |
1 |
232 |
||
|
Total |
3 |
C. de fr. exact: 930 # C. de fr. estimé: 0 < N ≤ 1.944 # |
1.628. |
736 |
|
25/02/1706 |
1 |
0 < N ≤ 648 ## ou, plus probablement, 0 < N ≤ 310 ## |
Millésime non signalé |
Millésime non signalé |
# Ecu aux 8 L (2ème
type) 1705 AA fn:
0 < Chiffre de frappe
estimé ≤ 1.944 (= 72 marcs x 9 au marc x 3 emboîtés] exemplaires
Mais les Archives
parisiennes (Bibliothèque Nationale, Ms. Fr. 7775, f°250, 308, 326 & 356)
nous fournissent le chiffre de frappe exact: 930 exemplaires
En effet,
¤
du 12/06/1704 au 31/08/1705, on frappa à la Monnaie de Metz, 698
"écus de conversion" c'est-à-dire "écus aux 8 L (2ème
type) AA sur flan neuf" et
¤
du 12/06/1704 au 31/12/1705, on en frappa 930.
Or les archives de la Monnaie de Metz conservées aux Archives de la Moselle prouvent qu'en 1704, il n'y eut à Metz aucune frappe d'argent sur flans neufs, ni écu aux 8 L (2ème type) 1704 AA fn, ni divisionnaires.
Ces 930 écus étaient donc
exclusivement des écus 1705 AA fn, avec
698 écus passés en
délivrance à l'occasion des 2 délivrances des 28/07 et 31/07/1705 et
(930 – 698) = 232 écus
passés en délivrance à l'occasion de l'ultime délivrance du 09/09/1705.
Explication du chiffre de frappe faux de 1.628 publié par G-D 1978 et G 1987: 698 + 930 = 1.628.
Nous ignorons par contre comment Droulers (D 1987 et D 1998) est parvenu au chiffre de frappe également faux de 736 exemplaires.
Ces 930 exemplaires
d'écus 1705 AA fn font apparemment de cet écu le plus rare de tous les
flans neufs de ce type, tous ateliers et millésimes confondus (cf. D 1998,
N°436, p. 379, 380 & 381)!
## Ecu aux 8 L (2ème
type) 1706 AA:
Apparemment seulement car il y a encore plus rare......
Postérieurement à la
clôture de la 4ème Réforme le 17/11/1705, la frappe à ce type se poursuivit uniquement sur
flan neuf jusque fin avril 1709 au plus tard dans 15 ateliers (cf. D 1998, p.380
& 381) auxquels vient à présent se rajouter Metz.
En effet à Metz, on
procéda le 25/02/1706 (Archives Moselle B2415, documents 99 & 100) à une
ultime délivrance (totalement oubliée par Gadoury & Droulers) d'écus aux 8
L (2ème type) 1706 AA sur flan neuf avec 1 seul écu emboîté d'où un
chiffre de frappe compris entre 0 et 648 (= 72 marcs x 9 au marc x 1 emboîté]
exemplaires.
Mais il est plus
vraisemblable de penser que, comme en 1705, cet unique écu emboîté ne
correspondit qu'à une fraction des 72 marcs "théoriques" alias à une
fraction des 648 écus délivrés "théoriques", mettons qu'à quelque 930
/ 3 = 310 écus seulement!
C'est donc l'écu 1706 AA non retrouvé à ce jour qui est le plus rare de tous les écus de ce type, tous ateliers et millésimes confondus.
On ne frappa jamais à Metz ni demi-écu, ni quart d'écu, ni douzième d'écu aux 8 L (2ème type) sur flans neufs.
Réformations recensées:
¤ Ecu aux 8 L (2ème
type) AA rf:
¤¤ 1704 AA rf (frappe après le 12/06/1704, date de la réouverture de la Monnaie de Metz):
N1 exemplaires. Bien que la valeur de N1 ne soit précisée nulle part (G-D 1978, G 1987, D 1987, D 1998, G 2001), il est assuré (cf. les explications ci-après) que
N1 < 133.193 exemplaires si l'on admet le chiffre relevé aux archives par Droulers (que, bizarrement, il s'est abstenu de publier) ou
N1 < 138.517 exemplaires selon nous.
D'après les archives parisiennes citées plus haut, on frappa, entre le
12/06/1704 et le 17/11/1705,
146.693
"écus de réformation" dont
133.193
selon Droulers (138.517 selon nous) en 1704 et
13.500
selon Droulers (8.176 selon nous) en 1705.
D'où les 2 relations:
1 N1 + 1/2 N1/2 + 1/12 N1/12 = 133.193
selon Droulers (138.517 selon nous) et
N1* = 13.500 selon Droulers (8.176 selon nous).
¤¤ 1705 AA rf (frappe avant le 17/11/1705, date de clôture de la 4ème Réforme):
N1* = 0 exemplaire selon G-D 1978 et G 1987 qui ne signalent même pas ce millésime. Puis virevolte.......
N1* = 13.500 exemplaires
selon Droulers (D 1987 et D 1998) ou
N1* = 8.176 exemplaires
selon nous.
¤ Demi-écu aux 8 L (2ème
type) AA rf:
¤¤ 1704 AA rf (frappe après le 12/06/1704, date de la réouverture de la Monnaie de Metz):
N1/2 exemplaires: "Peu" d'après les éditions les plus récentes (D 1987 et D 1998).
En fait, on a (cf. les explications ci-devant):
N1/2 < 266.386
exemplaires si l'on admet le chiffre relevé aux archives par Droulers
(que, bizarrement, il s'est abstenu de publier) ou
N1/2 < 277.034 exemplaires selon nous.
¤ Douzième d'écu aux 8 L
(2ème type) AA rf:
¤¤ 1704 AA rf (frappe après le 12/06/1704, date de la réouverture de la Monnaie de Metz):
N1/12 = 0 exemplaire selon G-D 1978 et G 1987 qui ne
signalent même pas ce millésime.
N1/12 indéterminé selon D 1987 et D 1998.
Ce qui est sûr, c'est que l'on a l'inégalité suivante (cf. les explications ci-devant):
N1/12 < 1.598.316
exemplaires si l'on admet le chiffre relevé aux archives par
Droulers (que, bizarrement, il s'est abstenu de publier) ou
N1/12 < 1.662.204 exemplaires selon nous.
Survivance des écus aux
8L (2ème type) AA:
Sobin a recensé dans le
commerce (Listes, catalogues) entre 1850 et 1974, donc en 125 ans, pour tous
ateliers et millésimes confondus,
395 écus aux 8 L du 2ème
type [ca 16,7% de flans neufs contre ca 83,3% de réformes] dont
069 pour Paris
mais seulement [preuve de
l'extrême rareté des écus de Metz]
000 pour Metz !
075
Ecu aux 8 L (2ème
type) 1704 AA
4ème Réforme
Cet écu aux 8 L (2ème
type) est remarquable puisqu'on y "lit" les 4 Réformes successives.
En effet, au Revers,
vestiges
>
du Revers d'un écu blanc, l'écu primitif
>
du Revers d'un écu aux 8 L de l'atelier de La Rochelle, issu de la 1ère
Réforme
>
du Revers d'un écu aux palmes, issu de la 2ème Réforme
>
du Revers d'un écu aux insignes, issu de la 3ème Réforme, qui, lui,
a subi la 4ème Réforme pour donner cet écu-ci
Ag 27,05 g
De grand diamètre (43,3
mm) suite aux 4 Réformes successives
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1704 , millésime de 10h30
à 12h
Cet écu fut frappé après
le 12/06/1704, date de réouverture de la Monnaie de Metz
, marque (particulière aux Monnaies de
Metz et Strasbourg) signalant la 4ème Réforme à 0h
·
·
monogrammé, lettre d'atelier (avec point de part et d'autre) à 6h


Survivance:
Aucun exemplaire 1704 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 395 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus. 1 exemplaire signalé en 1977 dans l'addendum
"au Sobin".
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin.
Quelque 4 exemplaires
survivants: Cabinet des M. (provenant du trésor de Valenciennes [1949] / S. A.
E. F. 58, Automne 1976 / L'exemplaire cité par Sobin et cet exemplaire-ci (cf.
Droulers, Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 13).
Chiffre de frappe:
Gadoury & Droulers
n'en indiquent aucun.
Cependant, voir plus haut.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin, Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
Sobin R4
4ème Réforme 1974 |
3.430 € |
6.860 € |
12.010 € |
|
G-D 1978 |
400 € |
2.100 € |
5.610 € |
|
G 1987 |
330 € |
890 € |
2.220 € |
|
D 1987 |
330 € |
840 € |
4.440 € |
|
D 1998 |
240 € |
380 € |
730 € |
|
G 2001 |
230 € |
480 € |
1.260 € |
Etat de conservation: SUP
compte tenu du fait qu'il s'agit d'une 4ème Réforme, cet écu
est (Cf. les explications de Sobin
p.41)
Prix de réserve
076
Ecu aux 8 L (2ème
type) 1705 AA
Flan neuf
Ag 27,38 g
Diamètre: 40,5 mm
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1705 , millésime de 10h30
à 12h
L'écu aux 8 L (2ème type) 1704 AA (4ème Réform)
[N°075] qui précède, porte, après le
millésime, l' "Etoile à 5
branches"
alors que l'écu aux 8 L (2ème
type) 1705 AA sur flan neuf [ce N°076-ci] ne la porte pas .... preuve
indiscutable "souhaitée" par Droulers (cf. Encyclopédie....1992,
t.II, p.63 & 64, Note 5): l' "Etoile à 5 branches" fut donc
indiscutablement la marque particulière utilisée par la Monnaie de Metz pour
signaler la 4ème Réforme.
·
·
monogrammé, lettre d'atelier (avec point de part et d'autre) à 6h


Survivance:
Aucun exemplaire 1705 AA
recensé par Sobin entre 1850 et 1974 contre 395 exemplaires recensés pour tous
ateliers et millésimes confondus
Donc de rareté R4 (0 à 4
exemplaires survivants) selon Sobin
"Signalé mais non
coté" dans G-D 1978, G 1987, D 1987 et D 1998.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce à ce jour (cf. Droulers,
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 13).
Délivrances, emboîtés et chiffre de frappe:
Voir plus haut.
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Sobin en 1974:
|
Sobin R4 Flan neuf 1974 |
TB |
TTB |
SUP |
|
|
5.150 € |
10.290 € |
18.010 € |
Prix de réserve
18 au marc
= 13,597 g [et non 13,544 ni 13,72 g]
11 deniers
= 91,67%
Cours
légal: 2 livres = 480 deniers tournois
33 à 36 mm
Tranche en relief: DOMINE SALVVM FAC REGEM
Gadoury
1987, N°194 / Charlet 1996, p.152, 153 & 297, N°80 & 80a / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°439
A Metz, on ne frappa
aucun demi-écu aux 8 L (2ème type) sur flan neuf.
077
Demi-écu aux 8 L (2ème
type) 1704 AA
4ème Réforme
Tranche inscrite mais
illisible car complètement écrasée par suite des 4 Réformes
Ag 13,04 g (Manque de
poids de 4,1%)
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1704 , millésime de 10h30
à 12h
Cet écu fut frappé après
le 12/06/1704, date de réouverture de la Monnaie de Metz
, marque (particulière aux Monnaies de
Metz et Strasbourg) signalant la 4ème Réforme à 0h
·
·
monogrammé, lettre d'atelier (avec point de part et d'autre) à 6h
Ce "AA pointé" ne se retrouve pas sur l'exemplaire suivant (N°078)


Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978
"Signalé et
coté" dans G 1987, D 1987, D 1998 et G 2001
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1987.
Droulers (cf.
Encyclopédie...., 1992, t.II, p.59, Note 13) signale 3 exemplaires survivants
seulement (les deux exemplaires de notre collection [N°077 et 078] sont inclus
dans les 3 puisque nous avions signalés à Droulers).
Chiffre de frappe:
"Coté mais pas de
chiffre de frappe indiqué" dans G 1987.
"Peu" selon D
1987 et D 1998.
Voir aussi l'introduction
aux écus aux 8 L (2ème type).
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
270 € |
600 € |
1.440 € |
|
D 1987 |
180 € |
620 € |
1.670 € |
|
D 1998 |
160 € |
510 € |
540 € |
|
G 2001 |
130 € |
320 € |
620 € |
Etat de conservation: TB
/ TTB
Prix de réserve:
078
Demi-écu aux 8 L (2ème
type) 1704 AA
4ème Réforme
Tranche lisse ou
apparemment lisse par suite de l'écrasement dû aux 4 Réformes. Le déficit en
poids n'étant que de 0,6%, il ne s'agit aucunément d'une pièce rognée.
Ag 13,51 g
Avers & Revers:
Comme le N°077 sauf que
le AA n'est pas "pointé".


Survivance, chiffre de
frappe & cotes:
Comme le N°077
Etat de conservation: TTB
- / SUP (Malgré l'apparence de l'Avers, il s'agit là d'un très bel
exemplaire compte tenu du fait qu'il s'agit d'une pièce issue de la 4ème
Réforme (cf. explications détaillées dans Sobin p.44)
Prix de réserve:
108 au
marc = 2,266 g [et non 2,261 ni 2,287 g]
11 deniers
= 91,67%
19 à 23 mm
Gadoury
1987, N°124 / Charlet 1996, p.152, 153 & 299, N°82 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°445
A Metz, on ne frappa
aucun douzième d'écu aux 8 L (2ème type) sur flan neuf.
079
Douzième d'écu aux 8 L (2ème
type) 1704 AA
4ème Réforme
Ag 2,14 g
Avers:
, différent de ?? à 0h
Revers:
, différent du directeur à 10h30
1704 , millésime de 10h30
à 12h
Cet écu fut frappé après
le 12/06/1704, date de réouverture de la Monnaie de Metz
, marque (particulière aux Monnaies de
Metz et Strasbourg) signalant la 4ème Réforme à 0h
·
·
monogrammé, lettre d'atelier (avec point de part et d'autre) à 6h


Référence:
Vente Poinsignon, Baudey,
Pesce & Barthold, Lyon, 17-18-19/10/1982, N°1075 [Il s'agit d'une
réformation et non d'un flan neuf comme affirmé à tort dans le catalogue] (Cet
exemplaire-ci)
Survivance:
"Non signalé"
dans G-D 1978, G 1987 et G 2001.
"Signalé sans
chiffre de frappe et non coté" dans D 1987 et D 1998.
Donc millésime de toute
rareté puisque jamais vu dans le commerce avant 1982.
A notre connaissance, il
n'en survit que 3 exemplaires issus de coins différents, tous 3 dans notre
collection à une certaine époque. Droulers (cf. Encyclopédie...., 1992, t.II,
p.59, Note 13) ne mentionne que cet exemplaire-ci.
Chiffre de frappe:
Voir plus haut
l'introduction aux écus aux 8 L (2ème type).
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
Pièces
frappées en vertu de contrats de fabrication passés avec des traitants
Fabrication
spéciale aux ateliers de Strasbourg (1702 - 1706) et de Metz (1705 – 1707)
79 au marc
= 3,098 g [et non 3,392 g]
1à deniers
= 83,33% [et non 79,83%]
Cours
légal: 10 sols = 120 deniers tournois
23 à 24 mm
Tranche
lisse
Gadoury
1987, N°132 / Charlet 1996, p.297, N°76 / Droulers, 2ème Edition,
1998, N°513
Appellations d'époque:
¤ 11 sols monoye d'Alsace (Archives municipales de
MetzFF290 & 291: arrêtes imprimés du Conseil d'Etat du Roi)
¤ 10 sols monoye de France (idem)
¤ 10 sols d'argent aux 3 fleurs de lys et aux 4
couronnes (Arch. Mos. B 2415, document 104)
Les pièces de ce type frappées à Metz n'avaient pas
cours dans tout le Royaume:
# suivant l'Arrêt du 03/0/1705, réitéré le
06/02/1706: elles n'avaient cours que
dans la province des Trois-Evêchés (Metz, Toul et Verdun) ainsi que dans le
"département de la Sarre"
# suivant l'Arrêt du 14/12/1706, leur cours fut étendu
à l'Ouest de la Meuse et notamment à Dun-sur-Meuse, Jametz et Stenay
# suivant l'Arrêt du 27/07/1707, leur cours fut étendu
aux 4 prévôtés de Chauvency-le-Château, Damvillers, Marville et Montmédy.
Ces 10 sols furent démonétisées le 01/02/1710.
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe (cf. le
détail des références indiquées par nous dans "Numismatique & Change,
N°83, Mars 1980, p.38-39"):
|
|
G-D 1978 |
G 1987 et G 2001 |
D 1987 |
D 1998 |
Nbre de délivrances D |
Nbre de pièces emboîtées B |
Nos chiffres de frappe |
|
1704 AA |
"Signalée sans chiffre
de frappe et cotée dans 3 états de conservation"!! |
"Signalée mais non
confirmée" Plus signalée en 2001 |
Plus signalée |
Plus signalée |
Néant |
Néant |
Néant |
|
1705 AA |
10.800.000 ex. |
10.800.000 ex. |
9.124.500 ex. |
9.124.500 ex. |
53 entre le 07/04/1705 et le
30/12/1705 |
11.550 |
9.499.975 ex. |
|
1706 AA |
15.422.400 ex. |
15.422.000 ex. |
2.575.400 ex. |
2.575.400 ex. |
18 entre le 27/01/1706 et le
12/12/1706 |
3.260 |
2.681.378 ex. |
|
1707 AA |
25.606.080 ex. |
25.606.080 ex? |
4.447.700 ex. |
4.234.400 ex. |
28 entre le 03/01/1707 et le
25/11/1707 |
5.360 |
4.408.647 ex. |
L'affirmation de l'existence du millésime 1704 AA repose sur l'information erronée figurant dans "Toderi, Florence, Liste de septembre 1970, pièce de 10 sols 1704 AA N°475". Les archives de la Monnaie de Metz (Archives Moselle B2415, documents 107, 110 & 113) prouvent indiscutablement que la Monnaie de Metz n'eut aucune activité sur flans neufs entre le 25/09/1703 et le 06/04/1705. Il était donc parfaitement fantaisiste de coter cette pièce inexistante!
Dès 1980 (cf. Wendling in in Numismatique & Change, N°83, Mars 1980, p.38-39), nous avons
¤ signalé à Gadoury & Droulers le caractère aberrant de leurs chiffres de frappe et
¤ publié des chiffres de frappe approchants plus conformes à la réalité.
Approchants, parce que Gadoury & Droulers (G-D 1978 et G 1987) ont colporté pour ces pièces de 10 sols un poids théorique erroné de 3,392 g (soit une taille erronée de 72,156 au marc) que nous prîmes naïvement en 1980 "pour argent comptant" alors que la taille exacte est de 79 au marc (cf. Archives Municipales de Metz FF290 & FF 291, arrêts imprimés du Conseil d'Etat du Roi).
Les 210.000 marcs frappés au total à Metz ne correspondent donc pas à un total inexact de
15.152.744 pièces (notre article de 1980) mais à un total exact
16.590.000 pièces.
Gadoury (G 1987) ne tint pas compte de notre article de 1980.
Droulers (D 1987 et D 1998) en tint compte en s'abstenant néanmoins délibérément de nous citer, lui usuellement si prolixe en citations!
Dès 1980, nous signalions que la règle officielle d'emboîtage
"1 pièce emboîtée pour 72 marcs délivrés", soit, pour ce type-ci,
"1 pièce de 10 sols emboîtée pour 5.688 [72 marcs x 79 au marc] pièces de 10 sols délivrées"
ne fut pas appliquée à Metz.
En effet, il y eut au total, en 1705, 1706 et 1707, 16.560.000 pièces de 10 sols frappées, 99 délivrances et 20.170 pièces de 10 sols emboîtées. La règle d'emboîtage réelle fut donc proche de
"1 pièce de 10 sols emboîtée pour 822,5 pièces alias pour 10,4 marcs passés en délivrance" (16.590.000 / 20.170 = 822,5....)".
Notons d'ailleurs que pour ces pièces de 10 sols, on n'emboîtait pas à l'unité mais à la dizaine:
pour preuve, pour les 99 délivrances, les nombres de deniers emboîtés furent toujours des multiples de 10. La règle réelle utilisée fut donc du type
"10 pièces emboîtées pour X pièces délivrées", X étant un nombre entier supérieur à 8.225 alias
"10 pièces emboîtées pour Y marcs délivrés", Y étant un nombre entier supérieur à 104,1 marcs (8.225 / 79 = 104,1).
Supérieur, parce que l'ultime dizaine emboîtée pour chacune des 99 délivrances pouvait ne correspondre qu'à une fraction de X ou de Y.
Dans ses 2 dernières éditions (D 1987, N°396 et D 1998, N°513, Nota I), Droulers opte pour X = 7.900, règle forcément inexacte puisque X doit être un entier supérieur à 8.225!
On relève encore d'autres erreurs de calcul chez Gadoury & Droulers:
¤ G-D 1978 et G 1987:
150.000 marcs sont censés correspondre à 10.800.000 pièces....soit une taille
erronée de 72 au marc
¤ D 1987: 4.447.700 / 790 =
5.630 emboîtés alors que le nombre exact est de 5.360
Si nous avons lourdement insisté sur les "lacunes" de Gadoury & Droulers, c'est pour souligner combien sont fantasques leurs cotes basées sur de telles "virevoltes" de leurs chiffres de frappe estimés.
Compte tenu du fait que l'on connaît le nombre total exact de 10 sols délivrées et que le nombre d'emboîtés est très grand, il est parfaitement inutile de rechercher la règle d'emboîtage exacte:
on obtient des chiffres de frappe annuels proches de la réalité simplement en multipliant les emboîtés par 822,5... C'est de cette manière que nous avons calculé nos chiffres de frappe consignés dans le tableau ci-dessus.
080
Dix sols aux 4 couronnes
1705 AA
Ag 3,01 g
Avers:
, à 0h, différent de François Sebert,
"directeur-caissier de fabrication" alias "régisseur de
fabrication" et non de Jean Saunayre ni de Jean Debrye [contrairement à
ce qu'en dit Droulers (D 1998, p.462, Nota I)], "directeurs &
trésoriers particuliers" de la Monnaie de Metz. Il est vrai que ces 3
personnes utilisèrent le même différent
![]()
1705 , différent du graveur suivi du
millésime sous le buste
Le différent du graveur est donc bien présent contrairement à ce qu'affirme Droulers (Encyclopédie....1992, t.II, p.63, note 4, les 2 dernières lignes)
Revers:
· AA · non
monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
40 € |
90 € |
330 € |
|
G 1987 |
30 € |
90 € |
290 € |
|
D 1987 |
40 € |
180 € |
560 € |
|
D 1998 |
30 € |
210 € |
490 € |
|
G 2001 |
40 € |
130 € |
340 € |
Etat de conservation: SUP
–
Prix de réserve:
081
Dix sols aux 4 couronnes 1705 AA
Ag 2,66 g
Bien qu'en état SUP et de flan large [24,1 mm], cet exemplaire-ci présente un manque de poids de 14,1%
Il semble que le poids théorique était assez mal respecté puisqu'un autre exemplaire, de même état de conservation, faisant, à une époque donnée, partie de notre collection (cf. D 1998, p.462, Nota I) pesait 3,35g (excédent de poids de 8,1% par rapport au poins théorique)!
Avers:
Λ au lieu de A pour tous les A de la légende
Sinon comme le N°080
Revers:
Λ au lieu de
A pour tous les A de la légende
à l'exception des 2 A de la lettre
d'atelier AA
Sinon comme le N°080


Cotes:
Comme le N°080
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
082
Dix sols aux 4 couronnes 1705 AA
Ag 2,72 g
Bien qu'en état TTB, cet exemplaire-ci présente un manque de poids de 12,2%
Rotation de coins!
Avers:
Λ au lieu de A pour tous les A de la légende
Sinon comme le N°080
Revers:
Λ au lieu de
A pour tous les A de la légende
à l'exception des 2 A de la lettre
d'atelier AA
Sinon comme le N°080


Cotes:
Comme le N°080
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
083
Dix sols aux 4 couronnes
1706 AA
Ag 3,05 g
Avers & Revers:
Comme le N°080 au millésime 1706 près


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
G 1987 |
30 € |
90 € |
290 € |
|
D 1987 |
60 € |
200 € |
580 € |
|
D 1998 |
40 € |
230 € |
510 € |
|
G 2001 |
50 € |
140 € |
350 € |
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
084
Dix sols aux 4 couronnes 1707
AA
Ag 2,53 g (Manque de
poids de 18,3%)
Avers & Revers:
Comme le N°080 au millésime 1707 près
Noter aussi le lys du bas
mal venu ou abrasé


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
80 € |
300 € |
|
G 1987 |
30 € |
90 € |
290 € |
|
D 1987 |
40 € |
180 € |
560 € |
|
D 1998 |
30 € |
210 € |
490 € |
|
G 2001 |
40 € |
130 € |
|
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
100 au
marc = 2,448 g
2 deniers
12 grains = 20,83% [et non 19,95%]
Cours
légal: 2 sols 6 deniers = 30 deniers tournois
23 à 24 mm
Tranche
lisse
Gadoury
1987, N°102 / Charlet 1996, p.162, 163 & 301, N°100 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°475
Les pièces frappées à Metz n'avaient pas cours dans tout le Royaume: elles avaient cours en Alsace, Lorraine et dans la région frontalière des Ardennes et étaient destinées en priorité à la solde des troupes aux frontières de l'Est et du Nord-Est.
En 1992, Droulers (cf. Encyvclopédie....1992, t.II, p.60, Note 24) s'étonne de n'avoir pu recenser que 2 exemplaires de la 30 deniers 1709 AA (Collection Florange, Paris, 13-15/12/1937, N°388 et collection privée) pourtant frappée à 465.238 exemplaires.
En 1998, Droulers (D 1998, p.10) ne recense plus qu'une seule 30 deniers 1709 AA.
Pur hasard puisque H. (Alain) (cf. Détection-Passion, Mai-Juin 1998, N°16] signale un trésor de 664 pièces découvertes sous l'autoroute A6 dans le Sud de la Seine-et-Marne en 1960/1970 qui contenait 89 pièces de XXX deniers AA, respectivement:
1709 AA: 03
exemplaires
1710 AA: 40
exemplaires
1711 AA: 18
exemplaires
1713 AA: 17
exemplaires
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe (Archives
Moselle B2415, documents 59, 77, 84 & 89):
|
|
G-D 1978 et G 2001 |
G 1987 |
D 1987 |
D 1998 |
Nbre de délivrances |
Nbre d' emboîtés |
Nos chiffres de frappe |
|
1709 AA |
465.238
ex. |
465.238 ex. |
465.238
ex. |
465.238
ex. |
1 seule
le 21/12/1709 |
450 |
573.010 ex. |
|
1710 AA |
13.269.922
ex. |
13.269.922
ex. |
13.269.922
ex. |
13.269.922
ex. |
24 entre
le 17/01/1710
et le 31/12/1710 |
12.290 |
15.649.550 ex. |
|
1711 AA |
17.612.070
ex. |
17.612.070
ex. |
7.612.000
ex. |
7.612.000
ex. |
19 entre
le 21/01/1711 et le 23/12/1711 |
9.330 |
11.880.415
ex. |
|
1712 AA |
13.455.474
ex. |
13.455.574
ex. |
13.455.574 ex. |
13.455.574
ex. |
12 entre
le 14/01/1712 et le 12/08/1712 |
6.525 |
8.308.651
ex. |
|
1713 AA |
10.359.700
ex. |
10.359.700
ex. |
10.359.700
ex. |
10.359.700
ex. |
14 entre
le 14/01/1713 et le 20/12/1713 |
7.530 |
9.588.374 ex. |
En résumé, au total:
70 délivrances et
36.125 emboîtés
Nombre total de marcs et
de pièces frappées?
Que nous apprennent les
textes officiels?
La délivrance du
30/05/1711 achève "lentière execution" du "résultat" du
01/10/1709 (Arch. Moselle B2415, document 84).
Ainsi du 21/12/1709 (date
de la toute première délivrance) au 30/05/1711 inclus, on frappa à Metz les
400.000 / 2 = 200.000 marcs prescrits.
En mai 1711, le roi
"informé que la fabrication est sur le point d'être consommée"
promulgue l'édit du 05/05/1711, registré à Metz le 01/06/1711, ordonnant une
nouvelle fabrication de 400.000 marcs à Lyon et Metz "outre et par dessus
les 400.000 marcs portés" par l'édit de septembre 1709.Le roi sur ce qui
Lui "a été représenté que" ses "Sujets domiciliez dans l'étendüe
des trois Evêchez de Metz, Toul & Verdun, faute de menües Especes, étoient
obligez de se servir de celles de Lorraine, quoyque le cours en soit
interdit" ordonne par le même édit du 05/05/1711 que de ces 400.000 marcs,
il en soit fabriqué jusqu'à 16.000 marcs en pièces de XV deniers à Metz
seulement (Arch. Moselle B61 et B2415, documents 77 & 80).
La dernière délivrance de
1712 eut lieu le 12/08/1712. Ainsi du 06/07/1711 au 12/08/1712 inclus, on
frappa à Metz
(400.000 / 2) – 16.000 =
184.000 marcs de XXX deniers
Un arrêt du Conseil du
29/11/1712, registré au Parlement de Metz le 29/12/1712, ordonne la poursuite
de la frappe des XXX deniers à Metz jusqu'à concurrence de 84.000 marcs
"outre et par dessus ce qui a esté cy devant fabriqué" et celle des XV
deniers jusqu'à concurrence de 16.000 marcs "outre par dessus les 16.?000
cy-de
fabriqués" "pour avoir cours dans l'etendue des Trois Evêchés de
Metz, Toul et Verdun et pays en dépendant seulement" (Archives Moselle B62). L'arrêt du Conseil
du 20/06/1713, registré le 15/07/1713, indique que des 84.000 marcs qui doivent
être fabriqués à Metz d'après l'arrêt du 29/11/1712, "il en sera fabriqué
en pièces de XV deniers 8.000 marcs" "outre et par dessus les 16.000 marcs ordonnés par ledit
arrêt" (Archives Moselle B61).
Deux autres documents explicitent l'arrêt du 20/06/1713: cet arrêt prévoit la fabrication de 200.000 marcs de pièces de XXX et XV deniers dans les Monnaies de Lyon et Metz, savoir à Metz "76.000 marcs en pièces de XXX deniers et 24.000 marcs en pièces de XV deniers" (Archives Moselle B2415, documents 59 & 81). L'arrêt du 20/06/1713 accorde jusqu'au 31/12/1713 pour achever la fabrication des XXX et des XV deniers à Metz. Il en résulte qu' "en 1713" on frappa à Metz 76.000 marcs en pièces de XXX deniers.
En résumé:
|
Période |
Nbre de marcs
frappés |
Chiffres
de frappe |
Nbre de délivrances |
Nbre d' emboîtés |
|
du
21/12/1709 au
30/05/1711 |
200.000 |
20.000.000
ex. |
34 |
16.900 |
|
du
06/07/1711 au
12/08/1712 |
184.000 |
18.400.000
ex. |
22 |
11.695 |
|
"Année 1713" |
76.000 |
7.600.000
ex. |
14 |
7.530 |
Ce tableau ne permet pas
de préciser correctement les chiffres annuels de frappe car il existe un
"déphasage" entre les actes officiels promulgués à Paris puis registrés
avec quelque retard par le Parlement de Metz et le travail effectif sur place à
Metz tel qu'il ressort des emboîtés consignés dans les "registres" de
délivrance locaux. Pour preuve, l'arrêt prévoyant les 76.000 marcs registré le
17/07/1713 seulement....alors que sur place, sur les 14 délivrances de 1713, 5
avaient déjà eu lieu avant cette date!
De 1709 à 1713, on frappa
donc au total 460.000 marcs alias
46.000.000 pièces de XXX
deniers à Metz.
Sur ce point, nous sommes
presqu'en accord avec Droulers (D 1998) selon lequel il y eut:
465.238 + 13.269.922 +
7.612.070 + 13.455.474 + 10.358.700 =
45.162.404 pièces de XXX
deniers frappées à Metz.
Nous ignorons la règle
d'emboîtage préconisée par Droulers, apparemment "variable" (???) d'une
année à l'autre, puisque
1 pièce
emboîtée pour 1.034 délivrées en 1709
1 pièce
emboîtée pour 1.080 délivrées en 1710
1 pièce
emboîtée pour 816 délivrées en 1711
1 pièce
emboîtée pour 2.062 délivrées en 1712
1 pièce
emboîtée pour 1.376 délivrées en 1713
Une règle différente pour
chaque année n'a évidemment aucun sens.
Quelle eut été la règle
d'emboîtage officielle?
"1 pièce emboîtée
pour 72 marcs délivrés alias pour 7.200 [72 marcs x 100 au marc] pièces de XXX
deniers délivrées".
Avec au total 46.000.000
de pièces délivrées et 36.125 pièces emboîtées, la règle d'emboîtage effective
fut en fait proche de
"1 pièce emboîtée
pour 46.000.000 / 36.125 = 1.273,35....pièces délivrées alias pour 1.273,35 /
100 = 12,73...marcs délivrés"
La règle officielle
d'emboîtage ne fut donc absolument pas respectée à Metz pour ce type
Notons d'ailleurs que pour les pièces de XXX deniers comme pour celles de XV deniers, on n'emboîta pas à l'unité mais à la dizaine:
pour preuve, pour les 70 délivrances de XXX deniers et les 12 délivrances de XV deniers, les nombres d'emboîtés furent toujours des multiples de 10 (à l'exception de la seule délivrance de XXX deniers du 06/04/1712 pour laquelle on emboîta 505 pièces....il s'agit probablement là d'une erreur d'inscription du nombre d'emboîtés).
La règle réelle utilisée fut donc du type
"10 pièces emboîtées pour X pièces délivrées", X étant un nombre entier supérieur à 12.733,5... ou
"10 pièces emboîtées pour Y marcs délivrés", Y étant un nombre entier supérieur à 127,3... marcs (12.733 / 100 = 127,3).
Supérieur, parce que l'ultime dizaine emboîtée pour chacune des 70 délivrances pouvait ne correspondre qu'à une fraction de X ou de Y.
Compte tenu du fait que l'on connaît le nombre total exact de XXX deniers délivrés et que le nombre d'emboîtés est très grand, il est parfaitement inutile de rechercher la règle d'emboîtage exacte:
on obtient des chiffres de frappe annuels proches de la réalité simplement en multipliant les emboîtés par 1.273,3.... C'est de cette manière que nous avons calculé nos chiffres de frappe consignés dans le premier des 2 tableaux ci-dessus.
Signalons pour terminer une très rare variété de
XXX deniers 1712 AA au module du XV deniers
(on en ignore le poids....était-ce un flan de XV deniers?)
(cf. Collection Jules Florange, "Numismatique lorraine", Paris, Drouot, 13-15/12/1937, N°388 et Münzen Oswald, Auktion 2, München, 03-05/06/1971, N°1594).
085
XXX deniers aux 2 L
couronnés 1709 AA
Cuivre 1,61g (Manque de poids de 34,2%)
Avers:
1709
, millésime suivi du différent du
"directeur-caissier de fabrication" alias "régisseur de
fabrication" de 10 à 12h
Revers:
, différent du graveur à 0h30
légèrement monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Survivance:
"Chiffre de frappe
indiqué mais non coté" dans G-D 1978.
"Chiffre de frappe
indiqué et coté" dans G 1987, D 1987 et D 1998.
Donc millésime de toute
rareté (cf. aussi les remarques dans les généralités relatives à ce type)
Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
60 € |
180 € |
510 € |
|
D 1987 |
70 € |
130 € |
400 € |
|
D 1998 |
80 € |
210 € |
350 € |
|
G 2001 |
50 € |
140 € |
420 € |
Faux ou essai?
Droulers (D 1998, p.429, Note 4) vilipende cet exemplaire-ci sans l'avoir vu en le considérant d'emblée, sans doute en raison de son poids, comme un faux d'époque.
Cet exemplaire-ci est en
cuivre et non en billon à 20,83% en argent. Pour cette raison ,il a sans doute
subi une tentative de pliage.
Cet exemplaire-ci est
d'un style parfait: on note cependant que le dessin de la couronne au-dessus
des 2 L, beaucoup plus étroite à sa base, est assez différent de celui des
pièces en billon des années 1710 à 1713 qui suivent (N° 086 à 090).
Il est aberrant qu'un
contrefacteur ait risqué sa vie pour contrefaire un type d'aussi petit cours
légal! Il n'est donc pas anormal de penser que cet exemplaire-ci n'est pas un
faux mais un essai.
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
086
XXX deniers aux 2 L couronnés
1710 AA
Billon 2,20 g
Avers:
1710
, millésime suivi du différent du
"directeur-caissier de fabrication" alias "régisseur de
fabrication" de 10 à 12h
Revers:
, différent du graveur à 0h30
légèrement monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
G 1987 |
40 € |
160 € |
440 € |
|
D 1987 |
40 € |
100 € |
310 € |
|
D 1998 |
30 € |
80 € |
250 € |
|
G 2001 |
40 € |
100 € |
340 € |
Etat de conservation: SUP
Prix de réserve:
087
XXX deniers aux 2 L
couronnés 1710 AA
Billon 2,51 g (Excédent
de poids de 2,5% par rapport au poids théorique)
Avers:
17 · 10
, millésime (entrecoupé par un point) suivi
du différent du "directeur-caissier de fabrication" alias
"régisseur de fabrication" de 10 à 12h. Noter l'allure exceptionnelle
de Claude-Nicolas Boulard se présentant usuellement comme une "Grenade
allumée"
Revers:
, différent du graveur à 0h30
légèrement monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes:
Comme le N°086
Etat de conservation: TTB
Prix de réserve:
088
XXX deniers aux 2 L
couronnés 1711 AA
Billon 2,36 g
Avers:
1711
, millésime suivi du différent du
"directeur-caissier de fabrication" alias "régisseur de
fabrication" de 10 à 12h
Revers:
, différent du graveur à 0h30
légèrement monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
G 1987 |
40 € |
160 € |
440 € |
|
D 1987 |
40 € |
110 € |
330 € |
|
D 1998 |
30 € |
80 € |
260 € |
|
G 2001 |
40 € |
100 € |
340 € |
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
089
XXX deniers aux 2 L
couronnés 1712 AA
Billon 2,38 g
Avers & Revers:
Comme le N°088 au
millésime (17)12 près dont les 2 premiers chiffres sont mal venus


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G 1987 |
40 € |
160 € |
440 € |
|
D 1987 |
70 € |
130 € |
400 € |
|
D 1998 |
30 € |
80 € |
250 € |
|
G 2001 |
40 € |
100 € |
340 € |
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
090
XXX deniers aux 2 L
couronnés 1713 AA
Billon 2,26 g
Avers & Revers:
Comme le N°088 au
millésime 1713 près


Cotes (converties en EURO de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
30 € |
90 € |
330 € |
|
G 1987 |
40 € |
160 € |
440 € |
|
D 1987 |
40 € |
100 € |
310 € |
|
D 1998 |
30 € |
80 € |
260 € |
|
G 2001 |
40 € |
110 € |
370 € |
Etat de conservation: TTB
-
Prix de réserve:
200 au
marc = 1,224 g
2 deniers
12 grains = 20,83% [et non 19,95%]
Cours
légal: 1 sol 3 deniers = 15 deniers tournois
18,5 mm
Tranche
lisse
Gadoury
1987, N°95 / Charlet 1996, p.162, 163 & 301, N°101 / Droulers, 2ème
Edition, 1998, N°476
Ce type eut cours dans la
même aire géographique que la pièce de XXX deniers.
Délivrances, emboîtés et chiffres de frappe (Archives
Moselle B2415, documents 59, 77 & 84):
|
|
G-D 1978 |
G 1987 et G 2001 |
D 1987 |
D 1998 |
Nbre de délivrances D |
Nbre d' emboîtés B |
Nos chiffres de frappe |
|
1711 AA |
Non
indiqué. |
Non
indiqué. |
580.000 ex. |
1.366.716
ex. soit 2,3564 x 580.000 |
2 les 21/08/1711 et 26/10/1711 |
580 |
1.329.513
ex. |
|
1712 AA |
Non
indiqué |
Non
indiqué |
445.000 ex. |
1.048.601 ex. soit 2,3564 x 445.000 |
2 les 15/04/1712 et 19/05/1712 |
540 |
1.237.822
ex. |
|
1713 AA |
1.706.400 ex. |
1.706.400 ex. |
2.370.000 ex. |
5.584.683 ex. soit 2,3564 x 2.370.000 |
8 entre
le 11/04/1713 et le 23/08/1713 |
2.370 |
5.432.665 ex. |
En résumé, au total:
12 délivrances et
3.490 emboîtés.
Nombre total de marcs et
de pièces frappées?
En résumé (cf. les
détails donnés dans les "Généralités" relatives aux XXX deniers):
|
Période |
Nbre de marcs
frappés |
Nombres
de pièces de XV deniers frappées |
Nbre de délivrances |
Nbre d' emboîtés |
|
du
21/08/1711 au
19/05/1712 |
16.000 |
3.200.000
ex. |
4 |
1.120 |
|
Même période d'après # |
16.000 |
valant
207.303 livres 2 sols 6 deniers soit 49.752.750
deniers tournois soit, à raison de XV deniers la pièce, 3.316.850
ex.. # |
|
|
|
"Année 1713" |
24.000 |
4.800.000
ex. |
8 |
2.370 |
# Archives
Nationales G7 / 1448
Ce tableau ne permet pas de préciser correctement les chiffres annuels de frappe car il existe un "déphasage" entre les actes officiels promulgués à Paris puis registrés avec quelque retard par le Parlement de Metz et le travail effectif sur place à Metz tel qu'il ressort des emboîtés consignés dans les "registres" de délivrance locaux. Pour preuve, l'arrêt prévoyant les 24.000 marcs registré le 15/07/1713 seulement....alors que sur place, sur les 8 délivrances de 1713, 7 avaient déjà eu lieu avant cette date, entre le 11/04/1713 et le 11/07/1713.
Pour justifier la "virevolte" de ses chiffres de frappe entre 1987 et 1998, Droulers (cf. D 1998, p.430, Nota) explique: "Suivant l'emboîtage, le total théorique monnayé aurait été de 6.560.000 pièces, mais le montant autorisé ayant été de 8.000.000, nous avons accru au prorata les chiffres annuels".
D'où sortent ces 6.560.000 pièces calculées "suivant l'emboîtage"? La correction de Droulers consistant à multiplier par 2,3564 les chiffres de frappe publiés en 1987 (3.395.000 pièces au total) pour obtenir ceux publiés en 1998 (8.000.000 pièces au total) est totalement farfelue puisque les chiffres de frappe de 1987 avaient été calculés par Droulers à partir des emboîtés en appliquant, sans la moindre justification, une règle d'emboîtage de
"1 pièce de XV
deniers emboîtée pour 1.000 pièces de XV deniers délivrées"
De plus pour 1712, il basa son calcul sur un nombre d'emboîtés erroné de 445 au lieu de 540.
Quelle eut
été la règle d'emboîtage officielle?
"1 pièce
emboîtée pour 72 marcs délivrés alias pour 14.400 [= 72 marcs x 200 au marc]
pièces de XV deniers délivrées".
Avec au total
8.000.000 de pièces délivrées et 3.490 pièces emboîtées, la règle d'emboîtage
effective fut en fait proche de
"1 pièce
emboîtée pour 8.000.000 / 3.490 = 2.292,26....pièces délivrées alias pour
2.292,26 / 200 = 11,46...marcs délivrés".
La règle
officielle d'emboîtage ne fut donc absolument pas respectée à Metz pour ce
type.
Notons d'ailleurs que pour ces
pièces de XV deniers comme pour celles de XXX deniers, on n'emboîta pas à
l'unité mais à la dizaine:
pour preuve, pour les 12 délivrances
de XV deniers, les nombres d'emboîtés furent toujours des multiples de 10.
La règle réelle utilisée fut
donc du type
"10 pièces emboîtées pour X
pièces délivrées", X étant un nombre entier supérieur à 22.922,6...
ou
"10 pièces emboîtées pour Y
marcs délivrés", Y étant un nombre entier supérieur à 114,6...
marcs (22.922,6 / 200 = 114,6).
Supérieur, parce que l'ultime dizaine emboîtée pour chacune des 12
délivrances pouvait ne correspondre qu'à une fraction de X ou de Y.
Compte tenu du fait que l'on
connaît le nombre total exact de XV deniers délivrées et que le nombre
d'emboîtés est assez élevé, il est parfaitement inutile de rechercher la règle
d'emboîtage exacte:
on obtient des chiffres de
frappe annuels assez proches de la réalité simplement en multipliant les
emboîtés par 2.292,26... C'est de cette manière que nous avons calculé nos
chiffres de frappe consignés dans le premier des 2 tableaux ci-dessus.
Notons qu'il ressort du second
tableau ci-dessus qu'en 1711 et 1712, les XV deniers frappés étaient en moyenne
à la taille de
3.316.850 / 16.000 = 207,303..
au marc (soit un poids moyen de 1,1807 g) au lieu des 200 au marc théoriques
(poids théorique de 1,2238 g). Ces XV deniers présentaient donc en moyenne un
faiblage systématique de poids de 3,5%! Raison pour laquelle on se
rapprocherait peut-être encore davantage des chiffres de frappe réels en
majorant nos chiffres de frappe figurant dans le 1er des 2 tableaux
ci-dessus de 3,65% c'est-à-dire en les multipliant par
3.316.850 / 3.200.000 = 1,0365...
On obtient de
la sorte pour:
1711: 1.378.061
exemplaires
1712: 1.283.022
exemplaires
1713: 5.631.042
exemplaires
1711 + 1712 +
1713: 8.292.125 exemplaires
091
XV deniers aux 2 L couronnés
1711 AA
Billon 1,25 g (Excédent
de poids de 2,1%)
Avers:
1711
, millésime suivi du différent du
"directeur-caissier de fabrication" alias "régisseur de
fabrication" de 10 à 12h
Revers:
, "Hermine à 2 queues", différent
du graveur à 0h30
légèrement monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
|
|
B |
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
---- |
70 € |
190 € |
470 € |
|
G 1987 |
---- |
70 € |
180 € |
510 € |
|
D 1987 |
---- |
60 € |
130 € |
330 € |
|
D 1998 |
---- |
30 € |
80 € |
180 € |
|
G 2001 |
50 € |
130 € |
370 € |
---- |
Etat de conservation: TB
Prix de réserve:
092
XV deniers aux 2 L
couronnés 1712 AA
Billon 1,16 g (Manque de
poids de 5,1%)
Avers & Revers:
Comme le N°091 au millésime 1712 près


Cotes proposées par Gadoury & Droulers:
Les mêmes que pour le
N°091
Etat de conservation: SUP
-
Prix de réserve:
093
XV deniers aux 2 L
couronnés 1713 AA
Billon 1,14 g (Manque de
poids de 6,8%)
Avers:
1713
,
millésime suivi du différent du "directeur-caissier de fabrication"
alias "régisseur de fabrication" de 10 à 12h
Revers:
, "Hermine à 2 queues", différent
du graveur à 0h30
légèrement monogrammé, lettre d'atelier à 6h


Cotes (converties en EURO
de 2006) proposées par Gadoury & Droulers:
Notons que G 2001 cote
ces XV deniers même en état B.....ce qui prouve combien il est difficile de les
trouver en bon état!
|
|
B |
TB |
TTB |
SUP |
|
G-D 1978 |
---- |
50 € |
140 € |
370 € |
|
G 1987 |
---- |
60 € |
160 € |
440 € |
|
D 1987 |
---- |
40 € |
110 € |
290 € |
|
D 1998 |
---- |
30 € |
70 € |
170 € |
|
G 2001 |
50 € |
130 € |
370 € |
---- |
Etat de conservation: SUP
-
Prix de réserve: