Edgar WENDLING
& Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé
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Edgar WENDLING & Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé 2004
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¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
¤ Techniques de fabrication des Potins alias des
monnaies celtiques coulées
¤
Herstellungsverfahren der keltischen gegossenen Münzen, auch
"Potinmünzen" genannt
¤ The celtic cast
coinage (Potins): manufacturing method
€ 21164 à € 21279 P
# Potin? Objet monétiforme ou alliage?
Le mot
"Potin" a 2 sens dans la numismatique celtique actuelle: il désigne
tout à la fois une monnaie celtique coulée et l'alliage qui servit à la coulée.
Il s'agit
de pièces d'un "physique peu avantageux".
Sur les
pièces coulées, le type est toujours intégralement reproduit, étant donné qu'en
raison de la technique utilisée , aucune excentration n'est possible (ce n'est
pas tout à fait exact, puisque l'on rencontre de rares Potins excentrés!), contrairement
à ce que l'on observe fréquemment pour les pièces frappées. Pour la même
raison, on ne trouve évidemment jamais d'éclatements marginaux.
En 1762
AD, de CAYLUS fit analyser des Potins par QUEVANNE, essayeur général des
Monnaies de France. QUEVANNE fondit ensemble un nombre inconnu de "Potins
au personnage accroupi, au bucrane, au guerrier tenant un torque et une lance,
des Potins au sanglier des Leuci, des Potins des Senones et des Carnutes",
en somme tous les Types de Potins que de CAYLUS publia par la suite dans son
Recueil d'Antiq., t. VI, 1764 AD, p. 331.
En
utilisant une méthode d'analyse "par voie ignée" (alias par
coupellation) alors d'un usage courant dans les Monnaies du Royaume, QUEVANNE
parvint à la composition suivante:
Cu "6 parties" c'est-à-dire 67%
Sn "1 partie" c'est-à-dire 11%
Pb "2 parties" c'est-à-dire 22%
Les
analyses Postérieures n'ont conduit que très exceptionnellement à une teneur
[irrégulière certes d'un Type de Potin à l'autre] si élevée en plomb!
Cette
observation prouve que la "voie ignée" était inadaptée pour réaliser
ce genre d'analyse chimique. Cette "voie ignée" fut universellement
utilisée dans toutes les Monnaies du Royaume pour déterminer les titres en or
et en argent des monnaies jusqu'à ce que GAY-LUSSAC mit au point la "voie
humide" qui prouva dans les années 1800 / 1805 AD, que toutes les monnaies
royales étaient sous-titrées et que la "voie ignée" était à proscrire
totalement.
En quoi
consiste la "voie humide"? Comme la "voie ignée", la
"voie humide" est une méthode destructive consistant à dissoudre la
monnaie dans un acide approprié puis à
faire l'analyse chimique de la solution par un procédé purement
chimique.
DéCHELETTE,
en 1899 (RN 1899, p. 169-172 & ABT p. 43) fit procéder à des analyse de
Bronzes frappés (LT 5086 et 5093) et de Potins coulés (LT 2935, 4628, 5253,
5368 et 5401) provenant du Mont Beuvray (Nièvre). Les résultats obtenus sont
fiables parce qu'ils donnent une idée exacte des teneurs moyennes en métaux des
monnaies "dans leur globalité":
La
monnaie, frappée ou coulée consiste en une "âme" de la pièce
recouverte d'une patine superficielle et d'une corrosion superficielle. Patine
et corrosion étant négligeables devant l' "âme", les résultats
d'analyse se trouvent très peu faussés.
Les résultats
de ces analyses eurent de quoi surprendre DéCHELETTE:
# Bronzes
frappés:
Cu 75 –
82% / Sn 18 – 26%
# Potins
coulés:
Cu 68 –
83% / Sn 17 – 32%
correspondant
tous deux à des températures de fusion de ca 750 à 925° Celsius
#
BURKHARDT [Quantitative..., Berne 1998, p. 57] évoque,sans fournir la
moindre référence bibliographique, des alliages contenant 50 % de cuivre Cu
ainsi que des quantités hélas non précisées d'étain Sn, de plomb Pb et
d'antimoine Sb, présentant la particularité remarquable de fondre dès 200 à 300
° Celsius et utilisés pour cette raison pour la coulée de certains Potins. Nous
pensons, jusqu'à preuve du contraire, qu'il n'existe aucun alliage quaternaire
fondant aussi bas.
Rappels:
~
Bronzes de fonderie usuels actuels:
Cu
87-96 % / Sn 4-13 %
~
Bronzes de cloche:
Cu
75-80 % / Sn 20-25 %
~
Températures de fusion des bronzes Cu-Sn en degrés Celsius:
|
Cu % |
100 |
90 |
80 |
70 |
60 |
50 |
40 |
30 |
20 |
10 |
0 |
|
T. f. |
1084 |
1005 |
890 |
755 |
725 |
680 |
630 |
580 |
530 |
440 |
232 |
~
Températures de fusion des alliages Pb-Sn en degrés Celsius, alliages se
prêtant excellemment à la coulée de fausses pièces devant simuler l'argent (Ag
T. f. 961 °):
|
Pb % |
100 |
90 |
80 |
70 |
60 |
50 |
40 |
30 |
20 |
10 |
0 |
|
T. f. |
327 |
295 |
276 |
262 |
240 |
220 |
190 |
185 |
200 |
216 |
232 |
En somme,
l'alliage utilisé pour les Bronzes frappés et les Potins coulés était quasiment
le même, à quelque % d'étain près!
On
pourrait donc tout aussi bien parler
# non de
Potins coulés mais de Bronzes coulés
# non de
Bronzes frappés mais de Potins frappés!
Par
ailleurs, ces analyses révèlent des écarts notoires entre les teneurs extrêmes.
DéCHELETTE
conclut: "Pour rechercher dans quelle mesure ces variations peuvent être
fortuites ou au contraire intentionnelles, il est évident que l'on devrait , au
préalable, multiplier les essais et analyser un nombre notable d'exemplaires de
chaque Type" de Potins. L'idée était bonne mais la manière dont elle fut
appliquée, déplorable.
Selon
DéCHELETTE, "il semble que (tant pour les Bronzes frappés que pour les
Potins coulés) le rapport simple de 4 parties de cuivre et d'une partie
d'étain ait été l'objectif des monnayeurs" c'est-à-dire Cu 80% / Sn 20%
Pour
passer du bronze non monétaire à du bronze monétaire alias du potin monétaire,
on a, en gros, augmenté la teneur en étain de 10 à 20%.
QUEVANNE
conclut: "Ces métaux étain & plomb (Sn & Pb) joints au cuivre, en
détruisent la ductilité, ce qui fait que les Potins n'ont pu être fabriqués que
par le moule".
DéCHELETTE
conclut: "L'addition d'étain a pour effet d'augmenter la dureté de
l'alliage et de faciliter sa fusion".
En
augmentant la teneur en étain, l'alliage devient donc plus fusible c'est-à-dire
plus approprié à la fabrication de Potins coulés mais, à l'évidence, moins
approprié à la fabrication de Bronzes frappés puisque ductilité et dureté augmentent.
Entre
1899 et ca 1985, on ne procéda quasiment à aucune analyse de Potins.
Durant ce
laps de temps, les "vieux chimistes" qui savaient "manier la
voie humide", disparurent avec le déclin de la "Chimie
Minérale" [à présent désignée sous
le nom franglais de "Chimie Inorganique"].
A partir
de ca 1985, la "voie humide"
[analyses de solutions par voie purement chimique], ne furent plus "tendance" (comme l'ont dit
si joliment de nos jours)!
Le
"must" depuis ca 1985 est une
méthode nucléaire non destructive [cf. BEAUCHESNE & BARRANDON – Méthode
d'analyse globale et non destructive du Cu et de ses alliages par activation
avec des neutrons rapides de cyclotron in Revue d'Archéométrie, 10, 1986 AD,
p.75-85].
Elle fut
utilisée par exemple par GEISER & BARRANDON [cf. Gallia 52, 1995 AD,
p.23-26] pour l'analyse de Potins dits "à la grosse tête":
"cette méthode permet une analyse globale (?) et non destructive; par
simple spectrométrie, ce sont 10 éléments (Cu, Sn, Pb, Sb, As, Ni, Fe, Ag, Au,
Zn) qui sont ainsi dosés jusqu'à l'échelle du ppm. Les résultats obtenus, aux
dires de GEISER & BARRANDON, "montrent la pertinence de la
méthode....: en effet, des pièces de même Type mais de provenances différentes,
donc de modes de conservation très différents, donnent des résultats
identiques". GEISER & BARRANDON laissent donc entendre que
"patine & corrosion superficielles" auraient pu fausser les
analyses. A notre connaissance, l'analyse d'une pièce par cette méthode se fait
en un point précis de l'Avers ou du Revers et sur une épaisseur de quelques
microns seulement. C'est donc principalement les "patine & corrosion
superficielles" qui sont analysés au détriment de l' "âme" de la
pièce. Avers et Revers d'une seule et même pièce peuvent donc conduire à des
analyses différentes.
On
comprend dès lors pourquoi BURKHARDT, STERN & HELMIG (Keltische Münzen aus
Basel / Numismatische und metallanalytische Untersuchungen, Basel 1994,
p.127-139 & p.211-225) en publiant les analyses des très nombreuses
monnaies celtiques du Musée Historique de Bâle (HMB = Historisches Museum
Basel) proposent le plus sérieusement du monde (cela semble un canular de prime
abord!) des analyses différentes pour les Avers et Revers d'une même
pièce....non seulement différentes mais très souvent aussi divergentes! Ainsi
la (même) pièce N° 335 de la p. 215 a un titre en Cu de 68% à l'Avers et de 42%
au Revers! Un écart de 26%....rien que cela!
En somme,
cette méthode nucléaire est valable pour les alliages modernes homogènes, ni
patinés ni corrodés, mais elle est aussi inadaptée pour analyser les pièces
anciennes inhomogènes, patinées et corrodées, que ne l'est le double décimètre
pour mesurer de manière rigoureuse la distance entre Metz et Strasbourg!
Au
Chapitre XLII, nous donnons les analyses proposées pour les divers Types de
Potins si elles sont connues: force est de constater qu'il y règne une certaine
cacophonie....peut-être due à l'utilisation de cette méthode, moderne certes
mais inadaptée.
Selon
GRUEL (La monnaie chez les Gaulois, 1989, p. 148),
Question
capitale:
Pourquoi
les Gaulois et les Celtes britanniques eurent-ils recours à l'occasion à la
coulée plutôt qu'à la frappe?
Rappelons
un passage de BLANCHET (ABT p.56) qui fournit très certainement réponse à cette
question: "....dans les moments où ils disposaient de peu de temps, les
Gaulois furent amenés tout naturellement à couler immédiatement les monnaies et
à supprimer ainsi les coins dont la gravure exigeait de l'habileté et du
temps".
Les
Potins étant bifaces, on utilisa forcément pour les couler des moules bivalves
~ soit
"en dur" en bois, pierre, fer, métaux et terre [cuite]
Signalons
un passage de Pline l'Ancien (Histoire Naturelle, Lib. XXXIV,
cap. 8 [ca 23-79 AD]):
"Quantum ea res differentiae
afferat, in Gallia maxime sentitur, ubi inter lapides candefactos
funditur".
Il prouve qu'en Gaule, le métal fondu était
versé dans le moule en pierre préalablement chauffé.
~ soit
"éphémères en sable".
Passons
en revue les diverses sortes de moules bivalves qui furent utilisés des temps
les plus reculés jusqu'aux temps présents pour couler des objets bifaces
d'assez petite taille.
Nous
n'envisageons donc pas la coulée d'objets plus volumineux comme les haches par
exemple.
Parmi ces
petits objets, les plus nombreux sont les petits objets monétiformes , de façon
plus précise les fusaïoles et les rouelles encore si souvent assimilées, sans
conteste à tort, à des "pré-monnaies" celtes.
Nous
avons recensé et dessiné ces moules à fusaïoles qui furent en usage en ca
1800-1900 AD, dans notre CD intitulé:
~ CD-Rom
N°1: WENDLING [E. & J.] – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400
figures, Châtel-Saint-Germain 2002
Quant aux
moules à rouelles qui furent en usage de ca 1850 BC (avant J-C) à ca 1900 AD
(après J-C),, nous les avons recensé et dessiné dans nos 2 CD intitulés:
~ CD-Rom
N° 2: WENDLING [E. & J.] – Roues & rouelles à rayons, 1ère
partie: fig. 0001 à 2459 et 2ème partie: fig. 2460 à 4725,
Châtel-Saint-Germain, 2003
Nous
classons ces moules bivalves [ Zweischalige Gussformen / Bivalve casting
moulds] "en dur" par ordre chronologique.
La
datation de tels moules n'est pas toujours évidente parce que la technique n'a
pas évolué durant des millénaires: la datation de moules trouvés hors contexte archéologique est donc
aléatoire.
# Utilisation de moules bivalves en bois divers [chêne,
châtaigner]/
Hölzerne zweischalige Gussformen /
Wooden bivalve
casting moulds
¤ € 21163
A: Pas de fig.
Evans – "The coins of the ancient Britons",
London 1864, p. 124
Thompson, Note on the Composition of British Pre-Roman
"TinMo,ney" in NC, 1962, p.
111-112
Moules en
bois de chêne
Ca 150 BC
– 45 AD [Période durant laquelle virent le jour la plupart des Potins
"britanniques"
EVANS
écrit à propos du coulage de certains Potins britanniques:
"it would seem that wooden
moulds were frequently used, as the impression of the grain of the wood, and in
some cases of the medullary rays, may be seen upon the coins........On a pig of
lead found in the neighbourhood of the lead mines of Shelve [Shropshire], and
inscribed IMP. HADRIANI AVG, similar marks are observable, showing that either
the model or pattern from which the pig was cast,was formed of oak, or else
that the pig itself had been cast in an oaken mould".
Selon
EVANS, il n'est donc pas exclus que certains moules "britanniques"
aient été en bois de chêne puisque les fibres du bois ont laissé des traces sur
certains Potins "britanniques". Une autre possibilité est que
certaines patrices [cf. plus loin] aient été en bois de chêne..
THOMPSON
balaya cette hypothèse puisque, selon lui, le bois aurait été calciné par la
grande chaleur de l'alliage lors de la coulée.
C'était
plausible mais, à l'évidence, cet argument est non avenu en raison de
l'existence du moule en bois de châtaignier
qui suit.
Les
auteurs britanniques désignent souvent le Potin britannique sous le nom de
"Tin-Money": est-ce à dire que certains de ces Potins étaient
vraiment en étain [Pour € . L'étain fondant dès 232° Celsius, le bois de chêne
pouvait parfaitement compatible avec ces 232° puisque, d'après l'exemple qui
suit, le bois de châtaigner s'accommodait
des 327° Celsius du plomb fondu!
¤ € 21164
Daleau – Un moule moderne
à fusaïoles in Bull. Soc. Arch. de Bordeaux, t. 35, 1913, p. 134-139, pl. VII,
fig. 1 à 5 alias
Chevillot & Moissat –
Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in
Documents d'archéologie et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-1054,
fig. 5 alias
CD-Rom N°1, fig. 1914
Bois de châtaignier
Ca 1800-1900 AD
Moule
bivalve [Longueur 50 mm / Largeur 30 mm / Epaisseur: 11 mm] pour la coulée
d'une fusaïole en plomb à 7 cabochons hémisphériques.. Noter au haut la
cheminée de coulée. Noter la cheville pointue en bois avec cran d'arrêt: ca 116
mm de long.
L'empreinte
particulièrement simple de la fusaïole fut taillée dans le bois de châtaigner
au couteau. L'existence de ce moule prouve que l'on peut parfaitement utiliser
"durant longtemps" des moules en bois pour y verser du métal fondu de
température de fusion basse comme le plomb [327° Celsius tout de même] sans que
le moule ne se carbonise rapidement!
Provenance:
FRANCE
Aquitaine
Dordogne (Moule acheté le 10/7/1906 à son propriétaire qui le disait
"urtilisé depuis longtemps", au Lieu-dit Monteil, Commune de Calvac)
Probablement conservé au Musée d'Aquitaine à Bordeaux.
En
conclusion,
# Utilisation de moules bivalves en pierres diverses [ardoise,
caillou fruste, calcaire, calcaire sub-lithographique, grès, molasse alias grès
molassique, pierre calcaire, pierre de grain très fin, pierre de grès noir,
pierre ollaire, pierre schisteuse, pierre tendre, rognon de pierre dure,
schiste ardoisier relativement tendre, schiste bitumineux, schiste de Nozay,
schiste briovérien, schiste très compact, serpentine, stéatite (en allemand:
"Speckstein" c'est-à-dire la "pierre-lard")] /
Steinerne zweischalige Gussformen /
Stone bivalve
casting moulds
¤ € 21165
Martwich –Gussform......in Verhandlungen der Berliner
Gesellschaft für Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte, 1890, S. 251-252,
Fig. 1 alias
CD-Rom 1, fig. 1890
Pierre
calcaire plate
Ca 4000
BC
Une des
valves d'un moule bivalve destiné à la fabrication d'un anneau orné de 4
petites boules. Noter la cheminée de coulée au haut. Au centre, petite cavité
dans laquelle s'insérait une protubérance de l'autre valve permettant d'assurer
un plaquage rigoureux des 2 valves l'une sur l'autre
Provenance:
ALLEMAGNE
Sachsen-Alhalt
(trouvé avec une hache polie à ca 1 km de Miltern, à présent un faubourg de
Tangermünde)
¤ € 21166
Bossert-
Altanatolien, Berlin 1942, S. 41, Taf. 72, Fig. 359 alias
CD-Rom 2,
fig. 3651
Serpentine
noire
Ca
1850-1475 BC
Une des
valves d'un moule bivalve anatolien hittite, à usage multiple selon son
orientation, destiné à la coulée de
petits objets divers (divinité, animal, anneaux, boutons, rouelles...). En haut
à gauche et en bas à droite, 2 trous destinés à l'introduction de chevilles en
bois pour assurer la superposition rigoureuse des 2 valves l'une sur l'autre.
Provenance:
TURQUIE
Anatolie
Centrale (Abu Haba)
¤ € 21167
Dunand, ...p. 425-426, N° 6562, fig. 312 alias
CD-Rom 1, fig. 1891
Pierre
plate en calcaire fin [Epaisseur: 15 mm]
Ca
1850-1700 BC
Une des
valves [Longueur 48 mm / Largeur 39 mm / Epaisseur 15 mm] d'un moule bivalve
destiné à la coulée d'anneaux non fermés. Noter l'entonnoir de coulée.
Provenance:
LiBAN (Le site de Byblos)
Localisation:
Musée de Beyrouth
¤ € 21168
Dunand,
..., p. 281, N°4039, fig. 240 et p. 239, N°3516, Pl. CVI
alias
CD-Rom 2, fig. 3653
Caillou
fruste "dont une seule face a été travaillée"
Ca
1850-1400 BC
Caillou
fruste dont une seule face a été travaillée, en fait il s'agit de l'une des
valves [Longueur 50 mm / Largeur moyenne 40 mm / Epaisseur 49 mm] d'un moule
bivalve destiné à la coulée de rouelles à 4 rais. 4 trous d'assemblage et un
repère à l'opposé de la cheminée de coulée.
Provenance:
LiBAN (Le site de Byblos)
Localisation:
Musée de Beyrouth
Un moule
similaire [Longueur 50 mm / Largeur 44 mm / Epaisseur 25 mm] en stéatite verte
datant de ca 1700-1400 BC fut retrouvé sur le même site.
¤ € 21169
Reinach –
Deux moules asiatiques en serpentine in
Rev. arch. 1885, t?. I, p. 54-61 alias
Catalogue
de l'Exposition "Huit millénaires de civilisation anatolienne"
UNESCO, 1981, N°9 alias
CD-Rom 2, fig. 3652
Serpentine
noire
Ca 1800
BC selon le Département des Antiquités Orientales du Louvre
[Ca
3000-2000 BC selon REINACH]
Une des
valves [Longueur 115,5 mm / Largeur 92,5 mm / / Epaisseur: 23 mm] d'un moule
bivalve anatolien, à usage multiple selon son orientation, destiné à la coulée de petits objets divers
(divinité, animal, anneaux, rouelles, fusaïoles...). En bas à droite, trou
destiné à l'introduction d'une cheville en bois pour assurer la superposition
rigoureuse des 2 valves l'une sur l'autre.
Provenance:
TURQUIE
Province de
Manisa (Aux environs de Selendj à l'Est de Ak Hisar)
Au Musée
du Louvre [Département des Antiquités Orientales 26063], Paris.
¤ € 21170
Karo- Altkretische Kultstätten in Archiv für
Religionswissenschaft, 7, 1904, S. 146-147, Fig. 27 alias
Déchelette
– Manuel d'archéologie...t. 1, Paris 1940, p. 460, fig. 191 alias
Zervos –
L'art de la Crête néolithique et minoenne, Paris, 1956, p. 450, Photo 744 alias
CD-Rom 2, fig. 3655
Schiste
Ca
1700-1450 BC selon KARO
Ca
1410/1375-1150/1100 BC [Minoen récent III] selon ZERVOS
Ca
1300-1000 BC d'après l'étiquette se trouvant à côté de l'objet au Musée de
Héraklion
L'une des
valves [220 x 90 mm] d'un moule bivalve servant selon son orientation à la
coulée d'une "roue solaire"ou
d'une déesse ou d'un petit objet. Noter en haut à gauche la cheminée de
coulée et, parallèlement à sa droite, 3 évents.
Provenance:
CRêTE (île de) (Siteia)
En salle
X du Musée de Héraklion [jadis Candie) en Crête
¤ € 21171
Montelius
– Italie septentrionale..., Stockholm 1895, Sie B , col. 168 et Sie B, pl. 29,
fig. 9 alias
CD-Rom 2,
fig. 3656
Pierre
ollaire
Ca
1400/1300-1000/900 BC
L'une des
valves d'un moule bivalve destinée à la coulée d'une "rouelle à belière
triangulaire". Noter la cheminée de coulée au haut. Noter, en haut à
gauche et en bas à droite, 2 trous ronds destinés à recevoir des "pions
alias chevilles de centrage".
Provenance:
ITALIE
Lombardie
Côme
(Province de) (Dépôt de Freghera dans la commune d'e Cermenate)
Au Musée
de Côme
¤ € 21172
[WE1]
Montelius
– Comme € 21171 mais fig. 10 alias
CD-Rom 1, fig. 1892
Pierre
ollaire
Ca
1400/1300-1000/900 BC
L'une des
valves d'un moule bivalve destinée à la coulée d'un objet comportant 3 anneaux.
Noter la
cheminée de coulée au haut. Noter, en haut à gauche et en bas à droite, 2 trous
ronds destinés à recevoir des "pions alias chevilles de centrage".
Provenance
et localisation comme € 21171.
¤ € 21173
Montelius
– Comme € 21171 mais fig. 11 alias
CD-Rom 1, fig. 1893
Pierre
ollaire
Ca
1400/1300-1000/900 BC
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de 6 anneaux. Noter au haut la
cheminée de coulée.
Provenance
et localisation comme € 21171.
¤ €
21174
Giot –
Les rouelles en plomb: piège archéologique in Rev. arch. Ouest, 5, 1988, p. 141-144,
fig. 1 / 1 alias
CD-Rom 1, fig. 1905
Schiste
briovérien
Ca ??
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'un anneau ellipsoïde décoré de
petites pointes.
Provenance:
FRANCE
Bretagne
Ille-et-Vilaine
(Talansac)
Université
de Rennes, Institut de Géographie, Collection J. Harscouët de Keravel
¤ €
21175
Hampel –
Antiquités préhistoriques de la Hongrie, Esztergom, 1876, pl. XIV,
photo N° 7 alias
Cd-Rom 2, fig. 3657
Grès
Ca ??
["Préhistoire"]
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'une rouelle. Noter au haut la
cheminée de coulée
Provenance:
HONGRIE
Au Musée
National hongrois à Budapest.
¤ € 21176
Gross –
Les Protohelvètes..., Berlin 1883, p. 56, pl. XXVIII / 2 alias
Green – The wheel as a cult-symbol..., Coll. LaTomus 183, Bruxelles 1984, p. 22-23,
pl. L, fig. 2 alias
CD-Rom 2,
fig. 3658
Grès
molassique
Ca
1300-700 BC selon GREEN
Les
photos de ce même objet publiées en 1883 par GROSS et en 1984 par GREEN sont
les inverses l'une de l'autre dans un miroir. L'un de ces 2 auteurs est donc
dans l'erreur: notre dessin a été fait à partir de la photo de GROSS.
L'une des
valves [Longueur 147 mm] d'un moule bivalve destiné à la coulée d'une rouelle à
6 rais de 55 à 60 mm de diamètre.
Noter, au haut, les 2 cheminées: peut-être l'une servait-elle de
cheminée de coulée et l'autre d'évent. En haut à droite et en bas à gauche, 2
trous de repère dans lesquels on introduisait de petites chevilles en bois afin
de maintenir solidement les 2 valves l'une sur l'autre. L'un de ces 2 trous
contenait encore intacte une de ces chevilles.
Provenance:
SUISSE
Neuchâtel
(La Palaffite d'Auvernier)
Au SLM [Schweizerisches Landesmuseum] à Zurich.
¤ € 21177
Schliemann – ilios, Leipzig 1881, S. 633, Nr.1268 alias
Mica[-schiste] ["Glimmerschiefer"]
Ca
1250/1200-950 BC
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'un anneau. Noter la cheminée de
coulée au haut. Noter, en haut à gauche et en bas à droite, 2 trous ronds
destinés à recevoir des "pions alias chevilles de centrage".
Provenance:
TURQUIE (Nord-Ouest de la)
Canakkale
[Province de] (ilios alias Troie)
¤ € 21178
Mozsolics – Bronze- und Goldfunde des Karpatenbereichs
...., Budapest 1973, S. 81 & 363, Taf. 111/2a alias
CD-Rom 2, fig. 3660
Pierre
Ca
1200-1100 BC
L'une des
2 valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de rouelles à 4 rais.
Provenance:
HONGRIE
Hongrie
septentrionale
Nograd
[Komita de] ("Siedlungsfund" à Piliny)
Conservée
au Musée national hongrois à Budapest, Inv. 44.1898
¤ € 21179
Festschrift des RGZM in Mainz, 1952, Band III, S. 67-68,
Abb. 11/1 alias
Woytow in Helvetia archaeologica, 26/1995-103/104,
Abb. 370 alias
CD-Rom 2, fig. 3661
Stéatite
["Speckstein"]
Ca
1200-1000 BC
Le moule
bivalve complet [il est rarissime de trouver un moule bivalve complet!!] de
Rötha-Geschwitz destiné à la coulée de 2 rouelles;
Noter les
2 cheminées de coulée ainsi que les 2
canaux "tronconiques"passant aux centres des 2 rouelles et destinés à
recevoir 2 plots de centrage.
Provenance:
ALLEMAGNE
Saxe (Rötha-Geschwitz
près de Leipzig)
Moule conservé au "Naturgeschichtliches Museum,
Leipzig".
¤ € 21180
Verworn – in Zeitschrift des Vereins für thüringische
Geschichte und Altertulmskunde, Neue Folge, 12. Nand, 16902, S. 660, Taf. I / 2
alias
CD-Rom 1, fig. 1895
Plaque de
grès fin et rouge aux contours irréguliers, polie sur 2 faces
Ca
1200/900-750/500 BC
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'un bijou-fantaisie. Au haut, la cheminée de coulée. A droite, 2
trous pour l'insertion de plots de centrage.
Provenance:
ALLEMAGNE
Thuringe (Trouvée
à la pointe avant du Jenzig, une montagne en "Muschelkalk" près de
Jena)
Conservée au
"Germanisches Museum zu Jena".
¤ € 21181 vacant
¤ € 21182
Jeremias – Das Alte Testament im Lichte des Alten
Orients, 3. Auflage, Leipzig 1916, S. 243, Abb. 120 & S. XIII alias
CD-Rom 2, fig. 3665
Grès
Ca
800-600 BC d'après le Conservateur du BM
L'une des
2 valves [Longueur 87 mm / Largeur 80,5 mm / Epaisseur: 18,5 mm] d'un moule
bivalve destiné à la coulée, selon son orientation, de figures cultuelles
diverses (dieu-soleil, déesse-lune....).
Provenance:
IRAK (L'antique Ninive, à présent Kouyoundjik)
Conservée
au British Museum, London N°91904.
¤ € 21183
Gross –
Les Protohelvètes..., Berlin 1883, p. 58, pl. XXVIII, N° 1
& 4 alias
CD-Rom 1, fig. 1898
Molasse
alias Grès molassique
Ca
880-850 BC
Les 2
valves d'un moule bivalve.
Elles
permettaient la coulée de 10 anneaux toriques de 86 à 90 mm de diamètre, d'un
anneau plat d'un côté et d'une barre ornée de côtes longitudinales d'un côté
mais plate de l'autre côté.
Noter la
cheminée de coulée et les 2 trous destinés à recevoir 2 plots de centrage.
Les faces
non représentées de ces 2 valves permettaient
la coulée de 2 couteaux à soie et d'un poinçon.
Provenance:
SUISSE
Neuchâtel
(Palaffitte d'Auvernier)
¤ € 21184
Gross –
Les Protohelvètes…, Berlin 1883, p. 59, pl. XXX, N°6 alias
CD-Rom N°1, fig. 1899
Molasse alias grès
molassique
Ca 880-850 BC
Une
des valves d'un moule bivalve.
La
face représentée sur notre dessin servait, selon son orientation, à couler, de
gauche à droite, 2 petits ciseaux, 2 couteaux et 27 anneaux d'environ 11 à 12
mm de diamètre.
La
face arrière non représentée servait à couler une grande hache à ailerons et à
boucle de suspension.
Provenance:
SUISSE
Neuchâtel (Palafite d'Auvernier)
¤ € 21185
Dunand -
Fouilles de Byblos, t. II, 1933-38, Texte, Paris 1954, p. 20-21, fig. 17,
N°6887 alias
CD-Rom 2, fig. 3666
Calcaire
Ca 300 BC
– 1450 AD [Trouvée lors de déblaiements de surface d'où cette datation
imprécise]
L'une des
valves [Longueur 89 mm / Epaisseur: 20 mm] d'un moule bivalve.
L'Avers
et le Revers de cette valve pouvaient
être utilisés, bien entendu avec la valve manquante.
Avers
[fig. de gauche]: servait à la coulée d'une rouelle
Revers
[fig. de droite]: servait, selon son
orientation, à la coulée de plusieurs petits ciseaux
Section
de cette valve en fig. centrale
Provenance:
LiBAN (Le site de Byblos)
Conservée
au Musée de Beyrouth
¤ € 21186
Drda
& Rybova – Les Celtes de Bohême, Editions Errance, 1995, p. 144 alias
Drda in
Dossiers de l'Archéologie, Novembre 2000, N°258, p. 22 alias
CD-Rom 2, fig. 3667
Schiste
[Epaisseur: 32 mm]
Ca 200-1
BC selon DRDA en 2000
Ca
150-100 BC selon DRDA en 1995
Les
photos proposées par le même auteur DRDA pour le même objet € 21186 en 1995 et 2000 sont inverses l'une
de l'autre.
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée dune rouelle à 6 rais et de 4
anneaux. Noter les 2 cheminées de coulée et les 2 trous destinés à l'insertion
de pions de centrage.
Provenance:
TCHéQUIE
Bohême (L'Oppidum
celte de Zavist)
¤ € 21186
A: Pas de fig.
Behrens – Kelten-Münzen im Rheingebiet in Praehistorische
Zeitschrift, XXIV / XXV, 1949-1950, p. 337
cité par
Thirion
in Rev. belge de numis. et de sigillographie, t. CVIII, 1962, p. 76
Graphite
Ca 150-1
BC
Citons
l'information hélas désespérément laconique de BEHRENS:
"Stradonitz: Gußform aus Graphit für 25 keltische
Münzen verschiedener Größe in der
Sammlung Fürstenberg in Donaueschingen".
THIRION
mentionne donc fort exactement l'existence, en 1949-1950, dans la Collection du
Prince de FÜRSTENBERG à Donaueschingen, d'un moule en graphite "pour 25
monnaies gauloises [BEHRENS, en fait, ne parle pas de monnaies gauloises mais
celtes] de grandeur différente", monnaies qu'il assimile ipso facto à des
Potins puisqu'il est question de moule. Cependant BEHRENS, lui, ne parle pas de Potins mais de monnaies
gauloises de taille différente. Or les Potins ont quasiment tous la même taille
quel qu'en soit le Type.
Il
s'agissait donc plutôt là d'un moule de faux monnayeur destiné à la coulée, non
de Potins, mais de fausses monnaies gauloises.
PIERREVELCIN
[Gilles P. – "Les relations entre la Bohême et la Gaule du 4ème
au 1er siècle avant Jésus-Christ", Thèse de Doctorat,
Université de Strasbourg, 25/9/2010], nous signale "qu'il existe
également une multitude de faux objets dans les différentes collections de
Stradonice. Pillé à la fin du XIXe s., ce site a attiré de nombreux "antiquaires"
... et cela a donc créé une demande, qui a elle-même mené à l'apparition de ces
faux. La Collection du Château de Krivoklat [Hrad Krivoklat], près de
Stradonice et qui appartenait, également à la famille FÜRSTENBERG, en possède
notamment une belle série."
Provenance de ce moule:
TCHéQUIE
Bohême Centrale (Région de) 1 (Oppidum de Stradonice près
de Rakovnik)
Comme il
s'agit là, à notre connaissance, du seul moule en pierre (graphite) jamais
signalé destiné à la coulée de "monnaies gauloises", nous avons
essayé de le localiser. Selon le Dr. Andreas WILTS (Fürstlich Fürstenbergisches
Archiv, Haldenstrasse 3, D 78166 Donaueschingen) toutes les trouvailles
archéologiques de la Collection furent transférées en 1995 au
"Landesdenkmalamt Baden-Württemberg [~ le Conservatoire des Monuments
Historiques du Bade-Wurtemberg], Aussenstelle Freiburg-im-Breisgau d'où elles
furent transférées depuis lors au "Archäologisches Landesmuseum
Baden-Württemberg, Zentrales Fundarchiv, Lützowerstrasse 10, D 76437 Rastatt",
le Dépôt général de toutes les trouvailles archéologiques du Bade-Wurtemberg.
Harmut KAISER, Directeur de ce Dépôt, nous a informé le 13/1/2012 ne pas
conserver ce moule qui ne se trouve pas non plus à Fribourg.
PIERREVELCIN
nous écrit: "J'imagine difficilement qu'un artisan gaulois
ait taillé un bloc de graphite [c'est-à-dire y ait gravé 2 x 25 soit 50
empreintes de monnaies gauloises] pour
arriver" à un tel moule.
Les
spécialistes consultés estiment pour la plupart que BEHRENS a fait une
confusion: il aurait pris pour un moule à (fausses?) monnaies en graphite noir
l'un de ces très nombreux moules à flans bien connus en terre cuite
brune-rougeâtre: étant donné la notoriété de BEHRENS, c'est pourtant poeu
probable!
¤ € 21187
Bulletin
de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois, 1912-1922, t. XXVIII, p. 424 à
426, fig. 4 alias
CD-Rom 2, fig. 3668
Rognon de
pierre dure, de forme légèrement aplatie, dont chacune des faces présente, au
fond d'un creux d'environ 10 mm, un "demi-moule"
Ca
.....52 BC
L'une des
valves, hélas cassée, d'un moule bivalve. Avers et Revers de cette valve
pouvaient être utilisés, tour à tour, bien sûr en association avec une valve
manquante pour la coulée de 2 rouelles à 4 rais différentes, l'une de 20 mm et
l'autre de 29 mm de diamètre.
Provenance:
FRANCE
Bourgogne
Côte-d'Or
(Trouvée au cours des fouilles d'Alesia en 1912 ou peu avant)
Conservée
au Musée Alesia à Alise-Sainte-Reine. Sans N° d'inventaire.
¤ € 21188
Héron de
Villefosse in Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,
Septembre 1911, p. 534...alias
Favraud
in Bull. Soc. d'Archéologie et d'Histoire de la Charente, 1912, p. XXV à XXVII
alias
Espérandieu
in Bull. archéologique du Comité des Travaux Historiques, 1912, p. 204-205
alias
Espérandieu
– Les fouilles d'Alesia (Croix-Saint-Charles) / Notice sommaire, 3ème
année, Le Havre, 1/2/1912, p. 10, 18 & 19, fig. 11 (N°3), alias
CD-Rom 2, fig. 3670
Tablette
de pierre grossière alias de pierre tendre commune
Ca
.....52 BC
L'une des
valves [73,5 x 66 mm / Epaisseur moins de 15 mm] d'un moule bivalve destiné à
la coulée de rouelles à 4 rais. Noter la cheminée de coulée.
Provenance:
FRANCE
Bourgogne
Côte-d'Or
(Fouilles de 1911 à La-Croix-Saint-Charles au Mont Auxois à Alesia)
Conservée
au Musée des Antiquités Nationales [M. A. N.] à Saint-Germain-en-Laye Inv. N°
56.919.
¤ € 21189
Guilhot
& Goy – 20000 m³ d'Histoire: les fouilles du parking de la mairie à
Besançon: 23/5-5/10/1992,
Musée des
Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, 1992, p. 138-139, N° 145, pl. de la p.
154, fig. 145 alias
CD-Rom 2, fig. 3671
Pierre
tendre polie sur une face et sur les tranches
Ca 30-1
BC
L'une des
valves [67 x 47 mm / Epaisseur 32 mm]d'un moule bivalve ayant servi à couler
une rouelle à 4 rais [D 17 mm] ainsi qu'un objet formé de 2 anneaux
concentriques, le plus externe [D 22 mm] pourvu de globules. Noter les 2
cheminées de coulée indépendantes. En haut à droite, un trou pour l'insertion
d'un pion alias cheville de calage.
Provenance:
FRANCE
Franche-Comté
Doubs (Fouilles,
en 1992, du parking de la maire de Besançon)
Conservée
au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon (us. 5175).
¤ € 21190
Parenteau
– Notice sur un atelier de fondeur gallo-romain du 1er siècle après
J-C, découvert à Rezé (Loire-Atlantique) in Mémoires présentés au Congrès
archéologique de France, 1864, p. 253-258 alias
Parenteau-
Inventaire archéologique du Musée de Nantes, 1878, pl. 13 / 8 alias
CD-Rom
N°2, fig. 3672
Matière
schisteuse très compacte
Ca 1-100
AD
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de 5 rouelles à 4 rais. Noter la
très large cheminée de coulée au haut de la valve.
Provenance:
FRANCE
Pays-de-la-Loire
Loire-Atlantique
(dans un atelier de fondeur gallo-romain à Rezé)
Conservée
au Musée Dobrée à Nantes (Inv. N°56.6068)
¤ € 21191
Lee – Isca Silurum, or an illustrated catalogue of the
Museum of Antiquities at Caerleon, London1862, p. 71, 72 & 107, pl. XXXVII,
fig. 3 alias
Gaidoz in Rev. arch. 1884, t. 2, p. 13 et 1885, t. 2, p. 186
alias
CD-Rom N°2, fig. 3674
Pierre
Ca 1-100 AD
L'une des
valves
[Longueur
213/16 inch = 71,4 mm / Largeur 2 ½ inch = 63,5 mm / Epaisseur 9/16 inch = 14,3
mm]
d'un
moule bivalve destiné à la coulée d'une rouelle à 11 rais [D 22 mm], de 2
rouelle à 8 rais [D 21 et 23 mm] et d'un objet rectangulaire [selon GAIDOZ en
1884, "représentation grossière d'une échelle" ou, selon GAIDOZ en
1885, "sans doute plutôt un svastika imparfaitement reproduit ????".
Noter les 3 cheminées de coulée au haut de la valve. Au bas, 3 cavités pour des
plots de centrage. On ignore le rôle des 2 petits anneaux formant excroissances
sur l'objet rectangulaire et sur la rouelle de droite.
Provenance:
ANGLETERRE
Wales
alias Pays de Galles
County of
Monmouth (Fouilles d'une villa ["castle villa"] d'Isca Silurum, à
présent Caerleon)
Conservée,
non plus au Musée de Caerleon mais, en
1996, au National Museum of Wales , Cardiff (Inv. N°31.78)
¤ € 21192
Filip – Enzyklopädisches Handbuch..., 1969, p. 1033 alias
CD-Rom 1, fig. 1903
Pierre
Ca
....101/106 AD
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'un anneau. Noter la cheminée de
coulée ainsi que le trou central
destiné à l'insertion d'un pion alias d'une cheville de centrage.
Provenance:
ROUMANIE
Hunedoara
(Judet de) (Citadelle indigène c'est-à-dire non romaine de Piatra-Rosie dans
la commune de Bosorod)
¤ € 21193
Green – The wheel as a cult-symbol..., Coll. Latomus 183,
Bruxelles 1984, p. 325 & 364, AB 22 = E 46 alias
CD-Rom 1, fig. 1907
Grès
[Epaisseur: 15 mm]
Ca
100-300 AD [Datation présumée car il s'agit d'une trouvaille isolée faite à un
endroit où l'on ne découvrit par ailleurs aucun vestige romain]
L'une des
valves [Longueur 65 mm / Epaisseur 15 mm] d'un moule bivalve destiné à la
coulée, à gauche, d'une broche ou d'un méreau radié [la fossette centrale n'a
qu'une profondeur de 2 mm] et, à droite, d'une fusaïole à large trou central
qui permettait aussi, à l'aide d'un baguette de bois cylindrique ou
tronconique, de maintenir en place les
2 valves durant la coulée. Noter les 2 cheminées de coulée indépendantes.
Provenance: ANGLETERRE
Tyne & Wear County (Dunston, Gateshead)
Conservée au "Museum of Antiquities, University
and Society of Antiquaries of Newcastle-upon-Tyne. Accession N° 1873.8".
¤ € 21194
Lobjois
& Ancien – Un moule à rouelles gaulois trouvé à Variscourt (Aisne) in Rev.
arch. de l'Oise, 1978, N°2, p. 3 à 6, fig. 1 alias
Debord –
Les rouelles de Villeneuve-Saint-Germain (Aisne) in Bull. de la Soc. arch.
champenoise, t. 82, 1989, N°4, p. 27-28, fig. 4 alias
Cd-Rom 2, fig. 3675
Plaquette
de grès à grain très fin ce qui lui permit d'acquérir une surface plane et un
poli parfait [
Ca 150-30
BC
L'une des
valves [Longueur 83 mm / Largeur 55 mm / Epaisseur 22 mm] d'un moule bivalve.
Avers et Revers de cette valve pouvaient être utilisés tour à tour avec l'autre
valve appropriée.
~ Avers
de cette valve:
il
permettait la coulée de 4 rouelles à 4 rais
[D externe 21 mm / Epaisseur 2 mm] munies d'un petit moyeu central
conique . Noter l'unique cheminée de coulée très large.
~ Revers
de cette valve:
il
permettait la coulée d'une rouelle à 10 rais [D externe 59 mm] munie d'un moyeu
central conique proéminent de 8 mm de diamètre et 5 mm de hauteur.
Provenance:
FRANCE
Picardie
Aisne (Trouvée
en 1978 ou peu avant dans une fosse de ballastière à l'Oppidum du
"Vieux-Reims", communes de Variscourt et de Condé-sur-Suippe)
Conservée
en 1978 dans une collection privée.
¤ € 21195
Archéologia,
N° 104, Mars 1977, p.34 & 36, Photo 6 alias
CD-Rom 2, fig. 3824
Pierre
Ca
250-300 AD
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'une rouelle décorative à
belière semi-circulaire. La cheminée de coulée située dans la zone cassée de la
valve n'est pas visible.
Provenance:
FRANCE
Bourgogne
Côte-d'Or
(Trouvée dans l'atelier de bronzier situé en salle XXV de la Villa
gallo-romaine de Mediolanum [à présent Mâlain])
¤ € 21196
Delattre
in Musée Lavigerie de Saint-Louis de Carthage, 1899, pl. VII, fig. 3 alias
Cabro
& Leclercq – Dict. d'arch. chrétienne et de lit.;, t. 12, 1ère
partie, Paris 1935, col. 353-354, fig. 8572 alias
CD-Rom 2, fig. 3825
Pierre
noire [
Ca
400-700 AD ??
L'une des
valves [73 x 50 mm / Epaisseur 10 mm]d'un moule bivalve destiné à la coulée ,
selon son orientation, de 2 méreaux portant une croix chrétienne ou d'un
anneau. Noter les 3 cheminées de coulée indépendantes. En haut à droite, un
trou pour l'introduction d'un pion de calage.
Provenance:
TUNISIE (Carthage)
Conervée
en 1899 au Musée Lavigerie.
¤ € 21197
Verworn – Beiträge zur Kenntnis der Vorgeschichte
Thüringens in Zeitschrift des Vereins für thüringische Geschichte und
Altertumskunde, Neue Folge, 12. Band, Jena 1902,
S. 660 –662, Taf. II, fig 3a & 3b alias
CD-Rom 2, fig. 3826
Calcaire
gris-jaune, à grain assez fin. Pourtour irrégulier. Faces planes mais non
polies.
Ca
550-700 AD [Epoque mérovingienne]
L'une des
valves [ca 170 x 120 mm / Epaisseur 15 à 35 mm] d'un moule bivalve dont Avers
et Revers pouvaient servir en association avec l'autre valve adéquate.
Avers:
destiné à la coulée d'une épingle décorative dont l'extrémité en forme de
rouelle décorative est surmontée d'un oiseau
Revers:
destiné à la coulée d'une autre épingle décorative de forme différente. Suivant
une autre orientation, ce Revers servait aussi à la coulée de 4 anneaux.
Provenance:
ALLEMAGNE
Thuringe (Trouvée
aux environs de Rastenberg-an-der-Finne)
¤ € 21198
Sarachaga
in Novissimum Organon, 18ème Dossier, Paray-le-Monial, Avril à Juin
1899 alias.
Espérandieu
– Un calendrier antédiluvien gaulois in Rev. archéol. 1899,
t. I, p. 463-464 alias
Daremberg
& Saglio – Dict. d'archéol. chrétienne et de liturgie, t. XII (1ère
partie), Paris 1935, col. 355 & 356, fig. 8576 alias
CD-Rom 2, fig. 3828
Pierre
d'un grain très fin [ca 60 x 60 mm / Epaisseur: 20 mm]
Ca
550-700 AD [Epoque mérovingienne et non gauloise]
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'une rouelle décorative
mérovingienne. Noter la cheminée de coulée.
Provenance:
FRANCE
Bourgogne
Saône-et-Loire
(Trouvée vers 1885 dans la plaine de Vitry à 3 km de Paray-le-Monial)
¤ € 21199
Giot –
Les rouelles en plomb: piège archéologique in Rev. arch. Ouest, 5, 1988, p.
1741-144, fig. 1 / 2 alias
CD-Rom 2, fig. 3829
Schiste
briovérien
Ca
1200-1500 AD [Moyen-Âge à cause des fleurs de lys]
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée d'un bouton ou d'un méreau orné
d'une double fleur de lys à gauche et
orné d'une rouelle à 9 rais à droite. Noter les 2 cheminées de coulée. Noter
aussi les 4 trous remplis de plomb, vestiges des goujons d'assemblage des
valves.
Sans
provenance connue [peut-être la Bretagne [FRANCE].
Conservée
à l'Institut de Géographie, Université de Rennes, collection Harscouët de
Keravel.
Cette même
collection renferme 3 autres valves de moules à boutons ou à méreaux, 2 sans
provenance connue, la 3ème provenant de La-Chapelle-Thouarault
[FRANCE, Bretagne, Ille-et-Vilaine].
¤ € 21200
Auktion 69, Dr. Claus Hild, Karlsruhe, 15-16/9/1995, Nr.
62 alias
Auktion 70, Dr. Claus Hild, Karlsruhe, 16-17/2/1996, Nr.
19 alias
CD-Rom 2, fig. 3830
Ca
1200-1500 AD ??
L'une des
valves d'un moule bivalve [117 x 82 mm] destiné à la coulée de 12 anneaux et
d'une rouelle à 8 rais d'environ 14 mm de diamètre. Noter la cheminée de
coulée. Les "canaux de coulée se terminant par 3 pointes" semblent
être des évents. Noter, en haut à gauche, le trou destiné à recevoir un goujon
d'assemblage.
Sans
provenance connue. En collection privée.
¤ € 21201
Chevillot & Moissat –
Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in
Documents d'archéologie et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-104,
fig. 6 / 2 alias
CD-Rom N°1, fig. 1923
Calcaire
sub-lithographique
Ca 1800-1900 AD
Les
2 faces de l'une des valves d'un moule bivalve à fusaïoles. L'Avers et le
Revers de la même valve servaient à couler, en association avec la valve
manquante appropriée, des fusaïoles de 2 Types différents:
~
Face de gauche: fusaïole classique à 8 protubérances triangulaires
~
Face de droite: fusaïole moins classique biconique ornée de chevrons pointés
Noter
le trou central qui servait à passer un bout de bois cylindrique ou tronconique
pour maintenir ensemble les 2 valves du moule.
Provenance:
FRANCE
Aquitaine
Dordogne (Trouvée en 1990 au lieu-dit Asplat, commune de
Saint-Amand-de-Coly dans un tas de castine provenant d'une carrière de castine
de la région)
¤ € 21202
Freon – Rouelles et moules à rouelles...in Bulletin des Amis du
Musée Préhistorique du Grand-Pressigny, Le-Grand-Pressigny, 1953, N°4, p. 49-51
alias
CD-Rom 1, fig.
1909
Schiste alias pierre de grès noir
Ca 1800-1848 AD
L'une des valves [55 x 40
mm / Epaisseur 11 mm] d'un moule bivalve destiné à la coulée de fusaïoles en plomb à 8 cabochons triangulaires. Noter la cheminée
de coulée ainsi que les 2 trous destinés à l'insertion de chevilles pour
maintenir les 2 valves ensemble. Par le trou central, on enfilait en outre,
dans le même but, un bâtonnet en bois cylindrique ou tronconique.
Sans provenance connue mais , d'après MONTROT, des valves
similaires furent trouvées dans la région lyonnaise ainsi qu'au lieu-dit
"La Loutière" en Indre-et-Loire [FRANCE, Centre].
Entrée en 1848 au Musée de la Société Archéologique de Touraine à
Touts [N° d'inv. 229]. Cette valve ne fut sans doute réalisée que peu de temps
avant son entrée au Musée en 1848.
Rien à voir donc avec un objet préhistorique comme le suggère
FREON.
L'embrouillamini, souvent intentionnel de la part des marchands,
est fréquent puisque ces moules, datant pour la plupart de 1800 à 1900 AD, sont
présentés comme "gaulois"!
¤ € 21203
Freon – Rouelles et moules à rouelles...in Bulletin des Amis du
Musée Préhistorique du Grand-Pressigny, Le-Grand-Pressigny, 1953, N°4, p. 49-51
alias
CD-Rom 1, fig.
1926
Schiste alias pierre de grès noir Ca 1800-1900 AD
L'une des valves [66 x 49 mm / Epaisseur 7 mm] d'un moule bivalve
destiné à la coulée de fusaïoles en plomb
à 10 cabochons hémisphériques. Noter la cheminée de coulée ainsi que le
trou central dont le but vient d'être expliqué ci-devant.
Provenance: FRANCE
Centre
Indre-et-Loire (Trouvée en 1954 dans les environs du
Grand-Pressigny)
Entrée en 1954 au Musée de la Société Archéologique de Touraine à
Touts [N° d'inv. 4954].
¤ € 21204
Salicis – Etude d'une
partie d'un moule à rouelles... in SENA, Juin 1995, p. 8-13, Photos 1 & 2,
2 figures alias
CD-Rom 1, fig. 1922
Schiste ardoisier
relativement tendre [Epaisseur moyenne 15 mm]
Ca 1800-1900 AD [SALICIS
propose une datation aberrante de ca 500 BC: ce genre de datation fantaisiste
des moules est monnaie courante, principalement parce qu'il s'agit d'une
technique millénaire qui n'a jamais évolué]
L'une
des valves d'un moule bivalve destiné à la coulée, à gauche, d'une fusaïole en
plomb ornée de 10 cabochons triangulaires pyramidaux et, à droite, d'une
fusaïole similaire à 8 cabochons seulement. Noter:
~
les 2 cheminées de coulée
~
les 2 trous circulaires au centre des fusaïoles destinés à l'insertion de
bâtonnets tronconiques en bois comme le montre le dessin en coupe, pour
maintenir fixement les 2 valves du moule
~
dans le même but, 2 trous coniques dans lesquels avait été coulé du plomb.
Provenance:
FRANCE
Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Var (Trouvée en 1975 sur la route menant au Pic de l'Ours dans le
Massif de l'Estérel)
Conservée
en 1995 au Musée privé "Var fossiles" à Draguignan (Var). Cet objet
des années 1800-1900 AD n'a évidemment pas sa place dans un Musée intitulé
"Var fossiles".
¤ € 21205
Davy – Etude des scories
de forges anciennes éparses sur le sol de l(Anjou, de la Bretagne et de la
Mayenne, pour servir à l'Histoire de la métallurgie in Bulletin et
Comptes-rendus mensuels de la Société de l'Industrie Minérale, Saint-Etienne, Avril
1913, p. 458 & 459, fig. 10 alias
CD-Rom 1, fig. 1920
Schiste de Nozay finement
sculpté
Ca 1800-1889/1894 AD
[bien que DAVY laisse supposer qu'il s'agit d'un moule antérieur à la conquête
romaine!!]
L'une
des valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de fusaïoles en plomb à 6
cabochons triangulaires pyramidaux.
Noter
la cheminée de coulée ainsi qu'en haut à gauche et en bas à droite, les 2
mortaises destinées à recevoir 2 tenons de cadrage. Ce cadrage était de
surcroît assuré par un bâtonnet en bois qui passait par le trou central de la
fusaïole.
Provenance:
FRANCE.
Pays-de-la-Loire
Loire-Atlantique (Trouvée
entre 1889 et 1894 à la surface du sol et sans relation certaine avec
l'exploitation du fer, à proximité des Chantiers de la Minière du Maire près de
Nozay)
¤ € 21206
Giot – Les rouelles en
plomb: piège archéologique in Rev. arch. Ouest, 5, 1988, p. 1741-144, fig. 1/3
alias
CD-Rom 1, fig. 1916
Schiste briovérien
Ca 1800-1900 AD
L'une
des valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de fusaïoles en plomb comportant
une dizaine de petits cabochons.. Noter la cheminée de coulée ainsi que le trou
en haut à gauche rempli de plomb, vestige d'un goujon d'assemblage des valves.
Large trou central pour le passage d'un bâtonnet en bois dont on a déjà signalé
le rôle.
Sans
provenance connue.
Conservée
à l'Institut de Géographie, Université de Rennes, collection Harscouët de
Keravel..
¤ € 21207
Giot – Les rouelles en
plomb: piège archéologique in Rev. arch. Ouest, 5, 1988, p. 1741-144, fig. 1/4
alias
CD-Rom 1, fig. 1917
Schiste briovérien
Ca 1800-1900 AD
L'une
des valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de 2 fusaïoles en plomb comportant de petits
cabochons. En haut à gauche, petit trou sans plomb en son intérieur, indiquant
l'emplacement d'un goujon d'assemblage. Noter les 2 cheminées de coulée et les
2 trous au centre des 2 fusaïoles (cf. plus haut).
Sans
provenance connue.
Conservée
à l'Institut de Géographie, Université de Rennes, collection Harscouët de
Keravel.
¤ € 21208
de la Grancière – Les
rouelles....in Bull. arch. de l'Association Bretonne, t. XVI, 1897, p. 98 à
111,
pl.I , fig. 3 alias
CD-Rom 1, fig. 1910
Schiste bitumineux
Ca ...1857/1872 AD
2
valves provenant de 2 moules bivalves différents destinés à la coulée de 2
fusaïoles en plomb à décor très différent. Noter le canal de coulée de chaque
valve.
Provenance:
FRANCE, Bretagne
¤ € 21209
de la Grancière – cf. € 21208 mais pl. I, fig.
2 alias
CD-Rom 1, fig. 1911
Ardoise
Ca ....1857/1872 AD
Mêmes
commentaires que pour € 21208.
¤ € 21210
de la Grancière – cf. € 21208 mais pl. I, fig.
1 alias
CD-Rom 1, fig. 1912
Pierre schisteuse
Ca ....1857/1872 AD
Mêmes
commentaires que pour € 21208.
¤ € 21211
Montrot – Rouelles &
fusaïoles in Bulletin des Amis du Musée Préhistorique du Grand-Pressigny,
Le-Grand-Pressigny, 1954, N°5, p. 72-77, fig. 4 alias
CD-Rom 1, fig. 1913
Pierre
Ca ....1893 AD
L'une
des valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de 3 Types différents de
fusaïoles en plomb.
Provenance:
FRANCE, Bretagne
Cette
valve fut recueillie directement auprès d'un fondeur breton de fusaïoles qui
l'utilisa jusqu'en 1893 AD. Conservée à l'Ecole d'Anthropologie à Paris.
¤ € 21212
Chevillot & Moissat –
Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in
Documents d'Archéologie
et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-104, fig. 6/1 alias
CD-Rom 1, fig. 1919
Calcaire
Ca 1800-1900 AD à notre
avis (bien que trouvée en 1990 en association avec du mobilier du Bronze Final
III, du 1er Âge du Fer, de La Tène III et du Moyen-Âge au 17 ème
siècle donc une période de temps s'étendant de 850 BC à 1700 AD !!]
L'une
des valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de fusaïoles en plomb ornés
de 7 cabochons hémisphériques.
Provenance:
FRANCE
Aquitaine
Dordogne (Lieu-dit Le Bourg à Beynac)
¤ € 21213
Quéré, fig. 4 / 10 alias
CD-Rom 1, fig. 1918
Calcaire
Ca 1800-1900 AD
L'une
des valves [60 x 40 mm / Epaisseur 25 mm] d'un moule bivalve destiné à la
coulée de fusaïoles en plomb ornés de 8 cabochons hémisphériques. Cheminée de
coulée et un trou pour un goujon de centrage.
Provenance:
FRANCE
Rhône-Alpes
Ain (Découverte en 1995 dans la cave d'une maison abandonnée à
Rignat)
En conclusion,
~ il a existé de très nombreux moules bivalves en pierre et la
technique est restée immuable
~ les pierres convenant à la réalisation de telles valves semblent
cependant avoir été rares. Pour preuve, chaque valve servait souvent à la
réalisation de plusieurs objets et l'on tirait souvent parti tant de
l'"Avers" que du "Revers" de la même valve.
~ Pour de telles valves en pierre, l'empreinte de l'objet était
nécessairement ciselée dans la pierre ce qui nécessitait l'embauche d'un
graveur capable.
~ Ces moules en pierre ne convenaient donc qu'à la coulée d'objets
simples et ce n'est, à notre connaissance, qu'une seule fois [cf. € 21186 A]
que l'on recourut à un moule en graphite pour couler des fausses monnaies gauloises.
~ Le rendement lors de l'emploi de tels moules [1 à plusieurs
exemplaires par coulée] était ridiculement faible et donc inadapté à la coulée de
Potins ou de monnaies fausses coulées en général!!
~ Ce même argument "Rendement trop faible" exclut
également la possibilité que les Fusaïoles et les Rouelles aient jamais servi
de "pré-monnaies".
~ Impossible aussi d'accélérer la réalisation des valves par
l'emploi de "patrices" (cf. plus loin) comme dans le cas des moules
"durs en terre cuite" ou "éphémères en sable".
# Utilisation de moules bivalves en métaux divers [plomb, fer,
bronze]
Zweischalige Gussformen aus Metall /
Metall bivalve
casting moulds
¤ € 21214
Archéologia
N°321, Mars 1996, p. 26-27 alias
CD-Rom 1, fig. 1896
Bronze
Ca
1100-900 BC
L'une des
2 valves d'un moule bivalve destiné à couler 2 anneaux. Noter la large cheminée
double de coulée.
Provenance:
FRANCE
Bourgogne
Saône-et-Loire
(Dépôt [ayant appartenu à un artisan dinandier-fondeur] de La Petite-Laugère
à Gémelard)
Conservée
au Musée Denon à Chalon-sur-Saône.
¤ € 21215
Montelius
- … Italie centrale…, Stockholm 1910, Sie B, p. 763 et pl. 159, fig. 20 a, b et
c alias
CD-Rom N°1, fig. 1897
Bronze
Ca 900-500 BC?
Les
2 valves d'un moule bivalve "en
arbre" (47 x 116 mm) destiné à couler 15 anneaux d'environ 1 cm de
diamètre.
Provenance:
ITALIE centrale
Ancône [Province d'] (Vetta Marina, commune de Sirolo)
Conservées
au Musée préhistorique de Rome
¤ € 21216
Gouet –
"Extraordinaire et capitale découverte" in Bulletin numismatique de
CGB Fr., N°94, Octobre 2011, p. 28
Bronze
Ca 125-35
BC selon les auteurs
L'une des
valves [découverte en 2011] d'un moule bivalve destiné à la coulée de Potins
dits des Sequani de Type € 21613 à € 21644. Valve curieusement recouverte sur
toute sa surface, lors de sa découverte, d'un dépôt de rouille.
Longueur
120 / Largeur 55 mm / Epaisseur: 10 mm / Poids: ca 400 g
Les 2
valves étaient assujetties par 1 cheville insérée dans le trou situé au bas de
la valve. Il est surprenant que l'on ne voie aucune trace d'évent!
Nombre de
Potins obtenus à chaque coulée: 8.
Provenance:
FRANCE
Franche-Comté
Haute-Saône
(Découverte fortuite dans de la terre rapportée)
Signalons
que l'épicentre des trouvailles de ce Type de Poin se situe dans les
Départements du Doubs et de Côte-d'Or, Départements voisins de celui de la
Haute-Saône.
C'est la
seule valve en bronze destinée à la coulée de Potins que l'on connaisse en
2011!
L'inexistence
de moules en bronze pour la coulée de Potins s'explique à notre avis par les
considérations simples suivantes:
~ pour réaliser un tel moule en bronze, il a
fallu réaliser au préalable le "même" moule en argile grâce auquel on
aurait parfaitement pu couler sans difficulté ces mêmes Potins.
~ lorsque l'on verse du bronze fondu dans un
moule en bronze, le bronze fondu peut se souder au bronze du moule. Pour éviter
cette soudure bien connue des industriels actuels, il faut enduire l'intérieur
du moule d'une fine couche de "dépotant" pour pouvoir
"dépoter" proprement la pièce coulée de manière que sa surface
externe soit bien lisse. Dans l'industrie actuelle, le "dépotant"
utilisé est généralement le graphite.
En fait,
il faudrait vérifier expérimentalement si, en l'absence de
"dépotant", il y a ou non
risque de soudure entre l' "alliage potin" [Températures de
fusion selon la composition: 750 à 925° Celsius] et le bronze du moule , dont
on pourrait choisir la composition de manière à ce qu'il ne fonde qu'à 1005°
Celsius. La différence entre les températures de fusion de l' "alliage
potin" et du bronze du moule n'étant que de 80 à 255° Celsius, il existe
en effet un risque de soudure.
¤ € 21217
Chabot in SENA N°96,
1988, p.383-384
Plomb
Antérieures à 123 BC
Valve d'Avers en plomb [Température de fusion du plomb: 327°
Celsius] (avec cheminée de coulée) d'un moule bivalve pour couler de fausses
Drachmes massaliètes de Type Dep Mars 37 [cf. Chapitre 20, € 14470 à € 14484].
Quel alliage utiliser pour imiter au mieux l'argent des Drachmes
authentiques? Assurément un alliage Pb-Sn (cf. plus haut). Pour alliage Pb 70 %
/ Sn 30 % par exemple, son point de fusion de 262 ° seulement est compatible
avec un moule en plomb, sa couleur est similaire à celle de l'argent pur et son
poids spécifique, intermédiaire entre celui du plomb pur [11,35 g / cm³] et
celui de l'étain pur [7,29 g / cm³], se rapproche de celui de l'argent pur [10,50 g / cm³]! L'illusion est donc
parfaite.
Il subsiste 3 "pions de centrage" en fer pour assurer la
correspondance rigoureuse entre les 2 valves du moule.
Longueur totale: 95,5 mm / Largeur maximale: 29 mm / Largeur
minimale: 18 mm / Epaisseur comprise entre 6 et 8 mm.
Provenance:
selon CHABOT
FRANCE
Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Bouches-du-Rhône (Valve trouvée en 1988 ou avant par Messieurs GRAPOLETTE & FAURE en
bordure des déblais d'une excavation clandestine sur l'Oppidum de
Châteauneuf-lez-Martigues)
Localisation actuelle inconnue.
¤ € 21218
Chabot SENA N°96, 1988, p. 385-386
Bronze
Ca 75-20 BC
Les 2
valves en bronze (avec cheminée de coulée) d'un moule bivalve pour couler de
fausses Drachmes massaliètes de Type Dep Mars 55 [cf. Chapitre 20, € 14532 à €
14558]. La plupart des Drachmes de cette émission [la dernière qui dut précéder
de peu la fin de l'indépendance de Massalia, peut-être vers ca 60 BC] sont
fourrées et témoignent d'une dégradation certaine du monnayage de Massalia
Noter
aussi, sur la valve de gauche, l'évent latéral vers la droite. Noter les 4
trous pour 4 "pions de centrage". On ignore hélas en quel métal
étaient fondues les fausses Drachmes qui sortaient de ce moule.
Ces 2
valves ne sont connues que par 2 photos [dues à Marie-Christine MANSUY] ne
représentant hélas pas toute leur longueur. Ces 2 valves sont de dimension et
de forme différente.
Provenance:
selon CHABOT
FRANCE
Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Bouches-du-Rhône
(Trouvées en [en 1988 ou avant] par
[Mr.] CHICHEPORTICHE sur les pentes de l'Oppidum de Vitrolles [F.O.R.
267])
Localisation
actuelle inconnue.
¤ € 21219
Gohl –
Usine monétaire et fonderie celtique à Szalacska (Hongrie) in Rev. num. 1907,
p. 177, pl. VI, 10, 10 a & 10 b alias
CD-Rom 1, fig. 1906
Bronze
Ca ...50 BC...
Les 2
valves d'un moule bivalve, avec, à droite, ce moule vu du dessus, destiné à la
coulée non d'anneaux mais de fusaïoles [Pour preuve, la forme très nettement
conique du trou axial]. Noter la très large cheminée de coulée.
Provenance:
HONGRIE
Transdanubie
méridionale
Somogy
(Komitat de) (trouvées dans l'atelier monétaire et la fonderie fonderie
de
l'Oppidum celtique de Szalacska près de Nagyberki)
¤ € 21219
A Avers & € 21219 A Revers
Hollenfeltz
– Moules à monnaies romaines du Musée d'Arlon in Rev. belge de Num. 72ème
année, 1920, p. 7 à 9, pl. I / 7 & pl. II
Plomb
Ca 64-65
AD
Les 2
valves d'un moule bivalve destiné à la
coulée de faux Deniers de Néron de Type "Cohen 258 alias RIC 55 alias BMC
83"
Avers: NERO CAESAR AVGVSTVS. Tête laurée de Néron à droite. Grènetis
extérieur.
/ Revers:
A l'exergue: ROMA. Rome assise à gauche sur une cuirasse, le bras gauche appuyé
sur un casque et tenant une petite Victoire sur la main droite étendue; le pied
droit repose sur un casque. Grènetis extérieur.
Selon
HOLLENFELTZ, "Le Musée d'Arlon possède un moule en plomb, pièce
probablement unique. Il a été trouvé, en 1898, près de Schadeck [BELGIQUE,
Luxembourg belge], dans un champ où se voient les vestiges d'un établissement
romain.
Il est
constitué par 2 plaques [alias 2 valves] de plomb de 5-8 mm d'épaisseur et
mesure 135 x 285 mm.
L'une des
plaques [celle d'Avers] est repliée de
3 côtés de façon à former avec l'autre une boîte hermétiquement close. Le 4ème
côté porte les trous [alias entonnoirs] de coulée, au nombre de 4, donnant
accès chacun à une série [alias un chapelet] de 11 empreintes [alias alvéoles]
reliées entre elles par des rigoles [alias canaux de coulée] creusées dans le
métal.
La
seconde plaque [celle de Revers] n'a pas de rebords, mais possède 4 trous de
coulée qui s'ajustent sur ceux de la 1ère plaque.
Les 44
empreintes [alias alvéoles] ont manifestement été faites avec une même pièce
[alias pièce-modèle alias patrice] placée successivement à 44 endroits
différents du moule. L'irrégularité existant dans la disposition des empreintes
pourrait déjà faire surgir cette hypothèse, et leur examen un peu approfondi ne
laisse plus subsister aucun doute à ce sujet: le flan du Denier [-modèle]
employé n'était pas tout à fait rond; par ce fait, une partie du grènetis
extérieur manque. Ces 2 particularités se retrouvent sur toutes les empreintes
qui sont légèrement oblongues et qui, toutes, présentent un grènetis
incomplet?. Celles du droit [alias de l'Avers] offrent du reste toutes un
profil exactement semblable, et les amateurs de monnaies romaines savent qu'on
ne trouve pour ainsi dire jamais 2 pièces à profil identique, en d'autres
termes 2 pièces frappées avec le même coin".
Pour
l'alliage fondu que l'on pouvait couler dans ce moule, cf. € 21217.
¤ € 21220
Collin – "A propos
de roues, de rouelles……. et de fusaïoles" in Bulletin N°2 de l'Association
"Vivre à Andard", 1983, p. 13-29 alias
CD-Rom N°1, fig. 1924
Fer
Ca 1800-1900 AD
Les 2 valves d'un moule bivalve servant à la coulée d'une fusaïole
en plomb à 4 rais et 12 petits cabochons hémisphériques en relief. Noter la
cheminée de coulée. La tige en bois qui maintient les 2 valves en fer est
légèrement tronconique.
Le recours à un moule en fer par l'un de ces artisans-fondeurs qui
fabriquaient les fusaïoles en plomb au 19ème siècle, toujours avec
des moules en pierre, relève sans doute d'une lubie.
Provenance: FRANCE
Midi-Pyrénées
Lot (Trouvées par J. ABERLENC entre 1950 et 1980 AD dans
une vieille masure abandonnée à Escamps)
En
conclusion, en opposition totale avec la profusion des moules bivalves en
pierre, on note l'infime quantité retrouvée de moules bivalves en métaux. Nous
avons expliqué en € 21216, pourquoi les Gaulois ne recoururent que très
exceptionnellement à des moules en bronze.
# Utilisation de moules bivalves en terres diverses [argile,
argile durcie, terre cuite, fragments de poterie ou de tuiles] /
Zweischalige Gussformen aus Ton /
Clay bivalve
casting moulds
¤ € 21220
A: Pas de fig.
ABT p. 57, Note 3
Terre
cuite
Ca 200 à
40 BC
Vers
1867, on recueillit au Châté de Boviolles (FRANCE, Meuse), l'un des ateliers
producteurs de Potins dits des Leuci [cf. € 22399 à € 22593] des moules en
terre cuite portant les Types des pièces au sanglier des Leuci. Mais on n'en a
jamais publié de description précise et ils semblent présentement perdus.
¤ € 21221
Reconstitution
personnelle d'un moule bivalve "en dur" "en arbre et en chapelet" destiné à la coulée de Potins
dits des Leuci [€ 22428 à € 22467]
"Ca
200-40 BC"
Moule de
12 empreintes en 3 chapelets de 4 empreintes.
Nous
avons rajouté des évents "en queue des 3 chapelets" puisque le Potin
€ 21249 prouve que de tels évents ont existé pour certains moules bivalves
"en dur" ou "éphémères en sable".
¤ € 21222
Reconstitution
de l' "Arbre à monnaies" ["Money-tree"] c'est-à-dire
du produit de la coulée en cas
d'utilisation du moule € 21221 avec tous les canaux de coulée et avec le lingot
dû au trop plein de métal dans l'entonnoir de coulée
A l'aide
d'un moule comme le précédent, on aurait obtenu à chaque coulée 12 Potins:
# 3
Potins [les 3 Potins terminaux] avec une seule "attaque" [alias un
seul pennon de coulée] et des "vestiges" d'évents
# 2
Potins [le 1er du haut à gauche et le premier du haut à droite] avec
2 "attaques" alias 2 pennons de coulée selon 2 axes différents
# 7
Potins avec 2 "attaques" alias 2 pennons de coulée dans le même axe
Comme l'a montré THIRION (RBN 108, 1962, p.77) pour les
Potins dits "au rameau" [cf. Chapitre XLII, € 22310 à € 22340 & € 22341 à € 22349], la
présence sur un certain nombre de Potins de deux jets ou tenons de coulée,
placés à 180° l'un de l'autre, indique que la fonte était effectuée dans des
moules bivalves [moules "en dur" ou moules "éphémères en
sable"] à alvéoles communicants, placés dans le prolongement les uns des
autres.
THIRION propose une méthode statistique
pour évaluer le nombre d'alvéoles que pouvait compter un chapelet et
ainsi parvenir à estimer le nombre de Potins fabriqués
par fonte de métal.
Il s'agit simplement de relever le nombre de tenons par Potin et à
partir du rapport statistique obtenu de calculer le nombre possible d'alvéoles
par chapelet.
Admettons que nous soyons en présence de Potins coulés à l'aide
d'un moule comportant un seul chapelet longiligne.
A titre d'exemple (cf. Gallia 52, 1995, p. 22-23) ,
l'examen par GEISER & BARRANDON des tenons de coulée d'environ 150 Potins
dits "à la grosse tête" [cf. Chapitre XLII...] montre que cet
échantillon contient
¤ 15% d'individus présentant 2 tenons placés à 180° l'un de
l'autre c'est-à-dire diamétralement opposés
¤ 85% d'individus ne présentant qu'un seul tenon de coulée
Le
chapelet longiligne comportait donc environ [85 / 15] + 1 c'est-à-dire environ
6 à 7 alvéoles.
Chaque
fonte, dans l'hypothèse d'un seul chapelet rectiligne, n'aurait donc conduit qu'à 6 à 7 Potins. Au
vu de ce "rendement" insignifiant, il est évident que l'on utilisa
plutôt plusieurs "chapelets" reliés entre eux sous forme
d'"arbre".
¤ € 21223
Gallia
1983, p. 250-251
Terre
cuite
Ca 125-30
BC
Une
vingtaine de fragments de moules en terre cuite destinés à la coulée de Potins
de Type € 22080 à € 22082 fut trouvée,
en pays suessione, à Senlis [Eglise Saint-Pierre] (FRANCE, Oise). Sur 2
fragments contigus, on voit 3 empreintes d'Avers. Il semble donc s'être agi
d'un moule bivalve "en chapelet". Mais il est hélas impossible avec
ces 2 fragments seuls d'extrapoler la "disposition des grains du
chapelet".
¤ € 21224
Terre cuite ["Ton"]
Valve de
Revers en terre cuite (avec canal de coulée) du moule bivalve trouvée au
Magdalensberg (AUTRICHE, Carinthie) destiné à couler de fausses pièces d'argent
des Norici Occidentaux ("West-Noriker") (cf. Chap. VIII: € 09055 à €
09061).
Cette
valve semble également comporter un évent à droite du canal de coulée.
Peut-être
présentement conservé au Musée de Klagenfurth [AUTRICHE, Carinthie].
¤ € 21225
Rudd in
List 81, 2005, page de couverture
"Ca
100-10 BC"
Reconstitution
par RUDD d'un moule bivalve "en dur" "en arbre et en
chapelet" destiné à la coulée de Potins des Cantii de Type € 22802 à €
22813 [cf. Chapitre 42].
"Nombre
de Potins obtenu par coulée: 14.".
¤ €
21226
Preuves
de l'utilisation pour la fabrication de certains Potins britanniques de moules
bivalves en argile : l'existence de "Potins à stries"
Ca 110 à
90 BC, selon VAN ARSDELL, durant la
"Période d'innovation" ["Innovative period"] des procédés
de coulée
"The
moneyers worked to eliminate the problems during the innovative Period. Various
techniques of producing the cavity-and-runner system were tried and experiments
to create smooth mating-surfaces were carried out, all producing striations in
the coins'field. Four types of striations have been indentified: CROSSED,
MEDIUM, HEAVY and THIN, each revealing a different technique of mould
production."
Ainsi,
selon VAN ARSDELL, on observe à la surface de certains Potins britanniques 4 Types différents de "Stries".
~
"Crossed" striations c'est-à-dire Stries "bifaces" croisées
Van Arsdell in "Celtic coinage of Britain",
1989, p. 77, 78 & 82
VA 112-1
alias
¤ € 21226 [Les stries du Revers en ont rendu le motif, un taureau,
quasiment illisible]
Ca 100 BC
"The "crossed" striations were
produced by textile pressed into the clay to form the cavity-and-runner
system".
" Equally thin striations cross at 90 degree
angles in the coin's field.
The striations may appear on both sides, but are
normally more pronounced on one side.
These striations were once thought
Selon
ALLEN [1971, p.127-130, pl. I à III] et SCHEERS [GB, 1977, p. 2], "des recherches ..... ont révélé que,
pour une raison non éclaircie, du papyrus a été employé lors de la préparation
de certains moules".
to be the result of the use of papyrus, but this has
been disproved [the pattern is not correct for papyrus]. The pattern was
produced by textile, pressed into the clay to produce the cavity system".
En somme,
selon VAN ARSDELL, l'utilisation de papyrus préconisée par ALLEN et SCHEERS est
exclue. Ces fines stries disposées à angle droit excluent, selon VAN
ARSDELL, l'usage de papyrus mais
confortent l'usage d'un textile, d'un tissus très fin, posé sur l'argile de la
valve avant d'y presser la patrice c'est-à-dire le potin-modèle.
Par
contre, on ne voit aucune explication à l'observation de VAN ARSDELL selon
laquelle ces stries sont plus nettes sur une face du Potin que sur l'autre.
~
"Medium" [Pourquoi "medium"??] striations"
c'est-à-dire Stries "bifaces" profondes et relativement larges,
celles de l'Avers parallèles à celles du Revers
Van Arsdell in "Celtic coinage of Britain",
1989, p. 77, 78 & 83
VA 114-1
alias € 22795 & VA 115-1 alias €
22797
[Il
nous a été impossible de rendre ces stries sur nos dessins € 22795 & €
22796]
Ca 100 BC
""Medium" striations were the
result of cutting a block of clay in two with a wire in an attempt to produce perfectly–mating moulds."
"Striations appear on both sides of the coin and
those on one side are parallel to those on the over side.
The striations are deep and fairly heavy with blobs of
metal [en français: des gouttes de métal] interrupting them. They are often so severe they ruin the
image [en français: l'image se trouve totalement défigurée] or create a
flash problem [en français: un problème de bavure].
The striations run into the flash, indicating they
were produced independently of the cavity-formation process.
The moulds were produced by cutting a block of clay in
two with a wire: the striations are the result of the cutting process".
~
"Heavy" striations c'est-à-dire Stries "unifaces" pas trop
profondes, larges et pas nécessairement parallèles
Van Arsdell in "Celtic coinage of Britain",
1989, p. 77, 78 &84
VA 117-1
alias € 22796
[Il
nous a été impossible de rendre ces stries sur notre dessin € 22796]
Ca 100 BC
"The "heavy" striations were
produced by pressing the clay against a wooden surface to smooth it."
"Striations normally appear on only one side of
the coin.
Striations are not so deep, but are broad and not
necessarily parallel.
The striations were produced by wood pressed against
the clay to smooth it. This type
vindicates EVANS 1864 assertion that wood was used in the mould making
process".
Mais, rappelons-le,
EVANS pensait que l'on recourut parfois à des moules en bois...rien à voir donc
avec l'utilisation, selon VAN ARSDELL, de bois pour lisser, égaliser
l'argile des valves du moule.
"None of these [3] techniques
[CROSSED, MEDIUM and HEAVY] was particularly successful, either excessive flash
resulted or the striations were so severe the stylus image was ruined".
~
"Thin" striations" c'est-à-dire Stries "unifaces"
fines et parallèles
Van Arsdell in "Celtic coinage of Britain",
1989, p. 84 & 85]
VA 119-1 alias
€ 22817, VA 119-3 alias € 22794 & VA 119-5 [non représenté au Chapitre 42]
[Il
nous a été impossible de rendre ces stries sur nos dessins € 22794 & €
22817]
Ca 100-90 BC
"The "thin" striation coins are
the more commonest, because the technique was more successful and was employed
for a longer time. These were produced by smoothing the clay with a flat
scraper."
"Thin, parallel striations in the field, on one
side of the coin.
No blobs interrupt the striations.
The moulds were produced by scraping blocks of clay
flat with a knife or other similar object".
¤ € 21227
Daremberg
& Saglio – Dict. des antiquités gr. et romaines, t. 2 (2ème
partie), Paris 1896, p. 1246-1247, fig. 3186 alias
CD-Rom N°2, Chap.
219 / fig. 3822
Terre cuite
Ca 100 BC – 400 AD
L'une des
valves (Dimensions inconnues) d'un moule bivalve destiné à couler, à gauche,
des jetons comportant une Fortune et, à droite, des boutons (?)
Particularité:
on n'observe qu'une cheminée de coulée centrale sans aucun embranchement
latéral. Les rigoles latérales ne sont pas apparentes, soit par suite de l'usure
de la pierre, soit plutôt parce qu'elles n'existaient que sur l'autre valve du
moule. Les 2 valves étaient assujetties par 2 chevilles insérées dans les 2
trous (en haut à gauche et en bas à droite).
Dimensions
et provenance inconnues?
Conservée
au Louvre à Paris depuis au moins 1896.
Cf. aussi
un autre moule à jetons dans SéROUX d'AGINCOURT (Rec. de fragments, p. 60, pl.
XXXIV).
¤ € 21228
Espérandieu
– Les fouilles d'Alesia (Croix-Saint-Charles) / Notice sommaire, 3ème
année, Le Havre, 1/2/1912, p. 10, 18 & 19, fig. 11 (N°2), alias
CD-Rom 2, fig. 3669
Fragment
de poterie à glaçure noire
Ca
.....52 BC
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de rouelles à 4 rais. Noter la
cheminée de coulée.
Provenance:
FRANCE
Bourgogne
Côte-d'Or
(Fouilles de 1911 à La-Croix-Saint-Charles au Mont Auxois à Alésia)
Conservée
au Musée des Antiquités Nationales [M. A. N.] à Saint-Germain-en-Laye Inv. N° 56.920.
¤ € 21229
Martin – Römische Bronzegiesser in Augst BL in
Archäologie der Schweiz, Nr. 3, S. 115-116 & S. 118, Abb. 16 alias
Green – The wheel as a cult-symbol...., Coll. Latomus
N°183, Bruxelles 1984, p. 315 & 357, A 126 = C70, pl. LVII, fig. 14 alias
CD-Rom 2, fig. 3673
Fragment
de tuile
Ca 43 BC
– 300 AD ?
L'une des
valves d'un moule bivalve destiné à la coulée de rouelles à 4 rais. Noter la
cheminée de coulée.
Provenance:
SUISSE
Basel (Site
de Basel-Augst)
Conservée
au "Augst Römer Museum", Inv. Nr. 60.1558.
¤ € 21230 à € 21235
Moules bivalves en terre cuite destinés à la coulée de monnaies
impériales romaines, fausses...pas forcément!
Ca 200-360 AD
Il faut éviter de confondre ces moules bivalves en terre cuite
avec les "moules à flans" alias lingotières en terre cuite (cf. €
00007 à € 00010).
Extrait
du site internet: www.sacra-moneta.com:
"Dans
quelques pages très richement documentées parues dans son « Traité des monnaies
romaines », (tome I, col. 954 et suiv.) BABELON…..parle d'abord des monnaies
romaines coulées (et non frappées) dont la fabrication se multiplie à partir du
règne de Septime Sévère. Il expose ensuite les nombreuses découvertes de moules
en terre cuite qui ont été faites jusqu'à son époque (et on pourrait rajouter
que de nouvelles découvertes d'ateliers monétaires romains clandestins ou semi
officiels ont été faites récemment). BABELON présente la technique de
fabrication de ces monnaies coulées, puis il pose la question des origines de
ce type de monnayage : s'agit-il de monnaies officielles ou de fausses monnaies
? De son point de vue ces ateliers ont été voulus par l'Etat; mais le faux
monnayage, en prenant pour modèle les mauvaises monnaies produites par l'Etat,
s'est aussi multiplié. On sait que l'Empire Romain a failli disparaître vers 260
AD. Des réformes ont été entreprises [notamment par Aurélien (270-275 AD)
et Dioclétien (284-305 AD)] mais la
sévère législation du IV ème siècle semble montrer que le problème des faux
monnayages ou des monnayages privés n'était toujours pas complètement résolu……
A
partir de Septime Sévère (193-211 AD), dans la série romaine on peut dire que
la plupart des pièces de bas billon sont coulées. Il semble comme le dit
MOMMSEN, qu'au III ème siècle, par économie, l'usage de couler les monnaies de
billon fut adopté dans une partie des ateliers provinciaux (note 2 : MOMMSEN
- Monnaies romaines, tome III, pp.
14-15). Cette déplorable coutume persista d'une manière plus ou moins générale
jusqu'à la restauration de la monnaie d'argent par Dioclétien (284-305 AD). Le
champ des pièces produites par ce procédé est granulé, presque poreux, les
types et les légendes sont empâtés, les bords portent des traces de bavures.
Par application du principe dont nous avons parlé, il devint dès lors facile et
lucratif pour les faussaires de fabriquer des pièces analogues à celles de
l'Etat. Dès les premières années du III ème siècle, une foule innombrable d'
"insdustriels" se mirent à couler des pièces de bas aloi pareilles à
celles de l'Etat, et c'est en vain que des lois furent édictées pour interdire
ce monnayage privé, qui n'était ni plus ni moins mauvais que le monnayage
officiel.
"A partir de l'époque de Septime Sévère (193-211 AD), dit MOMMSEN, nous
voyons les lois interdire sévèrement les contrefaçons coulées de ces pièces de
billon. Il n'est guère possible de constater la part que l'Etat et celle que
des particuliers ont prise à la fabrication des monnaies coulées"".
Cette question des monnaies de billon coulées, au III me siècle, nous conduit
tout naturellement à étudier les nombreux moules en terre cuite qu'on a
découverts dans des localités diverses de la Gaule, sur les bords du Rhin, en
Angleterre, en Suisse, en sse-Autriche et en Tunisie.
Le premier, LE POIS, dès 1579, attira l'attention sur une trouvaille, faite à
Lyon, sur la colline de Fourvières, qui avait mis au jour des moules de
monnaies de Septime Sévère (193-211 AD) et de quelques-uns de ses successeurs
(cf. Antoine LE POIS – "Discours sur les médailles et gravures
antiques", Paris, 1579, in-4°). Vers 1697, puis en 1706, on découvrit des
moules du même genre et se rapportant à des monnaies de la même époque à
Lingwell Gate, près Wakefield en Angleterre (Numismatic Journal, tome II, p.58
et 195; Numismatic Chronicle, tome I, p. 161; Archéologia, t. XIV, p.99). En
1704, LE MéNESTRIER signala une nouvelle trouvaille de moules, faite à Lyon peu
auparavant (cf. « Mémoires de Trévoux », 1704, juillet, p. 1213). Il y eut
encore, par la suite, dans la même ville d'autres découvertes analogues qui
provoquèrent la dissertation de MAHUDEL intitulée : « Observations sur l'usage
de quelques moules antiques de monnaies romaines, découverts à Lyon » (Mémoires
de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, tome III, 1746, pp. 209 et
218). En 1764, HARSCHER signala des moules analogues qu'il venait de découvrir
à Augst, près de Bâle, et les collectionneurs du XVIIIème siècle, comme le
Comte de CAYLUS et MICHELET d'ENNERY s'empressèrent de placer dans leurs
médailliers ces curieux monuments.
Dans le cours du XIX ème siècle, l'attention des chercheurs ayant été stimulée,
on signala un très grand nombre de ces moules et il en existe des échantillons
non seulement au Cabinet des Médailles, mais aux musées de Saint-Germain, de
Rouen, de Nantes, de Boulogne, d'Orléans, de Bar, de Toul, de Cologne, de Bonn
et d'autres villes de la FRANCE et de la région rhénane. La trouvaille la plus
intéressante qui ait été faite, est celle de Damery (Marne)….. Enumérons
encore, sans chercher à être complet: les trouvailles faites en Angleterre, en 1820
et 1830, près de Wakefield, et en 1869 ainsi qu'à Duston près de Northampton
/ la grande trouvaille de Bernard
(Vendée) en 1859 / celle de Bordeaux faite en 1884 dans les ruines d'un atelier
de potier (cf. LAFAYE in Bulletin de la Société des Antiquaires de France,
1899, p. 193 et 283) / celles, plus récentes, d'Autun et de la Coulonche.
Comme on a prétendu qu'il n'avait pas été fait de découverte
de moules monétaires en terre cuite, en dehors de la Gaule et de la
Grande-Bretagne, il n'est pas superflu de dire qu'ECKHEL en a signalé une en
Basse-AUTRICHE, et qu'en 1899, des travaux de voirie à Sousse (TUNISIE) ont mis
au jour un lot de 34 moules du même genre ( cf. GAUKLER in Bulletin de la
Société des Antiquaires de France, 1899, p. 368).
Fait important à signaler: l'examen détaillé des découvertes démontre que la
plupart de ces moules de monnaies romaines, se rapportent à une période
comprise entre Septime Sévère (193-211 AD) et Dioclétien (284-305 AD); le plus
grand nombre sont de l'époque de Caracalla (211-217 AD) et d'Elagabale (218-222
AD). Exceptionnellement, quelques-uns reproduisent des pièces qui remontent
jusqu'à Domitien (81-96 AD) et Trajan (98-117 AD); après Dioclétien (284-305
AD), jusqu'à Constance II (337-361 AD), on en rencontre encore, mais en petit
nombre; puis ils disparaissent sans retour…..".
¤ € 21230
Moule de Lyon (FRANCE, Rhône) formé d'un rouleau de 7 moules
bivalves à un seul alvéole
Terre cuite
Ca 200-360 AD
Le Cabinet des Médailles de Paris possède un curieux moule.
Il a été trouvé à Lyon vers 1704, et après avoir été signalé par LE MENESTRIER,
il est entré dans la collection du Comte de CAYLUS avec laquelle il a passé
dans le Cabinet du Roi.
C'est un auget en terre cuite dont le fond est
hémicylindrique; 8 disques en argile cuite y sont maintenus en place par une
ligature en fil de fer et lutés avec de la terre, maintenant en poussière. Ces
8 disques forment 7 moules bivalves avec des valves en commun.
CAYLUS raconte que voulant éprouver si ce petit appareil
pouvait encore être utilisé, il y fit couler 7 monnaies, comme on a dû le faire
dans l'Antiquité : il fabriqua ainsi des pièces aux effigies de Julia Domna
(193-217 AD), de Géta (211-212 AD), de Caracalla (211-217 AD) et de Julia Maesa
(218-226 AD).
¤ € 21230 A: Pas de fig.
Moule de Sousse
Terre cuite
Ca 200-360 AD
Dans la trouvaille de Sousse [TUNISIE], les rondelles en
argile cuite étaient empilées dans un tube en bronze échancré sur toute sa
longueur pour permettre la coulée du métal.
¤ € 21231 à € 21235
Hiver [Monsieur] – "Notice sur un atelier monétaire découvert
à Damery en 1830" in RN 1837, p.
171-180, pl. VI alias
Moule de Damery (FRANCE, Marne) formé de 3 rouleaux de 12 moules
bivalves à un seul alvéole
Terre
cuite
Ca
200-341 AD [HIVER fixe en effet la destruction par le feu de l'atelier de
Damery à 341 AD]
Selon
HIVER, "Pendant l'hiver de 1829 à 1830, des fouilles faites dans une
portion fort petite de l'emplacement du parc de l'ancien château de Damery
(FRANCE, Marne), bourg près d'Epernay, bâti sur les ruines de Bibé, première
station sur la voie militaire de Reims à Beauvais, firent découvrir à une
profondeur de quelques pieds, sous un amas de cendres, de charbons et de
tuiles, les débris de vastes constructions rasées par un incendie, ayant servi
notamment à des thermes et à un atelier monétaire. Dans des pièces qui se
touchoient, on trouva en peu de temps plusieurs vases remplis de monnoies…..
découvertes dans une pièce voisine d'un atelier monétaire en pleine activité.
Là, sous un amas de cendres et de tuiles, on
trouva tout à la fois des cisailles et des débris d'autres instruments en fer,
propres à la fabrication des monnoies, et plusieurs groupes de moules en terre
cuite renfermant encore les pièces qui y avoient été coulées, et le lingot
formé par le métal surabondant…….
…[Ces
moules] avoient été moulés sur les monnoies qu'ils étoient destinés à
reproduire, en serrant les pièces modèles [on les appelle à présent des
patrices] entre des disques d'argile pétrie d'un diamètre plus grand de
manière à former rebords, et placés les uns au-dessus des autres, de façon qu'à
l'exception du premier et du dernier ne portant qu'une seule empreinte d'Avers
ou de Revers [cf. € 21231: les disques d'argile N°1 et 13], ils reçussent sur
chaque face l'empreinte de l'Avers et du Revers d'une pièce [cf. € 21232: les
disques d'argile N°2 à 12].
Le creux
et les empreintes obtenues par ce procédé aussi exact que facile, les disques
servant de moules étoient entaillés pour que la matière en fusion put y
pénétrer, puis durcis au feu, replacés les uns au-dessus des autres dans le
sens des entailles, et dans le même ordre que lors du moulage, et enfin lutés
avec de la glaise, de façon à former un cylindre alias un rouleau…Mais une
dernière opération …précédoit le coulage. Les rouleaux de moules étoient réunis
par groupes de 3 [cf. € 21233] et placés à côté les uns des autres, de façon
que les entailles pratiquées pour l'introduction de la matière se trouvassent
toutes dans le vide intérieur, lequel alors servoit d'entonnoir pour la verser.
Telle
étoit la disposition matérielle des groupes de moules, découverts dans les
ruines de Bibé; elle est reproduite avec la plus grande exactitude sur la
figure € 21234
[A
gauche: vue en perspective; au centre, vue en coupe; à droite, le métal figé
dans l'entonnoir de coulée, conservé en 1837 dans le Cabinet de Monsieur
HIVER].
€ 21235:
coupe [en forme d'étoile à 6 pointes] du lingot remplissant l'entonnoir de
coulée. Ce lingot a été formé par le métal surabondant dans le "vide"
destiné à servir d'entonnoir. Les 3 lignes de 12 pointes chacune dont il est
hérissé, correspondent aux entailles du pareil nombre de moules dont chaque
rouleau étoit composé.
Ainsi
chaque rouleau ou cylindre présentoit 12 moules formés par la réunion de 13
disques d'argile dont 2 [les disques
N°1 et 13] n'avoient d'empreinte que sur une face; 3 de ces rouleaux
composoient un groupe de moules, et par conséquent on couloit à la fois 36
pièces….Il n'est pas douteux que ces moules….ne servissent plusieurs fois; il
suffisoit d'un peu de soin pour en extraire les pièces sans briser les moules……
32 moules
seulement ont été recueillis intacts dans les ruines de l'atelier monétaire de
Bibé; c'est à peine la dixième partie du nombre total".
Certains
de ces moules renfermaient des empreintes aux Types de Caracalla (211-217 AD),
de Philippe (244-249 AD) et de Postume (258-268 AD) qui y avaient été coulés.
Dans
l'atelier de Damery, on découvrit quelque 2000 pièces en argent réalisées grâce
à des moules de ce Type!
Notons aussi que les pièces coulées de la sorte ne
comportent qu'un seul pennon de coulée.
¤ € 21236
Archaeologia, Vol. XIV, 1800 ou 1801, p. 275, pl. 48,
fig. 2 & 3 alias
CD-Rom 1, fig. 1904
Argile durcie ["Hardened clay"]
Ca
1000-1200 AD [d'après la forme des lettres de la légende]
L'une des
valves d'un moule bivalve dont Avers et Revers pouvaient être utilisés en
association avec la demi-valve appropriée.
Avers:
destiné au moulage de 2 broches circulaires portant l'inscription AVE MARIA
GRATIA PLENA et, à droite, d'un objet non identifié à allure de bourche.
Revers:
destiné à la coulée d'un objet non identifié et "médaille circulaire"
à belière semi-circulaire.
Noter les
cheminée de coulée ainsi que les trous pour l'insertion des chevilles de
centrage.
Provenance:
ANGLETERRE
Norfolk
(Comté de) (Trouvée en ca 1798 à Ashill)
¤ € 21237
Hong Kong Coin Auction 40, 1/9/2005, N°480 [Estimated
US$800-1000]
Moule
bivalve en terre cuite [Produit d'une coulée résultant de l'utilisation d'un]
Pièces
coulées en fer de 32 mm de diamètre
Zhi He
Zhong Bao, empereur de la Dynastie Song
septentrionale (1054-1055 AD).
La fig. €
21229 A représente l' "Arbre à monnaies en fer" ["Iron
Money-tree"] c'est-à-dire le produit d'une coulée résultant de
l'utilisation d'un moule bivalve en
terre cuite "en arbre".
Dimensions
de cet "Arbre à monnaies": Longueur 440 mm / Largeur 180-185 mm.
Rappel:
Température de fusion du fer pur: 1535° Celsius. Dans ces conditions, il faut
admettre que le moule était préchauffé à une température voisine de la
température de fusion du fer sinon, compte tenu de la longueur de l'
"arbre" 440 mm et de l'absence de tout évent, le fer fondu n'aurait
jamais pu atteindre les alvéoles les plus distants de l'entonnoir de coulée!
Nombre de
pièces obtenu par coulée: 40
NB: Un
Arbre quasiment identique fut vendu à
Ma Tak
Wo & Monetarium Auction, Singapour 16/4/2005, N°?
Pièces
coulées en fer de la Dynastie Song (1111-1117 AD).
"Arbre
à monnaies en fer" ["Iron Money-tree"] provenant des fouilles de
l'ancien Atelier monétaire de Shan-Xi
¤ € 21238
Lane-Poole – Catalogue of Oriental Coins in the
British Museum, X (Additions), 1890, p. 50, N°338 h alias
Sch GB p.
214, fig. 26
Moule
bivalve en terre cuite [Produit d'une coulée résultant de l'utilisation d'un]
Abd Ar
Rahman, Sultan du Maroc [1822-1859 AD]
"Falus
alias Fulus" [pluriel de "Fels alias Fals"] alias pièces en
bronze coulé [de 17-20 mm de diamèttre] datées de 1261 selon l'Hégire (alias
1845 AD).
La fig. €
21230 représente l' "arbre à monnaies en bronze" ["Bronze
money-tree" conservé au British Museum] c'est-à-dire le produit d'une
coulée résultant de l'utilisation d'un
moule bivalve en terre cuite "en arbre".
Dimensions
de cet "arbre à monnaies": Longueur 87 mm / Largeur 61-63 mm.
Nombre de
"Falus" obtenu par coulée: 12
¤ € 21239
WILLIAMS (ed.) – Money: a history, London, The British
Museum Press 1997
Guangxu
[alias Kuang-hsu] Zhongbao (1875-1908), Empereur de la dynastie chinoise des
Qing
Monnaies
[de 23 mm de diamètre] coulées en laiton vers 1905 AD à l'Atelier monétaire Hu
Pu de Pékin ["Board of Revenue Mint, Beijing"].
La fig. € 21239 représente
l' "Abre à monnaies en laiton" ["Brass Money-tree" conservé
au British Museum] c'est-à-dire le produit d'une coulée résultant de
l'utilisation d'un moule bivalve en
terre cuite "en arbre".
Dimensions
de cet "Arbre à monnaies": Longueur 590 mm / Largeur 100 mm.
Rappel:
La température de fusion du laiton dépend de sa composition précise,
généralement ca 900-940° Celsius [p. ex. pour un alliage Cu 90% / Zn 10 %: 900°
Celsius]. Dans ces conditions, compte tenu de la très grande longueur de l'
"arbre à monnaies", il faut admettre que le moule était préchauffé à
une température voisine de la température de fusion du laiton utilisé sinon,
compte tenu, en sus, de l'absence de tout évent, le laiton n'aurait pas pu
atteindre fondu la 78ème et dernière pièce!
Nombre de
pièces obtenu à chaque coulée: 78
~ Moules bivalves
"éphémères en sable" alias "Doubles Châssis en sable"/
Sandgussverfahren mittels zweischaligen
Sandgussformen/
Bivalve sand
molded casting
¤ € 21240 & € 21241
Burkhardt et alii – Keltische Münzen aus Basel, 1994, p.
61, fig. 76
Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen
Numismatik... Berne 1998, p. 58, fig. 58
Burkhardt – Produktion der Münzen und Lokalisierung der
Münzstätten in Fundberichte aus Baden-Württemberg, 27, 2003, S. 353, Abb. 49
~ €
21240: Reconstitution de moule bivalve "éphémère en sable" "en
arbre et en chapelet" sans évents.
~ €
21241: "Reconstitution améliorée ("Verbesserter
Rekonstruktionsversuch") avec évents.
Ces 2
reconstitutions, à voir les Planches de l' Encyclopédie de DIDEROT &
d'ALEMBERT € 21242 & € 21243 et à lire
les expériences de l'Abbé ROCHON, ne sont
qu'un reflet très imparfait de la technique réelle.
¤ € 21242
[Planche]
Diderot
& d'Alembert – L'Encyclopédie / Recueil de planches, 1751
Les
ustensiles du "mouleur en sable" en 1751 AD.
Toutes
les figures sont à l'échelle indiquée au bas de la planche c'est-à-dire 1 mm
pour 14,8 mm sauf les figures 3, 4, 5, 7 et 9 qui sont à l'échelle 1 mm pour
24,4 mm.
Rappel:
1 pied français = 12 pouces français = 324,7339 mm
Fig. 1:
Caisse à
(alias au) sable sur pieds c'est-à-dire coffre en bois non couvert de 130 cm (4
pieds) de long, 64,9 cm (2 pieds) de large et 27,1 cm (10 pouces) de profondeur
Fig. 2:
Un ais (=
planche de bois) et un châssis de dessous en bois posés sur la caisse
Fig. 3:
Caisse à
sable (autre modèle)
Fig. 4:
Pelle en
bois à remuer le sable: ~ A la pelle / ~ B le manche
Fig. 5:
Racloir
métallique pour racler le sable au fond de la caisse à sable: A – le racloir /
B – le manche
Fig. 6:
Rouleau
en bois pour "corroyer" le sable: Longueur 64,9 cm (2 pieds) /
Diamètre: 5,4 cm (2 pouces)
Fig. 7:
Petite
batte en bois: ~ A la batte / ~ B le manche
Fig. 8:
Petite
batte (autre modèle)
Fig. 9:
Grande
batte en bois: ~ A la batte / ~ B le manche
Fig.10:
Cogneux
(= cylindre de bois): Longueur 10,8 à 13,5 cm (4 à 5 pouces) / Diamètre: 2,7 cm
(1 pouce)
Fig.11:
Racloir
métallique pour dresser le sable à l'affleurement des châssis
Fig.12:
Ais de
mouleur alias planche à moule représenté en perspective
Fig.13:
Le
châssis (en bois) de dessous (en perspective) avec
~ ses 3
trous (au milieu de la barre du haut et
sur les 2 barres latérales) destinés à
l'introduction des 3 chevilles en bois du contre-châssis
~ le
"jet du moule" (au milieu de la barre du bois)
Fig.14:
Le
contre-châssis du moule alias châssis de dessus (en perspective) avec ses 3
chevilles et le "jet du moule". Dimensions d'un châssis ou d'un
contre-châssis:
Longueur:
64,9 cm (2 pieds) / Largeur: 48,7 cm (1,5 pieds) / Profondeur: 2,7 cm (1 pouce)
Fig.15:
"Tranche"
métallique (sorte de couteau plat en fer
Fig.16:
"Nouet"
(= sac en toile ou linge noué d'une ficelle dans lequel on met quelque
substance)
Fig.17:
Maillet
¤ € 21243
[Planche]
Diderot
& d'Alembert – L'Encyclopédie / Recueil de planches, 1751
La
technique du "mouleur en sable" en 1751 AD.
Toutes
les figures sont à l'échelle indiquée au bas de la planche c'est-à-dire 1 mm
pour 14,8 mm sauf les figures 1, 6, 7, 8 et 9 qui sont à l'échelle 1 mm pour
24,4 mm.
Rappel:
1 pied français = 12 pouces français = 32,47339 cm
Fig. 1:
2 modèles [on dit maintenant des patrices. Dans le
cas de la figure € 21243, il s'agit de 2 lames parallélépipédiques en cuivre ou en bois destinées à la
réalisation par coulée de 2 lames d'or destinées à être débitées en flans
destinés à la frappe de Doubles Louis d'or)
Fig. 2:
Le
châssis de dessous (en plan) posé "tête en bas" sur un ais. En son
intérieur, on a posé 5 modèles Il reste à y poser les modèles de jets.
Fig. 3:
Le
châssis de dessous [avant retournement]
(en plan) entièrement rempli de sable / une batte ayant servi à tasser
le sable
Fig. 4:
Le
châssis de dessus (vue perspective) retourné a été coiffé du contre-châssis
alias châssis de dessus. Ce dernier a été entièrement rempli de sable et arasé
avec le racloir
Fig. 5:
Le
contre-châssis a été soulevé de manière à laisser apparaître le châssis de
dessous (en plan) avec l'empreinte des modèles (lames et jets)
Fig. 6:
2 coins
(pas monétaires évidemment) de bois
Fig. 7:
Serre-châssis
(alias "fort-châssis") en bois servant de presse
Fig. 8:
4 moules
constitués par 4 châssis et 4 contre-châssis montés et serrés, après séchage,
avec des coins dans 2 serres: ~A l'ais terminal / ~ B les serres / ~ C les
coins
Fig. 9:
Presse en
bois: ~ A le plateau d'en-bas / ~ B le plateau mobile / ~ C les vis / ~ D les
écrous
Fig.10:
Presse
enserrant un ensemble de 4 moules (4 châssis et 4 contre-châssis) préalablement
séchés
¤ € 21243
A: Pas de fig.
L'Abbé
Rochon - Aperçu présenté au Comité des monnoies de l'Assemblée Nationale, Des
avantages qui peuvent résulter de la conversion du métal de cloches en monnoie
moulée……, Paris, [1791], p. 17
L'Abbé
Rochon – Compte-rendu des expériences qui ont été faites sur la monnoie coulée
et moulée en métal de cloches, pour servir de suite à l'Aperçu qui précède,
Paris, 1791, p. 10 à 14
L'Abbé
Rochon – Essai sur les monnoies anciennes et modernes, Paris, 1792, p. 51 à
54
Technique
détaillée du "mouleur en sable" de monnaies
1791-1792
AD
Cette
technique a été expérimentée par Alexis-Marie de ROCHON, dit l'Abbé ROCHON (né
à Brest le 21/2/1741 et mort le 5/4/1817), plus astronome et "technicien
de la monnaie" qu'ecclésiastique!. Ce sont là les expériences concrètes les plus récentes permettant de se faire une
idée précise de cette technique très certainement utilisée par les Gaulois.
Réalisation
des châssis, nom donné par les "mouleurs en sable" tout à la fois au
moule et au contre-moule: l'ensemble des 2 valves "moule +
contre-moule" est appelé un "double châssis".
Le sable
propre au moulage est un mélange de sable fin et d'une terre argileuse. Presque
partout on peut s'en procurer de factice lorsqu'il ne s'en trouve pas de
naturel. Il faut que le sable ait assez de consistance pour retenir la forme des modèles: celui qui
n'aurait pas cette propriété, peut l'acquérir, en le faisant rôtir au feu et
cette préparation lui donne toujours l'avantage de ne pas éprouver de retrait
par l'effet de la chaleur.
Le sable
étant de la qualité requise, on le corroie avec des rouleaux de bois dans de
grandes caisses qui doivent avoir 194,8 cm (6 pieds) de long sur 65,4 cm (2
pieds) de large et la profondeur de 32,5 cm (1 pied).
Corroyé
et réduit en poudre fine, on le mêle toujours avec des sables qui ont déjà été
employés. cette précaution est utile pour éviter l'effet du retrait d'un sable
neuf qui a toujours, quelque parfait qu'il puisse être, un peu de mouvement.
Avant de
s'en servir, le mouleur doit avoir préparé son modèle sur une couche de plâtre
que l'on nomme couche matrice.
Pour
former les couches matrices en plâtre, il faut poser un châssis de bois ou de
fonte sur un marbre bien dressé; il faut ensuite disposer dans son intérieur et
sur le même marbre, les pièces que l'on doit modeler. Toutes ces pièces doivent
être liées les unes aux autres par des lames destinées à former ces rigoles de
communication entre tous les moules qui sont renfermés et compris dans le même
châssis. La meilleure disposition des rigoles qui aboutissent toutes au jet
principal, ne s'acquiert que par l'expérience. Cette disposition exécutée avec
soin, on verse dans l'intérieur du châssis une couche de plâtre très fin. Le
retrait du plâtre fin étant considérable, cette couche ne doit avoir que l'épaisseur
exactement nécessaire pour bien envelopper
et recouvrir les pièces qui servent de modèles. On doit même, pour
empêcher cet effet, verser une seconde couche d'un plâtre grossier, presque
éteint et mêlé de sable, à l'instant où la première couche est prise. Cette
seconde couche étant beaucoup plus épaisse que la première la consolide et
"retient jusqu'à un certain point l'activité du plâtre fin qui la
compose". On enduit encore d'huile siccative bouillante la surface de la
couche matrice afin de donner au plâtre un grand degré de poli et de dureté.
N.B.:
On aura noté l'importance capitale que donne ROCHON à cette ou à ces 2
couches-matrice [qui jouent le rôle de "dépotant"]: elles doivent
présenter "un grand degré de poli et de dureté" afin qu'au
"dépotage", les monnaies coulées sortent lisses sans aucune trace des
grains de sable du moule.
BURKHARDT
et alii, quant à eux, n'envisagent même pas l'utilisation d'un quelconque dépotant lors du moulage de Potins à l'aide
de "moules en sable" puisqu'ils écrivent [BURKHARDT et alii
–Keltische Mûnzen aus Basel...., Basel 1994, p. 61]: "In unkorrodierten
Vertiefungen der Potinmünzen ist mikroskopisch eine relativ grobkörnige
Oberflächenstruktur erkennbar, die typisch für die im Sand gegossenen Objekte
ist". Ils ont observé au microscope
cette structure superficielle à gros grains sur le Potin leuque
"HMB [Historisches Museum Basel] 571".
En fait,
il y a donc 2 couches qui supportent les matrices des monnaies et des jets.
"Une seule couche de plâtre a prouvé combien ce procédé était expéditif;
mais il en faut 2 pour obtenir le plus grand degré de célérité".
On doit
observer que si le plâtre bien imbibé d'huile siccative n'était pas assez dur
pour former les couches, on pourrait lui substituer une composition de souffre
et de molybdène
(en
1791 AD, il s'agit de "la molybdène" alias plumbago,
plombagine, mine de plomb, crayon noir: en fait du graphite; rien à voir donc
avec "le molybdène" actuel qui est le 1er métal de transition
du Groupe VI du Tableau périodique des éléments)
ou
d'ardoise pulvérisée. Cette composition est très solide; elle n'est point
poreuse, le sable ne s'y attache pas.
C'est sur
ces 2 couches dans lesquelles les matrices des monnaies et les jets sont
incrustés de manière que l'une représente le Revers de l'autre , que les
ouvriers opèrent séparément le moulage de leur châssis.
Cette
méthode réduit à un petit nombre de mouleurs intelligents l'opération du
moulage parce qu'il ne faut presque plus d'adresse et d'habitude pour former un
moule sur des couches dures ainsi disposées, surtout lorsqu'on substitue à la
pression inégale des doigts, la pression toujours égale d'une presse à
rouleur".
Le
mouleur sèche d'abord la couche matrice avec du poussier de charbon enfermé
dans un sac de toile afin d'absorber l'humidité qui pourrait y être attaché. Il
dissipe ensuite avec un soufflet le superflu de ce poussier. On place enfin sur
la couche matrice ainsi disposée un châssis de bois qu'on remplit d'une couche
de sable corroyé, en pressant ce sable de toutes parts avec les doigts, de
manière qu'il prenne bien exactement l'empreinte de son modèle. Cette première
couche de sable ne doit pas être très épaisse; elle est ensuite recouverte d'un
sable plus grossier et plus humide. On bat encore cette couche avec des
maillets de bois puis avec des battes longues et larges qui, en parcourant avec
célérité l'étendue de la couche, en lient les parties, les repoussent dans les
rainures et en assurent la solidité. Ce qui excède la surface du châssis est
enlevé avec un racloir.
On lève alors le
moule et on le saupoudre avec une
terre glaise bien pulvérisée. Ce ponsif (car c'est le nom qu'on donne à ce
poussier) s'introduit par sa finesse dans les pores du moule et en unit toutes
les parties.
On
reporte ensuite ce moule sur la couche matrice après l'avoir séchée en la
saupoudrant de poussier de charbon et après l'avoir nettoyée avec le vent d'un
soufflet (opération qui se renouvelle toutes les fois qu'on déplace le moule ou
qu'on le replace). On bat de nouveau le moule. On le relève ensuite et on le
saupoudre de poussier de charbon dont on dissipe l'excédent au moyen du vent
d'un soufflet. C'est alors que le moule est achevé.
Pour
former le contre-moule, on renverse la couche matrice sur le moule. Les pièces
et les jets s'en détachent par leur pesanteur, tombent dans le moule et servent
à former le contre-moule, lequel étant fini se renverse à son tour sur la
couche matrice et ainsi de suite.
Le moule
et le contre-moule étant finis, il suffit de les bien faire sécher. Dès lors
pour opérer sans interruption, il faut se préparer une avance d'un moulage de
24 heures avant de commencer la fonte.
Cette
avance faite, le moulage et la fonte peuvent marcher sans interruption.
On verse
d'un seul jet la fonte
Dans
le cas des expériences de l'Abbé ROCHON, il s'agissait du bronze des cloches
réquisitionnées par le Gouvernement révolutionnaire d'alors
avec
sûreté et facilité dans plusieurs moules réunis par une presse. Il convient de
les y poser entre 2 planches, l'une dessus et l'autre dessous le moule. On
retiendra ces moules les uns sur les autres par une pression égale et
convenable.
Chaque
presse contient 5 double-châssis c'est-à-dire 5 moules pour 500 pièces. Ces
presses sont disposées de la manière la plus commode au versement de la matière
en fusion
Il est
indispensable que les 2 châssis qui forment le moule, se superposent et
s'appliquent avec précision, sans quoi Avers et Revers ne se correspondraient
pas parfaitement.
Quant au
nombre de châssis réalisables par un mouleur en une journée, ROCHON se
contredit d'un article à l'autre; il affirme successivement:
# p. 17
du 1er article de ROCHON:
Un
"bon mouleur" peut faire par jour 24 moules , chacun de 100 pièces de
monnaie. Ainsi il fera sans peine 2400 pièces dans la journée.
Soit 2400
pièces en moyenne par homme et par journée de 12 heures (durée de la journée de
travail en 1791AD!!).
# p. 14 du 2ème article de ROCHON:
Un
"habile mouleur" fait un moule de 100 pièces, composé de la réunion
de 2 châssis, en 15 minutes de temps, soit 48 moules en 12 heures. Ainsi, 2
mouleurs se relevant alternativement et pouvant, par là, travailler 24 heures
sans interruption, feront 96 moules c'est-à-dire 9600 pièces.
Soit 4800
pièces en moyenne par homme et par journée de 12 heures.
Le
gouvernement révolutionnaire de l'époque souhaitait faire fabriquer par
semaine, pour la FRANCE entière, pour 40000 livres de monnaie moulée soit
400000 pièces de 2 sols de 24 deniers tournois. 14 à 28 mouleurs seulement
suffisaient donc à satisfaire cette production massive nationale!.
En 15
minutes, 49 kg (101 livres) de métal de cloche sont en fusion dans les
creusets.
On peut
remplir les 5 moules (d'une presse) d'un seul jet et si chaque moule renferme
100 pièces, l'on obtiendra 500 pièces d'un seul jet.
Avec 2
fourneaux de fusion bien chauffés, animés par le vent d'un soufflet, on
remplit, en moins de 15 minutes, 25 double-châssis soit, à la clé, 2500 pièces!
Pour ce
qui est du temps mis à remplir les double-châssis, ROCHON se contredit à
quelques lignes d'intervalle:
# p. 12
du 2ème article de ROCHON
25
double-châssis en moins de 15 minutes soit un double-châssis en moins de 0,6
minutes
# Note de
la p. 10 du 2ème article de ROCHON:
2
double-châssis en 5 minutes soit 1 double-châssis en 2,5 minutes
# p. 54
du 3ème article de ROCHON:
"chaque
fonte pas plus de 30 minutes": soit, en admettant que chaque fonte
corresponde aux 5 double-châssis d'une presse, 1 double-châssis en moins de 6
minutes
On
observe que par ce procédé, les pièces viennent dans toute leur étendue et n'éprouvent point de retrait sur
elles-mêmes ainsi qu'il arrive dans les moules ordinaires. On note que les
pièces présentent peu de "rebarbe". On note également l'extrême
facilité avec laquelle on les sépare des jets.
Au cours
de la fonte, le déchet en métal se monte à ca 5 %.
Le rebut
est de moins de 6 pièces sur cent: ces rebuts sont exclusivement dus à la
presse qui n'exerce pas une pression bien égale et bien uniforme sur la
totalité des châssis.
Rappel:
ROCHON signale à titre comparatif
# p. 5 de
son 1er article:
un
balancier "bien monté" peut frapper par jour (sans doute de 12
heures) jusqu'à 15000 pièces
# p. 109
de son 3ème article:
un
balancier "gouverné" par 12 hommes, frappe par jour 1600 marcs de
pièces de "2 sols au faisceau" (alias de 24 deniers de 10 pièces au
marc) soit 16000 pièces:
soit 1333
pièces en moyenne par homme (travaillant nécessairement avec 11 autres) et par journée de 12 heures.
Ainsi, avec des cadences de 2400 à 4800
pièces coulées par homme (travaillant seul) et par jour, le coulage l'emporte
sans conteste sur la frappe.
Avec 500
Potins obtenus à chaque coulée, l'utilisation de moules bivalves
"éphémères en sable" l'emporte sans conteste sur l'emploi de moules
bivalves "en dur" dont nous avons parlés précédemment.
De plus
le coulage ne nécessite l'embauche d'aucun graveur et évite la réalisation
délicate de coins.
Les
modèles servant à la réalisation des moules que les numismates germanophones
appellent des "patrices", peuvent être réemployés à l'infini.
De tels
avantages justifient très certainement
le recours massif par les Celtes à la coulée "en sable" pour
produire des Potins à cadence élevée et au moindre coût.
# Varia
~ Potins présentant un défaut caractéristique résultant de
l'utilisation d'un potin-modèle alias patrice présentant ce même défaut, en
abrégé, un Potin à défaut de patrice /
Potinmünzen mit Patrizenfehler /
Imperfect cast
coins with punch imperfection
Des potins-modèles alias patrices furent utilisés pour la
confection des alvéoles des moules bivalves "en dur" ou "en
sable": pour preuve, la découverte occasionnelle de "Potins à défaut
de patrice".
Les exemples probants sont rarissimes. Ci-après 2 exemples:
¤ € 21244
Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen
Numismatik, Berne, 1998, p. 57-58, fig. 57 alias
Burkhardt - Metallanalyse und numimatische Untersuchungen
in Fundberichte aus Baden-Württemberg, 27, 2003, S. 336
"Patrices"
["Patrizen"} selon les numismates germanophones / en anglais: Punches alias
Potin à
la grosse tête dit des Sequani [de Type € 21480 à € 21558] dont l'Avers
comporte un point indiqué par la flèche [selon BURKHARDT "ein Punkt",
hélas sans plus de précisions]:
selon
BURKHARDT, il s'agit d'un "Potin à défaut de patrice" c'est-à-dire d'un Potin sorti d'un moule dont
la patrice [que ce soit un Potin résultant d'une coulée antérieure ou un modèle
en bois] qui servit à réaliser l'empreinte sur la valve d'Avers, comportait ce
point comme défaut.
¤ € 21245
Rudd,
List 49, 2000, page de couverture, p. 5, fig. 8 & p. 17, N°39 [Prix en
2000: £1500] alias
Celtic Coin Index (Oxford) 99.1291 alias
Celtic Coin Index 86.0005
Potins
britanniques des Durotriges de Type € 22871 à € 22874 alias
Potins
dits de Hengistbury, variante chevelue ["Hegistbury Hairy Type"]
portant des marques d'ongle
Ca 40-100 AD selon RUDD
"Another facsinating feature...is that it
apparently bears the personnal imprint of its celtic moneyer....... he probably
pressed his fingernail repeatedly into both sides of the clay mould, which is
why the lines are slightly curved. ...of course, the same effect could have
been achieved with a stylus": donc présence probablement de marques
d'ongle en creux dans l'argile des 2 valves du moule, marques apparaissant en
relief sur cet extraordinaire potin!
On peut
cependant difficilement imaginer que le monnayeur fignolait individuellement
chaque empreinte dans chacun des alvéoles du moule: il est plus logique
d'admettre que ces traces d'ongle figuraient en fait sur la patrice utilisée
par le monnayeur.
Poids:
2,64 g / 2 exemplaires recensés depuis 1911/1912!
Provenance:
selon RUDD
ANGLETERRE
2
Dorset 1 (Bushe-Fox excavations à Hengistbury Head)
Wiltshire
1 (près de Downton)
~ Morphologie comparée des Potins du Centre ou du Centre-Est de la
Gaule avec celle des Potins du Midi, principalement ceux du Sud-Est, de la
Gaule /
Vergleich des Querschnitts einer
Potinmünze aus Zentral- oder Ost-Gallien mit demjenigen eines Potins aus
Süd-Ost-Gallien/
Comparison
between the section of a central- or east-central-gaulish Potin with that of a
south-east-gaulish one
¤ € 21246
Larozas
in Les monnaies de potin du Sud-Est de la Gaule, Maison Florange 2000, p. 18,
fig. 7 & 8
~ €
21246, fig.A:
Selon
LAROZAS, l'Avers et le Revers des Potins "que l'on trouve dans le Centre
et le Centre-Est de la Gaule ont pour
particularité d'avoir leurs motifs centraux qui débordent largement le
bourrelet périphérique [quand ils en ont un]. Leur coupe montre une morphologie
ovoïde";
~ €
21246, fig. B:
Selon
LAROZAS, l'Avers des Potins "que l'on trouve dans le Midi" [en
particulier, ceux du Sud-Est de la Gaule] "a pour particularité d'avoir le
motif de l'Avers qui n'excède presque jamais le bourrelet périphérique. Le
Revers est pratiquement toujours en retrait par rapport à ce même
bourrelet".
~ Potins siamois / Siamesische Potinmünzen / Siamese cast coins
Par inadvertance, le monnayeur n'a pas "égrainé correctement
le chapelet" sorti du moule.
¤ € 21247
L'existence
de "Potins siamois"
Nous n'en
avons jamais rencontré qu'un unique exemplaire pour le Type 21970 à € 22002:
nous en donnons les dessins des Avers et Revers. L'absence d'autres exemplaires
connus de "Potins siamois" prouve qu'au démoulage, les
"chapelets" étaient consciencieusement débités en leurs "Potins
constitutifs".
~ Potins décalés
/ Potins mit Überrandguss / "Not perfectly overlapping" cast coins
L'utilisation d'un moule bivalve fait que si les 2 valves sont mal
plaquées l'une contre l'autre au moment de la coulée, on obtient des
"Potins décalés":
donc pour certains Potins, le Revers semble avoir
"glissé" par rapport à l'Avers ce qui paraît indiquer qu'aucune des 2
valves n'avait de bords surélevés [cf. €
21219 A: le moule bivalve en plomb du Musée d'Arlon] et que les 2 valves
ne présentaient pas non plus d'autres repères pour permettre une superposition
rigoureuse des alvéoles.
¤ € 21248
Lambot & Delestrée in Bull. Soc. Archéol. champenoise, t. 85, 1992, p. 67
à 79
Ca
Très bel
exemplaire de Type € 22184 à € 22189.
Provenance:
FRANCE, Champagne-Ardenne, Ardennes (Site de "La Warde" à
Acy-Romance)
¤ € 21248 A
Burkhardt et alii – Keltische Münzen aus Basel, 1994, p.
56, fig. 71 alias
HMB [Historisches Museum Basel, N°355 alias
Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen
Numismatik...., Berne 1998, p. 14, fig. 3
Ca
Très bel
exemplaire de Type € 21613 à € 21618.
Poids:
6,08 g / Provenance inconnue.
~ Potins décalés
et radiés / Potins mit Strahlen auf dem Überrandguss / Cast coins with rays on
the not overlapping parts
¤ € 21249
Potin
conservé dans la collection de la Cour d'Or (alias aux Musées de Metz)
Ca
Ce Potin
dit des Leuci de Type € 22428 à € 22467 est non seulement
"décalé" mais de surcroît "radié": les
"stries rayonnantes" sont la preuve de l'existence d'évents "en
bout de chapelet" tels que nous les avons faits figurer sur les fig. €
21221 & € 21222. Il s'agit là d'un cas rarissime, unique à notre
connaissance.
~ Pennons de
coulée / Gusszapfen / Cast coins with projecting tangs
Pennon et raté de coulée vont souvent de pair!
¤ € 21250 alias € 23120
Rudd, List 81, 2005, p. 9-10, N°18
Ca
Le plus
superbe des Potins à pennons [de Type € 23120 & € 23121] que nous
connaissions!
Provenance:
Turnham (ANGLETERRE, Kent)
¤ € 21251
à € 21254
Forrer in
KN t. 1, fig.46, 48, 52 & 57
Ca
Potins
dits des Leuci de Type € 22399 à € 22593.
€ 21252 à
€ 21254: outre le pennon, on notera aussi la "bavure tout autour du plan
médian", due au fait que les 2 valves du moule n'étaient pas parfaitement
planes ou jointives.
¤ € 21255
"Monnaies
gauloises découvertes en fouilles" in Dossier de protohistoire N°1,
Editions Errance, 1987, p. 58
Potin dit
"à l'équidé" de Type € 22184 à € 22189
Ca
Noter le
pennon "accosté" d'une bavure ainsi que le flan de forme trapézoïdale
due à un raté de coulée.
¤ € 21256
Gallia
1979, p. 305
Potin de
Type € 22086 à € 22092
Noter le
pennon "prolongeant" un ratée de coulée [dû à un manque de métal dans
l'alvéole]..
Trouvé
dans l'atelier de coulée même: l'Oppidum sis au lieu-dit Les Grandes Grèves à
Villeneuve-Saint-Germain (Aisne) [FRANCE, Picardie].
¤ € 21257
& € 21258
Potins
trouvés en prospection en Eure-et-Loir [FRANCE, Centre] sans doute dans un
atelier de coulée de Potins
€ 21257:
Pennon de 17 mm de long tenant à un raté de coulée de Type indéfinissable (1,70
g)
€ 21258:
Pennon de 6 mm de forme trapézoïdale tenant à un raté de coulée de Type
indéfinissable
~ Ratés de coulée / Missratene Potinmünzen / Cast failures
¤ € 21258
A: Pas de fig.
La
découverte sur un site de nombreux ratés de coulée [quelquefois à côté de
débris de creusets] est l'indice quasiment irréfutable de la présence sur ce
site d'un atelier de coulée de Potins. Les exemples à présent connus sont
nombreux; nous n'en citerons que 2:
~ Fichtl
& Adam – L'oppidum médiomatrique du Fossé des Pandours au Col de Saverne
(Bas-Rhin), Rapport triennal 2000/2001 /2002 (UMB, UMR 7044), Strasbourg, SRA
Alsace, 2002
Atelier
de coulée de Potins dits des Leuci [Type € 22399 à € 22593] découvert au lieu dit "Fossé des Pandours"
au sommet du Barbarakopf près du Col de Saverne [FRANCE, Alsace, Bas-Rhin]
Par
contre, sur ce site, pas le moindre débris de moule bivalve "en dur",
preuve qu'on n'y pratiquait sans doute que la "coulée en sable".
~ Deyber
in Archeologia Mosellana, t. 5, 2003, p. 130 & 131
Découverte
de déchets de coulée et de ratés de fabrication prouvent l'existence d'un
atelier de coulée de Potins du même Type sur le Site de La Pierre d'Appel
(Commune d'Etival-Clairefontaine, [FRANCE, Lorraine, Vosges].
¤ € 21259
Forrer in KN t. 1, fig. 54
Potin dit
des Leuci [Type € 22399 à € 22593]
Raté de
coulée caractérisé par un contour anguleux et une épaisseur de flan très
inégale
¤ € 21260 & € 21261
"Jacquier, Katalog 25, Herbst 2000, Nr. 30"
Potin de
Type € 22148 à € 22180
Ca
Raté de
coulée
Poids:
3,38 g / Diamètre: 14-15 mm.
On
rappelle que pour un Potin normal de ce Type, l'échelon privilégié de poids,
selon DEPEYROT, se situe à 4,20-4,25 g pour un diamètre de 18-21 mm.
€ 21260
n'est donc pas, comme le pensait JACQUIER, un Demi-potin mais un raté de coulée
pour lequel le métal fondu n'a pas convenablement rempli tout le volume
disponible de l'alvéole du moule.
€ 21261:
restitution du Potin complet en pointillés,
¤ € 21262
Potin de
Type € 21970 à € 22002: un raté de coulée trouvé en prospection
Poids:
1,60 g / Diamètre: 14 mm.
On
rappelle que pour un Potin normal de ce Type, l'échelon privilégié de poids,
selon DEPEYROT, se situe à 4,35-4,40 g
pour un diamètre de 15-18 mm.
Il s'agit
probablement là, non d'un Demi-potin, mais d'un raté de coulée pour lequel le
métal en fusion n'a pas rempli la totalité de l'alvéole du moule.
¤ € 21263
à € 21265
Potins de
Type € 21868 à € 21880 trouvés en prospection sur un même site, à l'évidence un
atelier de coulée, sis en Eure-et-Loir [FRANCE, Centre]
Ratés de
coulée caractérisés soit par des "échancrures" [€ 21263], soit par
des trous dans le flan du Potin [€
21264 & € 21265]: se trouvait-il à certains endroits des
"étranglements" entre les 2 valves du moule bivalve "en
dur" ou "éphémère en sable", empêchant de la sorte le métal
fondu de remplir complètement l'alvéole?
~ Lingot conique provenant d'un entonnoir de coulée / Aus einem
Gusstrichter stammender Barren / Ingot from cast-funnel
¤ € 21266
Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen
Numismatik, Berne, 1998, p. 58, fig. 55
Lingot en
"alliage potin" sorti d'un entonnoir de coulée avec, à son extrémité, l'amorce de 2 canaux
de coulée.
La forme
de cet objet prouve à l'évidence l'utilisation de moules bivalves [ "en
dur" ou "éphémères en sable"] mais pas nécessairement
exclusivement de moules bivalves
"éphémères en sable" comme le pensait BURKHARDT.
Provenance:
ALLEMAGNE
1
Bade-Wurttemberg
1
Freiburg-im-Breisgau
1 (trouvé en 1992 à la Wallburg Kegelriss, également appelée Bug
Ehrenstetten, un site à 2600 m d'altitude au Sud-Est d'Ehrenstetten , un
quartier de la commune d'Ehrenkirchen
¤ € 21266
A: cf. plus haut les fig. € 21234 [Fig. de droite] et € 21235
~ Mauvais
appariement des 2 valves du moule / Fehlerhafte Schalenkoppelungn / Wrong
pairing of the 2 valves of the mould
¤ €
21267
Nash
598 alias
Ca
"Potin-mule"
formé par suite d'appariement par négligence des Revers de 2 Types différents
de Potins
Avers
de l'exemplaire " Nash 598":
Revers
de potin "au svastika" de Type € 21904 à € 21928
/ Revers de l'exemplaire "Nash 598":
Revers normal de potin "au long cou" de Type €
22701 à € 22739
Provenance: selon NASH
FRANCE 1
Cher 1 (Châteaumeillant)
¤ € 21268
Van Arsdell 1414 – 1
Ca 100-90 BC
Appariement
par négligence de 2 valves d'Avers du Potin de Type € 22769 à € 22785.
Selon VAN ARSDELL, "possibly a mint-error, 2
obverse moulds have been used to produce the coin. Sprue has a distinctly
tubular shape, perhaps a metal rod was used to
form it in the mould."
¤ € 21269
Ms. Barthélemy t. 5 f°46
Ca
Appariement
par négligence de 2 valves de Revers du Potin de Type € 22148 à € 22180
Poids: 4,72 g
/ Unicum ?
Provenance:
selon BARTHéLEMY
FRANCE 1
Picardie
1
Oise 1
(Vendeuil-Caply)
~ Potins unifaces coulés avec une valve normale portant des
empreintes et une seconde "valve" plane ne portant aucune empreinte /
Einseitige Potinmünzen / On one side flat cast coins
¤ € 21270
Auktion 87, Giessener Münzhandlung, Dieter Gorny,
München, 2/3/1998, N°8
Ca
Potin dit
des Leuci coulé à l'aide d'une valve d'Avers normale [Avers de Potin dit des
Leuci de Type € 22399 à € 22593] et d'une
"valve" de Revers plane rayée.
Selon
GORNY, le Revers porte des rayures dues à des coups de lime (Feilspuren)
néanmoins il ne peut s'agir d'un Potin
volontairement limé jusqu'à son "plan médian" par un
"faussaire" puisque, selon DEPEYROT [t. VIII, p. 232], l'échelon
privilégié de poids pour de tels Potins est de 4,25-4,30 g, poids inférieur aux
4,45 g de notre Potin! Si coups de lime il y a, ils devaient donc déjà figurer
sur la valve.
¤ € 21271
Potin
[trouvé en prospection] de Type €
21970 à € 22002 coulé à l'aide d'une "valve' d'Avers
plane rayée et d'une "valve" de Revers normale
Ca
Poids:
3,64 g
Selon
DEPEYROT [t. V, p. 121] l'échelon privilégié de poids pour ce Type de Potin est
de 4,35-4,40 g. Cependant, d'après l'histogramme publié par DEPEYROT, ce poids
de 3,64 g ne saurait néanmoins pas correspondre à un Potin volontairement limé
jusqu'à son "plan médian" par un
"faussaire".
~ Potin de forme
extraordinaire / Potinmünzen mit ausserordentlicher Form / Irregular-shaped
cast coins
¤ € 21272
Desor
- Les constructions lacustres du lac de Neuchâtel, 3ème Âge du Fer
in Musée Neuchâtelois, 1864, p.63-69, pl. [= € 21272] alias
Desor -
Les palaffites ou constructions lacustres du lac de Neuchâtel, Paris 1865, p.98
[= € 21272]
Ca
Potin apparenté
au Type dit de La Tène € 22911 à € 22923
Tête à droite avec, comme caractéristiques essentielles
absentes sur le Type "La Tène", une très grande boucle d'oreille et,
surtout, un anneau nasal
/ Cheval à gauche
Poids ? / Flan ayant la forme d'un polygone irrégulier à 9 côtés!
Provenance:
selon DESOR
SUISSE 1
Neuchâtel
1 (Station lacustre de La Tène)
~ Potin incus / "Incusum"-Potinmünze
/ "Incusum"-cast coin
¤ € 21273
Le Clert
pl. III / 241 [Exemplaire conservé au Musée de Troyes]
Potin de
Type € 22256 à € 22280 dit des Lingones
Avers:
le Revers
usuel incus (c'est-à-dire le Revers non inversé mais en négatif)
/ Revers:
le Revers usuel (donc non incus)
A moins
d'imaginer que l'une des patrices était incuse [hypothèse, à notre avis,
farfelue], nous n'avons pas la moindre idée de la technique utilisée qui ait pu
conduire à cet avatar!
Provenance:
selon LE CLERT
FRANCE 1
Champagne-Ardenne
1
Marne (Châlons-en-Champagne)
~ Potins cassés en 2 pour circuler /
In 2 gebrochene Potinmünzen, die Kurs
hatten /
Cast coins broken
in 2 being current
¤ € 21274
à € 21276
Forrer in
Antiqua 1890, pl. XX / 149 & 150 et 1891, pl. XI / 330
Potins
dits des Leuci [Type € 22399 à € 22593] cassés en 2.
Sur €
21276, la trace du ciseau qui cassa le Potin, est visible.
¤ € 21276
A: Pas de fig.
BMCC
(Allen) 373-378
On trouve
des Potins dits au long cou [€ 22701 à € 22739] cassés en deux
¤ € 21277
Potin de
Type € 22083 à € 22085 coupé en 2
~ Potins marqués à coups
de burin (Potins votifs?) /
Durch Meisselhiebe verhunzte
Potinmünzen /
With chisel
defaced cast coins
¤ € 21278, € 21279 & € 21279 A
SENA N°148, 2001, p. 21-22, fig. 2
Ca
Potins
dits à la tête diabolique de Type € 21838 usuellement attribués aux Turones.
2 coups
de burin en croix sur la joue.
¤ € 21279
B & € 21279 C [2 dessins variés d'un même exemplaire
dont le bas du Revers est corrodé]
On
peut aussi ranger ce Potin en € 21612 ou € 22967 A .
DT III /
3093
Potin
"Grosse tête dégénérée à gauche / équidé à gauche; devant, annelet centré;
au-dessus, un ovale, différemment "lu" alias interprété selon le dessinateur"
Ca 125-66
BC selon DELESTRéE & TACHE
2 coups
de burin parallèles sur la joue
Poids: 5,96 g
/ Unicum ? / Sans provenance connue
~ Potins "à double
lecture" /
Potinmünzen, die auf 2 verschiedene
Weisen "gelesen" werden können /
Cast coins
legible in 2 different ways
On
rencontre donc pour certains Potins une "curiosité" similaire à celle
rencontrée pour certaines pièces frappées [cf. € 00729 à € 00734].
¤ € 21279
D alias € 23140 A
Potin
trouvé en prospection
Depeyrot
Tome 1, manque
Visage à
droite ou à gauche selon que l'on fait subir à l'Avers une rotation antihoraire
de 40 degrés
/ Taureau
à droite
Poids
inconnu
Provenance:
FRANCE 1
Provence-Alpes-Côte-d'Azur
1
Bouches-du-Rhône
1
¤ € 21279 E & € 21279 F
DT II / 2652
Potins de
Type € 22951 à € 22956
~ € 21279
E:
Visage à
gauche
/ Animal
à gauche ou à droite selon que l'on fait subir au Revers une rotation
antihoraire de 90 degrés
~ € 21279
F:
Visage à
gauche ou autre visage à gauche en faisant subir à l'Avers une rotation
antihoraire de 40 degrés
/ Comme €
21279 E
~ "Potin en Argent" / Silberpotin / Silver cast coin
¤ € 21279
G: Pas de fig.
Burkhadt et alii, Keltische Münzen aus Basel, 1994, p.
220 & 345, photo 486
"Potin" HMB [Historisches Museum Basel] 486
Ca
Ce
"Potin" de Type € 21746 à € 21769 est une pièce coulée en argent de
très haut titre ["Vollguss Silber massiv"]: Ag 91,5-91,6 % / Cu
7,7-7,4 % / 9,7 g/cm³
Poids:
2,00 g / Diamètre: 15 mm
~ "Potin en étain" / Stanniol Potin / Tin-money
¤ € 21279
H: cf. fig. au Chapitre 42 sous € 22700
~ "Potin en Fer" / Potin aus Eisen / Iron cast coin
¤ € 21279
i: Pas de fig.
"Potin"
N°83 du Site de La Tène
Ca
Ce
"Potin" de Type € 21480 à € 21574 est en fer pratiquement pur.
~ "Potins en Plomb" / Potinmünzen aus Blei / Lead cast
coins
¤ € 21279
J & € 21279 K: cf. fig. au Chapitre 42 sous € 22754 & € 22755
¤ € 21279
L: cf. fig. au Chapitre 42 A
Il traîne
aussi dans la littérature de nombreux "Potins" qui sont dits être en
plomb mais nous ne connaissons aucun cas où une analyse soit venue confirmer
cette affirmation.
Cf. aussi
le Chapitre 42 A.
~ "Potin en Verre" / Gläserne Potinmünze / Glass cast
coin
¤ € 21279 M & € 21279
N [respectivement les dessins de DANCOISNE et de HERMAND du même "Potin en
verre"]
Dancoisne - "A-t-il
existé des monnaies en verre chez les Gaulois, spécialement chez les
Gallo-Belges" in Congrès scient. de France, 20ème Sie, Arras, 1853,
t. II, p. 374-377 alias
Hermand in RBN [Revue
Belge de Numismatique] 4ème Sie, t. 2, 1864, p. 107 & 166, pl.
XVII / 95 alias
Blanchet in ABT p. 44,
Note 5
"Potin en
verre" c'est-à-dire pièce en verre coulé
Ca ?
Selon
DANCOISNE: "Objet en verre dont la conservation ne laisse rien à désirer:
rond, épais, transparent et de couleur vert-foncé [Le verre antique est facile
à reconnaître, sous le rapport de la couleur: il est d'une teinte verdâtre
presque toujours plus prononcée que celle du verre moderne; il offre souvent
comme caractère distinctif, un aspect irisé qui provient de la désagrégation de
ses éléments"
Avers
lisse
/
Cheval libre galopant à gauche; au-dessus, un croissant ou une partie de
rouelle
Poids
inconnu / Diamètre: 15-16 mm
Selon DANCOISNE [1853], "le doute n'est pas permis sur
l'authenticité de cette pièce que nous tenons de la personne même qui l'a
trouvée". BLANCHET [1904] cependant se montre sceptique: "Quant à
l'existence d'une monnaie de verre chez les Gaulois, conclut-il, elle reposerait
sur une découverte trop imparfaitement connue pour que je puisse faire fonds de
ce qui a été publié à ce sujet": ce scepticisme a de quoi surprendre
puisque cet Unicum fut présenté à
l'occasion d'un Congrès Scientifique, celui de France de 1853!
Unicum découvert en 1851 associé à 2 monnaies atrébates, un
potin de Type € 22310 à € 22340 ainsi qu'une pièce uniface en Cu (avec au
Revers, un cheval également tourné à droite, accompagné d'un croissant et de 3
globules.
Provenance:
selon DANCOISNE
FRANCE
1
Nord-Pas-de-Calais 1
Pas-de-Calais 1 (Trouvé à Fresnicourt "dans un site d'un aspect
aussi majestueux que sauvage où l'on voit encore d'immenses blocs de grès
amoncelés çà et là, restes imposants de plusieurs dolmens que le temps et la
main des hommes ont été impuissants à détruire. Près de ces monuments aux
dimensions colossales, on en découvre fréquemment d'autres bien plus modestes:
ce sont des monnaies gauloises, des haches en silex et des fragments de
porteries grossières, de couleur noire ou grise")
~ Potins faux modernes / Fälschungen /
Falsifications
¤ € 21279 O & € 21279
P
Potins faux, modernes
Le
moulage étant chose très facile de nos jours [par exemple par la "Méthode
de la cire perdue"], il se vend de très nombreux Potins faux modernes sur internet! Il suffit au départ d'un Potin
d'époque excellemment conservé servant de modèle.
On peut
même augmenter la "véracité" de ces faux modernes en les coulant à
partir de Potins d'époque fondus. Dans ce cas, aucune méthode d'analyse, fût-ce
la plus performante, ne permettra plus de discerner le vrai du faux!
Voici, à
titre d'exemple, ce que l'on lit sur le "Forum du Fouilleur" sous la
plume de "Pelops, Roi de la Poêle", un Suisse, en date du 2/8/2008
sous le titre "Expérimenter le coulage des Potins":
"Il y a quelque temps (en 2006), j'ai
expérimentalement reproduit le coulage des Potins gaulois.
J'ai choisi
7 Potins de ma collection, 7 étant le nombre probable de Potins par coulée,
selon une étude, et par un procédé classique de prise d'empreintes dans du
sable pour moulage (sable de quartz + argile + eau, par exemple), j'en ai fait un moule en 2
parties.
Ensuite j'ai fondu sur ma
forge, à environ 950°-1000°, un mélange de 70% de cuivre, 15% d'étain et 15% de
plomb. J'ai versé cet alliage nommé "potin" dans mon moule sec grâce
à un trou ménagé à cet effet.
Une fois refroidi, j'ai
démoulé et légèrement brossé le résultat. Je vous le présente ici:
~ € 21279 A: "Chapelet" complet, Avers et Revers, des 7 faux
Potins. On reconnaît immédiatement qu'il s'agit d'un "Chapelet" faux:
en effet, il figure dans le "Chapelet" des Potins de Types différents
et, à côté donné du
"Chapelet", des Avers de Potins se mélangent avec des Revers.
~ € 21279 B: Vue, Avers et Revers, des 2 grains supérieurs du
"Chapelet" des 7 faux Potins. A leur droite, les Potins authentiques
ayant servi de "patrices".
Le potin étant un alliage relativement cassant, il ne reste plus qu'à
briser à la main les petits ponts de métal qui relient les pièces entre elles.
Un enlèvement complet de ce pont nécessite une pince en fer".
Et un lecteur futé évidemment de conclure: "Tu devrais les vendre sur
i-Baille!".
Certains Archéosites, par exemple celui d'Aubechies, rue de l'Abbaye 1Y, B 7972 AUBECHIES [Hainaut belge], donnent d'ailleurs le mauvais exemple en
présentant des démonstrations et en organisant même des stages de fabrication
de monnaies gauloises, tant par frappe que par coulée avec des moules en
argile!