Chapitre  I  de l'EUROATLAS des "MONNAIES CELTES" par

Edgar WENDLING & Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé

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Date de la dernière mise à jour de ce Chapitre I: 28 / 07 / 2010

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Chapitre I

 

¤ Techniques de frappe des monnaies celtes

¤ Prägeverfahren der keltischen Münzen

¤ The die-struck celtic coinages manufacturing method

 

# Fabrication des flans

 

§ I / I

Lingots
Gussbarren

Ingots

 

¤ € 00001

"Moniteur universel du soir" du 14/1/1868

A Goutrens (FRANCE, Aveyron), en 1867 ou 1868 AD, on  trouva non seulement

¤ quelques milliers de pièces d'après DAUBRéE,

1.500 d'après BLANCHET voire 20.000 pièces d'après SOUTOU des Types "Goutrens au torque" et "Goutrens au sanglier"

mais aussi

¤ 4 kg de lingots d'argent de formes assez irrégulières, ayant jusqu'à

20 cm de long, 12 mm de large et 6 mm d'épaisseur:

# 1 de ces lingots est conservé au Musée de Rodez

# 3 autres [3,8cm (5,12g) /  5cm (10,00g) et  7,2cm (17,60g)] sont conservés au Musée de Toulouse

# 4 autres pesant respectivement 18,92g, 24,55g, 39,92g et 71,30g  sont conservés au Musée Départemental de la Seine-Maritime à Rouen (inv. N°1086; cf. SCHEERS, Seine-Maritime, pages comportant les fig. 112-123)

Les Drachmes du Trésor de Goutrens furent analysées:

¤ Analyses destructives réalisées en 1868 AD:

# Ag pour les 4 exemplaires analysés:

98,70%; 98,90%; 99,40% et 99,70% avec des traces d'or

¤ Analyses non destructives réalisées en 1975 AD:

# Ag: 100%

Les lingots du Trésor de Goutrens furent, eux aussi, analysés:

Ils titraient pour 4 d'entre eux, respectivement

# Ag: 95,15%;  95,20%;  95,55%;  97,80% et

# Au: 0,15%

Il est curieux que monnaies et lingots ne soient pas rigoureusement du même titre mais, pour trancher ce problème, il faudrait conna^pitre très exactement les méthodes d'analyse utilisées.

 

¤ € 00002

Détection-Passion N°28, 2000, p.30

Lingot d'or hexagonal de 26 mm de long, avec 6 faces de 3 mm de large. Traces de massicot aux 2 extrémités. Poids: 6,81 g. Provenance: FRANCE , Bretagne?

 

¤ "Dattes"

Forrer in KN I, fig.469 & 471 et Taf. XXIII alias

SLM N°975-978

Lingots ovoïdes en forme de "noyau de datte" destinés à la frappe ou lingots de payement ou poids monétaires. Provenance: La Tène (SUISSE, Neuchâtel).

# Or:

¤ € 00003

2,56 g (Poids d'un tiers de statère). Longueur: 14,4 mm. Diamètre: 4,6 mm.

Composition: ca 20 carats soit Au 83,3 % selon FORRER.

Au 62 % / Ag 32 % / Cu 6 % selon VOÛTE

# Bronze:

¤ € 00004 

1,12 g. Longueur: 13,5 mm. Diamètre: 4,3 mm

¤ € 00005

2,50 g. Longueur: 14,4 mm. Diamètre: 6,6 mm

¤ Pas de fig.

12,50 g. Longueur: 34,2 mm. Diamètre: 9,2 mm

 

¤ € 00006

Dembski in Roseldorf: interdisziplinäre Forschungen zur grössten keltischen Zentralsiedlung Österreichs in Forschung im Verbund, Schriftenreihe Band 102, 2009, S. 94, Abb. B - 13

Bronze aurifère ou Cuivre ("Gold Bronze beziehungsweise Kupfer")

Lingot cylindrique trouvé en Basse-Autriche en contexte celte. Collection privée.

Poids: 6,39 g  /  Longueur: 23 mm

 

¤ Voir aussi plus loin le § I / IV

 

§ I / II

Flans isolés coulés à l'aide de moules à flans univalves à alvéoles

Herstellung von gegossenen  Einzelschrötlingen mittels Tüpfelplatten

Separated flans casted with univalve moulds (or clay pellet moulds)

 

¤ € 00007

Maurer – Eine Schrötlingsform der späten Latènekultur aus Roseldorf in Fundberichte aus Österreich 19, 1980, S. 135-137 alias

Dembski in Roseldorf: interdisziplinäre Forschungen zur grössten keltischen Zentralsiedlung Österreichs in Forschung im Verbund, Schriftenreihe Band 102, 2009, S. 88, Abb. B - 1

Ca 40/30-15 BC

Moule trouvé à Roseldorf (Basse-Autricheà en 1975, ne comportant qu'une seule alvéole creusée dans un tesson épais de poterie graphitée ("eine in einen Graphittonscherben eingearnbeitete Gussform").

Dimensions: 88 x 74 x32 mm. Diamètre de l'alvéole; 13-14 mm. Profondeur de l'alvéole: 9 mm.

Des traces d'or ont été retrouvées dans l'alvéole: ce moule a dû servir à la réalisation de flans de tiers de Statère des Boii (cf. Chapitre XXXVI A).

 

Selon MANGIN, ces moules à flans sont en terre cuite et comportent des alvéoles généralement rectangulaires, parfois ovalaires.

200 x 200 mm au maximum. Epaisseur: 10-20 mm.  50-60 alvéoles au maximum de diamètre 10 à 17 mm.

Ces moules, à l'exception de celui de Saintes [ca 170 x 90 mm à 60 alvéoles rectangulaires], furent tous retrouvés à l'état de fragments.

On trouve très souvent au fond de leurs alvéoles des traces du métal ou de l'alliage qui y fut fondu.

.

Ces moules univalves à alvéoles sont de 2 sortes qui furent utilisés concurremment et non successivement.

 

¤ € 00008

Kellner, ....Manching, 1990, Nr.923, München Stslg. Inv. 1974, 1592

Fragment de moule à alvéoles à fond cupulaire et à bord plus ou moins carré, rangées régulièrement et disposées bord à bord, réalisées à l'aide  d'une "patrice" moulant une plaque entière. Provenance: ALLEMAGNE , Oberbayern (Manching).

 

¤ € 00009

Kellner, ....Manching, 1990, Nr.936, München Stslg. Inv. 1974, 2001

Fragment de moule à alvéoles à fond cupulaire et à bord circulaire, disposées sans ordre et réalisées à l'aide d'un poinçon (alias "patrice" de l'allemand "Patrize") individuel. Provenance: ALLEMAGNE , Oberbayern (Manching).

 

¤ € 00010

Moser (voir plus bas) S. 111, Abb. 2

Fragment de moule [45  x 37 x 8 mm]. Provenance: AUTRICHE, Oberösterreich (au Mont Gründberg à Linz)

 

¤ € 00010 A

Tylecote –Metallurgy in Archaeology, London, 1962,p. 160 & 161, fig. 41

Il ne sortait pas nécessairement des flans cylindriques des alvéoles de ces moules! Il en sortait beaucoup plus sûrement des globules sphériques "plus faciles à frapper que des cylindres plats" selon TYLECOTE.

Il en veut pour preuve les 50 globules d'or trouvés à  Cairnmuir alias Netherurd (ANGLETERRE, Peebleshire). Par contre, on ne s'explique pas pourquoi ces globules portaient tous une croix dont la nature exacte n'est hélas pas précisée.

 

¤ € 00011

Schéma de CASTELIN (RNF 1989, p.11, fig.3) permettant de comprendre l'usage de de ces moules univalves à alvéoles.

 

Liste non exhaustive des Provenances de fragments de moules à flans univalves à alvéoles: selon

PINK - Magdalensberg in Carinthia, I,  1954, p.29

TYLECOTE – Metallurgy in Archaeology, London 1962, p. 159-161

TYLECOTE – Thr Prehistory of metallurgy in the British Isles, London 19..., p. 114-115, fig. 69 & 70

MAURER - Eine Schrötlingsform der späten Latènekultur aus Roseldorf in Fundberichte aus Österreich 19, 1980, S. 135-137

MANGIN - Les moules à monnaie du monde celtique. A propos des analyses de moules à flans d'Alesia  in Bull. de la Soc. Nat. des Antiquaires de France, 1980/81, p. 274-285 MANGIN cite d'assez nombreuses références)

TOERNAIRE et alii – Iron Age Coin moulds from France in Proceedings of the Prehistoric Society, 48, Leeds 1982, 417 ff.

KOLNIKOVA – Bratislvské keltské mince, Tatran 1991,  p. 32 et 91, III

MOSER - Die latènezeitliche Siedlung von Neubau bei Traun - Neue Funde keltischer Schrötlingsformen aus Ober-Österreich. Jahrbuch des Oberösterreichischen Museal-Vereins (Jb. Oö. Mus.-Ver.) 146/1, 2001, S. 97-128

NICK - Gabe, Opfer....., 2006, Rahden/ Westf., Band 2

de JERSEY – The Celtic Coin Index

Zürich (Stadt), Amt Städtebau, Archäologie am Rennweg, 2007

ALLEMAGNE  14

Bade-Wurtemberg 5

Fribourg-en-Brisgau (4 fragments du côté allemand de l'Oppidum d'Altenburg-Rheinau [Commune de Jestetten], 2 fragments à  Breisach-Hochstetten, 1 fragment à Villingen-Schwenningen)

Stuttgart (Plusieurs moules en fragments à Gerlingen)

Tübingen 1 (Oppidum de Heidengraben [Commune de Grabenstetten])

Bavière 3

Niederbayern 1 (Plusieurs moules en fragments à Kelheim-Mitterfeld)

Oberbayern 2 (13 moules en fragments à Karlstein [Quartier de Bad-Reichenhall], 140 moules en fragments à Manching)

Hesse 2

Darmstadt 2 (1 moule e, fragments à Bad-Nauheim, Frankfurt-Fechenheim)

Oberpfalz 1 (1 fragment à Diendorf [Quartier de Nabburg])

Rhénanie-du-Nord-Westphalie 1 (3 moules en fragments à Bonn)

Rhénanie-Palatinat 2 (1 fragment à Karden, 1 moule en fragments à Lösnich)

ANGLETERRE 12

Dorset 1 (Hod Hill)

Essex 1 (Camulodunum [à présent Colchester])

Gloucestershire 1 (Bagendon)

Hampshire 1 (Silchester)

Hertfordshire 3 (Plusieurs fragments sur un site indéterminé, Braughing, Verulamium [près de St Albans]))

Lincolnshire 1 (8 fragments à Old Sleaford)

Norfolk 2 (Needham, Saham Toney)

Peebleshire (Clairmuir alias Netherurd)

Suffolk 1 (Haverhill)

AUTRICHE 6

Kärnten alias Carinthie 1 (Magdalensberg)

Niederösterreich alias Basse-Autriche 1 (1 moule à 1 seule cavité cupulaire à Roseldorf)

Oberösterreich alias Haute-Autriche 2 (1 fragment au Mont Gründberg à Linz, 4 fragments à Neuburg-bei-Traun)

Salzburg 1 (1ou 3 fragments au Mont Dürrnberg [près de Hallein])

Steiermark alias Styrie 1 (2 fragments au Mont Frauenberg près de Leibnitz)

FRANCE 11

Aquitaine 2

Dordogne 2 (sur le coteau de La Boissière en face d'Ecorneboeuf, le site de La Curade à Coulounieix-Chamiers)

Auvergne 1

Puy-de-Dôme 1 (Aulnat)

Bourgogne 3

Côte-d'Or 2 (au moins 5 fragments à Alésia, Vertault)

Nièvre 1 (Plusieurs moules en fragments sur le site de Bibracte au Mont-Beuvray)

Centre 1

Indre 1 (Levroux [lieu-dit Les Arènes])

Nord-Pas-de-Calais 1

Nord 1 (454 fragments à Bavay)

Picardie 1

Aisne 1 (Villeneuve-Saint-Germain)

Poitou-Charentes 1

Charente-Matitime 1 (19 fragments ainsi que, fait unique, un moule quasi-entier à Saintes)

Rhône-Alpes 1

Loire 1 (2 fragments à Roanne)

HONGRIE 1

Transdanubie méridionale (Région de) 1

Tolna (Comitat de) 1 (Regöly)

LUXEMBOURG (Grand-Duché): 1 (1 moule en fragments au Pëtzel à Dalheim, plusieurs moules en fragments au Tetelbierg)

POLOGNE 1

Petite-Pologne (Voïvodie de) 1 (Mogila-Nowa-Huta [Quartier de Cracovie])

PORTUGAL 1

Portrugal central 1 (Conimbriga à ca 16 km de Coïmbra)

SLOVAQUIE 2

Bratislava (Région de) 1 (Au moins 14 fragments  à Bratislava [Nalepkova ulica17 / Palais Palffy])

Zilina (Région de) 1 (à l'emplacement, avant son installation, du lac artificiel de Liptovska Mara près de Liptovsky-Mikulas)

SUISSE 4

Vaud 1 (Avenches)

Zurich 3 (16 fragments du côté suisse de l'Oppidum d'Altenburg-Rheinau, 1 fragment au Mont Üetliberg, 2 fragments trouvés en 2007 au cours des fouilles dans le quartier du Rennweg)

 TCHéQUIE 6

Bohême 4

Bohême Centrale (Région de) 2 (24 fragments sur Oppidum de Stradonice près de Rakovnik, Tuchlovice)

Bohême du Sud (Région de) 2 (Hrazany, Oppidum de Trisov près de Ceske Budejovic [en allemand Budweis])

Moravie 2

Moravie du Sud (Région de) 1 (Oppidum de Zavist près de Prague)

Olomouc (Région d') 1 (Oppidum de Staré Hradisko)

 

§ I / III

Flans coulés "en chapelet" à l'aide de moules bivalves, séparés ou non au burin avant la frappe

Mittels zweischaligen Formen hergestellte "rosenkranzartige" Schrötlinge, durch Meisselhiebe getrennt oder nicht getrennt vor der Prägung

"Rosary" – like flans  casted  with bivalve moulds, divided or not with the help of a chisel before hammer striking

 

BAHRFELDT (Antike Münztechnik in Berliner Münzblätter 1904, p.433-436) a proposé les dessins reconstituant ce genre de moules bivalves.

 

¤ € 00011 A: fig. A: Coupe d'un moule "vertical" / fig. D: Coupe d'un moule "horizontal" / fig. B et C: "Chapelets" obtenus grâce à ces moules.

 

¤ € 00012: fig. A et C: 2 variantes de moules bivalves / fig. B: Défaut de flan observé en cas de déplacement accidentel latéral d'une des valves par rapport à l'autre.

 

¤ € 00013

LAROZAS in SENA N°127, 1996, p.21): "Chapelet" OBTENU PAR COULAGE 0 PLAT EN S2RIE

 

Ces "chapelets" étaient débités en flans isolés:

 

¤ € 00014 / € 00015

généralement avant la frappe.

Les flans isolés ainsi obtenus peuvent comporter 1 , 2  voire 3 pennons de coulée. Ces pennons se retrouvent sur la monnaie après la frappe.

 

¤ € 00016

SENA N°148, 2001, p.15-17

très exceptionnellement après la frappe seulement (seul cas connu !)

 

CHANGARNIER (ASFN 1884, p.359 – 360) signale que "les Romains frappaient leurs monnaies sur des flans plats; les Gaulois au contraire, les Arvernes surtout, coulaient en série des espèces de pastilles de bronze, convexes pour le côté de la tête, et plates pour le revers; après la sortie du moule, elles étaient séparées à l'aide du ciseau. Cette convexité de l'Avers facilitait beaucoup trop le glissement du métal sous la forte pression du coin (mobile) au moment de la frappe; de là, des demi-têtes, incomplètes en haut ou en bas, en avant ou en arrière, avec tout ou partie de la légende; en un mot, le (flan en) bronze restait rarement en place au centre du coin (fixe). Les monnaies d'or n'étaient pas frappées avec plus de soin chez les Arvernes (en tout cas); on peut en juger par l'examen des statères de Vercingétorix dont le nom n'est pas entier sur la plupart des exemplaires".

 

§ I / IV

Lingots cylindriques [portant des encoches équidistantes] destinés à être débités à la cisaille en flans individuels

 

Ledain (in Lettres et notices....de numismatique, Metz, 1869, p.236-241) relate que dans les années 1849-1857 AD, on découvrit dans une vigne [manifestement l'emplacement d'un atelier monétaire gaulois] sise sur la face septentrionale du Mont Saint Quentin près de Metz (FRANCE, Moselle), entre les villages de Lessy et de Scy-Chazelles,  des lingots:

 

# environ 10 lingots d'or ou d'electrum de section carrée qui se présentaient à la manière de règles carrées de 8 à 10 cm de long

# environ 6 lingots d'argent, cylindriques, du diamètre d'une plume d'oie (mettons 0,50 cm), également de 8 à 10 cm de long, "divisés tout autour par des séries de crans" "chaque division ayant à peu près l'épaisseur d'une petite monnaie gauloise d'argent"

 

Dans cet atelier, on découvrit aussi, au fil des ans:

# de nombreux statères en électrum de Type BN 8963-8969 (cf. Chapitre II B) ainsi que

# de nombreux quinaires d'argent de Type KALETEDOU BN 8158-8309 (cf. Chapitre II D) .

Les lingots d'électrum étaient certainement destinés à la frappe des premiers et les lingots d'argent à la frappe des seconds.

Les encoches le long du lingot étaient prévues pour faciliter l'obtention de flans de poids précis en utilisant un burin.

 

¤ € 00017

"Reconstitution" d'un de ces lingots d'argent en admettant une longueur de 10,06 cm, un diamètre de 0,50 cm, un poids moyen du quinaire KALETEDOU de 1,85 g et un poids spécifique de l'alliage d'argent utilisé de 10,3 g / cm³: dans le cadre de ces hypothèses, on calcule une équidistance de séparation entre 2 encoches successives de 0,91 cm. En "débitant" un lingot de 10,06 cm de long, on obtenait ainsi 11 flans de quinaires KALETEDOU.

 

§ I / V

Flans isolés dentelés avant la frappe alias flans "serrati"

Vor der Prägung ausgezahnte Einzelschrötlinge ("Serrati-Schrötlinge)

Before hammer striking serrated isolated flans

 

Nous n'en avons relevé qu'un nombre infime de cas:

 

¤ Pas de fig.

RN 1904 AD, p.32 / ABT p.51.

BLANCHET  signale l'extrême rareté des monnaies celtiques dentelées à la manière des deniers serrati de la République Romaine. Il n'en connaissait qu'un seul exemplaire, un quinaire KALETEDOY avec des dents intentionnelles peu marquées mais certaines  sur le pourtour du flan, non consécutives à l'éclatement de la bordure du flan au moment de la frappe.

 

¤ € 00018

Vente Weil, Paris, 15-16/11/1994, N°89

Quinaire similaire

 

¤ € 00019

Much in Kunsthist. Atlas, Wien, 1889, Taf. XCII, fig. 4

Denier "serratus" dit des Eravisci

 

¤ € 00020

Gohl in Num. Zeit. 35, Bd. vom J. 1903, 1904, S.158, Nr. 41

Denier "serratus" dit des Eravisci

 

¤ € 00021

Gohl in Num. Zeit. 35, Bd. vom J. 1903, 1904, S.159, Nr. 45 (à présent au Musée de Budapest)

Denier "serratus" dit des Eravisci

 

¤ € 00022..

Heiss pl. XXX / 1

Bronze dentelé de l'atelier celtibérique de TITIAKOS du Type Villaronga p.294 / 1

 

¤ € 00023

BAHRFELDT (Antike Münztechnik in Berliner Münzblätter 1904 AD, S. 441-442) a fait des essais sur des flans dentelés avant la frappe:Une entaille faite dans le flan avant la frappe se présente comme l'indiquent les croquis a et c.

Après la frappe, cette entaille se présente comme indiqué sur les croquis b et d.

De l'observation des entailles de ces pièces "serrati" il ressort qu'elles furent dentelées avant d'être frappées.

 

On ne s'explique pas pourquoi les Celtes eurent recours, extrêmement rarement il est vrai, à cette étrange pratique!

Pour mémoire et peut-être pour trouver une piste, voici ce que  BABELON (....Monnaies de la République Romaine, 1885 AD, p. LII et LIII) écrit sur les monnaies dentelées:

"Tacite dit en parlant des Germains ses contemporains : "Pecuniam probant veterem et diu notam, serralos bigatosque".Ce passage signifie que les Germains préféraient aux deniers impériaux émis du temps de Tacite les anciens deniers de la République restés en circulation, qui étaient plus pesants et de meilleur aloi, ce qu'ils reconnaissaient facilement au type du bige (bigati), et aux bords découpés en dents de scie (serrati). C'est de ces derniers qu'on rencontre assez souvent dans les

collections [de monnaies romaines], dont nous allons dire quelques mots.

On pense que  c'est à Carthage que fut, pour la première fois, mis en pratique, cet usage singulier de denteler la tranche des monnaies. Les pièces carthaginoises d'or et d'argent qui offrent cette particularité, datent de ca 250 BC, c'est-à-dire vers la fin

de la première guerre Punique. On a aussi des monnaies en bronze des Séleucides dont les bords sont également découpés et qui datent de ca 150 BC. Enfin, quelques monnaies macédoniennes de la même époque sont aussi en dents de scie. Mais dans tous ces pays, cet usage singulier ne fut que momentanément pratiqué et vite abandonné.           

A Rome, il persista plus longtemps que partout ailleurs. Il fait une première apparition presque, dès le début du monnayage de l'argent, avec les deniers anonymes au type des Dioscures et portant au revers la roue pour symbole. Ces pièces dentelées sont contemporaines de celles de Carthage, et il est probable

qu'un monétaire romain, celui qui signait ses pièces d'une roue, voulut imiter les monnaies carthaginoises qui avaient un grand crédit sur le marché public. Son exemple ne fut pas suivi, et il faut attendre ca l'an 100 BC pour retrouver à Rome des monnaies avec le bord dentelé, comme les bronzes des Séleucides contemporains.

Cette réapparition est fixée par MOMMSEN un peu avant 104 BC, avec les noms de Licinius Crassus et Cn. Domitius.  Depuis ce moment-là, l'usage de denteler les flans du denier, persista jusqu'à la fin de la République Romaine, concurremment avec l'usage des bords arrondis et réguliers.

Quelle cause a pu faire adopter  cette  pratique étrange et incommode?

# ce n'était pas pour empêcher de rogner les monnaies car les bronzes des Séleucides qui n'avaient pas de valeur intrinsèque, sont découpés en dents de scie

# ce n'était pas non plus pour empêcher l'altération de la pièce ou plutôt pour permettre de s'assurer de son bon aloi, puisque l'on a un bon nombre de pièces fourrées qui rentrent dans la catégorie des serrati.

Il reste donc là, comme le dit LENORMANT, un problème dont on ne saurait ............ rendre une raison bien satisfaisante.

Pourtant, en dressant la liste des serrati, nous avons remarqué que ces deniers sont tous de fabrique plus barbare que les autres et qu'ils sortent d'ateliers provinciaux; un grand nombre d'entre eux ont été maladroitement imités par les barbares eux-mêmes, ce qu'il est facile de constater par des erreurs grossières commises dans la reproduction du type et la gravure des légendes. On peut conclure de là, avec toute certitude, que les deniers appelés serrati étaient spécialement frappés dans les provinces et destinés aux relations commerciales avec les peuples barbares qui préféraient, du temps de Tacite, ces deniers aux autres parce que c'étaient ceux-là surtout qu'ils avaient, de longue date, appris à connaître dans leurs rapports avec les Romains".

 

§ I / VI

Monnaies fourrées

Gefütterte Münzen

Plated coins

 

Selon BLANCHET [in RN 1904 AD, p. 32]:

"L'influence romaine sur la numismatique gauloise est évidente et se manifeste, non seulement...... par l'imitation de nombreux types, mais encore par l'adoption de certains procédés difficiles.

Ainsi, on trouve de nombreuses monnaies gauloises fourrées, c'est-à-dire formées d'une âme de bronze recouverte d'une mince pellicule d'or ou d'argent".

LENORMANT propose une autre formulation:

"On désigne par l'expression de monnaies fourrées des pièces qui se composent d'un flan de métal de peu de valeur, cuivre, fer, plomb ou étain, formant âme (en anglais: core) et revêtu dans toutes ses parties d'une mince feuille d'argent, plus rarement d'or (en anglais: plated)".

Selon BLANCHET [Traité....1905 AD, p. 49-50]:

"Les Gaulois avaient une habileté assez grande en métallurgie pour commettre la supercherie des monnaies fourrées, si con-

nue pour les monnaies grecques et romaines. On connaît des

pièces gauloises appartenant à diverses séries, dont la surface seule est formée d'une mince feuille de métal précieux, et dont le centre est généralement en cuivre.

Citons, comme exemples (liste non exhaustive),

# un statère des Aulerci Cenomani (BN 6870),

de nombreux exemplaires

# de la série Kaletedou (BN 8204, 8236, 8301),

# de la série au cavalier (BN 5718, 5760, 57971 5861, 5930),

# des Volcae Arecomici (BN 2629, 2631),

# de la série «à la croix» (BN 2983, 2987, 3042, 3142, 3176, 3468),

# de Vepotal,

# des Bituriges (BN 4119-20),

# des Namnètes,

# des Arverni (BN 3748, 3783, 3792, 3831, 4011, 4032),

# des Segusiavi (BN 4626),

# des Aedui (BN 4847, quart de statère; BN 5033, 5043, 5125, 5139, 5167, 5170, 5240, argent),

# des Sequani (BN 5356 et 5333, 5460,5473, 5484),

# de Togirix (BN 5551),

# des Carnutes (BN 5956, quart de statère),

# des Helvetii (BN 9354),

# de la série armoricaine et de Bretagne.

Toutes ces pièces sont naturellement (d'après nos pesées, c'est généralement mais néanmoins pas toujours le cas!) plus légères que les monnaies normales.

Changarnier possède un Criciru au Pégase qui est d'or fourré de cuivre.

Les statères avec l'oiseau au-dessus du cheval (Pictones?) ont souvent une âme de cuivre....... Quelquefois l'âme de la pièce est de plomb (Statère au type déformé de Philippe au Musée des Antiq. nationales, à Saint-Germain-en-Laye), ou en fer, comme, on le voit dans un Ateula-Ulatos  et dans un bronze de Nemausus (BN 2854)".

Comment réalisait-on les monnaies fourrées?

Ci-après un extrait de BABELON (Traité des monnaies grecques et romaines, p.913): Voici "un petit instrument antique du Musée de Lyon,  destiné à la fabrication d'un aureus (Cohen 168) de Faustine la Jeune (...175 AD):

¤ € 00024

Il se compose essentiellement de 2 parallélépipèdes carrés en fer doux, respectivement  de 13 et 18 cm de longueur. Ces cubes s'emboîtent l'un dans l'autre, et a leurs extrémités se trouvent gravés les types: sur un des coins, la tête de Faustine ; sur l'autre, Cybèle assise avec la légende Matri Magnae. La douille alias le manchon qui permet l'assemblage des 2 cubes par recouvrement, a une hauteur de 25 mm. Cet instrument n'eût pas été pratique pour la frappe ordinaire; aussi FRIEDLAENDER conjecture qu'il a dû servir seulement à la confection de monnaies fourrées.

En effet, cette fabrication nécessitait une exactitude rigoureuse dans la superposition des coins et la mince pellicule métallique appliquée sur le flan antérieurement frappé ne devait dégager sur le pourtour de la pièce aucun bourrelet ou excès de métal susceptible de faire éclater l'instrument sous le choc du marteau".

Procédé que LENORMANT résume par la formule:

"Ame et enveloppe étaient soumises en même temps à la frappe monétaire".

Hélas, TRICOU (Communication au Cercle Lyonnais de numismatique intitulée: "Coins faux (Musée de Lyon) de l'aureus de Faustine") estime que ces 2 coins trouvés à Lyon sont des faux.

En 1903-1905 AD,

PICCIONE ( Bollettino di Numismatica e di Arti della Medaglia, Anno 1, 1903 AD, N°3-4, p.41-43 / Opuscoli N.98 / Medagliere Milanese, Roma 1904 AD, p. 3-8),

BAHRFELDT  (Antike Münztechnik, Berlin 1903 AD, S. 13 / Berliner Münzblätter, 1904 AD, S. 443) et

ERNST (Monatsblatt der Numismatischen Gesellschaft in Wien, Nr. 234-269 [1903 – 1905 AD], S. 107) 

ont expérimenté ce procédé pour arriver à la conclusion qu'il était totalement inadapté car la "structure en sandwich" restait toujours parfaitement visible sur la tranche de la pièce après une telle frappe.

Voici les conclusions d'ERNST:

"PICCIONE löste .... das technische Rätsel, welches diese eigentümlichen, silberplattierten Gepräge bisher umgab. Wird der Kupferschrötling zwischen 2 dünnen Silberblechen auf glühender Kohle zur Weissglut erhitzt, so schmelzen die Silberbleche und überziehen den Kupferschrötling auf seinen Flächen und auch längs des Randes vollkommen mit Silber. Auch wenn der Schrötling nicht eben, sondern linsenförmig ist, bedeckt er sich überall mit dem nach allen Seiten abfliessenden geschmolzenen Silber. Dabei ist es nicht notwendig, dass die dünnen  Silberbleche genau die Form des  Kupferschrötlings haben; auch wenn dieser linsenformig ist und die Silberbleche viereckig, dreieckig oder irgendwie geformt sind, vollzieht sich die Versilberung vollständig. Selbstverständlich müssen Schrötling und Silberbleche vollkommen rein sein. Wird ein so erzeugter platierter Schrötling  vergraben und dabei die  Erde, um den Prozess zu beschleunIgen, mit etwas Säure befeuchtet, so tritt jene Erscheinung ein, welche bei antiken gefütterten Münzen zu beobachten ist, dass sich nämlich der Silberüberzug als zusammenhängenden Scheibchen vom Kupferschrötling ablöst; es genügt eben eine ganz kleine Porosität,  um die oxydierende Einwirknng auf das Kupfer auszuüben, worauf sich die Silberplattierung abIöst. In meiner Schrift über die "Kunst des Münzens" habe ich zur Erklärung der Fabrikation der gefütterten Münzen, das Versuchen von FORCHHEIMER erwähnt, der eine erwärmte Kupfermünze in geschmolzenes Silber eingetaucht und dadurch deren Überzug mit einer dünnen Silberschicht erzielt hatte. Nach der von PICCIONE gegebenen Erläuterung muss ich diese Erklärung für hinfällig ansehen. Tatsächlich ist es mir nicht geIungen das gleiche Resultat zu erreichen. Als ich im vorigen Jahr das Prägen römischer Münzen aus Metallkügelchen beschrieb, versuchte  ich, um auch gefütterte Münzen zu erhalten, solche Kügelchen in flüssiges Silber zu  tauchen: allein  der  Versuch  ging fehl,  denn es haftete  dabei so viel Silber an dem Kügelchen, dass es zum umförmlichen Klumpen wurde,  der niemals eine gefütterte Münze mit dem bekannten sehr dünnen Silberüberzug ergeben hätte".

En résumé,

# ni la frappe "en sandwich" du flan en métal vil placé entre 2 feuilles minces de métal précieux,

# ni la frappe après argenture préalable du flan en métal vil par trempage dans de l'argent fondu

ne conduisent à des monnaies fourrées simulant celles d'époque.

Seule la frappe d'un flan en métal vil préalablement placé "en sandwich" entre 2 feuilles minces de métal précieux (feuilles pouvant d'ailleurs être de forme quelconque!) et chauffé à blanc sur du charbon, conduit à des monnaies fourrées simulant celles d'époque. Par ce procédé, le flan en métal vil est totalement "nappé" de métal précieux.

Il y a lieu de ne pas confondre "monnaies fourrées" et "monnaies saucées":

cette dernière technique utilisée par les Romains ne l'était pas à notre connaissance par les Celtes.

Comment obtenir une "monnaie saucée"? On part d'une pièce déjà frappée en cuivre ou en bronze et on la trempe dans une "sauce", ce qui, en ancien langage estudiantin, signifiait une solution aqueuse saline, en l'occurrence ici une solution de cations Ag ( I ) +. Par suite d'une réaction électrochimique spontanée, une très fine pellicule d'argent métallique Ag ( 0 ) se dépose alors sur la monnaie, simulant de la sorte une monnaie d'argent.

Les pièces celtes fourrées étaient-elles l'Allemagne de faussaires?

Probablement non par "analogie" avec la situation qui prévalait, selon BABELON (1885 AD), chez les Romains:

"Les pièces fourrées étaient donc des monnaies sans valeur intrinsèque que l'on émettait pour des espèces d'argent ou d'or par une opération frauduleuse.

On rencontre des pièces fourrées en petite quantité dans la numismatique grecque.

Dans la série de la République et de l'Empire romain, elles sont nombreuses, et c'est de leur fabrication que parle Pline (23-79 AD) quand il dit : aes ou ferrum argento miscere. Ces pièces qui, déjà dans l'Antiquité, étaient recherchées comme objets de curiosité, par les amateurs romains ne sont pas, comme on l'a cru généralement, le produit des ateliers des faux monnayeurs; ou plutôt, il faut, avec de WITTE, les partager en 2 classes:

# Les pièces de travail soigné et qui sont régulières comme types et comme légendes, sont évidemment sorties des ateliers de l'Etat

# Les pièces d'un travail barbare, dont les légendes présentent de grossières erreurs et qui souvent même accolent le droit du denier d'un magistrat au revers du denier d'un autre magistrat ou d'une autre époque, sont certainement le produit des officines de faux monnayeurs romains.

Sylla (138-78 BC) édicta une loi qui interdisait, sous les peines les plus sévères, d'altérer le titre des monnaies d'argent. Malheureusement, l'Etat se départit lui-même de ce principe économique. Seulement, on peut dire que les espèces fourrées émises par le gouvernement étaient une monnaie fiduciaire, sans valeur intrinsèque, frappées avec cours forcé comme notre papier monnaie ou nos pièces obsidionales, dans des circonstances difficiles ou au milieu de calamités publiques. Il est extrêmement rare de rencontrer des deniers de cette espèce au type des Dioscures; comme on en trouve au contraire parmi les pièces d'or de LX, XXXX et XX sesterces frappées en Campanie par les généraux romains qui combattaient Hannibal.

On peut croire que la première émission officielle de  pièces fourrées eut lieu pendant l'invasion d'Hannibal en Allemagne, après la bataille du lac de Trasimène (217 BC), et en même temps que pour faire face aux besoins du moment, la loi Flaminia (217 BC) réduisait le poids de l'as. Mais l'Etat ne recourut que rarement à ce procédé frauduleux, jusqu'au jour où, en 91 BC, M. Livius Drusus fit décréter par le Sénat que, dorénavant, dans les émissions monétaires, les pièces fourrées formeraient un septième (14%!!) du numéraire mis en circulation. A partir de cette époque, on trouve constamment, des monnaies fourrées et, comme ces espèces avaient forcément auprès du public moins de crédit que les autres, il arriva, dit Cicéron (106-43 BC), qu'au temps, de Cinna (87 / 84 BC), la valeur du numéraire était devenue si incertaine que personne ne savait au juste ce qu'il possédait. Pour mettre fin à ce désordre, le préteur M. Marius Gratidianus (85 BC) institua des bureaux de vérification et supprima le cours forcé des deniers fourrés que les caisses publiques retirèrent peu à peu de la circulation.  Malheureusement, Sylla (138-78 BC), dont Gratidianus avait été l'adversaire, fit briser les statues du réformateur et rétablit par la loi Cornelia testamentaria (81 BC) l'ancien usage des pièces fourrées avec cours forcé. Son exemple fut suivi, et après Sylla, on rencontre même des types monétaires qui ne sont connus qu'en espèces fourrées. César (60-44 BC) fit enfin cesser à peu près cet abus qui mettait le désordre dans les finances et trompait le public, mais on rencontre pourtant encore  quelques-uns de ses monétaires qui ont pratiqué l'usage de cette fausse monnaie officielle. Pline raconte que le triumvir Marc Antoine (32-31 BC) fit fabriquer des monnaies en fer:

miscuit denario triumvir Antonius ferrum; miscentur aera. falsae monetae.

On connaît en effet des deniers des légions de Marc Antoine qui ont une âme de fer; c'est de celles-là sans doute que Pline veut parler. Sous le Haut Empire (27 BC – 192 AD), il semble que les monnaies fourrées, qu'on a émises en assez grande quantité, étaient destinées aux Barbares: c'est sans doute pour ce fait que du temps de Tacite (ca 55-120 AD), les Germains ne voulaient accepter, des pièces qu'on leur offrait, que les anciens deniers républicains, les bigati et les serrati, qu'ils savaient, par expérience, être de meilleur aloi".

 

§ I / VII

Flans bimétalliques "en sandwich": Plomb / Or / Plomb

"Schinkenbrötchen" – artige Zweimetallschrötlinge: Blei / Gold / Blei

"Sandwich" – like bimetallic flans: Lead / Gold / Lead

 

¤ € 00025 / € 00026

Détection-Passion, N°20, 1999, p.14 et N°36, 2001, p.45 (cf. Chapitre II B sous "Détection-Passion")

"Curiosité" imitant un statère de Philippe sur la tranche de laquelle on voit 2 feuilles d'or "prises en sandwich" entre du plomb. Poids: 4,70 g (Le poids initialement publié de 3,05 g est faux). Diamètre: 19 mm. Provenance: FRANCE, Eure-et-Loir.

 

§ I / VIII

Flans ou ½ flans (sans empreinte) ayant circulé comme monnaie

Unausgeprägte Schrötlinge, die Kurs hatten

Flans (without imprint) having being current

 

¤ € 00027

Rev. arch. 1881, pl. VII / 54.

Provenance: FRANCE, Mont César (Oise)

 

¤ € 00028 à € 00030

Fournier in Gallia, 1973, p.342-343, fig. 50 à 52.

Provenance: FRANCE, Z.U.P. Amiens (Somme). ½ flan en bronze sans empreinte circulant comme ½ as de Nîmes. Autre exemplaire au C. M. de Bruxelles.

 

§ I / IX

Passage de flans plats en or à des flans scyphates dans ke cas des coupelles d'arc-en-ciel (Regenbogenschüsselchen)

 

¤ € 00030 A

Ziegaus in  Gold-Magie……, Schriftenreihe Arch. Staatsslg. 2, Stuttgart 2001, p. 89, fig. 68 et p. 293, N° 190 alias

Ziegaus – Ein keltischer Münzstempelfund aus dem Nördlinger Ries (Schwaben) in Intern. Num. Newsletter 39, Printemps / Eté 2002 / Mitteilungen der Freunde der bayerischen Vor- und Frühgeschichte, Nr. 100 vom 5/4/2002 alias

Nick in – Gabe, Opfer.....Rahden (Westfalen) 2006, t. 2, p. 175

Bloc parallélépipédique en fer pesant 521 g. Dimensions estimées: 50 x 35 x 35 mm.

Sur 3 des 6 faces, au total 5 cavités rondes concaves, sans doute destinées, selon ZIEGAUS, à rendre scyphates des flans vierges plats en or avant leur frappe définitive. Sur la face supérieure, 2 cavités dans l'axe de la longueur de la face. A l'avant, 2 cavités dans l'axe de la diagonale de la face. Sur la face latérale gauche, une seule cavité.

Il pouvait s'agir aussi d'un coin d'Avers "multi-empreinte" destiné à la frappe des Avers lisses des coupelles d'arc-en-ciel (Statères et Quarts) de Type V A (cf. Chapitre III).

C'est le seul ustensile de ce genre actuellement connu!

Lieu de conservation actuel: Archäologische Staatssammlung München Inv. 2001, 1989-1996. Nous n'en connaissons pas le N° d'inventaire précis en raison de l'imprécision de la publication de ZIEGAUS.

ALLEMAGNE 1

Bavière 1

Souabe 1 (au Mont Ganzenberg [Commune de Nideraltheim])

 

# Fabrication des coins monétaires

 

§ I / X

Poinçons servant à insculper les lettres des légendes monétaires sur les coins

Zum Einschlagen auf die Prägeeisen der Buchstaben der Münzumschriften
Punches for punching  the letters of coin inscriptions

 

¤ € 00031

D'après CASTELIN, COLBERT de BEAULIEU, FISCHER et FORRER

# Liste des principales variantes d'écriture des lettres des alphabets grec et latin employés, tantôt séparément, tantôt ensemble, sur les monnaies celtes

# Schriftarten der griechichen und lateinischen Buchstaben auf den keltischen Münzen

# Different makings of the letters of the greek and latin alphabets on celtic coins

 

¤ € 00032

D'après CASTELIN, COLBERT de BEAULIEU, FISCHER et FORRER

# Ligatures et monogrammes "latins" rencontrés sur les monnaies celtes et leur interprétation

# Verbundene Buchstaben und Monogramme auf keltischen Münzen und derer Auslegung

# Bound letters and monogramms on celtic coins and their interpretation

 

¤ € 00033..

D'après VILLARONGA

# Les "alphabets" ibériques avec la prononciation phonétique approximative des signes ibériques

# Die iberischen "Alphabete"

# The iberian "alphabets"

 

¤ € 00034

D'après RISCH

# L'alphabet lépontique comparé aux alphabets grec, latin, étrusque, vénétique et rhétique

#  Das lepontische Alphabet

# The lepontic alphabet

 

§ I / XI

Poinçons monétaires (alias "patrices") destinés à la réalisation en série de coins monétaires

Patrizen  zur serienmässiger Herstellung von Münzstempeln

Punches for massproduction of dies

 

Ce paragraphe ne se veut nullement exhaustif.

Un poinçon offrant une dureté ad hoc permettait au monnayeur d'empreindre en creux, par simple estampage à froid,  c'est-à-dire de reporter l'empreinte sur le futur coin monétaire, lequel était ensuite retouché, voire partiellement regravé avant de servir à la frappe des flans. Ad hoc? Selon PILON (SENA N°172, Septembre 2007, p.13-14), un pourcentage d'étain voisin de 10 % confère au poinçon dureté et résistance mécanique ad hoc autorisant une telle frappe à froid. Si la proportion d'étain dépasse par trop les 10 %, l'alliage de l'objet s'approche de celui utilisé pour fondre les cloches ou les canons et devient très dur et cassant au point de le rendre inapte à servir très longtemps de poinçon!

Ainsi le poinçon monétaire ou, comme disent les numismates germanophones, la "patrice" (en allemand "Patrize"), destiné à la fabrication des coins c'est-à-dire des "matrices" (en allemand "Matrize"), constitue le 1er maillon de la chaîne technique, en amont de la frappe monétaire.

"Cet astucieux procédé permettait donc de multiplier les émissions locales, sans avoir à disperser entre les "ateliers" des coins monétaires préalablement gravés et prêts à l'emploi.

Sur le problème des poinçons et des coins et leur reproduction par le procédé dit "à la cire perdue", on consuktera:

STANNARD in Numismatic Chronicle 148, 1988, p.141-143 & pl. 12

STANNARD – Evaluating the monetary supply: were dies reproduced mechanically in Antiquity ? in Quantifying Monetary Supplies in Greco-Roman Times , Roma Academica Belgica 2008, Rome, (2010 sous presse)

GRUEL et alii – Les monnaies gauloises et romaines de l'Oppidum de Bibracte, Coll. Bibracte 13, Clamecy, 2007, p. 31

 

On tiendrait là, concrètement, la preuve d'un relais entre une autorité encore centrale et d'un établissement local auquel aurait été concédé ou délégué le pouvoir d'émettre" (DELESTRéE, Monnayages.....Nord-Ouest, 1996 AD, p.123-124).

En 2001 AD, AUBERSON & GEISER [Rev. suisse de num., t. 80, 2001 AD, p. 96-97] ont procédé à un recensement exhaustif des coins et poinçons celtes connus: 37 coins et 5 poinçons (voir les N° 05, 06, 39, 41 et 42 du tableau figurant au § I / XIII): les poinçons actuellement connus sont donc rarissimes.

Les motifs des poinçons, en relief, seront dessinés conventionnellement ci-après en traits noirs sur fond blanc alors que les motifs des coins, en creux, seront dessinés conventionnellement au ! I XIII en traits blancs sur fond noir.

Ci-après la description plus détaillée de certains de ces poinçons avec, pour la plupart, leur représentation. Nous les donnons dans l'ordre du Tableau d'AUBERSON & GEISER du § I / XIII:

 

¤ N°05: Pas de fig.

Fournier in BSFN, Novembre 1997, p.192-193

Le poinçon de Duclair (FRANCE, Seine-Maritime; à 139 km d'Amiens) (lieu de conservation actuel inconnu):

Fragment de cylindre plat en bronze à motif en relief. Destiné à la réalisation de coins de Revers de statères unifaces belges du Type "au cheval désarticulé" [Scheers GB Sie 24; cf. Chap. V] usuellement attribué aux Ambiani (région de'Amiens). Ce poinçon fut donc trouvé très loin de l'endroit où on l'aurait attendu!

 

¤ N°06: € 00035 & € 00036

Fournier in Gallia Info 1989, p.273, fig. 57 alias

Fournier in Rev. arch. de Picardie, 1 / 2, 1989, p.119-122 alias

Delestrée in Monnayages et peuples gaulois du N-O. , 1996, p.123, fig. 

Le poinçon (découvert en mars 1986) du fanum de Halloy-lès-Pernois (FRANCE, Somme; à 22 km d'Amiens) (à présent au Musée archéologique de Picardie, Amiens):

Quasi-cylindrique, en bronze, légèrement patiné brun verdâtre. Poids: 41,5 g. Diamètre à l'extrémité portant l'empreinte: 19,5 mm.  Diamètre à l'autre extrémité: 20,5 mm. Hauteur: 17,4 mm. Destiné à la confection de coins d'Avers du Type BN 8449 ou 8450-8451 (cf. Chap. XXVII) usuellement attribué aux Ambiani (région d'Amiens). Signalons que les 2 dessins publiés dans la littérature ne sont pas totalement concordants.

 

¤ N°39: € 00037

Auktion Dr. B. Peus Nachf., Frankfurt-am-Main, Nr.326, 1-3/11/1989, Nr.27 alias

Dannheimer & Gebhard in Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S.302, Nr.297 alias

Ziegaus in Sammelblatt des Historischen Vereins Ingolstadt, 104. Jahr., 1995, S.41, Abb.6 alias

Wamser & Gebhard – Gold-Magie....in Schriftenreihe Arch. Staatsslg 2, Stuttgart 2001, p. 293, N°189 et fig. 189 alias

München Prähistorische Sammlung Nr.1990 / 3511

Ca 200-1 BC

Poinçon trouvé à l'Oppidum de Heidetränke près d'Oberursel (ALLEMAGNE, Hesse).

Bronze, quasi-tronconique. Poids: 68,5 g. Hauteur: 25 mm. Diamètre maximal du côté de l'extrémité convexe: 22,5 mm. Diamètre minimal: 19,3 mm. Destiné à la confection de coins d'Avers de Statères "coupelles-d'arc-en-ciel" de Type V A à Avers convexe lisse usuellement attribués aux Vindelici (région de Munich à ca 410 km d'Oberursel) (cf. Chapitre III).

 

¤ € 00038

Wamser in Gold-Magie....in Schriftenreihe Arch. Staatsslg 2, Stuttgart 2001, p. 293, N°189 et fig. 189 alias

München Prähistorische Sammlung Nr.1997 / 1011

Ca 200-1 BC

Poinçon trouvé au Donnersberg (alias Mont-Tonnerre) près de Dannenfels (ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat)

Bronze, quasi-tronconique à face inférieure concave. Poids: 69,2 g. Hauteur: 25 mm. Destiné à la confection de coins de Revers de Statères "coupelles-d'arc-en-ciel" de Type V A à Revers concave lisse usuellement attribués aux Vindelici (région de Munich à ca 410 km de Dannenfels) (cf. Chapitre. III).

 

¤ N°41: € 00039

Auktion Dr. B. Peus Nachf., Frankfurt-am-Main, Nr.326, 1-3/11/1989, Nr.22 alias

Gilles in Das Münzkabinett im Rhein. Landesmuseum Trier, Trier 1996, S.10, Abb.2

Autre poinçon trouvé dans le Taunus (ALLEMAGNE, Hesse / Rhénanie-Palatinat) (à présent Rhein-Landesmuseum Trier):

Bronze, quasi-cylindrique, magnifique patine vert clair. Poids: 41,5 g. Diamètre: 15,5 à 19,5 mm. Hauteur: 31 mm. Destiné à la confection, selon NICK, de coins de Revers du Type BN 9378-9387 ou du Type BN 9401 / 9403 / 9405 / 9406 / 9407 (cf. Chapitre III).

 

¤ N°42: € 00040

Auktion Dr. B. Peus Nachf., Frankfurt-am-Main, Nr.318, 7, 8 & 11/5/1987, Nr.1113 alias

Dannheimer & Gebhard in Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S.302, Nr.298

Poinçon de provenance inconnue (à présent au Reiss-Museum Mannheim):

Fragment de poinçon (et non de coin comme l'écrivent DANNHEIMER & GEBHARD) quasi-cylindrique en bronze. Poids: 39,5 g. Diamètre: ca 22 mm. Hauteur: ca 29 mm. Destiné à la confection de coins de Revers du Type BN 9388-9392 (cf. Chapitre III).

 

On peut compléter, sans viser à être exhaustif, le tableau d'AUBERSON & GEISER comme suit:

 

¤ € 00041

RGK 77, 1996, p. 361, fig. 3 alias

Hüssen et alii in Arch. Jahr Bayern, 1996 [1997], p. 110, fig. 77 alias

Sievers et alii in Germania 76/2, 1998, p. 647, fig. 10 / 6 & 6a

Poinçon d'Avers, trouvé à Manching (Oberbayern) destiné à la réalisation de coins mobiles d'Avers pour Quinaires de Type Schönaich (cf. Chapitre III). Cylindre de bronze: Longueur: 46 mm  /  Diamètre au haut: 15 mm (Haut en partie ébréché)  /  Diamètre au bas: 14 mm  /  Poids: 35,4 g. "Auf nahezu der gesamten Länge rund um die Patrize befinden sich 2 mm breite Streifenmuster. Etwa in der Mitte des Stabes erkennt man an einer Stelle mehrere kleine Abdrücke".

Composition: Cu 68 % / Sn 31 % / Fe 1 %. Cette forte teneur en étain durcit la patrice et évite son usure lors de la frappe des coins correspondants.

 

¤ € 00042

Wamser in Gold-Magie……, Schriftenreihe Arch. Staatsslg. 2, Stuttgart 2001, p. 293, N°190 alias

Ziegaus – Ein keltischer Münzstempelfund aus dem Nördlinger Ries (Schwaben) in Intern. Num. Newsletter 39, Printemps / Eté 2002 / Mitteilungen der Freunde der bayerischen Vor- und Frühgeschichte, Nr. 100 vom 5/4/2002 alias

Nick in – Gabe, Opfer.....Rahden (Westfalen) 2006, t. 2, p. 175

Le poinçon de Revers en bronze trouvé en 2000 par un prospecteur au Mont Ganzenberg (Commune de Niederaltheim, ALLEMAGNE, Bavière [Souabe]) se présente comme un objet grosso modo tronconique "cerclé" des ¾ d anneau en fer. Il servait à la confection de coins de Revers pour Quinaires-touffe (cf. Chapitre III).

Lieu de conservation actuel: Archäologische Staatssammlung München, Inv. 2001, 1989-1996 (Nous n'en connaissons pas le N° exact).

 

¤ € 00043 & € 00044

Delestrée in SENA N°146, 2000, p.11-19 alias

Pilon in SENA 152, 2002 AD, p.3-4

Le poinçon de Lamarche (FRANCE, Vosges) (à 55 km de Langres) (actuellement conservé au Cabinet des médailles, Paris, inv. BN 2000 / 328):

Poinçon destiné à la réalisation de coins d'Avers de  "Quinaires"  KקΛЄΤЄΔΟΥ  Type BN 8158-8309 usuellement attribués aux Lingones (centrés près Langres). Ce poinçon fut trouvé  près de Lamarche où se situait probablement un atelier. Lamarche n'est en effet qu'à

ca 31 km de Rosoy-sur-Amance,

ca 55 km d'Aujeures,

ca 63 km de La Villeneuve-au-Roi et

ca 90 km de Robache-lès-Saint-Dié-des-Vosges

où furent trouvés d'importants trésors de quinaires KקΛЄΤЄΔΟΥ.

# Caractéristiques de ce poinçon:

Poids: 38,3 g. Hauteur: 27 mm. Diamètre de la base gravée en relief: 13 mm.

Ce diamètre est en accord avec le diamètre usuel (12 à 16 mm) de ces Quinaires. Nous avons représenté à gauche sur la 2ème figure le bas gravé du poinçon réel. A droite, sur cette 2ème figure, nous avons reconstitué ce qu'aurait dû être cette base gravée afin qu'elle comportât le motif d'Avers usuel complet. On arrive de la sorte à un Quinaire virtuel reconstitué d'environ 23 mm de diamètre!! En somme, le poinçon au lieu de comporter le motif d'Avers complet à l'échelle 1/1, ne comporte qu'une fraction de ce motif d'Avers à l'échelle approximative de  7 : 4 !! Ce poinçon pose donc un sérieux problème puisqu'il était tout à fait inapte à la confection de coins complets! Pourquoi vit-il le jour?

# Composition chimique de ce poinçon:

## Calculée à partir du poids spécifique (8,541 g / cm³) et publiée par DELESTRéE en 2000:

Cu 78 ± 3 % / Sn 20 ± 2 % / Pb 1 ± 0,5 %

On ne peut justifier un tel calcul puisqu'il est impossible de déduire une composition chimique à partir du poids spécifique seul dans le cas d'un alliage autre que binaire.

## En 2002, PILON, par "activation neutronique au cyclotron", propose:

Cu 88,95 % / Sn 10,18 % / Pb 0,49 % / Sb 0,20 % / Au 0,007 % / Ag 0,054 % / As 0,039 % / Fe 0,044 % / Co 0,035 % / Ni 0,034 %

Indiquer des % au centième voire au millième de % près, "ça en jette" mais cela prouve une absence totale de "bon sens chimique": comment en effet ces % peuvent-ils avoir la moindre signification lorsqu'il s'agit d'une analyse non destructive d'un objet corrodé et, de ce fait même, de composition chimique inhomogène?

Notez la teneur élevée en étain qui rendait ce poinçon cassant.

 

¤ € 00045

Vente aux enchères Palombo, Marseille, 6/5/2006, N°3

Le poinçon destiné à la confection de coins de Revers de Drachmes de Massalia de Type Dep Mars 46 (provenance et localisation actuelle inconnues):

Conique en bronze. Poids: 63,2 g. Hauteur: 36 mm.

 

¤ € 00046

SENA N°173, Septembre 2007, p.11-15, fig.1a & 1b

Le pseudo-poinçon de Saint-Loup-sur-Semouse (FRANCE, Haute-Saône; à 86 km de Besançon) [ca 120-80 BC] (localisation actuelle inconnue):

Cet objet a tout à fait l'allure d'un poinçon monétaire gaulois:

Poids: 19,7 g / Hauteur: 18,5 mm / Diamètre "au sommet": 10 mm / Diamètre "au niveau du plan de frappe": 15 mm.

Composition: Cu 69,0 % / Sn 25,4 % / Pb 4,9 %

Certes la présence des 4,9 % de plomb rendait cet objet plus facile à graver ou à retoucher mais la présence des 25,4 % d'étain le rend si dur et si cassant que son usage en tant que poinçon se serait limité à l'estampage de quelques coins tout au plus! Il semblait en principe destiné à la confection de coins d'Avers de quarts homologues aux statères de Type LT 8932, usuellement attribué aux Sequani (région de Besançon) mais il se pourrait que cet objet [qu'il vaudrait mieux désigner sous le nom de "pseudo-poinçon"] ait servi de 1er maillon dans la fabrication de disques monétaires (cf. § I / XII).

 

¤ € 00047

Richard et alii in SENA 182, 2009, p. 3-7

Poinçon ayant servi à la réalisation de coins de Revers du Type BN 2709-2716 (cf. Chapitre XXV). Bronze. Hauteur:  23 mm. Diamètre du haut: 7 mm. Diamètre du motif au bas: 17-18 mm. Poids: 23,6 g. Provenance: "Découvete ancienne en Pays Gévaudan" c'est-à-dire dans l'actuel Département de la Lozère (FRANCE, Languedoc-Roussillon). On se serait attendu à retrouver ce poinçon à ca 150 km plus au Sud dans le Gard!

"Il est probable, selon RICHARD et alii, que, pour réaliser ce poinçon, l'artisan ait utilisé une monnaie empreinte en creux dans un moule. Sur cette empreinte, un autre moule a été établi pour recevoir, par fusion, du métal qui portera, alors, une image en relief. Un travail de finition peut être réalisé pour les détails.Ce poinçon va servir à réaliser un coin, en creux, qui pourrait bénéficier d'un travail de finition et permettre de frapper des flans monétaires".

 

¤ € 00048

Mathevon in Bulletin de la Diana, 68, 1,  2009, p. 44-51

Poinon conique trouvé en automne 2007 par un pêcheur en bord de Loire dans le Département de la Loire [FRANCE, Rhône-Alpes° entre Feurs et Montrond-les-Bains et ayant servi à la réalisation de coins de Revers d'un quart de Statère de Type jusqu'à présent inconnu, quart correspondant aux Statères dits de Lapte et Saint-Uze des Types BN 3672 A et (ou) BN 5280-5281 [cf. Chapitre II B].

Bronze. Hauteur: 14 mm. Diamètre à la base: 18 mm. Diamètre du motif sur la base: ca 12 mm. Poids: 12,5 g. Localisation actuelle: Service Régional de l'Archéologie Rhône-Alpes.

Selon MATHEVON, "l'utilisation de ce poinçon pouvait se faire en pression sur une forme en cire. Le futur coin, tout de cire, est ensuite moulé dans une terre réfractaire. Le moule est ensuite déciré et cuit par chauffage: il ne reste plus qu'à couler le métal, à l'emplacement vide. Ce poinçon semble avoir été conçu avec le même procédé dit à la cire perdue. L'extrême finesse du relief et l'absence de traces attestent que l'objet n'a pas été travaillé avec un outil.

La création et l'utilisation de ce poinçon impliquent donc une maîtrise certaine de la métallurgie et la mise en place d'étapes multiples de fabrication (formes et contre-formes)".

 

¤ € 00049

Feugère – Un poinçon pour obole massaliète trouvé à Aix-en-Provence in SENA N° 183, 2010, p. 13-16, fig. 1

Objet conique à extrémité supérieure en forme de calotte sphérique en Bronze. Hauteur 24 mm. Diamètre maximal 16,5 mm. A la base, motif en relief proche voisin de l'Avers des oboles massaliètes de Type "Dep Mars 31" [cf. Chapitre XX] datées par DEPEYROT de ca 215-200 BC. Autour de ce motif, une plage lisse de 3,0-3,5 mm. Provenance: Aix-en-Provence.

Sur la foi du seul style, FEUGèRE pense pouvoir affirmer quil ne s'agissait pas d'un poinçon ayant servi à la confection de coins destinés à la frappe d'oboles massaliètes mais d'un poinçon ayant servi à la confection de doins destinés à la frappe d'oboles péri-massaliètes tardives des années 120-50 BC.

 

§ I / XII

Rondelles unifaces avec empreinte en relief / Pseudo-poinçons avec empreinte en relief /  Disques monétaires unifaces avec empreinte en creux

Einseitige patrize-artige Münzscheiben / Trugmünzpatrizen / Einseitige matrize-artige Münzscheiben

 

¤ € 00050

Ziegaus – Münze, Stempelpatrize oder Schmuck?..." in Sammelblatt des Historischen Vereins Ingolstadt, 104. Jahrgang, 1995, p.37-42; Stadtmuseum Ingolstadt Inv. 5931

La rondelle de l'oppidum de Manching [ca 200-100 BC] ():

On a découvert dans l'oppidum de Manching (ALLEMAGNE, Bavière) une rondelle en bronze (coulée et non frappée) avec une rainure sur la tranche portant l'empreinte en relief du quart de statère en or de Type BN 8956-8960 dont les trouvailles se situent principalement  en Hesse, Rhénanie-du-Nord-Westphalie et Rhénanie-Palatinat donc à plusieurs centaines de km de la Bavière. Cet objet présente les caractéristiques suivantes:

Poids: 6,74 g / Diamètre: 18,5 mm / Epaisseur: 3,8 mm.

Quant à l'usage de cette rondelle, ZIEGAUS hésite entre monnaie, poinçon ou bijou.

Il se pourrait plutôt qu'elle ait servi de 1er maillon dans la fabrication de disques monétaires.

 

¤ SENA N°172, 2007, p.3-26

Les disques monétaires de Le Châtelard et Sainte-Reine (Massif des Bauges, FRANCE, Savoie) [ca 75 – 65 BC] (localisation actuelle inconnue):

Il s'agit de disques métalliques aux caractéristiques suivantes:

Diamètre du disque: 26 à 55 mm

Diamètre du "cercle" alias rainure intérieur, quelquefois fortement creusée: 19 à 35 mm

Poids: 8,5 à 65,2 g

Epaisseur: 2,0 à 6,9 mm

Alliages étain-plomb divers mais tous mous comme le prouvent les compositions connues consignées dans le tableau ci-dessous:

 

% Sn

% Pb

01

100,0

0,0

02

99,7

0,1

03

99,7

0,2

04

99,2

0,3

05

95,5

0,2

06

95,5

0,7

07

91,8

7,6

08

81,8

18,0

09

73,6

25,9

10

42,7

56,2

11

35,9

63,8

12

28,8

70,9

13

28,2

71,6

14

27,5

71,6

15

20,8

79,1

16

0,0

100,0

Ces disques ont été estampés à l'aide d'objets portant en relief l'empreinte d'une monnaie celte: ils portent donc cette image en creux.

Ces disques minces, parce qu'en alliage mou, sont évidemment tout à fait impropres à la frappe.

Selon AUBIN, il pourrait s'agir

# de travaux pratiques d'apprentis graveurs ou

# de simples ébauches ou

# de disques servant de modèles alias de patrons permettant de recopier facilement sur les coins une image déjà inscrite en creux sur le disque.

Les 2 premières hypothèses sont à exclure en raison de la perfection et du fini de ces gravures en creux.

A ce rôle purement passif de ces disques, DELESTRéE et BUATHIER penchent pour un rôle actif que ces disques pourraient avoir joué dans la confection des coins monétaires. La chaîne technique en 6 étapes est résumée par les dessins de BRUNAUX que nous avons retouchés pour les rendre véridiques:

 

SENA N° 172, 2007, p. 20, 21 & 26, fig. 18 à 23

# € 00051 (fig. de gauche): 1ère étape

Estampage d'un objet portant en relief l'empreinte d'une monnaie (Poinçon, pseudo-poinçon, rondelle ou monnaie déjà frappée)  sur le disque en alliage mou avec obtention d'une empreinte en creux

 

# € 00051 (fig. de droite): 2ème étape

Relevé en relief sur un cylindre de fine pâte d'argile (de diamètre comparable à celui de la rainure intérieure rencontrée sur tous les disques monétaires connus) de l'empreinte en creux du disque monétaire

 

# € 00052 (fig. de gauche): 3ème étape

On superpose au cylindre une fois "inversé" (Bas <> Haut) un moule tronconique creux ouvert à son sommet

 

# € 00052 (1ère fig. à partir de la gauche): 4ème étape

Coulée de la fonte [bronze ou fer] dans le moule creux

 

# € 00052 (2ème fig. à partir de la gauche): 5 ème étape

Cassage du moule et récupération du coin mobile alias de trousseau portant l'empreinte en creux

 

# € 00052 (fig. de droite): 6ème étape

Après ébarbage, écrouissage et, éventuellement, retouche de l'empreinte du coin, le coin était prêt à l'usage.

Un tel procédé permettait de multiplier à l'infini et à grande vitesse les coins tout en en sauvegardant le poinçon (ou le pseudo-poinçon ou la rondelle) et sans avoir recours à des maîtres graveurs compétents certainement fort peu nombreux.

 

¤ € 00053 & € 00054

SENA N° 172, 2007, p. 6, fig. 1 et p. 15, fig. 13

Confection de coins d'Avers:

Les disques monétaires retrouvés pour l'heure pouvaient servir à la confection de coins d'Avers de BN / LT 2630, BN / LT 5099 / 5252.

 

¤ € 00055 & € 00056

SENA N° 172, 2007, p. 10, fig. 6 et p. 17, fig. 15

Confection de Coins de Revers:

Les disques monétaires retrouvés pour l'heure pouvaient servir à la confection de coins dze Revers de BN / LT 2621, BN 2636, BN / LT 2895, BN / LT 5099 / 8178 et DT III / 3173A

 donc de monnaies traditionnellement attribuées aux 2 peuplades contiguës des Aedui (Mont Beuvray à 400 km de Sainte-Reine) et des Allobroges (région de Genève à 87 km de Sainte-Reine).

 

De là à imaginer des ateliers supra-tribaux ou supra-territoriaux fournissant des disques à la demande avec comme conséquence la décentralisation des frappes monétaires, il n'y a qu'un pas!

Rendons-nous également à l'évidence: cette technique rend très facile la réalisation de faux "coins celtes N° 172, 2007, p. 10, fig. 6 et p. 17, fig. 15".....raison pour laquelle nous sommes particulièrement suspicieux à l'égard du coin fixe de Les Angeliers par exemple.

 

§ I / XIII

Coins monétaires alias matrices monétaires

Prägeeisen alias Münzstempel alias Münzmatrizen

Dies

 

Ce paragraphe ne se veut nullement exhaustif.

En 2001 AD, AUBERSON & GEISER [Rev. suisse de num., t. 80, 2001 AD, p. 96-97] ont procédé à un recensement exhaustif des coins et poinçons celtes connus: 37 coins et 5 poinçons (voir les N° 05, 06, 39, 41 et 42). Les poinçons ont déjà été étudiés plus en détail au § I / XI.

Les coins sont donc très rares; quant aux poinçons, ils sont rarissimes.

Ci-dessous, la copie corrigée du Tableau récapitulatif publié par AUBERSON & GEISER:

 

Provenance / Année de découverte

Peuple /

Région présumée

Type /

Légende

Face

Métal

LT pl. N°/

BN N°

Publications

01) Amiens (région) (F),-

Ambiens

 

 

Au cheval

galopant à dr.

 

Rv.

 

 

Au

 

 

35,8704-

8717?

 

 

MALKMUS 1993

n° 8 r

VON KAENEL 1972,

103-104 et cat. 17

02) Avenches (CH), av. 1860

 

Proto-Helvètes

 

Statère Philippe de Macédoine

Av.

 

 

Au

/ El

 

36,8896 / 8901var.

 

MALKMUS 1990,

V 8

 

03) Bar-sur-Aube / Ste-Germaine (F), av. 1860

 

 

Séquanes

 

 

 

 

 

TOGIRIX

 

 

 

Rv.

 

 

 

 

Ag

 

 

 

 

 

16,5550

 

 

 

 

DELESTRÉE / DUVAL 1977, 47

MALKMUS 1990, V 9

KAENEL / AUBERSON

1996, 106-111

04) Bas-Vully /

Sur les Planches (CH), 1996

Helvètes

 

 

KALETEDV

 

 

Av.

 

 

Ag

 

 

32,8291

 

 

AUBERSON 1997,

16-18

 

05) Duclair

(région de), (F)

Ambiens

 

Au cheval

désarticulé

Rv.

 

Au

 

35,8704

et ss

FOURNIER 1997,

192-193 (poinçon)

06) Halloy-les-Pernois (F), 1986

Somme

Ambiens

 

 

 

Av.

 

Br

 

33,8449

 

FOURNIER 1989,

119-122 (poinçon)

MALKMUS 1993, 

8 p

07) Harburg (D), 1995

Allemagne méridionale

A la croix

 

Av.

 

Ag

 

38,9288

 

ZIEGAUS 1998, 649

note 94

08) Harburg (D), 1995

Allemagne méridionale

A la croix

 

Av.

 

Ag

 

38,9288

 

ZIEGAUS 1998, 649

 note 94

09) Harburg (D), 1995

Allemagne méridionale

A la croix

 

Rv.

 

Ag

 

38,9288

 

ZIEGAUS 1998, 649

note 94

10) Harburg (D), 1995

Allemagne méridionale

A la croix

 

Rv.

 

Ag

 

38,9288

 

ZIEGAUS 1998, 649

note 94

11) Harburg (D), 1995

Allemagne méridionale

?

 

 

 

 

 

 

 

ZIEGAUS 1998, 649

note 94

12) Haute-Alsace (région de la) (F), 1880-1914

Allemagne méridionale

 

A la coquille?

 

 

Av.

 

 

Au

 

 

39,9445

et

40,9447

FURGER-GUNTI

1987, 371-378

MALKMUS 1993, 8 q

13) Karlstein (D), ---

 

Allemagne

méridionale

 

A la croix

 

 

Rv.

 

 

Ag

 

 

38,9281-

9288?

 

ZIEGAUS 1993, 295

SCIAU / RICHARD

1982,166-169

14) La Lagaste (F), 1981

Allemagne méridionale

A la croix?

 

Ind.

 

Ag

 

 

 

MALKMUS 1990 et

1993, 8 l

15) Larina (F), 1987

 

Allobroges

 

 

Au cheval

libre à g.

 

Rv.

 

 

Ag

 

 

7,2895 /

2636-2644

GRUEL / COLLOT

1990, 23-24

MALKMUS 1993, 8 n

16) Manching (D), 1996

 

Allemagne méridionale

 

A la tête

janiforme?

 

?

 

 

Au

 

 

40,9464?

 

 

HÜSSEN / LEICHT /

SlEVERS 1996,109

17) Manching (D), 1996

Allemagne méridionale

A la croix?

 

Rv.?

 

Ag

 

38,9281?

 

HÛSSEN / LEICHT /

 SlEVERS 1996, 109

18) Manching (D), 1996

 

Allemagne méridionale

 

A la croix

 

 

Av.

 

 

Ag

 

 

38,9288

 

 

HÜSSEN / LEICHT /

SlEVERS 1996,109-110

19) Les Martres-de-Veyre / Corent (F), 1844-1845

Bituriges Cubi

 

Au cheval

passant à g.

Rv.

 

 

Ag

 

 

/4102

 

 

MALKMUS 1990 et

1993, V 11

 

20) Les Martres-de-Veyre / Corent (F), av. 1856

Arvernes

 

 

ADCANAVNOS

 

Rv.

 

 

Br

 

 

12,3868

 

 

MALKMUS 1990 et

1993, V 10

(coin perdu)

21) Les Martres-de-Veyre / Corent (F), 1987

Arvernes

 

 

ADCANAVNOS

 

Rv.

 

 

Br

 

 

12,3868

 

 

MALACHER 1987, 275-276

MALKMUS 1993, 8 m

22) Moirans(?) (F), av. 1870

 

Allobroges

 

 

Au cheval

libre à g.

 

 

Rv.

 

 

Ag

 

 

7,2895 /

2636-2644

 

MALKMUS 1990, V 12

DELESTRÉE / DUVAL 1977,45-47

23) Mont-Beuvray (F), 1869

Eduens

 

A la tête

casquée. à g.

Av.

 

 

Ag

 

16,5138

- 5252

MALKMUS 1990,

8 b

(8 o = réplique?)

24) Quarante (F), av. 1994

 

Hérault et non "Aude, Hte-Garonne"

 

 

A la tête

triangulaire

et à la croix

 

Av.

 

 

 

Ag

 

 

 

 

 

 

 

FEUGÈRE 1994,

726-728

DELESTRÉE / DUVAL 1977,47

25) St-Symphorien d'Ancelles (F), 1967

Eduens

 

 

 

 

Au cheval

galopant à dr.

 

Av.

 

 

 

 

Ag

 

 

 

 

11,3684

var.

 

 

 

MALKMUS 1990 et

1993, 8 a

 

 

 

26) Staffelberg (D), ---

 

Allemagne méridionale

 

Regen-

bogenschüs-

selchen

Av.

 

 

Au

 

 

39,9421-

9439

 

MALKMUS 1990, 8 i

ZIEGAUS 1993, 293

 

27) Staffelberg (D), ---

Indéterminé

 

Fruste

 

Ind.

 

Ind.

 

 

 

ZIEGAUS 1993, 294

 

28) Staré Hradisko, ---

Tchéquie

 

Athéna, type

d'AIkis

Ind.

 

Au

 

 

 

ZIEGAUS 1993,  299

 

29) Staré Hradisko,  ---

Tchéquie

 

Fruste

 

Ind.

 

Ind.

 

 

 

ZIEGAUS 1993, 300

 

30) Stöffling (D), -

Indéterminé

Fruste

Ind.

Ind.

----

ZIEGAUS 1993, 296

31) Szalacska (H), 1906

 

Hongrie

 

 

Tétradr. Philippe de

Macédoine

Av.

 

 

Ag

 

 

46-48,

9697-9840

GOHL 1907, 171

et pl. III, 6

MALKMUS 1990, 8c

32) Szalacska (H), 1906

Hongrie

 

 

Tétradr. Philippe de

Macédoine

Av.

 

 

Ag

 

 

46-48,

9697-9840

GOHL 1907, 173

et pl. III, 5

MALKMUS 1990, 8d

33) Szalacska (H), 1906

 

Hongrie

 

 

Tétradr. Philippe de

Macédoine

Av.

 

 

Ag

 

 

46-48

9697-9840

GOHL 1907, 173

et pl. III, 3

MALKMUS 1990, 8e

34) Szalacska (H), 1906

 

Hongrie

 

 

Tétradr. Philippe de

Macédoine

Rv.

 

 

Ag

 

 

46-48,

9697-9840

GOHL 1907, 172-173 et pl. III, 1

MALKMUS 1990, 8f

35) Szalacska (H), 1906

 

Hongrie

 

 

Tétradr. Philippe de

Macédoine

Rv.

 

 

Ag

 

 

46-48,

9697-9840

GOHL 1907, 173

et pl. III, 2

MALKMUS 1990, 8g

36) Szalacska (H), 1906

 

Hongrie

 

 

Tétradr. Philippe de

Macédoine

Rv.

 

 

Ag

 

 

46-48,

9697-9840

GOHL 1907, 173

et pl. III, 4

MALKMUS 1990, 8h

37) Toulouse (F), av. 1968

 

 

Celtibères

 

 

 

 

de  Sekaiasa

 

 

 

Av.

 

 

 

 

Br

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FOUET / SAVèS

1968, 215-223

MALKMUS 1990, 8 j

MEDRANO

MARQUÈS /

MOYA CERDAN

1988, 23-28

38) Valdeherrera (SP), ---

 

Celtibères

 

 

 

Denier de

Bolskan (Huesca)

Av.

 

 

 

Ag

 

 

 

 

 

 

 

MALKMUS 1990,8 k

 

 

 

39) Taunus (D)

 

Allemagne méridionale

Regen-

bogenschüs-

selchen

Av. ou

Rv.

 

Au

 

39,9421-

9439

 

Auktionskatalog

B. Peus 326, 1989, 27 (Poinçon)

ZIEGAUS 1993, 297

40) Provenance inconnue, ---

 

Allemagne méridionale

 

Regen-

bogenschüs-

selchen ?

 

 

 

Au

 

 

39,9421-

9439?

 

ZIEGAUS 1998, 649

note 91: PSM Inv. 1997, 1011

41) Taunus (D)

Allemagne méridionale

Au cheval globuleux

Rv.

 

Ag

 

39,9383 et 9401

Auktionskatalog

B. Peus 326, 1989, 22 (poinçon)

GILLES 1992,

448-449 Abb. 1

42) Taunus (D)

Allemagne méridionale

 

Au personnage au torque

Rv.

Ag

38,9388

 

Auktionskatalog

B. Peus 318, 1987,

1113 (poinçon)

GILLES 1992, 448

ZIEGAUS 1993, 298

 

Les motifs des poinçons, en relief, ont été dessinés conventionnellement ci-devant en traits noirs sur fond blanc alors que les motifs des coins, en creux, seront dessinés conventionnellement ci-après en traits blancs sur fond noir.

 

Ci-après la description plus détaillée de certains de ces coins [qui étaient utilisés avec ou sans manchon] avec, pour la plupart, leur dessin. Nous les donnons dans l'ordre du Tableau ci-dessus:

 

¤ N°02: € 00057

Meyer in Anzeigen f. Schw. Geschichte und Altertumskunde 1862, N°4, p.72 alias

Rev. arch. 1867, t.XV, p.348 alias

ASFN 1884, p.361-362 alias

ABT p.51 alias

Forrer in KN t.1, fig.56 & 454

Le coin fixe d'Avenches (Aventicum Helvetiorum) (SUISSE, Vaud) (conservé au Musée d'Avenches):

Disque de bronze [diamètre: 27 à 28 mm] portant l'Avers en creux (dessin en blanc sur fond noir) du statère d'or fortement cupulaire de Type BN 8901-8907 (cf. Chap. II B) usuellement attribué aux Sequani (région de Besançon à 141 km d'Avenches). Ce disque est enchâssé ("inséré en force", "incrusté", "eingekeilt" selon les auteurs) dans un morceau de fer brut tronconique (Diamètre maximal: 41 à 42 mm; diamètre minimal: 37 mm; hauteur: 15 à 16 mm). Nous donnons aussi le dessin (en noir sur fond blanc) de l'Avers issu de ce coin. Datation: ca 100/65 – 58/50 BC.

 

¤ N°03: € 00058

Rev. arch. 1867, t.XV, p.350 alias

Babelon & Blanchet in Cat. des bronzes de la BN, 1895, N°2395, p.730, fig. alias

Babelon in Traité I, c.908, fig. alias

ABT p.52 alias

"En Champagne celtique: les Tricasses et la Nécropole de St Benoît-sur-Seine", Musée des Beaux-Arts de Troyes, 24/6-23/10/1989, p.34-36, photo 20

Le coin mobile trouvé  à peu de distance de l'oppidum de Sainte Germaine près Bar-sur-Aube (FRANCE, Aube, à 220 km de Besançon) (conservé au Cabinet des médailles, Paris):

Cône en bronze de 30 ou 35 mm de haut selon les auteurs. Coin de Revers destiné à la frappe de Revers de quinaires d'argent de Type BN 5550 var. (cf. Chap. Ii D) usuellement attribués aux Sequani (région de Besançon). Datation: ca 75-58 BC.

 

¤ N°04: € 00059

Auberson & Geiser in Revue Suisse de Numismatique, t.80, 2001, p.77 et pl.7

Le coin fixe de l'oppidum de Bas-Vully (SUISSE, Fribourg; à 255 km de Langres) (Lieu de conservation: Service d'Archéologie du Canton de Fribourg sous la cote SACF 7232):

Ce coin d'avers était destiné à la frappe de quinaires KקΛЄΤЄΔΟΥ Type BN 8198-8309 (cf. Chap. II D) usuellement attribué aux Lingones (région de Langres). On ignore s'il s'agit d'un coin authentique ou du coin d'un faussaire d'époque.

L'étude métallographique a prouvé qu'il s'agit d'un coin coulé.

Caractéristiques de ce coin:

# Composition chimique:

On ignore comment elle fut déterminée!

Cu 76 % / Sn 21 % / Pb 3 %

# Dimensions:

Hauteur 24,3 mm

Diamètre du coin 16,0 – 17,4 mm   /   Diamètre du flan 12,0 – 12,5 mm

Forme tronconique; cassé verticalement

# Poids: 24,35 g

Ce coin fut donc retrouvé loin de l'endroit où l'on aurait pu s'attendre à le trouver.

 

¤ N°12: € 00060

Furger-Gunti in Mél. C. de B., 1987, p.371-378

Le coin fixe trouvé en Haute-Alsace (FRANCE) (conservé au Historisches Museum, Basel):

Longueur: 112 mm. Largeur: 50 mm. La partie en bronze (hachurée sur notre fig.) est sertie dans une partie (non hachurée sur notre fig.) en fer. Ces 2 parties sont de section  pseudo-octogonale. Ce coin a dû servir à la frappe de statères à Avers lisse, soit des  "Regenbogenschüsselchen" (cf. Chap. III) usuellement attribués aux Vindelici, soit de ceux usuellement attribués aux Boii (cf. Chap. XXXVI A). Il fut donc, lui aussi, retrouvé à des centaines de km des 2 endroits "escomptés", la Bavière ou la Bohême. Datation: ca 150-75 BC.

 

¤ N°13: € 00061

Dannheimer & Gebhard in Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S.301, Nr.295 alias

Overbeck S.30, Abb.22

Le coin mobile de Karlstein (ALLEMAGNE, Haute-Bavière) (localisation actuelle: Prähistorische Staatssalmlung München E.-Nr.1988,15). Longueur 81 mm.

Destiné à la frappe de "petit argent" ("Kleinsilber") usuellement attribué aux Norici Occidentaux ("West-Noriker") (cf. Chap. VIII). Datation: ca 100-0 BC.

 

¤ N°14: € 00062

Sciau & Richard in SENA N°73, 1982, p.166-169, fig.1 alias

Duval in Monnaies gauloises et mythes celtiques, Hermann 1987, p.5, fig.e

Le coin mobile ou fixe [on ne peut hélas trancher puisque le motif est méconnaissable] de La Lagaste alias de Pomas et Rouffiac (FRANCE , Aude) (conservé au Dépôt archéologique de Limoux, Aude):

Fragment de coin en bronze, brisé volontairement ou accidentellement selon un plan vertical. Poids: 34,7 g. Hauteur: 26 mm. Surface plate: 24 x 13 mm. Bronze: Cu 93 % + Sn 7 %. Le diamètre original de la surface plate était de ca 28 mm avec une partie circulaire centrale de 12 mm et une bordure de 8 mm. La gravure en négatif sur la partie circulaire centrale ne peut hélas plus être identifiée. Servit sans doute à la frappe de monnaies dites à la croix. Au vu de la forme de  ce coin, on ne saurait trancher: était-ce un coin mobile ou un fixe?

 

¤ N°15: € 00063

Gruel & Collot in Doc. Arch. Rhône-Alpas, 4, 1990, p.23-24, fig.12

Le coin mobile de l'oppidum de Larina alias de Hières-sur-Ambly (FRANCE, Isère; à 125 km de Genève) (localisation actuelle inconnue):

Coin en bronze destiné à la frappe de pièce d'argent de Type BN 2637-44 & 2893-95, autrefois attibuées aux Cavares et à présent aux Allobroges (région de Genève). Poids: 86,9 g. Hauteur totale: 28 mm. Diamètre de la partie matrice: 24 mm. Les pièces frappées ayant usuellement un module de 13 à 15 mm seulement, il semble que l'on utilisait systématiquement des flans trop courts par rapport au coin. Ce coin mobile était très certainement à l'origine "inséré en force" dans un manchon de fer.

 

¤ N°19: € 00064

Barthélemy in Rev. arch. 1867, t.XV, p.349, fig. alias

ABT p.52 alias

Forrer in KN t.2, 1969, Taf.20, fig.2

Le coin mobile de Les Martres-de-Veyre alias de l'oppidum de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme; à 199 km de Bourges) (actuellement conservé au Musée d'Archéologie Nationale, Saint-Germain-en-Laye, inv. 12273):

Destiné à la frappe de Revers de pièces d'argent de Type BN4102, usuellement attribuées aux Bituriges Cubi (région de Bourges). Ce coin conique en bronze retrouvé chez les Arverni n'a donc, lui non plus, pas été retrouvé où on l'attendait. Hauteur: 33 mm. Diamètre de base: 20 mm. Datation: ca 70/65 BC.

 

¤ N°19 Bis: € 00065..

Ms. Barthélemy  t.2, f°91

Coin mobile conique en bronze très similaire très similaire au précédent mais dont le haut du cône est cassé (localisation actuelle inconnue). A moins qu'il ne s'agisse d'un dessin varié du coin précédent

 

¤ N°20: € 00066

Barthélemy in rev. arch. 1867, t.XV, p.348, fig. alias

ABT p.52 alias

Forrer in KN t.2, 1969, Taf.20, fig.1 alias

Malacher in BSFN 1987, p.276

Le coin mobile de Les Martres-de-Veyre alias de l'oppidum de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) (découvert en 1856, aujourd'hui perdu). Diamètre maximal 19,5 mm.

Ce coin en bronze en forme de "champignon" alias de "bouton muni d'une tige" était probablement serti dans un "manchon" tronconique en fer. Il était destiné à la frappe de bronzes de Type LT 3868 var. usuellement attribué aux Arverni. Datation: ca 51….BC.

 

¤ N°21: € 00067

BSFN 1987, p.275-276 alias

Gallia-Info 1989, p.60 & 62, fig.40

Le coin fixe de Les Martres-de-Veyre alias de l'oppidum de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) (localisation actuelle inconnue):

Coin fixe d'Avers en bronze, fendu, découvert en 1987, de forme cylindrique, légèrement conique. Destiné à la frappe du Bronze de Type BN 3868 (cf. Chap. XXVI) usuellement attribué aux Arverni. A son extrémité est resté collé un fragment de la monnaie venant d'être frappée  au moment où le coin s'est cassé. Au bas du coin, on voit de ce fait une partie du Revers de cette monnaie [Ce Revers est dessiné, pour respecter notre convention, en traits noirs sur fond blanc].

Hauteur: 23,7 mm. Diamètre: 18,1 mm.

Composition du coin en bronze:

Cu 56,0 % / Sn 32,0 % / Pb  5,0 % / Si 4,0 % / Fe 2,0 % / P 1,0 %

En raison de sa trop forte teneur en étain (plus de 10 %), ce coin a dû se fendre promptement!

Composition de la monnaie de bronze accolée:

Cu 43,0 % / Sn 38,0 % / Pb 16,0 % / Si 1,0 % / Fe 1,0 % / P 1,0 %

 

¤ N°22: € 00068

Vallier – Découverte.....Moirans, Grenoble 1879, pl. fig.24 alias

ABT p.52, fig.1 alias

Changarnier in ASFN 1884, p.362-363, fig. alias

Gruel – La monnaie...Ed. Errance, 1989, p.163

Le coin mobile trouvé en 1879 à  Moirans (FRANCE, Isère; à 137 km de Genève) (actuellement au Musée de Grenoble):

Coin de bronze destiné à la frappe du Revers de pièces d'argent de Type BN 2637-44 & 2893-95 (cf. Chap. XXVI), autrefois attribué aux Cavares et à présent aux Allobroges (région de Genève).

Selon CHANGARNIER, "la forme générale de  ce coin....indique parfaitement son mode d'emploi:

# La partie supérieure est étroite, afin d'obtenir une percussion centrale et assurer le coup de frappe

# La hauteur (58 mm) était suffisante pour que le coin fût tenu facilement entre le pouce et 3 doigts sur le bloc toujours plus considérable de l'Avers, sur lequel figurait la tête

# Sa forme, renflée vers le centre, était nécessaire pour éviter les fouettements, c'est-à-dire les oscillations du coin sur les monnaies, car elles en auraient émoussé l'empreinte".

Datation: ca 75 BC.

 

¤ N°23: € 00069

Delestrée & Duval – Un coin mon. inédit du Mont-Beuvray, Antiquités Nationales N°9, 1977, p.45-47

Le coin fixe trouvé en 1869 au Mont-Beuvray (FRANCE, Nièvre) (actuellement conservé au Musée d'Archéologie Nationale, Saint-Germain-en-Laye, inv. 24196): Dimètre maximal 24 mm. Hauteur 23,5 mm. Poids: 55,5 g.

Coin destiné à la frappe de quinaires de Type BN 5138-5252 usuellement attribué aux Aedui. Datation: ca 65-51 BC.

 

 

¤ N°24: € 00070

Feugère in BSFN 1994, p.726-728, fig.1 & 2

Le coin mobile de Quarante (FRANCE, Hérault) (actuellement conservé au Musée municipal de Quarante):

Coin en bronze pour frapper des monnaies dites à la croix traditionnellement attribuées aux Cadurci (cf. Chap. XVI) localisés, selon FEUGèRE, principalement dans le Lot, donc très loin de l'Hérault où étaient plutôt localisés les Volcae Tectosages. FEUGèRE a noté au sommet de ce coin des traces d'écrasement par martelage: bien que coin d'Avers, il s'agit donc exceptionnellement d'un coin mobile! Hauteur 15 mm

 

¤ N°25: € 00071 / € 00072

Gallia 1968, p. 501, fig. 40 alias

Gruel p.110 alias

Delestrée & Duval in Antiquités Nationales N°9, 1977, p.47

Le coin fixe d'Avers de Saint Symphorien d'Ancelles (FRANCE, Saône-et-Loire) (actuellement conservé, selon les uns, au Musée de Mâcon et, selon les autres, au Musée de fouille local de Saint Symphorien):

"Cylindre" de fer (Largeur maximale: 44 mm; hauteur: 23 à 24 mm) au haut duquel est enchâssé (à l'emplacement indiqué par un petit segment de droite) une pastille de bronze plus ou moins ronde (Diamètre de l'ordre de 18 mm) portant la gravure en creux de l'Avers du Type BN 3684 var. (cf. Chap. XXVI) usuellement attribué aux Aedui ou aux Arverni. Datation: ca 80 BC.

 

¤ N°26: € 00073

Overbeck in Neufunde sogenannter "glatter Regenbogenschüsselchen" aus Unterfranken, Mainzfränkische Studien, Bd.37, Würzburg 1986, S.109 & 111, fig.9

Le coin fixe de Staffelberg  (ALLEMAGNE, près de Bad Staffelstein, Haute-Franconie) (localisation actuelle inconnue):

La fig. montre, de gauche à droite, ce coin vu du dessus, en section et vu du dessous. Ce coin en fer cylindrique (Diamètre: 23 à 25 mm. Hauteur maximale: 9 mm) était très certainement enchâssé dans un bloc de fer ("Eisenummantelung). Il servait à frapper l'Avers lisse de certains "Regenbogenschüsselchen" usuellement attribués aux Vindelici (à 256 km de Bad Staffelstein)  (cf. Chap. III) ou aux Boii (à 298 km de Bad Staffelstein) (cf. Chap. XXXVI A).

 

¤ N°30: € 00074 (Restitution)

Dannheimer & Gebhard – Das keltische Jahrtausend, 1993, S. 301, Nr. 296

Ca 200-1 BC

Coin mobile en fer. Longueur: 82 mm. Diamètre: 9-12 mm. Poids: 69,7 g. Provenance: Stöffling en Bavière.

L'empreinte n'est plus reconnaissable mais, compte tenu du diamètre, ce coin servit à la frappe de vint-quatrièmes de Statère (cf. Chapitre III). Localisation actuelle: PS München E.-Nr. 1990 / 68.

 

¤ N°31: € 00075

Gohl in RN 1907, p.171, N°1 & pl.III, fig.6

Le 1er coin fixe trouvé dans une cabane servant de fonderie et d'atelier monétaire sis dans l'oppidum de Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr, à ca 160 km au S-E de Budapest] (localisation actuelle inconnue):

On est bien surpris qu'à l'époque on pouvait se contenter d'une simple cabane comme fonderie et atelier monétaire!

Ce coin ainsi que les 5 suivants est destiné à la frappe de drachmes en argent  de Type Kapostal OTA 500 (cf. Chap. II C). Disque fondu en bronze clair de 29 mm de diamètre [portant un Type monétaire de 13 à 15 mm de diamètre] serti dans un cercle de fer forgé d'une épaisseur de 9 mm, le tout enchâssé dans un bloc cylindrique de métal dont GOHL hélas ne précise pas explicitement la nature. Par analogie, on s'attendrait à du fer; il semblerait plutôt s'agir de bronze puisque GOHL écrit "La dureté du bronze des 6 coins (de Szalacska) ...... égale à peu près la dureté du fer commun". Diamètre: 55 mm. Hauteur: 19,5 mm. Poids: 194,0 g. Datation: ca 50 BC.

 

¤ N°32: € 00076

Gohl in RN 1907, p.171-172, N°2 & pl.III, fig.5

Le 2ème coin fixe trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):

Disque fondu en bronze très clair de 28 mm de diamètre, serti dans un cercle de fer forgé, le tout enchâssé dans bloc cylindrique de bronze(?).  Diamètre: 50 mm. Hauteur au milieu: 20 mm. Hauteur sur les bords: 16 à 18 mm. Poids: 196,0 g. Datation: ca 50 BC.

 

¤ N°33: € 00077

Gohl in RN 1907, p.172, N°3 & pl.III, fig.3

Le 3ème coin fixe trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):

Disque fondu de bronze très clair [sans cercle de fer] enchâssé dans un bloc cylindrique de bronze(?). Diamètre: 31 à 32 mm. Hauteur: 23 mm. Poids: 148,0 g. Datation: ca 50 BC.

 

¤ N°34: € 00078

Gohl in RN 1907, p.172-173, N°4 & pl.III, fig.1

Le 1er coin mobile trouvé à  Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):

Cylindre fondu de bronze clair, légèrement tronconique. Diamètre au niveau de la gravure: 16 mm. Ailleurs: 21 à 23 mm. Hauteur: 36 mm. Poids: 109,5 g. Datation: ca 50 BC.

 

¤ N°35: € 00079

Gohl in RN 1907, p.173, N°5 & pl.III, fig.2

Le 2ème coin mobile trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):

Cylindre fondu en bronze clair, jaunâtre légèrement tronconique. Diamètre au niveau de la gravure: 16,5 à 17,0 mm. Ailleurs: 22 à 23 mm. Hauteur: 37,5 à 38,2 mm. Poids: 120,0 g. Datation: ca 50 BC.

 

¤ N°36: € 00080

Gohl in RN 1907, p.173, N°6 & pl.III, fig.4

Le 3ème coin mobile trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):

Cylindre fondu en bronze très clair, jaunâtre, légèrement tronconique. Diamètre au niveau de la gravure: 16 mm. Ailleurs: 22 à 23 mm. Hauteur: 38 mm. Poids: 119,5 g. Datation: ca 50 BC.

 

On peut compléter le tableau ci-dessus comme suit (nous ne cherchons pas à être exhaustif):

 

¤ € 00081

Stoivoci & Winkler in Acta Musei Napocensis , Cluj, 8, 1971, p.477-479, fig. 1

Le coin mobile ou fixe de Pecica près de Cluj (ROUMANIE) (localisation actuelle inconnue):

Autour d'une âme en bronze fortement stannifère (Cu ca 88 % / Sn ca 12%), une enveloppe en tôle de cuivre (Hauteur: 27 mm. Diamètre maximal: 34 mm. Diamètre minimal: 13 mm). La partie initialement gravée, hélas illisible, est bombée ("gewölbt"): il n'est pas précisé si elle est convexe ou concave. Selon STOIVOCI & WINKLER, ce coin servait à la frappe de scyphates [géto-]daces ("[Geto-]dakische Skyphate"). Ce coin fut retrouvé dans un atelier d'orfèvre sis à l'intérieur d'un site dace fortifié.

 

¤ € 00082

Ibidem, fig. 2

Le coin fixe de Ludesti (Judet de Dambovita, ROUMANIE) (à présent  au Hist. Museum, Cluj Inv. Nr. 4970):

Disque plat en bronze (Diamètre: 23 mm. Epaisseur: 1 mm) portant la gravure inversée en creux d'une imitation d'un denier romain de C. Marius C. f. Capito (ca 87-75 BC) (cf. Chap. II E: € 04035 A). Ce disque est serti sur un bloc de fer tronconique (Diamètre maximal: 21 mm. Diamètre minimal: 12,5 mm. Hauteur: 30 mm). Selon STOIVOCI & WINKLER, il pourrait s'agir d'un coin d'époque de faux monnayeurs de Dacie.

 

¤ € 00083 / € 00084 / €  00085 / € 00086

N. Lupu, JNG, XVII cité par Preda, 1973, p.48 & 559, pl.LXXV

On a découvert dans la forteresse dace de Tilisca (Judet de Sibiu, ROUMANIE) un récipient en terre cuite (cf. son dessin tout à la fin de ce Chapitre: € 00781) contenant 14 coins en bronze en forme de "champignon" [6 d'Avers, 3 de Revers et 3 indéterminés] ainsi que 3 manchons en fer. Deux des 14 coins se trouvent encore enchâssés à l'extrémité de 2 de  ces manchons.  Nous donnons la représentation de l'un des coins en "champignon", des 2 manchons avec leur coin ainsi que du manchon sans coin. Ces coins servaient à la frappe de répliques fidèles de deniers de la République Romaine, quasiment indiscernables des originaux! Datation: ca 140 – 74 BC ou ca 70-1 BC selon les auteurs. Cf. aussi: € 04035 B & € 04035 C.

 

¤ € 00087

Vente sur offres Albuquerque, Rouen, N°33, 12/3/1992, N°95

Coin fixe (à présent Cabinet des Médailles Paris, Acq.1992/260) en bronze (Poids:  21,9 g), vaguement tronconique (Diamètre maximal: 22 à 23 mm. Hauteur: 15 mm) destiné à la frappe d'Avers d'oboles massaliètes (cf. Chap. XX). Provenance inconnue.

 

¤ € 00088

Abels & Ziegaus, Ein spätlatènezeitlicher Münzstempel aus Altendorf (Landkreis Bamberg, Oberfranken) in Das archäologische Jahr in Bayern 1998, Stuttgart 1999, p. 65-66, Fig. 48 / 1 & 2

Coin fixe trouvé en 1998 au cours des fouilles sur le site d'Altendiorf datant de l'époque impériale romaine (ALLEMAGNE, Bavière [Haute-Franconie}) (localisation actuelle ?):

Fer. Poids: 51,5 g. Parallélépipède de 32 x 27 mm et de 9 mm de haut. 

Destiné à la frappe d'Avers de "quinaires-touffe" BN 9274-9275 (cf. Chapitre III).

 

¤ Wamser in Gold-Magie……, Schriftenreihe Arch. Staatsslg. 2, Stuttgart 2001, p. 89, fig. 68 et p. 293, N°190 alias

Ziegaus – Ein keltischer Münzstempelfund aus dem Nördlinger Ries (Schwaben) in Intern. Num. Newsletter 39, Printemps / Eté 2002 / Mitteilungen der Freunde der bayerischen Vor- und Frühgeschichte, Nr. 100 vom 5/4/2002 alias

Nick in – Gabe, Opfer.....Rahden (Westfalen) 2006, t. 1 et t. 2

En 2000, un prospecteur fit au Ganzenberg (Commune de Niederaltheim, ALLEMAGNE, Bavière [Souabe]) une découverte unique en son genre: 11 ustensiles de monnayeur (actuellement conservés dans la "Archäologische Staatssammlung" à Munich Inv. 2001, 1989-1996 (N° d'inventaire précis non connus!). 2 de ces ustensiles ont déjà été décrits ci-devant (un bloc parallélépipéduque avec cavités cupulaires pour rendre scyphates les flans plats [cf. § I / VIII bis] ainsi qu'un poinçon [cf. § I / XI])

# 5 coins fixes d'Avers en fer de forme parallélépipédique [Sur certaines faces de ces parallélépipèdes subsistent des traces de gravures rondes quasiment effacées: ces blocs ont donc servi à plusieurs reprises]:

¤ € 00089 . :

Nick, 2009, Bd 1, S. 367, N° 49 a et S. 395, N° 49 a: Quinaires-touffe (cf. Chapitre III). Poids 58 g

¤ Pas de fig.:

Nick, 2009, Bd 1, S. 364, N° 29a et Bd 2, S. 175: Coupelles d'arc-en-ciel / Statères de Type I A (cf. Chapitre III)

¤ € 00090 et € 00091

Nick, 2009, Bd 1, S. 367, N° 49 a & S. 395, N° 49 a et Bd 2, S. 175: Coupelles d'arc-en-ciel / Statères des Types II A (123 g) et II C (58 g)

¤ Pas de fig.:

Nick, 2006, Bd 1, S. 371, N° 23a et Bd 2, S. 175: Coupelles d'arc-en-ciel / Quarts de Statère de Type IV A

# 4 coins mobiles de Revers en fer de forme cylindrique ou tronconique de 70 à 90 mm de longueur. L'un d'entre eux n'est plus identifiable:

¤ Pas de fig.:

Nick, 2006, Bd 1, S. 395, N° 49 a et Bd 2, S. 175: Quinaires-touffe

¤ € 00092

Nick, 2006, Bd 2, S. 175: Revers de Statères en forme de coupelles avec torque et 6 globules. Longueur 72 mm

¤ Pas de fig.:

Nick, 2006, Bd 2, S. 175: Revers de Statères en forme de coupelles avec torque et 3 globules

 

¤ € 00093 (Dessin restitué)

Vente publique Elsen, N°72, 14/12/2002, N°68

Coin mobile de forme tronconique en fer (Hauteur: 25 mm / Diamètre maximal: 17 mm / Poids: 36,7 g). Sur la petite base, type en creux rappelant le Revers des Quinaires (dits) éduens aux légendes ARIVOS / SANTONOS (BN 4517-4524) (cf. Chap. II D): Provenance inconnue. A présent, collection Christoph ROETTGER

 

¤ Pas de fig.

L'Archéologue-Archéologie nouvelle, N°68, oct.-nov. 2003, p.49-50

Coin indéterminé (en restauration) de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) (actuellement conservé au Dépôt de fouilles): découvert au cours de la campagne de fouilles 2002

 

¤ € 00094

Dembski in MÖNG Band 45, 2005, Nr. 4, S.236-239

Coin mobile destiné à la frappe de Revers de huitièmes de Statère de Type Paulsen 112-139 (cf. Chapitre XXX VI A).

Fer. Longueur: 69,8 mm . Diamètre du motif au bas: 12 x 14 mm. Poids: 31,3 g. Provenance: AUTRICHE (Styrie).

Ce coin, curieusement, a donc été retrouvé à quelque 470 km trop au Sud par rapport à l'endroit attendu.

 

¤ € 00095

Communication privée [2006] du Dr. Andrea ZEEB-LANZ

Le coin mobile découvert au Donnersberg [alias Mont-Tonnerre] (ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat) en 2006 (à présent au Landesamt für Denkmalpflege Rheinland-Pfalz, Speyer):

Fragment de coin [Fe] présentant une extrémité curieusement arrondie pour un coin mobile! Diamètre extrapolé: 14 mm. Hauteur extrapolée: 10 mm. Servait à frapper des Revers de Quinaires KקΛЄΤЄΔΟΥ Type BN 8198-8309 (cf. Chap. II D) usuellement attribués aux Lingones (région de Langres à 370 km du lieu de trouvaille!). Là aussi, on ne peut qu'être surpris que ce coin ait été retrouvé si loin du territoire supposé des Lingones.

 

¤ € 00096

Venet in Détection-Passion N°65, 2006, p.34-36 (collection privée) alias

SENA N°177, p. 17-20

Le coin mobile découvert en Eure-et-Loir (FRANCE):

Bronze (Poids: 19,1 g. Hauteur: ca 20 mm). Destiné à la frappe de Revers de pièces d'or de 10 à 11 mm de diamètre de Type BN 6279 / LT/BN 8030 (cf. Chap. XXVI) usuellement attribuées aux Remi (région de Reims à ca 230 km du lieu de trouvaille). Nous ajoutons le dessin du Revers issu de ce coin.

 

¤ € 00097

Dembski in MÖNG Band 47, 2007, Nr. 4, S. 164-165 alias

Dembski in Roseldorf: interdisziplinäre Forschungen zur grössten keltischen Zentralsiedlung Österreichs in Forschung im Verbund, Schriftenreihe Band 102, 2009, S. 101, Abb. B - 30

Coin mobile destiné à la frappe de Revers d'une variante de "Roseldorf II" inconnue sous forme de pièce jusqu'à ce jour. DEMBSKI qui a publié ce coin, n'en a pas du tout relevé la particularité!

Fer. Poids: 13,3 g. Longueur: 24,4 mm. Diamètre du bas: 8,8-9,2 mm. Diamètre du motif du bas: 9,1 mm. "Diamètre" du haut: 14,4 ou 14,8 x 15,6 mm. Collection privée.

Provenance: AUTRICHE, Basse-Autriche (dans la plaine de Marchfeld, dans le Sud de la zone viticole du Weinviertel)

 

¤ € 00098

Berdeaux-Le Brazidec et alii in SENA N°171, Mars 2007, p.13-33, fig. 2 et 7A

Le coin mobile de Villevieille (FRANCE, Gard) (localisation actuelle inconnue):

Coin "tronconique" en bronze fendu en 2 dont il ne subsiste que la moitié représentée (Poids: 35,7 g. Diamètre à la base: 19 mm. Diamètre au sommet: 15 mm. Hauteur: 28 mm). Destiné à la frappe de Revers de monnaies à la croix de Types Dep II/247, 248 ou 249 (cf. Chap. XVI).

 

¤ € 00099 /  € 00100

Delestrée & Trameaux in Détection-Passion N°71, juillet-août 2007, p.37-38 alias

Delestrée & Pilon in SENA N°174, Déc. 2007, p. 9 – 14

Le coin fixe trouvé à Les Angeliers près Beaune (FRANCE, Côte d'Or) (collection privée):

Bronze. Poids: 52,3 g. Diamètre maximal: 23,5 à 27,5 mm. Diamètre minimal: 20 à 21 mm. Diamètre maximal du grènetis: 11 mm.

Composition: Cu 82,8 % / Sn 14,8 % / Pb 1,7 %

DELESTRéE et alii rattachent ce coin aux Quarts de Statère à la tête janiforme traditionnellement attribués aux Mediomatrici (cf. Chapitre II D sous BN 8933) tout en soulignant la "stylisation accentuée de l'effigie" pour conclure à une datation tardive des années 100-66 BC.

Sur notre 2ème dessin, nous comparons le motif figurant sur ce coin-ci vraisemblablement faux (fig. de gauche) aux motifs figurant sur 3 monnaies authentiques (2ème et 3ème fig. à partir de la gauche et fig. de droite). Cette comparaioson suscite de sérieux doutes quant à l'authenticité de ce coin-ci!

il serait d'ailleurs très facile de réaliser un tel coin en utilisant la technique des disques monétaires et en employant du bronze fondu provenant  de la fonte d'un morceau de bronze d'époque.

Rappelons de surcroît que LONGPéRIER (RN 1858, p.435) signale la fabrication, précisément à Beaune,  d'une "monnaie gauloise fausse, frappée avec une certaine habileté et de nature à tromper quelques amateurs", "faite d'un métal jaune composé d'argent et d'un peu de cuivre". Ce faux a pour "pour type une double tête à la manière des Janus; au Revers, une façade de temple ou plutôt d'église gothique au milieu de laquelle on lit VTA. Cette dernière inscription et le style du temple font penser aux Mormons et à la Jérusalem de Brigham-Young. C'est peut-être là ce que le mystificateur a voulu représenter". de LONGPéRIER, hélas, ne précise pas le diamètre de ce faux.

Nous avons aussi des doutes puisque, compte tenu de sa forte teneur en étain (plus de 10 %), ce coin aurait dû se casser très promptement. 

 

¤ € 00101

SENA N°177, 2008, p. 9-16, fig. 1

Le coin mobile trouvé à Arbois (FRANCE, Jura) (collection privée):

Bronze. Poids: 22,0 g. Cône effilé. Hauteur: 32 mm. Diamètre de la base: 15 mm. Diamètre de la rouelle  gravée sur la base: 8-9 mm. Légende: M Δ .°.. S(couché)

Composition: Cu 83,9 % / Sn 8,4 % / Pb 6,8 %

Destiné à la frappe du Revers d'Oboles dites de "Tarodunum-Kirchzarten / Basel-Gasfabrik à la roue" selon les numismates germanophones alias "oboles  M A O S"  selon les numismates francophones (cf. Chapitre XXI)

 

¤ € 00102

SENA N°178, 2008, p. 7-15, fig. 1 b et 1 c

Le coin mobile trouvé entre Sézanne et Epernay (FRANCE, Marne) (collection privée):

Bronze. Poids: 57,5 g. Hauteur: 20 mm. Diamètre de la base: 22 mm. Sur la paroi latérale du cylindre, une entaille (marque de positionnement ?).

Composition "dans la masse": Cu 82,2 % / Sn 16,5 % / Pb 0,95 % [donc une composition très vouisine de celle du coin de Les Angeliers ci-devant]

Composition "en surface": Cu 33 % / Sn 46 % / Pb 0,95 % [on ne comprend pas pourquoi on ne "boucle" pas à 100 %]: donc un notable enrichissement superficiel en étain.

Destiné à la frappe du Revers de Statères dits de Montmorot (FRANCE, Jura ) alias BN 3614 (cf. Chapitre II B) dont l'épicentre diffus s'étiredu Département de l'Allier à la Suisse via la Nièvre, la Côte-d'Or et la Franche-Comté. Donc là aussi, le coin a été retrouvé à ca 340 km trop au Nord de la zone de circulation!!

 

On n'a toujours aucune certitude quant au nombre de pièces que l'on pouvait frapper avant que le coin ne se casse (SENA N°154, 2002, p.25 & 31).

ZEHNACKER (Les ateliers monétaires) estime qu'une paire de coins pouvait s'user en 1 ou 2 jours et qu'il ne fallait pas plus de 1 ou 2 jours pour graver un coin.

ZOGRAM (Ancient coinage, Oxford, 1977 [BAR Supplementary Series, 33] 2 vol., p.45) estime qu'en raison de l'usure plus rapide du coin mobile, il fallait 2, 3, voire davantage de coins mobiles pour un seul coin fixe.

BRUNETTI (Aspetti della metanumismatica, Milan, 1963) estimait qu'on pouvait frapper:

Coin mobile: "au moins" 500 à 800 pièces et

Coin fixe: 1000 pièces.

ROUSSET (Mélanges offerts au Dr. C. de Beaulieu, 1987, p.733-742), comme d'autres auteurs, a proposé, pour décrire une production monétaire, un programme de simulation numérique (calcul "élégant" certes mais, somme toute, peu convaincant puisque basé sur de multiples hypothèses aléatoires) nécessitant au préalable une étude charactéroscopique détaillée du type monétaire étudié.

ROUSSET propose par exemple les résultats calculés suivants pour le monnayage dit coriosolite:

Classes I et III selon GRUEL:

Coin mobile:   16000 ± 3000 pièces

Coin fixe:        30000 ± 5000 pièces

Classe IV selon GRUEL:

Coin "moyen" (sorte de moyenne pour les coins mobile et fixe confondus):    24000 ± 5000 pièces

Classe Va et Vb:

Coin "moyen":  8000 ± 3000 pièces

Le nombre de pièces "frappables" avec un même coin devrait, à notre avis, ne pas dépendre du Type frappé contrairement à ce que semblent indiquer les calculs de ROUSSET. 

Aux calculs de ROUSSET, nous préférons la démarche de SELLWOOD (Some experiments in Greek Minting Techniques, NC, 1963, p.217-218) qui a procédé à des essais expérimentaux de frappe de monnaies d'argent pour arriver aux conclusions expérimentales donc convaincantes suivantes:

# Coin mobile: 8000 pièces en cas de frappe à chaud, 4000 seulement en cas de frappe à froid

# Coin fixe: 10000 à 16000 pièces en cas de frappe à chaud, 5000 à 8000 seulement en cas de frappe à froid.

Selon SELLWOOD, ces chiffres varient très peu pour un module donné, d'un alliage monétaire à l'autre.

Dernière question intéressante:

On admet habituellement que

# les coins fixes sont toujours des coins d'Avers:

c'est vrai pour 10 des coins fixes supposés authentiques signalés ci-devant mais un 11ème, celui du Donnersberg, semble être un coin de Revers

# les coins mobiles sont toujours des coins de Revers:

c'est vrai pour 12 des coins mobiles supposés authentiques signalés ci-devant mais un 13ème, celui de Quarante, est un coin d'Avers.

Voir également ce que nous écrivons à ce sujet dans le § I / XXV consacré aux monnaies incuses.

 

§ I / XIV

Epreuves de poinçons et de coins alias essais de poinçons et de coins

Probeprägungen

Die tests

 

¤ € 00103

Casariega et alii pl. 18 / 1

Provenance inconnue. Lieu de conservation actuel: inconnu. Poids, diamètre et épaisseur inconnus.

Patron [alias modèle permettant au graveur de recopier facilement en creux sur le coin une image déjà inscrite en creux sur un flan de métal mou] biface en plomb avec, sur chaque face, l'image inversée en creux des Avers et Revers d'un bronze celtibérique (de Type Villaronga p.231-232 / 1 à 8) portant le nom de l'atelier ibérique "espagnol" de SEKAISA. Il pourrait aussi s'agir d'un flan en Pb "frappé" à l'aide de 2 poinçons, autrement dit d'un essai de ces 2 poinçons.

 

¤ € 00104

Fouet et alii in Mém. de la Soc. arch. du Midi de la Allemagne, 1968, p.17-19, pl. I / fig. 6

Provenance: Vieille-Toulouse (FRANCE, Haute-Garonne). Lieu de conservation actuel: Toulouse, Musée St Raymond.

Plomb. Poids: 10,32 g. Diamètre: 25 mm. Epaisseur: 4 mm.

Description: comme le patron précédent (s'agirait-il de 2 dessins plus ou moins fidèles du même objet?).

Selon FOUET et alii, il s'agit d'un patron destiné à uniformiser la fabrication des coins. Ce patron a dû être soit adressé d'ESPAGNE à l'atelier ibérique de Vieille-Toulouse (France) soit être façonné à Vieille-Toulouse même par un graveur chevronné à l'intention de ses collègues moins chevronnés. De la sorte, on évitait le déplacement d'un graveur chargé de conserver l'unité de style et de présentation du même Type monétaire frappé dans des ateliers monétaires différents. Il pourrait aussi s'agir d'un essai sur flan de Pb de 2 poinçons.

 

¤ € 00105

CASARIEGO et alii...p. 92, pl. 18 / 2

Flan en plomb.

Avers: empreinte non inversée en relief d'un denier en argent des ateliers celtibériques de BOLSKAN ou SESARS....il s'agit donc d'un essai d'un coin d'Avers.

Revers: la même empreinte inversée et en creux....il s'agit donc d'un essai d'un poinçon d'Avers.

 

¤ € 00106

CASARIEGO et alii...p. 3 / 1

Flan en plomb.

Poids: 4 g. Diamètre: 18 mm.

Essai biface en relief d'un denier en argent de Type V p. 211 / 2 de l'atelier celtibérique de BOLSKAN.

 

¤ € 00107

Même référence, pl. 18

Plaquette de plomb.

Essai biface en relief d'un as en bronze de Type V p. 364 / 2 var. de l'atelier celtibérique de CARBVLA.

 

¤ € 00108

Même référence, p. 3 / 1

Flan en plomb.

23,1 à 30,8 g. Diamètre: 28 à 31 mm.

Essai biface en relief d'un semis en bronze de Type V p. 365 / 3 de l'atelier celtibérique de CARBULA.

 

¤ € 00109

Même référence, p. 8 / 1

Flan en plomb.

3,9 g. Diamètre: 14-15 mm.

Essai biface en relief d'un "cuarto" en bronze de Type V p. 164 / 48A de l'atelier celtibérique de KESE.

 

¤ € 00110

Même référence, p. 15 / 1

Flan en plomb.

7,6 à 16,8 g. Diamètre: 15 à 25 mm.

Essai biface en relief d'un semis en bronze de Type V p. 390 / 4 de l'atelier celtibérique d'OSTVR.

 

¤ € 00111

Même référence, p. 16 / 1

Flan en plomb.

Diamètre: 32 mm.

Essai biface en relief d'un "doble" en bronze de Type V p. 341 / 1 de l'atelier celtibérique d'OBVLCO.

 

¤ € 00112

Même référence, p. 16 / 1

Flan en plomb.

6,8 g. Diamètre: 21 mm.

Essai biface en relief d'un as en bronze de Type V p. 368 / 6 var. de l'atelier celtibérique d'URSONE.

 

¤ € 00113

Même référence, p. 16 / 2

Flan en plomb.

29,5 g. Diamètre: 30 mm.

Essai biface en relief d'un as en bronze de Type V p. 368 / 4 var. de l'atelier celtibérique d'URSONE.

 

¤ € 00114

BN 3181 alias

de La Saussaye in RN 1866, pl. XV / 26 alias

Duchalais pl. I, 12 alias

Robert in Hist. gle. de Languedoc, t. II, 1876, p.478, N°102 & t. XVI, 1900, pl. II / 8 alias

OGAM 1967, p.414, Note 18 alias

Feugère in BSFN 1996, p.229

Flan en plomb.

10,69 g. Localisation actuelle: Cabinet des médailles, Paris.

Essai biface en relief d'une monnaie dite à la croix.

 

¤ € 00115

Feugère in BSFN 1996, p. 228

Flan en plomb.

5,20 g. Diamètre: 20,5 mm. Provenance: Site de Peyre-Plantade à Clermont-l'Hérault (FRANCE, Hérault). Localisation actuelle: ?

Essai biface en relief d'une monnaie dite à la croix de type dit négroïde.

Il s'agit d'un essai préparatoire: la gravure des coins utilisés, bien que très avancée, n'était pas encore terminée.

 

¤ Pas de fig.

BN 3415 alias

Feugère in BSFN 1996, p. 229

Flan en plomb.

0,97 g.

Essai biface en relief d'une monnaie dite à la croix. Avers: Tête selon MURET & CHABOUILLET; fruste selon FEUGèRE. Revers: Croix can,tonnée de 4 points selon M. & C.; en quartiers occupés, pour 2 d'entre eux, par des globules selon F.

 

¤ € 00116

SENA N°168, 2006, p.11, fig.3

Plomb

Dimensions précises et lieu de conservation inconnus

Essai uniface d'un coin de Revers de monnaie dite à la croix.

 

¤ € 00117

Charleuf in Mém. de la Soc. Eduenne, 1844, p. 319, pl.

Flan en plomb.

Diamètre: 11,5 mm. Provenance: St Révérien (FRANCE, Nièvre).

Essai biface ou uniface en relief d'un Type monétaire non identifié.

 

¤ € 00118

Dannheimer & Gebhard – Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S. 302-303, Nr. 301

Provenance: Oppidum celte de Staré Hradisko (TCHéQUIE, Moravie). Localisation actuelle: Institut archéologique CAV Brno (TCHéQUIE) Inv. 602 – 2158 / 66. Ca 33 BC – 30/40 AD.

Plaquette en plomb. Diamètre: 50 mm.

Elle porte 4 empreintes en relief du Revers d'un "petit argent" (en allemand: Kleinsilber) de Type Karlstein (cf. Chapitre III). Ces 4 empreintes sortent du même coin. Il ne peut donc s'agir de l'essai d'un coin à  4 gravures.

 

¤ € 00119

MÖNG Band 34, Nr. 4, 1994, S. 70 ...

Poids: 4,86 g. Dimensions: 16 x 16 x 19 mm. Epaisseur maximale: 3,8 mm. Diamètre de l'empreinte: 8,2 mm. Sans provenance connue.

Plaquette de plomb pliée en 4 portant l'empreinte d'un coin de Revers d'un huitième de Statère de Type Paulsen 121 (cf. Chapitre XXXVI B).

 

¤ € 00120

Jandrasits in Site autrichien "Numismatik-Café", 2009

Poids: ?. Diamètre: ca 8 mm. Epaisseur: 4 mm.

Sorte de sceau en plomb portant l'empreinte très mal conservée d'un huitième de Statère (cf. Chapitre XXXVI B). Il pourrait plutôt s'agir d'un sceau réalisé à l'aide d'un coin que d'un essai de coin sur disque de plomb.

 

¤ Pas de fig.

Hiernard et alii in Numismatique, archéologie et Histoire, Aquitania 16, 1999, p. 101, fig. 3,14 et N° 8 alias

Nick, 2006, Bd 1, S. 364, Nr. 36a

Epreuve en plomb d'une coupelle d'arc-en-ciel / Statère ee Type I A trouvée à Fluy (FRANCE, Picardie, Somme) à ca 792 km de l'endroit où l'on pensait devoir la trouver (la Bavière)!!

 

¤ € 00121

FORRER – Alsace...p. 69-72, fig. 72 alias

Sch GB Sie 30, p.430-431, pl. IX / 233

Disque en plomb.

Poids: 12,07 g. Diamètre: 24 à 26 mm. Epaisseur: 1,5 à 2,0 mm.

Provenance: Saletis, à présent Seltz (FRANCE, Bas-Rhin; à 218 km de Trèves) Localisation actuelle: Badisches Landesmuseum, Karlsruhe.

Avers: empreinte non inversée et en relief du Revers d'un statère de Type BN 8817 dit des Treveri (cf. Chapitre III). il s'agit donc d'un essai d'un coin de Revers BN 8817.

Revers: empreinte inversée et en creux du Revers d'un statère de Type BN 8825 dit des Treveri (région de Trèves) (cf. Chapitre III). il s'agit donc d'un essai d'un poinçon de Revers BN 8825.

 

¤ € 00122

Gendre & Hollard in SENA N°159, 2004, p.35-38, fig.1

"Ruban"  de plomb.

Poids: 26,48 g. Longueur: ca 160 mm. Largeur moyenne: 25 mm. Provenance: trouvé près Arras (FRANCE, Pas-de-Calais; à 398 km de Trèves) vers les 1974. Localisation actuelle inconnue.

Ce ruban de plomb a été frappé de plusieurs empreintes de monnaies dites des Treveri (région de Trèves). Il fut replié plusieurs fois sur lui-même, écrasé et séparé accidentellement en 2 morceaux. Plusieurs traces partielles de frappes, dont on ne saurait affirmer qu'elles sortent d'un seul et même coin, sont visibles à divers endroits. Ce ruban porte une empreinte en relief principale, presque  entièrement conservée, celle de l'Avers d'un statère dit des Treveri de Type BN 8825 (cf. Chapitre III).

 

Les 2 essais de Seltz (Bas-Rhin) et d'Arras (Pas-de-Calais) [550 km séparent Seltz d'Arras!!] portant tous deux l'empreinte d'un même Type dit des Treveri incitent à penser que les monnaies dites des Treveri n'étaient pas frappées en territoire trévire mais dans des ateliers supra-tribaux ou supra-territoriaux, souvent très éloignés les uns des autres..

 

¤ € 00123

Doyen – Un énigmatique objet monétiforme au Type du Statère de Philippe II... in BCEN Vol. 46, N° 3, 2009, p. 176, fig. 1 et p. 178, fig. 2

Laiton

2 minces feuilles de laiton (?) soudées apparemment à l'étain. Traces de dorure sur une seule face. Sans doute l'essai d'un seul  ou de 2 poinçons de Revers très similaires: poinçons.....parce que les motifs Avers et Revers de cet objet sont en creux.

Poids: 4,81 g  /  Diamètre: 16,4 mm  /  Epaisseur: 2,5 mm

Provenance: BELGIQUE, Province de Liège (Strée-lez-Huy)

 

¤ € 00124

Grasselt in Ethnog.-Arch. Zeitschrift 39, 1998, S. 197, Abb. 7 & S. 202 alias

Museum Weimar Inv. Nr. 364 / 98

Terre cuite

Morceau de terre cuite convexe au Revers et portant à l'Avers une empreinte concave en négatif, plus précisément l'empreinte d'un poinçon d'Avers du Statère coupelle d'arc-en-ciel de Type II A (cf. Chapitre III). Cet objet a peut-être servi à la duplication rapide du poinçon correspondant.

Poids: 2,87 g  /  Diamètre: 22 mm  /  Epaisseur: 5-7 mm.

 

 # Les techniques de frappe

 

§ I / XV

Frappe à l'aide de coins couplés en tenaille

Zangenartige Münzstempel

 

¤ € 00125

Frappe sur flans isolés:

Cette technique dont on pense qu'elle fut utilisée pour certaines monnaies de l'Antiquité, n'a quasiment pas été évoquée à notre connaissance pour les monnaies celtes sauf dans 2 cas:

# Chapitre III, sous BN 9388 var.: pour les Quinaires dits de "Bad-Nauheim à bourrelet et chenal" ("Bad-Nauheimer Wulst-Rinne Quinare" selon l'appellation de KELLER) alias dits de "Bad-Nauheim à sente et chenal" ("Bad-Nauheimer Steg-Rinne Quinare" selon l'appellation de ZIEGAUS) frappés en l'atelier de Heidetränke près d'Oberursel-Oberstedten (ALLEMAGNE, Hesse) 

# Chapitre XXXI (à la fin de l'introduction): pour les Drachmes et Oboles frappées en ITALIE septentrionale et (opu) en SUISSe méridionale

 

¤ € 00126

Chabot in SENA N°150, 2001, p. 11

Frappe multiple sur une tôle mince suivie d'un découpage des pièces frappées à l'emporte-pièce:

CHABOT a envisagé cette technique de frappe dans le cas des "kolluboï" (cf. Chap. XX), ces piécettes en bronze massaliètes ou périmassaliètes de diamètre minuscule. Citons CHABOT: "Le problème de la fabrication de ces piécettes incontestablement frappées demeure difficile à résoudre. Il est inconcevable qu'on ait pu soumettre à la frappe des flans (isolés) aussi minuscules. En effet, comment aurait-on pu les saisir? On peut suggérer une frappe multiple sur une tôle mince de bronze (ou de cuivre) suivie d'un découpage à l'emporte-pièce. Cette solution a l'avantage d'expliquer une fabrication qui semble porter sur de grandes séries et qui serait impossible pour des raisons techniques flan par flan. Elle permettait en outre de réduire le coût de fabrication de ces minuscules monnaies. Mais ce n'est là qu'une hypothèse qui suppose l'emploi de coins couplés, en tenaille, ce qui serait possible sur des rubans de tôle d'une largeur de 25 à 30 mm permettant la frappe de 2 rangées parallèles, ou plus selon la longueur des branches des coins couplés".

On a également envisagé ce type de frappe pour les monnaies à la croix (cf. Chapitre I / § XVIII)

 

§ I / XVI

Frappe à l'aide de coins fixes d'Avers comportant 2, voire 4 gravures

ou

utilisation d'un "monnayoir" c'est-à-dire d'un laminoir pour réaliser les monnaies?

Unterstempel mit 2 oder mehreren Bronzestichen

oder

wurde ein Taschenwerk genanntes Walzenwerk benutzt?

Lower dies with 2 or more engravings

or

use of a "turning work"?

 

DUCHALAIS (RN 1840 AD, p.176-177, pl. XII / 2), le premier, remarque parmi les 300 pièces d'argent de la trouvaille de Bazoches-en-Dunois (FRANCE, Centre, Eure-et-Loir) une quinzaine d' "avatars" de Type BN 7181-7183 à légende S E N O D O N  /  C A L E D V c'est-à-dire de pièces apparemment défectueuses portant d'un côté une empreinte parfaitement nette (sans trace de surfrappe) et, de l'autre côté, deux "moitiés" d'empreintes, laissant libre le centre de la pièce.

Il écrit (en orthographe de l'époque): "Un fait, ..... curieux et ...... peu connu, paroît ...... résulter de l'examen attentif de cet enfouissement monétaire. Les flaons des monnoies étoient presque toujours mal ajustés avec les matrices, il en est résulté quelques bizarreries singulières et qui ne peuvent s'expliquer que d'une seule manière: en admettant que les fers destinés à la fabrication de ces monnoies  avoient reçu plusieurs matrices, gravées à côté les unes des autres, de manière à ce que celles destinées au Revers correspondissent parfaitement à celles de l'Obvers. On devoit alors placer, dans les creux gravés sur l'un de ces fers, les flaons, et les frapper ensuite d'un seul coup, en appliquant avec force, les uns contre les autres, les 2 fers; mais dans cette opération, il pouvoit arriver souvent que, dérangé par un accident quelconque, le fer supérieur donnoit au flaon la moitié de l'empreinte qui lui étoit destinée, et la moitié de celle que devoit recevoir le flaon voisin. C'est pour cette cause que nous avons rencontré une quinzaine de monnoies du trésor de Bazoches, qui portoient d'un côté une empreinte parfaitement nette, et de l'autre 2 moitiés d'empreintes. Il est impossible de dire que ce défaut provenoit d'une pièce mal placée sous un coin unique, et qui, pour cette raison, auroit reçu 2 empreintes, puisque toujours un des côtés est parfaitement intact, tandis que l'autre est défectueux. Quand un pareil défaut arrive sur nos monnoies, ce défaut se fait sentir des 2 côtés et, de plus, le grenetis qui les entoure forme 2 circonférences concentriques; tandis que sur ces pièces, le grenetis, destiné à envelopper le type entier, forme 2 circonférences opposées".

DUCHALAIS n'a pas relevé l'existence entre ces 2 "circonférences opposées" d'un point en relief pourtant très apparent.

DUCHALAIS imagine donc l'utilisation non pas d'un seul coin , celui fixe, à   x gravures (x  supérieur à 1) mais l'utilisation de 2 coins à  x  gravures, l'un fixe et l'autre mobile. LELEWEL (Type gaulois p.364) reprend à son compte cette argumentation. De la sorte, après avoir disposé  x  flans isolés sur le coin fixe, on obtenait d'un seul coup de marteau "à condition de frapper juste"  x  monnaies.

BLANCHET (ABT p. 55) remarque des "avatars" du même genre pour le Type BN 6342-6357 à légende A N D E C O M  /  A N D E C O M B O S.

Ces "avatars" ne sont pas propres à la numismatique gauloise:

# HILL (NC 1947 AD, p.173-174) et NOE (Numismatical Notes and Monographs, N°136, 1956 AD, p.34-36) font la même observation sur des sicles perses: c'est ainsi que sur un spécimen de ces monnaies, le type du droit, à l'archer couronné, porte en dessous une empreinte de la partie supérieure du même type.

# Cet "avatar" se retrouve aussi sur certains deniers de la République romaine (SENA N°168, Juin 2006, p.11): "dans les ateliers romains, les iconographies sont gravées avec un espacement insuffisant entre chaque dessin. Sur ces deniers, il a été observé, lorsque la pièce est excentrée, une granulation due à de multiples petits chocs sur la surface de l'enclume" c'est-à-dire du coin fixe.

COLBERT de BEAULIEU et LABARRIèRE (RBN 1957 AD, t.103, p.31 à 46, note 1 de la p.45) font la même observation sur 18 pièces d'argent faisant partie de la trouvaille de Moulins-sur-Céphons (FRANCE, Centre, Indre), plus précisément sur

# 5 pièces à l'épée de Type BN 4097 – 4101 et variantes

# 6 pièces au sanglier de Type BN 4107 – 4111 et variantes

# 7 pièces à légende de Revers C A M de Type BN 4139 – 4142 à légende de Revers C A M

Ils en concluent:

"Il est certain que les coins fixes portaient au moins 2 gravures du type et probablement 4 car, sur 18 pièces mal centrées, nous avons reconnu l'empreinte d'une partie de 2 droits contigus, d'une orientation respective variable de l'une à l'autre de ces 18 pièces.......Le coin mobile ne portait qu'une seule gravure: non seulement, en effet, nous n'y avons jamais découvert l'excentration révélatrice, mais nous avons relevé sur différents exemplaires la marque du bord du coin mobile qui suivait sensiblement la courbure du type". Cette dernière observation, si elle est exacte, est en contradiction avec la théorie de DUCHALAIS d'après lequel les 2 coins étaient à x gravures et elle exclut évidemment aussi l'utilisation d'un laminoir, hypothèse que nous évoquerons plus loin.

Ci-après quelques-uns de ces "avatars" avec, pour la plupart,  leur représentation:

 

# Coin fixe à 2 gravures (et donc à 2 grènetis) espacés:

 

¤ € 00127

Monnayages allobroges in Cahiers romands de numismatique 6, Lausanne 1999, p.213 & 243, N° 51

BN 2637-2644 / 2893 – 2895

 

¤ € 00128

de La Saussaye pl. XX / 35 alias

Ms. Barthélemy t. 1, f° 20

BN 2778

 

¤ € 00129 / € 00130 / € 00131 / € 00132

RBN 1882, pl. II / 27; pl. III / 51 & 52; pl. IV / 65

BN 2923 – 2933

 

¤ € 00133 / € 00134

Monnayages allobroges in Cahiers romands de numismatique 6, Lausanne 1999, p.213 & 243, N° 164 & 206

BN 2923 – 2933

 

¤ € 00135

LT 4097

BN 4097 – 4109

 

¤ € 00136

DAG 272

BN 4885 – 4944

 

¤ € 00137

Ms. Barthélemy t. 3, f° 8

BN 4945 – 5025

 

¤ € 00138

Lambert 1 / pl. XI, 11

BN 5749 –5779

 

¤ € 00139

Lambert 2 / pl. XIV, 12

BN 5807 –5857

 

¤ € 00140

Lambert 2 / pl. XIV, 17 alias

Sch SM N°76

BN 5816 – 5857

 

¤ € 00141

Ms. Barthélemy t. 1, f° 53

BN 5916 – 5926

 

¤ € 00142 / € 0143 / € 00144

Lelewel III, 44 & 45 et IV, 47

BN 6342 – 6357

 

¤ € 00145

Lelewel VI, 29

BN 8680 – 8686

 

¤ € 00146 / € 00147 / € 00148

Musée Départemental des Vosges, Epinal (FRANCE)

Bertrand in Rev. préh. de l'Est de la Fr. 1912, p. 175, fig. 16 & 16 bis

SENA N° 8, 1966, p. 232, pl. 1 / 2

BN 9020 – 9043

 

# Coin fixe à 2 gravures avec 1, 2 voire 5 points alias globules alias  granulations en creux entre les 2 grènetis:

 

¤ € 00149 / € 00150

Duchalais in RN 1840, pl. XII / 2 – 3

Reding in Tetelbierg, 1972,  p.189, pl. XIX, 452 alias C.M.LG. N° 1726

BN 5546 – 5602

1 "globule" en relief entre les 2 grènetis. La seconde pièce fut frappé avec un coin pour l'Avers et un poinçon pour le Revers.

 

¤ € 00151

La Cour d'Or (alias Musées de Metz)

BN 8978 –8984

2 "globules" en relief entre les 2 grènetis.

 

¤ € 00152

Larozas in SENA N°168, p. 10, fig. 2b

BN 3569 – 3570

5 petits "globules" entre les 2 grènetis consécutifs à la présence sur le coin fixe de "5 coups de pointeau".

 

# Coin fixe à 2 gravures insuffisamment espacés avec des portions de grènetis fusionnées:

 

¤ € 00153

Lelewel III, 47

ASF Num. et Arch. 1867, pl. VI / 26

BN 5227 –5235

 

¤ € 00154

RN 1862, pl. I / 4

BN 5637 – 5643

 

¤ € 00155

Ms. Barthélemy t. 1, f° 52

BN 5715 – 5732

 

¤ Pas de fig.

VSO Burgan, 28/9/1991, N°37 & 38

BN 5786-5800

2 deniers au cavalier comportant un Revers centré mais qui sont "décentrés au droit avec trace du voisin" et des grènetis quasiment tangents entre les 2 empreintes partielles du droit

 

¤ € 00156

de La Size in ....Hostun, t.16, 1882, p. 159

BN 5807 – 5856

 

¤ € 00157

RBN 1882, pl. II / 19

BN 5879 – 5885

 

¤ € 00158

Vallier in …Moirans, 1879, pl. fig. 4

BN 5886 – 5890

 

¤ € 00159

Reding in ...Tetelbierg, 1972, p. 99, pl. VII, fig. 189 alias C.M.LG N°805

BN 8038 – 8053

Ce bronze "présente au droit une "double frappe" peu commune car les frappes ne couvrent chacune que la moitié de la monnaie. Si l'on regarde les 2 grènetis, on a l'impression qu'il ne s'agit pas de 2 frappes différentes et consécutives mais d'une seule (et même frappe). Les points des grènetis sont de force absolument égale, détail que le frai montre nettement. On se servait donc pour la frappe de coins à au moins 2 gravures. Une objection: les grènetis sont tellement rapprochés qu'il aurait été presque impossible de séparer soigneusement 2 monnaies". Notons que dans l'hypothèse "laminoir" examinée plus loin, cette trop grande proximité des grènetis pourrait être la conséquence d'un patinage de la lame entre les rouleaux.

 

# Coin fixe à 3 gravures (et donc à 3 grènetis) espacés:

 

¤ € 00160

de Lagoy 1847, 7

BN 5895 – 5915

 

¤ € 00161

Larozas in SENA N° 168, 2006, p. 10, fig. 2a

BN 3433 – 3459

 

# Coin fixe à 4 gravures insuffisamment espacées avec des portions de grènetis fusionnées:

 

¤ € 00162 / € 00163

Gouet in SENA N° 162, 2004, p. 3 – 5, fig. 1 & 2

BN 4945 – 5025

 

¤ € 00164

Idem, fig. 5

# Partie supérieure du dessin en blanc sur fond noir:

tentative de reconstitution du coin fixe à 4 gravures en creux qui aurait conduit aux 2 pièces précédentes

# Partie inférieure du dessin en noir sur fond blanc:

les 4 monnaies avec motif en relief obtenues dans l'hypothèse de l'utilisation, non d'un coin fixe à 4 gravures, mais d'un "monnayoir" (voir plus loin).

 

Selon BLANCHET (ABT p.55), s'il est vrai que l'hypothèse de l' utilisation d'un coin à gravure multiple donne une assez bonne explication des "avatars" précités, par contre, jusqu'à présent, "rien n'est venu apporter de preuve à l'appui de cette hypothèse".

Peut-on raisonnablement envisager l'utilisation d'un coin de section normale qui aurait reçu par taille directe ou par utilisation d'un poinçon, non pas une gravure en creux du type mais 2, 3, voire 4 gravures partielles du type?

Cette hypothèse nous semble insoutenable puisqu'il est absurde d'imaginer que l'on confectionnait volontairement par taille directe des coins fixe "défectueux" avec trop peu d'espacement entre les diverses gravures.

Selon HILL, des  coins "défectueux" auraient pu résulter d'une maladresse lors du poinçonnage. Il suffit d'imaginer que, par négligence, plusieurs coins vierges avaient été fichés dans la même enclume si près les uns des autres qu'au poinçonnage, un coup de poinçon malencontreux pouvait empreindre 2 coins vierges proches voisins. Cette hypothèse fut rejetée par HILL lui-même car il remarqua sur des sicles perses une différence charactéroscopique formelle entre l'empreinte principale et l'empreinte adventice (couronne  respectivement à 4 et 5 branches).

Seule peut être envisagée l'utilisation d'un coin de section "multiple" (double ou quadruple) qui aurait reçu par gravure directe (et non par poinçonnage) la double voire la quadruple empreinte, hypothèse à notre avis incompatible avec l'apparition, à l'occasion, de  "points alias globules alias granulations  entre les grènetis" et de "grènetis mitoyens".

Pourquoi d'ailleurs se compliquer la vie à graver en taille directe alors que le poinçonnage eut été infiniment plus rapide? Pourquoi tailler 2, 3, voire 4 gravures sur un même coin fixe? On aurait pu penser à un gain de temps parce que les coins fixes se seraient cassés plus vite que les coins mobiles. Or d'après GRUEL (L'Art celtique, Collection des Musées de Province, Imprimerie SITENCO, Dieppe, 1973 AD, p.155), c'est précisément l'inverse qui se produisait: du fait de leur échauffement  dû à la frappe, les coins mobiles se cassaient très rapidement contrairement aux coins fixes!

Dernière hypothèse, personnelle:

Utilisation non d'un coin à gravures multiples mais de 2 rouleaux à gravures multiples autrement dit d'un laminoir. Nous envisageons donc non une fabrication des monnaies par frappe au marteau mais par utilisation d'un laminoir.

Certaines des monnaies défectueuses alias des "avatars" signalés ci-devant rappellent immanquablement celles, de temps à autre défectueuses, sorties à partir des années 1572 / 1582 AD des ateliers d'Augsbourg, d'Autriche (y compris l'atelier autrichien d'Ensisheim (FRANCE, Haut-Rhin]), d'Espagne, d'Angleterre, de l'atelier ducal lorrain de Nancy....... (cf.COOPER – The Art and Craft of Coinmaking / A History of Minting Technology, Spink & Son 1988 AD, p.46-47 & p.65-70). On retrouve en effet  le même genre de "double frappe" d'un côté seulement avec, à l'occasion des "points alias globules alias granulations" en relief entre les 2 empreintes partielles. Ces "avatars" s'expliquent par la technique particulière utilisée: un laminoir appelé, en français de l'époque, "monnayoir" et en allemand de l'époque "Taschenwerk".

Sur les 2 rouleaux du laminoir étaient gravés en creux par taille directe (impossible en effet d'utiliser un poinçon en raison de la rotondité du rouleau!)  x  Avers sur l'un des rouleaux et  x  Revers sur l'autre,  x  pouvant aller jusqu'à 10 pour les monnaies de petit module. On faisait passer une lame rectangulaire mince par le laminoir et "après un tour complet de manivelle", on obtenait non pas 1 monnaie mais  x  monnaies à la fois qu'il fallait évidemment découper après coup.

"En prenant un bon départ" c'est-à-dire 1er Avers du 1er rouleau parfaitement en face du 1er Revers du 2ème rouleau, on obtient  x  monnaies dont les Avers et Revers sont parfaitement "dos à dos". "En prenant un mauvais départ", la lame à la sortie ne comporte plus les Avers et Revers parfaitement "dos à dos" mais au dos d'un Revers, on aura 2 fractions d'Avers et vice et versa. D'autres "avatars" se produisent si, après "un bon départ", la lame mince patine quelque peu entre les rouleaux. Pour amoindrir les risques de patinage, il arrivait aux graveurs des années 1572 / 1582 AD de donner des coups de pointeau entre les diverses empreintes d'Avers et de Revers. Ces "trous en creux" permettaient d'assurer une meilleure adhérence entre lame et rouleaux. Ces "trous en creux" se retrouvaient sur la lame sous forme de "points alias globules alias granulation en relief", ce détail si singulier que nous avons relevé sur certains des "avatars gaulois" précités. D'un autre côté, en cas de patinage des rouleaux, les grènetis de 2 empreintes voisines pouvaient devenir tangents voire partiellement fusionner.

Mais comment expliquer les "avatars" présentés par GOUET dans le cadre de l'hypothèse "utilisation d'un laminoir"?

Il suffit d'imaginer qu'au lieu de graver des Avers et des Revers simples tout autour des rouleaux, on utilisait à l'occasion des lames de largeur double ainsi que des rouleaux de largeur double sur le pourtour desquels on gravait, sous forme de "frise", des "empreintes quadruples" comme celle reconstituée par GOUET.

Sur la reconstitution de GOUET faite à main levée selon ses dires, on note l'ovalité de tous les grènetis. En fait, il est bien difficile de confirmer ou d'infirmer l'existence de cette ovalité à partir des scans des exemplaires de GOUET. Mais cette ovalité n'aurait rien d'anormal si l'on positionne l'axe du rouleau comme indiqué sur notre figure. En effet les monnayeurs des années 1572 / 1582 AD, avaient observé qu'à partir d'un grènetis parfaitement circulaire gravé sur le rouleau, on obtenait après passage par le laminoir un grènetis légèrement ovale, le petit diamètre de l'ovale étant parallèle à l'axe du rouleau. Pour obtenir, à la sortie, un grènetis parfaitement rond, il fallait graver sur le rouleau un grènetis légèrement ovale avec le grand diamètre parallèle à l'axe du rouleau.

Néanmoins les exemplaires de GOUET ne s'expliqueraient, dans l'hypothèse "laminoir", que par le concours,  invraisemblable, de 2 inadvertances du monnayeur:

# couplage d'un rouleau de double largeur "à empreintes quadruples" pour l'Avers avec un rouleau de simple largeur "à empreintes normales" pour le Revers.

# utilisation d'une lame de largeur simple et non double

En conclusion ces "avatars" gardent tout leur mystère!

SIKNER nous a fait remarquer à juste titre que ce qui s'oppose en tout cas pour certains exemplaires connus de lui à notre hypothèse "laminoir" donc à une découpe après "frappe", c'est la présence sur la tranche de microfissures.

 

§ I / XVII

Frappe au marteau sur flans isolés ou sur flans "en chapelet"

Hammerprägung auf Einzelschrötlinge oder auf "rosenkranz"-artige Schrötlinge

Hammer minting on separated or "rosary"-like flans

 

Au cas où vous ne comprendriez pas le schéma qui suit, vous pouvez toujours suivre un "Stage d'initiation à la fabrication de la monnaie pour enfants de 8 à 12 ans", à 88 EURO le stage organisé par l'Archéosite d'Aubechies, rue de l'Abbaye, B 7972 Aubechies (BELGIQUE, Hainaut)!!!!

 

¤ € 00165

Gallia 1963,p.58

La technique est évidente au vu du schéma:

1)     Marteau

2)     Pince pour présenter le flan

3)     Coin mobile alias coin frappant alias trousseau en bronze: il était quelquefois "inséré de force" dans un manchon de fer. C'était généralement le coin de Revers (quelquefois légèrement convexe à son extrémité) correspondant à la "pile", la face quelquefois légèrement concave de la monnaie

4)     Flan probablement préalablement chauffé

5)     Coin fixe alias coin d'enclume alias coin dormant en bronze: c'était  généralement le coin d'Avers (plus ou moins concave) correspondant à la "face", la face plus ou moins convexe de la monnaie

6)     Enveloppe métallique, généralement en fer, du coin fixe en bronze

7)     Billot alias cépeau en bois

 

§ I / XVIII

Frappe au marteau sur lame métallique mince suivie du découpage à la cisaille ou au burin

Hammerprägung auf dünne Bleche mit darauf folgender Zerstückelung mittels Metallschere oder Meissel

Hammerstriking on thin plates followed by cuting  with metal shear or chisel

 

Il s'agit d'une technique de frappe particulière aux monnaies dites à la croix du Sud-Ouest de la FRANCE (cf. Chap. XVI) [et à certaines monnaies dites assimilées alias apparentées] proposée par  SAVèS (Les monnaies gauloises à la croix, Privat Editeur, Toulouse 1976)  qui suscita depuis 1976 un consensus général. SAVèS envisage

soit une

# Frappe sur flan multimonétaire à l'aide de 2 coins isolés

Les flans observés sont soit arrondis soit quadrangulaires, souvent improprement dits carrés.

## Flans arrondis:

Frappe avant ou après le découpage alias la taille du flan dans une lame métallique  mince.

Sur la tranche, plusieurs facettes latérales dues aux coups successifs des cisailles.

Facettes à surface unie en cas de découpage après la frappe.

Facettes un peu convexes et à craquelures verticales en cas de frappe après le découpage.

## Flans quadrangulaires, souvent improprement appelés carrés:

Frappe avant le découpage alias la taille du flan dans une lame mince.

Après la frappe, le découpage alias la taille à l'outil, burin ou cisailles, laisse apparaître

2 ou 3 tranches taillées à l'outil pour 2 ou 1 tranche(s) naturelle(s) reconnaissable(s) à leur légère déformation convexe et à quelques craquelures dues à la frappe.

Deux procédures ont été utilisées:

### utilisation d'un flan multimonétaire (c'est-à-dire pouvant recevoir plusieurs frappes) de ca 12 à 14 mm de large:

dans ce cas, on observe 2 tranches opposées taillées à l'outil alors que les 2 autres tranches opposées sont "naturelles".

### utilisation d'un flan multimonétaire de largeur double c'est-à-dire de ca 24-28 mm de large:

dans ce cas, on observe 3 tranches taillées à l'outil et une tranche "naturelle".

Cette frappe avant la taille conduit presque toujours à un mauvais centrage: avers comme revers ne sont jamais marqués des motifs complets des coins.

Mais il y a surtout aussi une autre raison à ce mauvais centrage:

les diamètres des coins de revers sont de l'ordre de

### 15 à 17 mm pour le Type dit "à la tête triangulaire"

### 15 à 20 mm pour le Type dit "flamboyant"

### 16 à 19 mm pour le Type dit "à la tête négroïde"

### 17 à 20 mm pour le Type dit "à la tête bouclée du Causé"

### ca 20 mm pour le Type dit "à la tête cubiste"

Les diamètres des flans des monnaies à la croix n'étant que de 12 – 14 mm, les diamètres des coins excèdent donc de 7 à 67 % celui des flans!

Les dessins de quelques monnaies à la croix illustrent ces observations:

 

¤ € 00166 (Dep II / 249) / € 00167 (Dep II / 249) / € 00168 (Dep II / 249) / € 00169 (Dep II / 249) / € 00170 (Dep II / 249) / € 00171 (Dep II / 250) / € 00172 (Dep II / 250) / € 00173 (Dep II / 250) / € 00174 (Dep II / 259)

Majurel et alii in OGAM 1967, p.414, 416, 418 et 420, fig. 6/3, 10, 11, 12, 12a, 13, 14, 15, 16, 16a, 17 & 18/2

 

¤ € 00175 (Dep II / 252)

RN 1901, p.39

 

¤ € 00176 (Dep II / 186-205 var)

Cabié & Portes in Rev. du Tarn 1881, pl. p. 184/185, fig. 5

 

Pour se convaincre du phénomène, on a aussi procédé à quelques reconstitutions de coins (OGAM 1954, p.126-130, pl. V / 3, 4 & 5). De telles reconstitutions sont conservées au Musée de la Monnaie de Paris (N°19 & 20 [cf. photos chez Depeyrot t. II, page de couverture]) ainsi qu'au Cabinet des médailles de la Ville de Marseille (cf. Larozas in SENA N°168, juin 2006, p. 11, photo 4): dans ce dernier cas, il a fallu assembler 5 monnaies par brasage pour la reconstitution de la totalité de l'empreinte:

 

¤ € 00177 & € 00178 (Dep II / 183 Avers)

Les 2 coins d'Avers reconstitués ayant respectivement une surface de ca 2,7 et ca 3,1 cm² étaient destinés à empreindre un flan de ca 1 cm² de surface!!

 

¤ € 00179

Le coin de Revers reconstitué ayant une surface de ca 4,2 cm² était destiné à empreindre un flan de ca 1 cm² de surface!!

 

Pour les flans quadrangulaires, on admet généralement qu'il y eut frappe avant la taille.

Mais l'existence d'une quantité infime de pièces incuses sur flan quadrangulaire [4 exemplaires incus selon SAVèS (cf. p.61 mais on peut y rajouter au moins 6 exemplaires non connus de SAVèS)  sur plusieurs milliers de pièces normales] pose problème car, à première vue, cette anomalie de frappe est impossible si on frappe sur lame. Cette existence pourrait signifier qu'exceptionnellement, il y eut frappe après la taille.

Mais même en frappant sur lame, on peut imaginer un cas permettant d'obtenir des frappes incuses:

il suffit d'imaginer 2 aides-monnayeurs.

L'un déplace la première lame au-dessus du coin dormant et, au moment d'arriver en fin de lame et avant qu'il n'ait eu le temps d'enlever la 1ère lame, le 2ème aide glisse une 2ème lame sur le coin dormant ou plutôt sur l'extrémité de la première lame encore en place sur le coin dormant.

Cette explication semble "tirée par les cheveux": c'est pourtant la seule plausible si l'on est persuadé que la frappe se faisait immuablement avant la taille.

RIFFAUD (Numismatique & Change N°322, Décembre 2001 AD, p.37-38) en se basant sur l'observation d'une drachme de Type BN 3433-3459 (un type "assimilé" frappé par utilisation de  la même technique que les monnaies à la croix)  a tenté de préciser cette technique particulière de frappe. Il envisage le cas d'un lingot d'argent parallélépipédique 200 X 12 X 6 mm tel qu'il s'en trouvait un dans le Trésor de Goutrens:

€ 00180

Ce lingot est passé au laminoir pour donner une lame d'argent parallélépipédique de 480 X 12 X 2,5 mm.

Le laminage n'influe quasiment pas sur la largeur [12 mm]; par contre, la longueur initiale se trouve multipliée par 0,60 : 0,25 = 2,4. A partir du lingot de 200 mm de long, on obtient donc une lame de 200 X 2,4 = 480 mm de long. La lame est ensuite empreinte: dans la hâte de la frappe, il était bien difficile au monnayeur de "superposer" de façon parfaite le coin fixe (Avers de la drachme), la lame et le coin mobile (Revers de la drachme):

le plus souvent, les empreintes d'Avers ne se "superposent" donc pas exactement aux empreintes de Revers.

Le découpage des quelque 45 drachmes obtenues, par  débitage au burin de la lame empreinte, s'effectuait du côté des empreintes d'Avers sans le moindre souci de respecter l'intégrité des empreintes:

les drachmes ainsi découpées présentent donc très souvent des portions des empreintes contiguës comme le montre notre figure.

 

soit une

# Frappe sur flan multimonétaire à l'aide de 2 coins couplés en tenaille

€ 00126

 

En 2006, LAROZAS (SENA N°168, Juin 2006, p.9-22) fait table rase de la technique de frappe sur lame mince avec découpe après la frappe propre, selon SAVèS, aux monnaies dites à la croix et aux monnaies "assimilées" pour proposer la technique de frappe tout à fait ordinaire de frappe sur flans prédécoupés.....technique que SAVèS, contrairement à ce qu'en dit LAROZAS, n'avait pas du tout totalement exclue. .

Les arguments de LAROZAS en faveur d'une frappe après découpe sont les suivants:

# "Les microfissures observées au macroscope sur la tranche de ces monnaies sont le résultat d'une frappe après découpe". L'examen des tranches avait conduit SAVèS à des conclusions différentes.

# "La preuve la plus flagrante de la découpe avant frappe est fournie par les monnaies fourrées. La feuille d'argent qui recouvre le plus souvent une âme de cuivre, couvre parfaitement la surface exposée aux coins et la tranche. La découpe après frappe aurait fait apparaître la fraude par le coup de burin. Il est donc impossible qu'elle soit découpée après frappe".

Cet argument de LAROZAS est irrecevable compte tenu de la technique de fabrication des monnaies fourrées exposée plus haut.

# "Les monnaies incuses sont des erreurs de frappe qui se produisent lorsqu'une pièce reste collée lors de la frappe sur le coin mobile. Quand l'ouvrier met un nouveau flan entre les 2 coins, la monnaie adhère au coin mobile et elle s'imprime alors en creux sur la nouvelle monnaie. Avec la technique de monnaies frappées sur une barre de métal, il est impossible que le monnayeur ne se soit pas aperçu de la présence de la lame métallique collée au coin" mobile. Dans cette optique, le coin mobile est forcément le coin de Revers et l'incuse obtenue est forcément une pièce présentant d'un côté un "Avers en relief" et de l'autre un "Avers incus" (cf. LAROZAS fig.9: EJW 000..). Cet argument de LAROZAS est loin d'être intangible puisque s'il existe bien des incuses "Avers en relief / Avers incus" , il existe aussi des incuses "Revers en relief / Revers incus", y compris des incuses à la croix de ce dernier type (cf. Lambert, t.2, Pl. XIII, 9 (EJW 000..) ainsi que l'incuse à la main publiée par FEUGèRE (EJW 000..)).

# "Comme preuve de découpe après frappe, rappelle LAROZAS, il a été souvent présenté des monnaies comportant 2 motifs": en fait, il pourrait s'agir là, comme le mentionne LAROZAS, d'une frappe sur flan isolé (découpé avant frappe) avec un coin fixe à plusieurs gravures mais il pourrait aussi s'agir là d'une "frappe" sur lame mince au "monnayoir" avec découpe après la "frappe".

Cette technique "au laminoir" (exposée ci-devant au § I / XVI consacré aux coins à gravures multiples) n'est, à notre avis, pas à exclure non plus dans le cas des monnaies dites à la croix et assimilées.

A l'appui de sa thèse, LAROZAS présente un échantillonage de flans vierges de formes variées destinés à la frappe de monnaies dites à la croix:

 

¤ € 00181

SENA N°168, 2006, p.16, fig.14

Flan vierge rectangulaire 1,38 g

 

¤ € 00182

SENA N°168, 2006, p.17, fig.15

Flan vierge rectangulaire 2,64 g

 

¤ € 00183

SENA N°168, 2006, p.17, fig.16

Flan vierge rectangulaire 3,13 g

 

¤ € 00184

SENA N°168, 2006, p.18, fig.17

Flan vierge carré à tranche biseautée

 

¤ € 00185

SENA N°168, 2006, p.18, fig.18

Flan vierge carré 2,80 g

 

¤ € 00186

SENA N°168, 2006, p.18, fig.19

Flan vierge carré

 

¤ € 00187

SENA N°168, 2006, p.19, fig.20

Flan vierge tronconique à bases rectangulaire et carrée 2,27 g

 

¤ € 00188

SENA N°168, 2006, p.19, fig.21

Flan vierge tronconique à bases rectangulaires 1,61 g

 

# Les "accidents" de frappe

 

§ I / XIX

Coins inadaptés au module du flan

Dem Durchmesser  des Schrötlings unangepasste Münzstempel

 

Nous ne connaissons que 2 exemples de frappe avec coins inadaptés au module du flan:

 

¤ € 00189

de La Saussaye XI / 422 alias Ms. Barthélemy t. 1, f° 6 alias LT 1936

Bronze péri-massaliète à la tête de vieillard et au taureau

 

¤ EJW 000..

Voir la réformation CARISA sur KASTILO au § I / XXVI

 

§ I / XX

Frappe simultanée au marteau de 2 flans en métaux différents superposés

Gleichzeitige Prägung von 2 aus verschiedenen Metallen bestehenden aufgestapelten Schrötlingen

Simultaneous minting of 2 superposed metallic (2 different metals!) flans

 

¤ € 00190

Forrer in KN I / fig. 76

10,47 g. Diamètre: 21,3 mm. Provenance: Pannonie. Localisation actuelle ?

Monnaie en argent (usée ?) dite des Celtes de l'Est. Au Revers, une pastille (ou petite monnaie?) en or. Sur cette pastille, une contremarque en forme d'étoile à 6 pointes ou en forme de rouelle à 6 rais. On ignore la technique de fabrication ainsi que l'usage de cet "avatar". "S'agit-il d'une simple fantaisie ou d'une division factice de la monnaie d'or?" se demande BLANCHET (ABT p.537).

 

¤ € 00191 à € 00195

SENA N°111, 1992, p.19-22, fig. 1 à 4 & 7

Provenance: Digeon (FRANCE, Somme). Localisation actuelle ?. Datation: ca 40-70 AD.

Tessère votive (?) monétiforme en plomb. Une très fine lamelle d'argent carrée ou losangique fut posée sur le flan, au Revers, avant la frappe.

Tessère N°

Pb

Ag

1

4,05g

?

2

4,01g

?

3

4,00g

0,05g

4

3,23g

0,06g

5

3,01g

?

 

§ I / XXI

Monnaies frappées à l'aide d'un coin et d'un poinçon du même Type monétaire, donc du même atelier

Mittels einer Matrize und einer Patrize (für den gleichen Münztyp bestimmt, also aus  aus der gleichen Münzstätte) geprägte Münzen

 

Nous n'avons croisé que 6 "avatars" de cette nature.

Les faces dessinées en noir sur fond blanc sont non inversées et en relief....donc frappées à l'aide d'un coin.

Celles dessinées en blanc sur fond noir sont inversées et en creux....donc frappées à l'aide d'un poinçon.

 

¤ € 00196

de La Saussaye pl. III / 151

Drachme massaliète de Type Dep Mars 55 (Avers: monogramme ΓK / Revers: à l'exergue XHH rétrograde c'est-à-dire HHX; devant le lion Δ

 

¤ € 00150

RN 1840, pl. XII / 2-3

BN 5546 – 5602

 

¤ € 00197

de La Saussaye pl. XVIII / 8

BN 2650 – 2661

 

¤ € 00198

Jeuffrain pl. III / 72

BN 6477 – 6480

 

¤ € 00199

Sch GB Sie 163, Classe 1, Variante j, photo 595

Bronze dit au personnage courant

Avers: Motif non inversé en relief et, de ce fait, frappé avec un coin d'Avers

Revers: Le même motif inversé en creux et, de ce fait, frappé avec le poinçon même ayant servi à la réalisation de ce coin!!

 

¤ € 00200

Burkhardt et alii – Keltische Münzen aus Basel, Basel 1994, p. 58, fig. 70, HMB 207

Avers: Motif non inversé en relief et, de ce fait, frappé avec un coin d'Avers

Revers: Un motif similaire inversé en creux et, de ce fait, frappé avec un poinçon d'Avers similaire. La légère courbure de l'axe de la touffe conforte notre description:  (  pour l'Avers mais  )  pour le Revers.

Ce n'est donc pas un quinaire-touffe incus au sens usuel comme semblent le suggérer BURKHARDT et alii: dans ce cas, en effet, cette courbure eût été  (  pour l'Avers comme pour le Revers.

 

§ I / XXII

Monnaies frappées avec un mauvais appariement de coins du même atelier: monnaies hybrides alias mules alias zwitter-monnaies

Fehlerhafte Stempelkoppelung (Stempel aus der gleichen Münzstätte)

Wrong pairing of dies from the same mint

 

Les 2 faces sont non inversées et en relief.

Les 2 faces peuvent concerner le même Type monétaire ou 2 Types différents du même atelier.

 

¤ € 00201

Vallier in ...Moirans, 1879, pl. fig. 8 & 9

Provenance: Moirans (FRANCE, Isère)

Argent. Appariement de 2 Avers du même Type monétaireBN 5879 – 5885

 

¤ € 00202

Forrer in ...gauloises...Alsace fig. 6

Provenance: Brumath (FRANCE, Bas-Rhin). Conservé au Musée archéologique de Strasbourg alias au Palais des Rohan

Bronze 1,69 g. Appariement des Avers de 2 Types monétaires [dits des Treveri] différents: Avers de BN 8839 / Avers de BN 8852

 

¤ € 00203

Manuscrit Barthélemy t. 1, f°3

Ag bas

"Mule" frappée à l'aide de 2 coins de Revers d'oboles massaliètes à la roue

Roue à 4 rais

/ Roue à 4 rais; signes méconnaissables dans les cantons

Poids: 0,78 g  /  Diamètre: 9-10 mm

 

 ¤ € 00204

de La Saussaye pl. XII / 423

Br

"Mule" Frappée à l'aide d'un coin d'Avers (Tête de Diane pharétrée) de Drachme massaliète et d'un coin de Revers de Bronze massaliète

Tête d'Artémis ~ Diane pharétrée à droite

/ Taureau cornupète à droite; au-dessus  Μ Α

Ligne de sol

Poids inconnu  /  Diamètre: 13,5 mm

 

¤ € 00205

Lambert t.2, pl. XVII / 11

Br

"Mule" frappée à l'aide d'un coin d'Avers (Tête de Diane pharétrée) de Drachme massaliète et d'un coin de Revers de Bronze massaliète

Tête diadémée et pharétrée d'Artémis ~ Diane à droite

/ Taureau cornupète à droite; au-dessus,  Μ Α Σ Σ Α

Ligne de sol

Poids: 2,12 g  /   Diamètre: 14 mm

 

¤ € 00206

Lelewel pl. III / 6

Br  

"Mule" frappée à l'aide d'un coin d'Avers de Drachme massaliète et d'un coin de Revers de Bronze massaliète

Tête diadémée et pharétrée [derrière la nuque, vestiges du haut du carquois] d'Artémis ~ Diane à droite; sous le menton, globule (?)

/ Taureau cornupète à droite; au-dessus  Μ Α Σ Σ Α

Ligne de sol; à l'exergue  Λ Ι Η Τ Ω Ν

Poids inconnu  /  Diamètre: 14 mm

 

 ¤ € 00207 

Laugier pl. XIV / 67 (Probablement conservé au Cabinet des médailles de Marseille)

Br

"Mule" frappée à l'aide de 2 coins d'Avers de Bronze massaliète

Avers de Dep Mars 80: Tête casquée d'Athéna ~ Minerve à droite; devant, dans le sens antihoraire,   M A C centrifuge

/ Avers de Dep Mars 83: Tête casquée d'Athéna ~ Minerve à droite; pas de légende

Poids inconnu  /  Diamètre: 11mm

Provenance: les ruines de Tauroentum, à présent St Cyr-sur-Mer (Var)

 

¤ € 00208

Giraud in Mém. sur Tauroentum, 1853, pl. IV / 4 alias

RN 1857, pl. X / 9

Br

"Mule" frappée à l'aide de 2 coins d'Avers de Bronze massaliète

Avers de Dep Mars 84: Tête casquée d'Athéna ~ Minerve à droite; devant, M centrifuge

/ Avers de Dep Mars 84 variante: : Tête casquée d'Athéna ~ Minerve à droite; pas de légende

Poids inconnu  /  Diamètre: 12-13 mm

Provenance: les ruines de Tauroentum, à présent St Cyr-sur-Mer (Var)

Il est étrange que ces 2 "Mules", la précédente et la présente, aient été trouvées au même endroit!!!

 

¤ € 00209

de La Saussaye pl. X / 397

Br

"Mule" frappée à l'aide de 2 coins de Revers  du Bronze massaliète de Type Dep Mars 85

Aigle éployé à droite; devant M A C C [A]

/ Aigle éployé à droite; devant M A C C [A]

 Poids inconnu  /  Diamètre 13-14 mm

 

¤ € 00210

Heiss pl. XIX / 5

Bronze celtibérique. Appariement de 2 Revers du même Type de l'atelier de BILBILIS (un as de Type VILLARONGA p. 237-238 / 1 ou 2 ou 6)

 

¤ € 00211

ASFN 1867 pl. VIII / 73

Provenance: Langres (FRANCE, Haute-Marne)

Argent. Appariement de 2 Avers du Type BN 5329-5369 (cf. Chapitre XXVI)

 

¤ € 00212

SENA N°169, 2006, p. 23-24, fig. 1

Br

Bronze hybride:

Avers: Revers de BN 7309 & 7309 A alias DT I / 317

Revers: Revers de LT/BN 7322

Poids: 1,37 g  /  Diamètre: 12-13 mm  /  Sans provenance connue

 

¤ € 00213 & € 00214

Paulsen 564 alias

Lanz 79, 1996, Nr. 32 alias

Jandrasits sur le site autrichien Numismatik-Café en 2010

Ag bas légèrement scyphate  Pièce hybride

Ca 100-80 BC selon JANDRASITS

Avers: Avers de "Petit argent des Boii" ("Boisches Kleinsilber") Paulsen 565-571, 574, 575, 579, 580-586, 597 & 613. Le coin d'Avers utilisé est usé.

/ Revers: Revers d'un huitième de Statère d'or  des Boii de Type Paulsen 490-562. Le coin de Revers utilisé est quasiment neuf.

Poids: 0,37 g; 0,48 g  /  Diamètre: 9-9,8 mm  /  Au moins 2 exemplaires recensés

Provenance: selon PAULSEN

TCHéQUIE 1

Bohême 1

Bohême Centrale (Région de) 1 (l'Oppidum de Stradonice près de Rakovnik)

 

§ I / XXIII

Monnaies frappées avec un mauvais appariement de coins de 2 ateliers différents ou, hypothèse innovatrice, ateliers "communs à plusieurs cités" ou ateliers "supra-territoriaux" ou ateliers "supra-tribaux"

Fehlerhafte Stempelkoppelung (Stempel aus 2 verschiedenen Münzstätten)

Wrong pairing of dies from 2 different mints

 

Les ouvrages actuels (DELESTRéE & TACHE, DEPEYROT) continuent à proposer des attributions tribales comme le faisaient déjà MURET& CHABOUILLET ainsi que de la TOUR dans les années 1890........au grand bonheur des marchands qui arrivent ainsi à mieux écouler leur marchandise.

Plusieurs observations remettent sérieusement en cause ce genre d'attributions tribales:

# la dispersion extrême des provenances de la plupart des monnaies celtes rend aléatoire toute attribution tribale!

# les attributions tribales proposées le sont pour la plupart sans que l'on connaisse toujours la datation précise du Type monétaire!

# les monnaies celtes sont généralement attribuées à des tribus celtes dont l'existence et la localisation ne sont sûres que du temps de la guerre des Gaules!

# pour certains Types, on rencontre des poinçons, des coins ou des essais très loin des endroits où l'on se serait attendu à les trouver!

 

## Prenons le cas des quinaires KALETEDOU généralement attribués aux Lingones, traditionnellement supposés installés dans la région  de Langres (FRANCE, Haute-Marne).. Or on en connaît (cf. § I / XI & I / XIII) 2 coins, l'un trouvé sur l'oppidum de Bas-Vully (SUISSE, Fribourg....distant de ca 255 km de Langres) et l'autre trouvé au Donnersberg (ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat....distant de ca 370 km de Langres) ainsi qu'un poinçon trouvé à Lamarche (FRANCE, Vosges....distant de ca 55 km de Langres)!

 

## Prenons le cas du Type monétaire généralement attribué aux Treveri, traditionnellement supposés installés dans la région de Trèves (ALLEMAGNE). On en connaît 2 essais (cf. § I / XIV), l'un trouvé à Seltz (FRANCE, Bas-Rhin...distant de ca 218 km de Trèves) et l'autre trouvé à Arras (FRANCE, Pas-de-Calais...distant de ca 398 km de Trèves)!

 

## Prenons le cas des disques monétaires (cf. § I / XII) trouvés à Sainte-Reine (FRANCE, Savoie) destinés à la fabrication de coins de monnaies traditionnellement attribuées aux Aedui (Mont Beuvray, FRANCE, Nièvre....distant de ca 400 km de Sainte-Reine) et aux Allobroges (région de Genève, SUISSE....distant de ca 87 km de Sainte-Reine)!

 

# Ne vient-on pas de trouver récemment un très important atelier de fabrication de potins dits des Leuci (région de Toul, FRANCE, Meurthe-et-Moselle) au Col de Saverne (FRANCE, Bas-Rhin..... distant de ca 137 km de Toul) à l'intérieur même de la capitale des Mediomatrici?

 

A ces observations, il convient de rajouter les monnaies hybrides alias zwitter-monnaies alias "mules" suivantes:

 

¤ € 00215 & € 00216

Villaronga p. 354 / 1 alias

Delgado pl. LIX / 48

As celtibérique en bronze résultant de l'appariement d'un Avers d'ABRA (proche de Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 355 & 356, 1 à 5] avec un Revers d'OBVLCO (à présent Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 341 / 3 ].

 

¤ €00217

Delgado pl. LVII / 26

As celtibérique en bronze résultant de l'appariement d'un Avers d'OBVLCO (à présent Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 342 à 347, 9 à 39] avec un Revers d'ABRA (proche de Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 355 / 4].

 

¤ € 00218

De Lorichs pl. LXX / 3 alias

Delgado pl. 114 / 14

As celtibérique en bronze résultant de l'appariement d'un Avers d'OBVLCO (à présent Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type au ruban dans les cheveux que VILLARONGA ne signale pas] avec un Revers de KASTILO (à présent Cazlona près Linares, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 333 à 336, 23 à 27 et 30 à 41]. Ces 2 sites sont distants d'environ 72 km.

 

¤ € 00219

De Lorichs pl. 40 / 9 & 9 bis

Denier celtibérique en argent fourré résultant de l'appariement d'un Avers de BOLSKAN (à présent Huesca, ESPAGNE, Huesca) [Type VILLARONGA p.211-212, 1, 2, 3, 6, 7, 12]  ou de SESARS (site indéterminé en ESPAGNE au Nord de l'Aragon) [VILLARONGA p. 209, 1, 2] avec un Revers de SEKOBIRIKES (site indéterminé d'ESPAGNE du Centre de la Celtibérie entre les cours supérieurs du Duero et de l'Ebro) [VILLARONGA p. 292, 5 à 10]. Les "sites de l'Avers et du Revers" sont séparés par une distance de l'ordre de 150 km!

 

 ¤ € 00220

Villaronga p. 422 / 5 alias

Delgado pl. XLII / 9 alias

Alvarez-Burgos 1240

Br 1 / 2 (Semis selon VILLARONGA) ou 1 / 1 (As selon ALVAREZ-BURGOS)

VILLARONGA considère ce Type comme un Type hybride (Avers épigraphe: iRIPPO et Revers anépigraphe: OSSET) (mélange de coins dans une Monnaie frappant à la fois pour iRIPPO et pour OSSET ??) [cf. aussi ci-après le Type "hybride inverse"]. iRIPPO et OSSET sont géographiquement proche: tous deux aux environs de El Coronil (ESPAGNE, Province de Séville)

Tête d'homme à droite; devant, dans le sens antihoraire, la légende latine IRIPPO

/ Homme de pied à gauche tenant de sa main droite une grappe de raisin (Ce Type de Revers est caractéristique d'OSSET)

Poids: 3,80 g  /  Diamètre: 20-21 mm selon VILLARONGA mais  23,0-25,5 mm d'après le dessin publié par DELGADO

 

¤ € 00221

Villaronga p. 396 / 11 alias

Delgado pl. XLII / 10

Br 1 / 1 (As)

VILLARONGA considère ce Type comme un Type hybride (Avers épigraphe: OSSET et Revers anépigraphe: iRIPPO) (mélange de coins dans une Monnaie frappant à la fois pour OSSET et pour iRIPPO ??) [cf. aussi ci-devant le Type "hybride inverse"]

Tête d'homme à droite; devant, verticalement, dans le sens antihoraire, la légende latine centrifuge OSSET

/ Figure féminine assise sur un tabouret à gauche, tenant une corne d'abondance dans son bras gauche et un objet indéterminable (pomme de pin ?) de sa droite (ce Type de Revers est caractéristique d'iRIPPO)

Poids: 6,72 g  /  Diamètre:17-23 mm

 

¤ € 00222

Gouet in SENA N°160, 2004, p. 29 & 30 alias

VSO CGF Monnaies XX, 18/6/2004, N°223

Sur ce Quinaire en argent fourré (1,82 g), on note

à l' "Avers ":

# des vestiges d'Avers [profil à gauche et, dans le sens antihoraire, la légende centrifuge TOGIRIX] d'un Quinaire TOGIRIX / TOGIRIX de Type BN 5546 – 5602 usuellement attribué aux Sequani

# des vestiges de Revers [3 globules avec une sorte de crochet] d'un Quinaire du même Type

au "Revers":

# des vestiges d'Avers [un nez à gauche et, dans le sens antihoraire, les vestiges de la légende centrifuge [SO]LIM [A]] d'un Quinaire SOLIMA / COΛIMA de Type BN 9020 – 9043 usuellement attribué aux Leuci

# des vestiges de Revers [avant-train de cheval à gauche avec, en dessous, 3 globules et une sorte de crochet] d'un Quinaire TOGIRIX / TOGIRIX de Type BN 5546 – 5602

On ignore comment prit naissance ce "monstre numismatique" mais il n'en demeure pas moins qu'il nécessita l'usage de 2 coins l'un de l'atelier des Leuci (FRANCE, Toul), l'autre de celui des Sequani (FRANCE, Besançon) en principe distants l'un de l'autre de quelque 230 km! Ou frappait-on dans un atelier unique?

 

¤ € 00223

Gouet in SENA N°163, 2005, p. 15 – 19, fig. 1

Quinaire en argent (1,78 g) avec un Avers du Type BN 5026 – 5036 DVBNOCOV généralement attribué aux Aedui et un Revers du Type BN 4483 – 4497 VIIPOTAL attribué aux Aedui par DELESTRéE & TACHE mais aux Pictones par DEPEYROT. En fait les provenances du Type BN 4483 – 4497 sont si dispersées qu'il serait "malhonnête" de l'attribuer à une tribu plutôt qu'à une autre! On peut estimer à 310 km la distance séparant les ateliers des Aedui (Mont Beuvray, FRANCE, Nièvre) de celui des Pictones (Poitiers, FRANCE, Vienne).

 

¤ € 00224, € 00225 & € 04589 A

Hybride - Avers: Avers du Type BN 9378-9383 / Revers: Revers du Type BN 9393-9399 var. alias

Wigg-Wolf in Akten des Intern. Koll. zum DFG-Schwerpunktprogramm  "Romanisierung" in Trier, 28-30/9/1999, Bonn 2000, p. 493, fig. 14 e a

Hybride – Avers: Avers du Type "au petit homme assis" ["Mit dem sitzenden Männlein"] à gauche / Revers: Revers comme celui de € 04644

Ag

€ 00224 [Dessin du fragment subsistant, apparemment un unicum recensé par WIGG-WOLF] & € 00225 [Reconstitution libre de la pièce entière]

Cet hybride pose un sérieux problème puisque l' "atelier de l'Avers",  le Martberg près de Pommern en Rhénanie-Palatinat [ALLEMAGNE] ou le Tetelbierg au Grand-Duché du LUXEMBOURG est distant respectivement de ca 155 km et de ca 302 km de l' "atelier du Revers", le Dünsberg près de Bieberrtal en Hesse [ALLEMAGNE]!

L'Avers est généralement attribué aux Treveri et le Revers aux Ubii! 

Notons aussi que le Revers avec "Cheval à gauche, retournant sa tête vers la droite" est la variante la plus rare du Revers du Type BN 9393-9399 var. [€ 04644] (cf. Chapitre III).

 

¤ € 00226

Hémistatère de Type "Coupelle d'arc-en-ciel" hybride: "Groupe de l'ALLEMAGNE septentrionale / Groupe de l'ALLEMAGNE méridionale "

 Zwitterhalbstater "Norddeutsche / Süddeutsche Gruppe"

Electrum 1 / 2  Hémistatère hybride ("Zwitter-Halbstater")

Ca ?

Triskèle caractéristique des statères scyphates du Groupe de l'Allemagne septentrionale

/ Torque bouleté (entourant 6 globules) caractéristique des statères scyphates du Groupe de l'Allemagne méridionale

Poids: 3,20 g  /  Diamètre:  /  Unicum ? ¨Collection privée (Michael PROBST)

Provenance: ALLEMAGNE, Hesse

 

¤ € 00879 & € 00880 (cf. les détails au Chap. II A)

Tétradrachmes "MAKEDÔNÔN  PROTÊS  /  ANTOGONOS GONATAS"

 

¤ € 00881 (cf. les détails au Chap. II A)

Tétradrachmes "MAKEDÔNÔN  PROTÊS  /  THASOS"

 

Ces quelques exemples portent à penser qu'un même Type monétaire pouvait être frappé dans des ateliers distants de quelques dizaines voire de quelque centaines de kilomètres. Imaginer que des graveurs itinérants faisant partie d'ateliers itinérants promenaient dans leurs basques poinçons, coins et essais pour les perdre à la manière du Petit Poucet un peu n'importe où au cours de leurs pérégrinations, me paraît peu plausible...à la rigueur les poinçons et les coins mais sûrement pas les essais!

Ces quelques exemples portent à penser qu'il existait des ateliers "communs à plusieurs cités" ou des ateliers "supra-territoriaux" ou des ateliers "supra-tribaux" qui frappaient à la demande: cette hypothèse expliquerait aussi les appariements insolites de coins précédemment signalés.

 

§ I / XXIV

Doubles frappes

Doppelschläge

Double-struck coins

 

Il y a double frappe lorsque la pièce frappée ne "saute" pas du coin fixe après le 1er coup de marteau asséné sur le coin mobile et que le monnayeur y assène un second coup. Quelques exemples:

 

¤ € 00227 à € 00231

Winckler - ...Koson in SCIV, Bucharest 23 (2), 1972, p. 173 – 199, fig. 3/1, 3/2,  3/3, 3/4 et 3/5/

Statères d'or frappés par Kosôn, roi de Dacie, imités d'un denier d'argent de Marcus Junius Brutus (Au 8,41 g; 8,44 g; 8,47 g; 8,48 g; 8,35 g)

 

¤ € 00232

Delgado pl. LII / 53

Unidad en bronze de MALAKA de Type "Villaronga p. 100 / 9 et p. 101 / 10". Traces de double frappe à l'Avers

 

¤ € 00233

de La Saussaye pl. VI / 306

Bronze massaliète Dep Mars 40

 

¤ € 00234

de La Saussaye pl. VII / 352

Bronze massaliète Dep Mars 48

 

¤ € 00235

de La Saussaye pl. XXI / 50

Bronze au crocodile de Nîmes BN 2809 (12,24 g)

 

¤ € 00236

de La Saussaye pl. XXI / 51

Bronze au crocodile de Nîmes BN 2810 (12,80 g)

 

¤ € 00237

RBN 1882, pl.III / 54

Ag BN 2913 – 2922

 

¤ € 00238..

RBN 1882, pl.III / 53

Ag BN 2923 – 2930

 

¤ € 00239

Forrer in KN t.1, fig.134

Monnaie dite à la croix (BN 3132?). Elle est si peu lisible que l'on peut hésiter entre double frappe et réformation.

 

¤ € 00240

Ms. Barthélemy t.2, f°53

Statère (Au 7,65 g) dit de Chenôves au triskèle (BN 3672)

 

¤ € 00241

Creusot in Bull. tr. Mus. Châteauroux 1894, p.447-452, pl. sans N°, fig.1 à 4

Statère d'or (BN 4173)

 

¤ € 00242

Forrer in Antiqua 1890, pl.XX, fig.186/187

Ag (BN 5546-5602)

 

¤ € 00243

RBN 1882, pl.II/29

Ag (BN 5807-5857 / BN 5867-5870 / BN 5886-5890 / BN 5937)

 

¤ € 00244

RBN 1882, pl.II/28

Ag (BN 5820)

 

¤ € 00245

Ms. Barthélemy t.1, f°53

Ag (BN 5895-5915)

 

¤ € 00246

Ms. Barthélemy t.5, f°22

Bronze (BN 6108)

 

¤ € 00247

Lambert t.1, pl.XI/16

Ag (BN 7050-7053)

 

¤ € 00248

RN 1862, pl.VI/5

Bronze (BN 7156-7157)

 

¤ € 00249

RN 1840, pl.XII/3

Ag (BN 7177-7180)

 

¤ € 00250

RN 1840, pl.XII/7-8

Ag (BN 7191)

 

¤ € 00251

Rev. arch. 1881, pl.V/16

Bronze (BN 7315-7316/7327). Ce bronze est si peu lisible que l'on peut hésiter entre double frappe et réformation.

 

¤ € 00252 à € 00258

Meyer in...Schweiz, 1863, fig.35 & 41 (à présent SLM N°647)

Kostial Nr.1037 .

La Cour d'Or alias Musées de Metz N°32, 38 & 51

Musée de Saint-Dié-des-Vosges (provenance: La Bure)

Quinaires KALETEDOU (BN8158-8309). Le N°38 des Musées de Metz [alias € 00258] est remarquable: il s'agit d'une pièce en Ag fourré complètement évidée (toute l'âme en cuivre ou bronze a disparu suite à la corrosion) dont il ne reste donc plus que l'enveloppe externe en argent, avec à l'Avers un trou et au Revers, une magnifique double frappe.

 

¤ € 00259

Sch Péronne N°86

Statère d'or dit au croissant strié (BN 8922-8923)

 

¤ € 00260 & € 00261 (2 dessins variés du même exemplaire)

Forrer in Antiqua 1890, fig.184/185 alias in KN t.1, fig.63 alias in ….gauloises…Alsace, fig.81 (Provenance: Strasbourg [FRANCE])

Ag (BN 9020-9043). FORRER parle de double frappe. Mais il y a problème puisqu'au bas de l'Avers, on trouve sous forme de "double frappe" non pas une portion d'Avers mais une portion du  dauphin du Revers. Nous ne voyons pas comment cet avatar put voir le jour.

 

¤ € 00262

LT 9862

Drachme en Ag de Type Velem (OTA 471)

 

§ I / XXV

Frappes incuses

Münzen mit stempelidentischen Münzbildern auf Vorder- und Rückseite, jedoch eines davon als incusen Abschlag (Hohlschlag)

Coins with brockage

 

1ère hypothèse:

ZOGRAPH (Ancient coinage, Oxford, 1977 [BAR Supplementary Series, 33], 2 vol., p.45), à propos des monnaies incuses, pense que l'ouvrier monnayeur pouvait ne pas remarquer que la 1ère pièce restait "collée" sur le coin mobile et continuer sa frappe en faisant de la sorte de la pièce suivante une pièce incuse, alors qu'il aurait décelé la 1ère pièce si elle était restée "collée" sur le coin fixe.

2ème hypothèse:

En admettant de surcroît que le coin mobile est forcément un coin de Revers et le coin fixe un coin d'Avers, l'hypothèse de ZOGRAPH conduit uniquement à des incuses du type "Avers en relief / Avers incus".

 

Le pourcentage de monnaies incuses en numismatique gauloise doit se chiffrer tout au plus à quelques incuses pour mille. NASTER (BSFN, 6, 1981, p.55-58), par contre, a constaté que le pourcentage des drachmes coloniales grecques de Massalia incuses se situe entre 2 et 10 % dans les collections publiques. C'est un phénomène particulier à Massalia qui "dépasse de loin ce que l'on peut observer pour n'importe quel autre monnayage".

En fait, d'après nos pointages, il se trouve

ca 75 % d'incuses "Avers en relief / Avers incus" contre

ca 25 % d'incuses "Revers incus / Revers en relief".

Il faut donc en conclure que l'une ou l'autre des 2 hypothèses ci-devant est inexacte dans environ 1 cas sur 4:

# une incuse peut prendre naissance lorsque la 1ère pièce reste "collée" le plus souvent au coin mobile mais aussi, beaucoup plus rarement, lorsqu'elle reste "collée" au coin fixe

# Le coin mobile est généralement un coin de Revers, très exceptionnellement un coin d'Avers et vice et versa,

le coin fixe est généralement un coin d'Avers, très exceptionnellement un coin de Revers.

 

Ci-après quelques exemples concrets:

 

# "Avers en relief / Avers incus":

 

¤ € 00263

Classical numismatic group, Inc. Mail bid sale 54, 14/6/2000, N°5

Statère d'or frappés par Kosôn, roi de Dacie, imité d'un denier d'argent de Marcus Junius Brutus (Au 8,45 g)

 

¤ € 00264

Gohl in Num. Zeit. 35. Bd. v. J. 1903, Wien 1904, S.157, Nr.37

Denier en Ag (3,04 g) des Eravisci (au Musée de Budapest)

 

¤ € 00265

Gohl in Num. Zeit. 35. Bd. v. J. 1903, Wien 1904, S.162, Nr.59

Denier en Ag des Eravisci

 

¤ € 00266

Chris Rudd List 30, 1998, p.2

Pièce d'Ag de Type BM[Hobbs] 3607

 

¤ € 00267

Laugier pl.VIII/121

Drachme massaliète (Dep Mars 37; 2,60 g)

 

¤ € 00268

Laugier pl.VIII/122

Drachme massaliète (Dep Mars 43; 2,63 g))

 

¤ € 00269

de La Saussaye pl.IV/179

Drachme massaliète (Dep Mars 49 ou 55; 2,65 g)

 

¤ € 00270

de La Saussaye pl.VII/343

Bronze massaliète (Dep Mars 53)

 

¤ € 00271

de La Saussaye pl.XVIII/3

Ag (BN 2620-2636)

 

¤ € 00272

de La Saussaye pl.XX/10

Bronze de Nîmes au crocodile (BN 2778)

 

¤ € 00273

RBN 1882, pl.IV/57

Ag (BN 2913-2922)

 

¤ € 00274

RBN 1882, pl.III/50

Ag (BN 2923-2930)

 

¤ € 00275

Larozas in SENA N°168, 2006, p.14, fig.9

Ag (BN 3433-3440)

 

¤ € 00276

Forrer in KN t.1, fig.59

Ag (BN 4117-4122)

 

¤ € 00277

Forrer in KN t.1, fig.60

Ag (BN 4139-4142)

 

¤ € 00278

RN 1862, pl.I/5

Ag 1,80 g (BN 5637-5643)

 

¤ € 00279

de La Size in ....Laveyron, t.14, 1880, pl.II / 28

Ag (BN 5820)

 

¤ € 00280

RN 1842, pl.I/1

Ag (BN 7050-7055)

 

¤ € 00281

RN 1893, pl.VII/7

Bronze (BN 7493)

 

¤ € 00282

RN 1899, pl.VI/9

Bronze (BN 7545)

 

¤ € 00283

LT pl.LV, D15 alias Sch Péronne 191

Bronze (BN 7554-7569)

 

¤ € 00284

Bronze (BN 8038-8053)

 

¤ € 00285 & € 00286

La Cour d'Or alias Musées de Metz

Musée de Saint-Dié-des-Vosges

Quinaire KALETEDOU (BN 8158-8309)

 

¤ € 00287

Sch Péronne N°203

Ag 1,92 g (BN 9020-9043)

 

# "Revers incus / Revers en relief":

 

¤ € 00288

Laugier pl.VIII/123

Drachme massaliète Ag 2,70 g (Dep Mars 41)

 

¤ € 00289

Lambert t.2, pl.XIII/9

Monnaie à le croix (Dep II / 182)

 

¤ € 00290

Feugère...

Monnaie à la croix dite à la main (Dep II 266 var)

 

¤ €  00291

Ag (BN 4127-4130)

 

¤ € 00292

de La Size in ... Laveyron, t.14, 1880, pl.I /5

Ag (BN 5803-5805)

 

¤ €  00293

LT 5877

Ag (BN 5807-5857 / 5867-5870 / 5886-5890 / 5937)

 

¤ € 00294

Lelewel pl. VII / 33 alias Akerman 1846, pl.XV/2 alias de Lagoy 1847, 5

Ag fourré (trouée) (c'est LT / BN 5923)

 

¤ € 00295

Ms. Barthélemy t. 2, f°29

Ag 2,20 g (Type dit "de Roanne 48" trouvée en Moselle!!!)

 

¤ € 00296

RBN 1882, pl. IV / 64

Ag Type indéterminé

 

§ I / XXVI

Réformations

Überprägungen

Overstrucking

 

Les monnaies celtes furent généralement frappées sur flan neuf. Très exceptionnellement, on recourut à la "réformation": on frappait non sur flan neuf mais sur une monnaie préexistante: il s'agit donc de surfrappes.

On trouvera une liste non exhaustive des réformations connues pour les monnaies gauloises sous BSFN 1983, p. 333 - 338.

 

¤ € 00297 à € 00301 

Ces 5 dessins détaillent de telles réformations:

# Figure du haut: les coins d'Avers et de Revers  utilisés

# 2 ème figure à partir du haut: Avers et Revers de la monnaie obtenue en cas de frappe sur flan neuf

# 3 ème figure à partir du haut: la monnaie préexistante tenant lieu de flan et qui va être surfrappée

# Figure du bas: la monnaie réformée alias la réformation ainsi obtenue.

ll ressort clairement de l'examen des divers dessins que nous produisons [et qui sont commentés plus en détail plus loin] que les réformations sont généralement peu lisibles voire confuses au point qu'il est souvent impossible de préciser de façon certaine le "surfrappant" et le "surfrappé".

 

Eut-on recours à la "réformation" pour les mêmes raisons qu'à l'époque de Louis XIV ou XV où l'on abusa de cette technique pour procéder à des dévaluations rapides tout en faisant l'économie de la réalisations de nouveaux flans neufs? On l'ignore.

On ne recourut, à notre connaissance, à la "réformation" que:

 

# chez les Norici ("AUTRICHE") [les Norici y recoururent très massivement bien que nous ne produisions ci-après qu'une unique illustration]:

 

¤ € 00302

Kupido in Berl. Bl. f. M.-, S.- u. W.-Kunde III 1866, S.143-156, Taf.37,20

Kos in …Sloweniens…Taf.32/12

Réformation de Type Göbl WN C3c (ca 48-41 BC) sur Type Göbl ON 11b (ca 55-31 BC) (Ag)

 

# dans divers ateliers "espagnols" d'avant Auguste où l'on y recourut massivement:

 

¤ € 00303

Delgado pl. II / 21

Unidad en bronze d'ABDERA de Type "Villaronga p. 113 / 14" surfrappé sur un bronze de Type indéterminé: Avers sur Revers et Revers sur Avers

 

¤ € 00304

Delgado pl. II / 22

Unidad en bronze d'ABDERA de Type "Villaronga p. 113 / 14" surfrappé sur un bronze d'ONUBA: Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ € 00305

Delgado pl. IV / 15

As en bronze d'ACINIPO de Type "Villaronga p. 392 / 3 & 4" surfrappé sur un As d'OBVLCO de Type "Villaronga p. 344 & 345 / 17 à 24": Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ € 00306

Delgado pl. IV / 16

As en bronze d'ACINIPO de Type "Villaronga p. 392 & 393 / 1 à 4 et 6 à 11" surfrappé sur un As d'OBVLCO de Type "Villaronga p. 347 à 349 / 44 à 50 et 52 à 58": Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ € 00307

Delgado pl. IV / 17

As en bronze d'ACINIPO de Type "Villaronga p. 392 & 393 / 1 à 4 et 6 à 11" surfrappé sur un Bronze indéterminé

 

¤ € 00308

Delgado pl. 61 / 82

Avers d'un Semis en bronze de CARISSA de Type "Villaronga p. 408 / 1" surfrappé sur l'Avers d'un semis d'OBVLCO de Type "Villaronga p. 350 / 61" ou l'inverse c'est-à-dire surfrappe OBVLCO sur CARISSA

 

¤ € 00309

Heiss pl. LI / 1 alias

Delgado pl. VIII / 14

Semis en bronze (en principe Diamètre: 18 mm / Poids: 4-6 g) de CARISA de Type "Villaronga p. 408 / 1" surfrappé sur un as (Diamètre 26 mm / Poids: 12-18 g) de KASTILO de Type "Villaronga p. 336 / 39 var": Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ € 00310

Delgado pl.VIII / 15

Semis en bronze de CARISA  de Type "Villaronga p. 409 / 7" surfrappé sur un Cuadrante de CORDVBA de Type "Villaronga p. 401 & 402 / 1 &  2": Avers sur Revers et Revers sur Avers

 

¤ € 00311

Delgado pl.VIII / 16

Semis en bronze de CARISA de Type "Villaronga p. 409 / 7" surfrappé sur un bronze indéterminé

 

¤ € 00312

Delgado pl.VIII / 17

Semis en bronze de CARISA de Type "Villaronga p. 409 / 7" surfrappé sur un bronze lybio-phénicien indéterminé: Avers sur revers et Revers sur Avers

 

¤ € 00313

Delgado pl.VIII / 18

Semis en bronze de CARISA de Type "Villaronga p. 409 / 8" surfrappé sur un semis de KASTILO de Type "Villaronga p. 336 / 43": Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ € 00314

Delgado pl.XVII / 5

Cuadrante en bronze de CORDOBA de Type "Villaronga p. 401 & 402 / manque" surfrappé sur un bronze indéterminé de l'Espagne Citérieure

 

¤ € 00315

Delgado pl.XXXIX / 28

As en bronze d'ILIPENSE de Type "Villaronga p. 374 / 2 & 3" sur frappé sur un Doble en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 331 / 7": Avers sur Revers et Revers sur Avers

 

¤ € 00316

Delgado pl.XXXIX / 29

As en bronze d'ILIPENSE de Type "Villaronga p. 374 / 2 & 3" sur frappé sur un as d'OBVLCO selon DEGADO (ce qui n'est hélas pas en accord avec la palme au haut du Revers et les 2 caractères à droite du Revers

 

¤ € 00317

Delgado pl.XLIV / 13

Mitad d'ITVCI du Type au taureau "Villaronga p. 109 / manque"  sur un Unidad du Type au cavalier "Villaronga p. 108 / 3 & 4" du même atelier d'ITVCI

 

¤ € 00318

Delgado pl. XLIV / 14

Mitad en bronze d'ITVCI du Type au taureau "Villaronga p. 109 / 10"  sur un Unidad du Type au cavalier "Villaronga p. 108 / 3 & 4" du même atelier d'ITVCI

 

¤ € 00319

Heiss p. 41 et pl. XXXIX / 10

Doble en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 331 / 7" surfrappé sur un As d'OBVLCO de Type "Villaronga p. 344 / 17 à 24": Avers sur Revers et Revers sur Avers

 

¤ € 00320

De Lorichs pl. LXX / 2 alias

Delgado pl. 114 / 13

Doble en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 331 / 7" surfrappé sur un As indéterminé probablement d'OBVLCO: Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ € 00321

De Lorichs pl. LXX / 4 alias

Delgado pl. 113 / 12

As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 & 336 / 38 à 41" surfrappé sur un As indéterminé probablement d'OBVLCO: Avers sur Avers et Revers sur Revers

 

¤ Pas de fig.

Villaronga p. 406 / 1 (cf. les incertaines du Chapitre XIII C)

Ce Type existe surfrappé sur des As d'OBVLCO

 

¤ € 00322

Delgado pl.XLVIII / 15

As en bronze de LASTIGI de Type "Villaronga p. 381 / 6" surfrappé sur un bronze indéterminé: Avers sur Avers

 

¤ € 00323

Delgado pl.LXIII / 4

Revers d'un As en bronze d'ONVBA de Type "Villaronga p. 387 / 1 & 2" surfrappé sur l'Avers d'un  bronze indéterminé

 

# à Massalia [on y recourut exceptionnellement]:

 

¤ € 00324 à € 00327

Chabot in SENA N°154, 2002, p.24 & 28

Drachmes massaliètes réformées [provenant toutes de l'Oppidum de La Cloche (FRANCE, Bouches-du-Rhône)] sur des pièces d'argent de Type indéterminé, sauf dans le dernier exemple où il s'agissait d'un denier de C. Aburius Germinus

 

¤ € 00328

de La Saussaye pl.IX/379 alias Ms. Barthélemy t.1, f°6

Moyen bronze massaliète au trépied de Type Dep Mars 23 sur un moyen bronze massaliète au taureau de Type Dep Mars 22

 

¤ € 00329

Laugier pl.XIII/46

Moyen bronze massaliète au trépied de Type Dep Mars 24 sur Dep Mars 22

 

¤ € 00330

Laugier p.XIII/48

Moyen bronze massaliète au trépied de Type Dep Mars 25 sur Dep Mars 22

 

# dans l'atelier de Villeneuve-Saint-Germain (FRANCE, Aisne), en pays suessione [cet atelier ne semble avoir produit que des réformations] où furent trouvées les 7 réformations qui suivent:

 

¤ € 00330 A

Revue du Nord, N° spécial 1984, p.72-73, fig.7 & 14 alias

Gallia 1985, p.473, fig.5 alias

Dep VI / 99

Quinaire d'argent réformé du Type dit à la chevelure nattée (4 exemplaires connus seulement, tous frustes) usuellement attribué aux Suessiones [cf. Chapitre XXVII sous Dep VI / 99] surfrappé sur un Quinaire de Type KALETEDOU BN 8158-8309 usuellement attribué aux Lingones: Avers sur Revers et Revers sur Avers. La rouelle à l'Avers et l'anneau dentelé au Revers sont les vestiges des Revers et Avers du Quinaire KALETEDOU.

 

¤ € 00297 / € 00331 à € 00334

Sch Lyon 990

Mél. C. de B. p.237, 238, 240, 249 & 250, pl.II / 6 (Monnaie 31) / pl.II / 11 (Monnaie 23), pl.II / 12 (Monnaie 34) & pl.III / 4

Pièce d'argent du Type dit au bige Sch Lyon 990 [cf. Chapitre XXVII sous "A adjoindre BN 7220"] usuellement attribué aux Suessiones surfrappé sur

# un Quinaire BN 5096-5252 usuellement attribué aux Aedui pour € 00297 et € 00331 (1,62 g)

# un Quinaire de Type KALETEDOU BN 8158-8309 usuellement attribué aux Lingones pour € 00332 (1,86 g)

# sur des pièces d'argent indéterminées pour € 00333 et € 00334 (1,82 et 1,92 g)

¤ € 00298

Mél. C. de B....p.238 & 250, pl.III/2

Pièce d'argent du Type dit à l'oeil BN 8801A usuellement attribué aux Suessiones sur une monnaie d'argent BN 4097-4101 usuellement attribuée aux Bituriges ou aux Lemovices

 

# dans quelques autres cas connus en Gaule:

 

¤ € 00299

Denier dit à l'hippocampe à gauche de Type BN 2923-2934 réformé sur un denier similaire avec hippocampe à droite de Type BN 2913-2922

 

¤ € 00300

Bronze de Type BN 8507 usuellement attribué aux Ambiani réformé sur un bronze de Type BN 8397 usuellement également attribué aux Ambiani

 

¤ € 00301

Gentric in …. Bollène p.35 N°392 et p.95 & 97

Obole alias dupondius d'argent de la colonie romaine de Nîmes de Type BN 2717-2724 (0,21 g; ca 44-42 BC selon DEPEYROT) réformé sur une obole provençale à la croix BN 524-525 (ca 445-350 BC).

On admet généralement que les réformations se faisaient sur des pièces contemporaines ou légèrement antérieures. Nous ne connaissons que ce seul cas où la réformation se fit sur une pièce vieille de 300 à 400 ans!!!

 

¤ € 00335

Blanchet in RN 1907, pl.XIV/15 / Scheers in BSFN 1983, p.333-334

Drachme de Type dit de Bridiers [BN 2282] (4,05 g) réformée sur une drachme de Type dit de Bridiers BN 2280-2281

 

¤ € 00336

Blanchet in RN 1907, pl.XIV/16 / ABM fig.19 / Scheers in BSFN 1983, p.333-334

Drachme de Type dit de Bridiers [Nash 63 alias BM (Allen) 140] (4,30 g) réformée non, comme cela avait été affirmé tout d'abord, sur une monnaie à la croix mais sur une imitation gauloise de la drachme de Rhodè

 

¤ € 00337

Ms. Barthélemy t.1, f°53

Denier au cavalier de Type BN 5886-5890 réformé (???) sur un denier identique: Avers sur Revers et Revers sur Avers. Comprenne qui pourra!

 

¤ € 00338

Ms. Barthélemy t.5, f°63

Selon BARTHéLEMY, bronze (2,45 g) "confus à la suite d'une surfrappe"

 

# dans l'atelier de Heidetränke près d'Oberursel-Oberstedten (ALLEMAGNE, Hesse) avec sa technique de frappe particulière: cf. les détails au Chapitre III sous BN 9388 var.

 

# Monnaies celtes et leurs avatars

Keltische Münzen und ihre Umwandlungen

Celtic coin metamorphosis

 

§ I / XXVII

Contremarquage de monnaies celtes après leur frappe

Nach ihrer Prägung gegengestempelte keltische Münzen (Gegenstempel alias Kontermarken alias Contremarken alias Einstempelungen)

Countermarks after minting

 

Citons BLANCHET (ABT p. 536 & 538): "Je ne puis passer ici en revue tout ce qu'on a écrit sur les contremarques des monnaies grecques et romaines, qui étaient, dans la plupart des cas, apposées pour donner cours à des monnaies, quand celles-ci  auraient dû normalement être bannies du commerce. On connaît un certain nombre de contremarques appliquées sur des monnaies" celtes. "Les monogrammes qui se voient dans beaucoup de contremarques ont exercé la sagacité de nombreux érudits. Mais il faut se mettre en garde contre des interprétations comme celles proposées par de SAULCY. Il a considéré la contremarque BON comme une estampille de Boulogne-sur-Mer (Bononia)  (RN 1869-70, p.395) et d'autres marques  C . I . C  et  CN .  pouvaient, selon lui, désigner Carpentras et Narbonne (RN 1869-70, p.402; Mél. de Num.. t.1, p.425). Ces interprétations n'ont aucune base certaine".

Ci-après une liste non exhaustive de contremarques apposées sur les monnaies après leur frappe: 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

 # Tétradrachmes dits des Celtes de l'Est:

 

¤ € 00339

GOHL in Numizmatikai Közlöny, Budapest 1911, 256 alias POK p.22 alias Preda p.562B

Parmi les tétradrachmes dits des Celtes de l'Est (cf. leur étude détaillée au Chap. II C), il s'en trouve de très nombreux, surtout sur le Type OTA 22-37, portant de 1 à 4 voire 5 contremarques par pièce et (ou) des coups de burin souvent nombreux (cf. § I / XXX) et (ou) des entailles quelquefois si profondes qu'elles perforent la pièce (cf. § I / XXX).

Il s'agit rarement de pièces de bon style; la plupart sont des pièces usées avec des reliefs très émoussés ("verwischte Reliefs"). Ces pièces volontairement détériorées dateraient de ca 270-230 BC ou, selon une opinion plus généralement admise, de ca 220-150 BC.

GOHL a recensé toutes les contremarques connues de lui pour toutes les provenances confondues: il a ainsi recensé 88 contremarques différentes figurant dans notre tableau.

 

¤ € 00340

PREDA (p.563) a cru observer que ces contremarques sont différentes selon les Trésors étudiés. A titre d'exemple, les contremarques sur les tétradrachmes de 3 Trésors:

A: Vovriesti (Province roumaine de Moldavie) [55 contremarques différentes]

B: Velikaia - Gorazdovka (sur la frontière slovaquo-ukrainienne) [28 contremarques différentes]

C: Narta - Belovar (CROATIE) [25 contremarques différentes]

 

¤ EJW 000..

Déjà décrit au § I / XX

 

¤ cf. OTA 71-72 (Chap. II / C)

Contremarque roue ("Mit Rad-Kontermarke").

La contremarque est plus une rouelle alias croisette qu'une roue. Il s'agit d'une contremarque purement ornementale puisque d'un exemplaire à l'autre, elle se retrouve au même emplacement avec, néanmoins, les rais différemment orientés

 

¤ cf. OTA 402.... (Chap. II / C)

OTA 402 alias LT9855 alias

Forrer in KN t.1, fig.321

Poids et provenances de ce Type de Tétradrachmes:

# Le premier (Ag 13,05 g Provenance: HONGRIE) porte une contremarque "triskèle" sous le cheval.

# Le second (Ag 12,92 g Provenance: HONGRIE, Nogràd), imité de ceux d'Audoléon,  porte, au Revers, la légende ΑΥΔΩΛΕΟΝΤΩΣ (à lire: AUDÔLEONTÔS) au-dessus du cavalier ainsi qu'une contremarque en forme de "Y couché" sous le cheval.

 

# Bronzes de Monnaies "espagnoles" d'avant Auguste:

 

¤ € 00341

Delgado pl. I / 6

Unidad en bronze d'ABDERA de Type "Villaronga p. 112 / 1". Au Revers, la contremarque "rectangulaire" COER

 

¤ € 00342 à € 00344

Heiss p. 372 et pl. LV / 6 & 7 alias

Delgado pl. V / 6 alias

Alvarez-Burgos 113

Semis en bronze d'ASIDO de Type "Villaronga p. 122 / 4" avec, au haut de l'Avers, la contremarque "rectangulaire" en caractères bastulo-puniques alias libyo-phéniciens " B' B' L " (à lire de droite à gauche). Cette contremarque signifierair " Par ordre des magistrats".

 

¤ € 00345

Delgado pl.XIV / 45

Semis en bronze de CARTEIA de Type "Villaronga p. 420 / 71". Au Revers, la contremarque "ronde" B ou R

 

¤ € 00346

Delgado pl. 119 / 29 & 31

As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA CELSA (anciennement KELSE) de Type "Villaronga p. 225 / 22" avec contremarque  R  ou  T I  au Revers

 

¤ € 00347

Heiss pl. XI / 16

As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA CELSA (anciennement KELSE) de Type "Villaronga p. 225 / 28" avec contremarque  R  au Revers

 

¤ € 00348

Heiss pl. XI / 15

As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA LEPIDA (anciennement KELSE) de Type "Villaronga p. 224 / 21" avec contremarque R au Revers

 

¤ € 00349

Heiss pl. XI / 11 & 12

As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA LEPIDA (anciennement KELSE) de Type "Villaronga p. 224 / 22 & 23" avec contremarque R au Revers

 

¤ € 00350

Delgado pl. 185 / 1

Unidad en bronze d'EKUALAKOS de Type "Villaronga p. 286 / 1" avec une contremarque indéterminée devant le museau du cheval au Revers

 

¤ € 00351

Delgado in ...España, 1876, t.III, entre les p.221 & 222

6 contremarques apparaissant fréquemment sur les monnaies d'EMPORIA

 

¤ € 00352 à € 00358

Delgado pl.142 / 287, 288, 289, 290, 291, 292 & 293

7 exemplaires variés contremarqués d'As en bronze  d'EMPORIA de Type "Villaronga p. 156 / 41 & 44".

Selon BLANCHET (ABT p.538, note 2), une  monnaie d'EMPORIAE, trouvée en FRANCE dans l'Aude, porte la contremarque DD, ainsi qu'une autre trouvée à Lectoure (FRANCE, Gers) (Musée de cette ville).

 

¤ € 00359 & € 00360

Heiss pl. IV / 55 & 56 alias

Robert in Hist. gle. de Lang. t.16, 1900, p.460-461 (Provenance: Vieille-Toulouse, FRANCE, Haute-Garonne)

As en bronze d'EMPORIA de Type "Villaronga p. 156 / 41 & 44" avec, à l'Avers, 2 contremarques:  O D  et un dauphin

 

¤ € 00361

Heiss pl. IV / 65-57

As en bronze d' EMPORIA de Type "Villaronga p. 156 / 41 & 44" avec, à l'Avers, une contremarque indéterminée

 

¤ € 00362

Delgado pl. XXVIII / 68

Cuarto en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 84 / 14" avec contremarque "croissant centré d'un globule" au Revers

 

¤ € 00363

Delgado pl.XXVIII / 62

Mitad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 85 / 26", avec, au Revers, la contremarque "étoile à 5 pointes"

 

¤ € 00364

Delgado pl. 26 / 19 à 22

Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 86 / 35": au Revers, contremarques "dauphin" ou  S A  dans un cartouche. Cette dernière passe pour y avoir été apposée par MASSALIA du temps d'Auguste.

 

¤ € 00365 à € 00367

Heiss pl. LI / 7 et p.347

RN 1907, p.65 (2 exemplaires à présent au Berliner Münzkabinett)

Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 86 / 35" portant la contremarque "dauphin" soit-disant massaliète

 

¤ € 00368

Delgado pl. XXVI / 18

Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 87 / 39" portant les contremarques, à l'Avers,  M A [en monogramme] et, au Revers,  B

 

¤ € 00369 & € 00370

Delgado pl. XXVI / 23 & 24

Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 87 / 39" avec, au Revers, la contremarque "rectangulaire"  WAS[NS]

 

¤ € 00371

Delgado pl. XXVI / 30

Mitad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 89 / 58 var" portant au Revers la contremarque  B

 

¤ € 00372

Heiss pl. IX / 6 & 8 alias

Delgado pl. 149 / 7 & 8

As en bronze de l'atelier celtibérique d'ILTIRTA de Type "Villaronga p. 178 / 20" avec, au Revers, la contremarque EC en monogramme

 

¤ € 00373 & € 00374

Heiss pl. XLVI / 3 alias

De Lorichs pl. XXX / 12 alias

Delgado pl. 41 / 6

Semis en bronze d'IRIPPO de Type "Villaronga p. 422 / 1" avec, à l'Avers, contremarque S(rétrograde) A S

 

¤ € 00375 é € 00376

Delgado pl. 41 / 7 & 8

Semis en bronze d'IRIPPO de Type "Villaronga p. 422 / 1" avec, à l'Avers, contremarque O N  ou  O И

 

¤ € 00377

Heiss p. 35 et pl. XXXIV / 6-8

As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 / 36 & 37 var" avec contremarque  C ·  à l'Avers

 

¤ € 00378

Heiss p. 35 alias

De Lorichs pl. LXIX / 11 alias

Delgado pl. 113 / 6

As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 / 36 & 37 var" avec contremarque  C ·  à l'Avers

 

¤ € 00379 & € 00380

de Lorichs pl. LXXI / 9 alias

Delgado pl. 113 / 11

As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 / 38" avec contremarque B à l'Avers

 

¤ € 00381 & € 00382

Mowat - "Contremarques minières sur les monnaies ibériques" in RN 1912, p.330-334

Mitad et Unidad en bronze de KESE de Types recpectivement "Villaronga p. 158 / 1" et "Villaronga p. 159 / 4" portant, à l'Avers, la contremarque latine "pointillée"  SC (Rien à voir sans doute avec "Senatus Consulto"  plutôt la contremarque d'une société minière (S = Societas) des mines hispano-romaines d'El Centenillo (ESPAGNE, Jaén)

 

¤ € 00383

Heiss pl. LVII / 2 alias

Delgado pl. XLV / 5

As en bronze de LAELIA de Type "Villaronga p. 396 / 8" avec, à l'Avers, la contremarque "rectangulaire" CC

 

¤ € 00384 à € 00386

De Lorichs pl.XXXII / 6 alias

Heiss pl.XLV / 2 alias

Delgado pl.XLIX / 7

Unidad en bronze de MLK alias MALAKA de Type "Villaronga p. 101 / 11" avec, au Revers, une contremarque "ronde" (voir fig.)

 

¤ € 00397 & € 00388

Heiss pl.XXI / 2 alias

Boudard pl.XXI / 3 alias

De Lorichs pl.XIX / 3 alias

Delgado pl.145 / 3

Unidad en bronze d'OROSI de Type "Villaronga p. 227 / 1 & 2" avec, à l'Avers, la contremarque "ronde" H

 

¤ € 00389

Heiss pl. LIX / 4 & 5 alias

Delgado pl. LXV / 7

As en bronze d'OSET de Type "Villaronga p. 396 / 8" avec, à l'Avers, la contremarque "rectangulaire"  C O N

 

¤ Pas de fig.

Mém. acad. du Gard, 1869-70, p. 58

Grand bronze de l'atelier celtibérique de SAGUNTUM (trouvé à Nîmes!) portant la contremarque D D 

 

¤ € 00390 & € 00391

Villaronga p.135/12B

Mitad en bronze de SALACIA alias KETOUIBON (?) de Type "Villaronga p. 135 / 12 B" avec, au Revers, la contremarque S

 

¤ € 00392

Delgado pl. LXIX / 14

Unidad en bronze de SEXS de Type "Villaronga p. 105 / 9" avec contremarque  D D  au Revers

 

¤ € 00393

De Lorichs pl.LXV/9

Unidad en bronze de TOLETUM de Type "Villaronga p. 297 / 6 & 7 var" avec, à l'Avers, la contremarque "rectangulaire" MAL(?) en monogramme

 

¤ € 00394

Delgado pl. LXXVI / 9

Unidad en bronze d'ULIA de Type "Villaronga p. 366 & 367 / 1 à 4" avec, au Revers, une roue dentée en guise de contremarque

 

¤ € 00395

Delgado pl. 138 / 240

Mitad en bronze d'UNTIKESKEN (devenu ultérieurement EMPORIA) de Type "Villaronga p.144/24" dont l'Avers arasé porte une inscription gravée indéterminée  . Ce n'est donc pas à proprement parler une contremarque.

 

¤ € 00396

De Lorichs pl. XLVII / 1

Delgado pl. 136 / 207

As en bronze d'UNTIKESKEN (devenu ultérieurement EMPORIA) de Type "Villaronga p. 146 / 35" avec contremarque G devant le front à l'Avers

 

¤ € 00397

Delgado pl. 135 / 197

As en bronze d'UNTIKESKEN (devenu ultérieurement EMPORIA) de Type "Villaronga p. 146 / 37". Au Revers, contremarque "palme"

 

¤ € 00398

Heiss p.472 alias De Lorichs pl.XXI/5

Moyen bronze de l'empereur Claude avec, à l'Avers, la contremarque "rectangulaire" "L BI", la seule contremarque en caractères celtibériques qui nous soit connue

 

# Drachmes massaliètes contremarquées:

 

D'après CHABOT (SENA N°38, 1973, p.106), on n'en connaît que 2 cas:

 

¤ € 00399

de La Saussaye pl.IV/222

Drachme massaliète de Type Dep Mars 41 portant, à l'Avers, une contremarque "ronde" illisible

 

¤ € 00400

Chabot in SENA N°38, 1973, p.106 (Provenance: Le Castellas de Rognac (FRANCE, Bouches-du-Rhône)

Drachme massaliète de Type Dep Mars 55 (Emission 88) avec une contremarque dont on peut s'étonner de sa discrétion. Elle consiste en un poinçon rond d'un diamètre de ca 1,4 à 1,5 mm dans lequel est inscrit un minuscule Δ. Ce poinçon oblitère partiellement l'oeil d'Artémis.

 

¤ Rappelons aussi les contremarques "dauphin" sur certains bronzes celtibériques (voir ci-devant) ou coloniaux romains (voir ci-après) présumées massaliètes.

 

# Bronzes coloniaux romains contremarqués:

 

¤ Colonie romaine de Nîmes:

 

¤ € 00401

Majurel in OGAM t.XVII, 1965, p.243-278, fig.12[138]

Les 44 contremarques recensées par MAJUREL sur les dupondii alias as nîmois au crocodile BN2740-2877 (cf. Chapitre XXV).

Selon BLANCHET (ABT p.538), le  D D  (Decreta Decuriorum) « indique que l'autorité municipale intervint pour donner cours à des pièces anciennes ou étrangères (16). On a dit que les contremarques  IMP . CAE  et  A G étaient des marques de l'autorité impériale apposées pour étendre le cours des monnaies coloniales hors du territoire de la colonie qui les avait émises (18). Cette hypothèse est vraisemblable".

 

¤ € 00402 à € 00414

de La Saussaye pl.XX/15

de L S pl.XX/17 alias Ms. Barth t.1, f°19

de L S pl.XX/19 alias Darembert – Dict. des antiquités t.3, 1900, fig.4045

Robert in Hist. gle. de Lang. t.2, 1876, p.495, N°6 & t.16, 1900, pl.IV/5 alias Ms. Barth t.1, f°42

Ms. Barth t.1 f°19

de L S pl.XX/23

de L S pl.XX/24

de L S pl.XX/28 alias Ms. Barth t.1, f°20 / de L S pl.XX/29 alias Ms. Barth t.1, f°19

de L S pl.XX/30 alias Ms. Barth t.1, f°20

de L S pl.XXI/42 & 44 alias Ms. Barth t.1, f°19

de L S pl.XXI/49 alias Ms. Barth t.1, f°19

Le 1er exemplaire représenté (€ 00402), en dehors de la contremarque de l'Avers, est unique en raison de son Revers: ce Revers est "inversé [alias rétrograde] et en relief"! Le graveur, au lieu de graver ce coin de Revers "inversé et en creux", l'aura gravé par mégarde "non inversé (à la manière d'un Revers "non erroné" déjà frappé) et en creux".

 

¤ € 00415

de L S pl.XX/33 alias Ms. Barth t.1, f°20

Selon BLANCHET (ABT p.538), "un bronze de Nemausus, conservé au Cabinet de La Haye, porte la contremarque circulaire  C D D A R  qu'on a traduite par Consensu Decurionum Arelates (W. H. Scott in Num. Chronicle, 1852, p. 111). Bien que cette interprétation ait été approuvée encore récemment (H.  Willers in Numism.  Zeitschrift, Wien, t. XXXIV, 1902, p. 124, note 67), je ne puis l'accepter".

 

# Colonie romaine de Lyon:

 

¤ € 00416

2. Bericht des Hist. Vereins der Pfalz, Speyer 1847, Tab.VII/3

Bronze de Type "Autel de Lyon"  (trouvé dans le Palatinat en ALLEMAGNE) portant au Revers une contremarque en forme de coeur avec les lettres I MP N / C N

 

¤ Pas de fig.

Chedeau & de Sarcus, Mém. sur les découvertes archéo. faites en 1864 dans le lit de la Mayenne à au gué de Saint-Léonard, 1865, p.20 & 26, pl.V, N°23

Moyen bronze d'Auguste frappé à Lugdunum, trouvé en FRANCE, Mayenne, portant 2 contremarques: l'une "carrée" CA et l'autre "ronde" portant un taureau cornupète à gauche, accompagné des lettres AAT.C

 

# Colonie romaine de Vienne:

 

¤ € 00417

Ms. Barth t.1, f°46 alias RN 1906, p.478 alias RN 1907, p.64 alias de La Saussaye pl.XV/6

As colonial en bronze de Vienne contremarqué, soit-disant par MASSALIA du temps d'Auguste, d'un dauphin

 

¤ € 00418

Mél. de num. t.1, 1874/75, p.191

As identique: devant l'effigie, une contremarque ronde (datant de ca 27-12 BC ?) portant la chienne regardant en arrière qui se rencontre au Revers des pièces gauloises dites de PIXTILOS (chef gaulois?) BN7090-7099

 

# Monnaies gauloises contremarquées:

 

¤ € 00419 

Hucher t.1, pl.97/2 alias

RN 1850, pl.II/2 alias

Ms. Barth t.2, f°22

Agrandissement  de la contremarque seule

Statère BN 3657 alias Dep III/122, N°5 (ca 220-200 BC) (Etude détaillée du Type au Chapitre II B), usuellement attribué aux Arverni, contremarqué d'un "sanglier à droite"

 

¤ € 00420

Hucher t.1, pl.97/1 alias

Rev. arch. 1867, pl.III/3 alias

ABT fig.561

Agrandissement  de la contremarque seule

Statère BN 3668 alias Dep III/122, N°4 (ca 220-200 BC) (Etude détaillée du Type au Chapitre II B), usuellement attribué aux Arverni, contremarqué d'un "oiseau sur un cheval à gauche"

 

¤ € 00421

Hucher t.1, pl.44/2 alias

RN 1853, pl.I/2 alias

Ms. Barth t.1, f°52

Denier au cavalier en argent de Type BN 5749-5779 (Dep I/110) AVSCROCOS (ca 61-43 BC) (Etude détaillée du Type au Chapitre II D), usuellement attribué aux Allobroges, portant une contremarque H D ainsi que d'autres signes indéterminés frappés en creux

 

¤ € 00422

BN 6425 alias

Ms. Barth t.6, f°52

Quart de statère (Bon or 1,95 g) de Type BN 6423-6425 alias Dep VIII/171 (ca 200-100 BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre II B), usuellement attribué aux Namnetes, avec, sur la joue une contremarque "fleur"

 

¤ € 00423 & € 00424

Parenteau – Essai…, 1862, pl II / 5 (Provenance: Ancenis, Loire-Atlantique) alias

Parenteau, Inventaire archéol., 1878, p.82, pl.41/7 (Provenance: près Nantes) alias

Quart de statère dit à l'hippophore de Type BN 6724-6725 alias Dep VIII / 175 (ca 150-50 BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre VII), usuellement attribué aux Namnetes, avec, sur la joue, une contremarque diversement décrite:  cercle de grènetis ou petite couronne ou torques ou anneau bouleté

 

¤ € 00425

Hucher t.1, pl.1/1 alias

RN 1850, pl.II/1 alias

Ms. Barth t.3, f°44 alias

ABT fig.61 alias

ABM fig.37 alias

Blanchet in Rev. des Et. Anc., Bordeaux t.XII, 1910, p.42, fig.7

Agrandissement  de la contremarque seule

Statère d'or BN 6897 alias Dep IV/17, N°3 (ca 200-180 BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre II B) (Provenance: La Ferté-Bernard (FRANCE, Sarthe, usuellement attribué aux Bituriges,  avec, à l'Avers, une contremarque "hippocampe à droite" dans un cercle de grènetis. Selon BLANCHET (ABT p.536), ce statère aurait été contremarqué "pour lui donner cours chez les Aulerci Cenomani".

 

¤ € 00426 à € 00428

LT pl.XX / 6954 alias

LT pl.XXIV / 6954 alias

Ms. Barth. t.4, f°10

Quart de statère BN 6954 alias Dep VIII/45, N°2 (ca 300-200 BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre II B) usuellement attribué aux Lexovii, avec, à l'Avers, une contremarque ronde sur la joue.

LA TOUR en a proposé 2 dessins variés (A avec, en dessous, 1 globule et, au-dessus, 2 globules).

MURET & CHABOUILLET ainsi que BARTHéLEMY y voient plutôt un Δ.

Selon BLANCHET (ABT p.536, Note 5), "cette contremarque est peut-être très postérieure à la monnaie" sans doute en raison de la présence sur la contremarque d'une lettre grecque ou latine.

 

¤ Cf. Chapitre XXVII sous BN 8402

ABT p.537, fig.562

Bronze de Type BN 8402 usuellement attribué aux Ambiani qui, selon l'interprétation à présent désuète de BLANCHET, "paraît porter un sanglier en contremarque".

DELESTRéE & TACHE (DT I / 459) considèrent que ce sanglier ne "fait partie de la pièce" et n'est pas une contremarquie

 

¤ € 00429

RN 1857 pl.XI/8

Quart de statère "Imitation de Philippe" de Type indéterminé (Au 1,27 g; provenance: Saint-Genis près Genève) portant 2 contremarques

l'une à l'Avers: oiseau? coq? coq de bruyère? et

l'autre au Revers: objet incertain de forme lunaire d'où sortent 3 petites branches? fleur sur un croissant?  

 

¤ Pas de fig.

Quart de statère, trouvé en Suisse (Evans,  Countermarked  gaulish  coin found in Switzerland,  dans Num. Chronicle, 1866, p. 252)

 

¤ Pas de fig.

ABT p.537, note 5 (Collection Blanchet)

Pièces d'argent des Ædui avec une "contremarque peu distincte" selon BLANCHET

 

§ I / XXVIII

Modification voire mutilation délibérée de dernière heure du coin avant la frappe

Vor der Prägung absichtlich entstellte gar verhunzte Münzstempel

Defaced dies

 

Ces modifications de coin pouvant aller jusqu'à des défigurations ("defaced dies") alias oblitérations alias mutilations délibérées sont rares et restent sans explication à l'heure actuelle. Certains pensent qu'il s'agit là d'une marque de démonétisation mais cette hypothèse est évidemment absurde car on ne frappe pas des monnaies démonétisées d'avance!

 

¤ cf. OTA 82 au Chap. II C

A l'Avers, "contremarque en trompe-l'oeil" ("Trugkontermarke" alias "scheinbare Kontermarke" selon GÖBL) ronde renfermant une petite tête à longs cheveux: elle fut gravée directement sur le coin avant la frappe puisque son orientation ne change pas d'un exemplaire à l'autre.

 

¤ € 00430

Delgado pl.LII/51

Bronze de MLK alias MALAKA avec, à l'Avers, une "contremarque en trompe-l'oeil" en forme de S: elle fut gravée directement sur le coin avant la frappe.

 

¤ Cf. Chap. II B, BN 3656 (Monnaies apparentées à)

Statères ou divisionnaires avec "bâton d'aune" sur la joue à l'Avers:

Plusieurs statères ou divisions de statère présentant sur la joue un bâton d'aune selon la terminologie française: il s'agit d'un bourrelet en relief "ondulant" à l'Avers de la base du cou jusqu'au milieu du nez. Les numismates allemands parlent de "grosse éraflure en relief ("grosse Schramme en relief" cf. Forrer in KN t.1, fig.526) ou de fêlure de coin ou d'une gravure la simulant ("Stempelsprung oder diesen nachahmende Gravur" cf. Castelin SLM 414). Etant donné son aspect, il ne s'agit en aucune façon d'une fêlure du coin d'Avers. Ce bâton d'aune fut gravé directement sur le coin avant la frappe. On le trouve sur des pièces de provenance géographique fort différentes. Dans quelques cas, on connaît même les 2 "versions": sans et avec bâton d'aune. On ignore totalement la signification de  ce curieux attribut.

 

¤ Cf. Chap. II B, sous BN 6757B (Monnaies apparentées à) (ca 300-200 BC)

Statères dits de Craon

Le coin de Revers de ces statères (mais curieusement pas celui des quarts correspondants DT II / 2011-2012) a été délibérément mutilé par adjonction "de corps globuleux traversés par des rayons" au point de rendre le bige méconnaissable ou quasiment pour tous les exemplaires connus!

 

¤ € 00431

Hucher in Mél. de num. t.1, 1874/75, p.327, pl.XVa

Trésor du Mans, Vente Weil 2001, N°122 alias

DT II / 2144

Au

ca 200-100 BC

Poids: 7,55 g  /  Diamètere: 20 mm

 2 exemplaires recensés provenant tous deux de FRANCE, Sarthe

Ils'agit de Statères de Type BN 6844-6847 (dont on connaît des exemplaires non mutilés: cf. leur étude détaillée au Chap.VII) usuellement attribué aux Aulerci Cenomani dont le coin de Revers a été délibérément mutilé par adjonction d'une croix qui l'oblitère.

 

¤ € 00432 & € 00432 A et € 00433 & € 00433 A

LT 6920 alias Ms. Barth t.4, f°26 et

Parenteau in Essai...1862, pl. I / 10 alias Parenteau in Inventaire....1878, pl. 40 / 6 à présent Musée Dobrée, Nantes1999, N°210

Au

Poids: 7,06 et 7,30 g  /  Diamètre: 20-23 mm 

Il s'agit de Statères de Type BN 6918-6919  alias DT II / 2345 (dont on connaît des exemplaires non mutilés cf. leur étude détaillée au Chap. VII). L'effigie a été oblitérée sur le coin même et remplacée par 2 croix en relief.

Provenance des 2 exemplaires mutilés connus: FRANCE, Maine-et-Loire et  Nord [Dunkerque]

Nous donnons 2 dessins variés pour chacun des 2 exemplaires connus.

 

¤ Cf. l'étude détaillée de ce Type au Chap.V

BN 8535-8536

Sch GB Sie 12

Ms. Barth. t.5, f°49

Sills fig.46F

DT I / 47

Dep VI / 292

Van Arsdell 1231-1

Les coins d'Avers et de Revers ont été délibérément mutilés. On n'en connaît aucun exemplaire non mutilé.

 

¤ Cf. l'étude détaillée de ce Type au Chap.V

Sch GB Sie 10

Statères et quarts d'or dits aux lignes entremêlées

Les coins d'Avers de tous les statères et quarts connus ont été mutilés: ils portent soit une tête à peine reconnaissable défigurée à l'aide de rayures, soit des lignes entremêlées sans plus aucune trace de tête. Aucun exemplaire non mutilé n'est connu.

 

¤ Cf. l'étude détaillée de ce Type au Chap.V

BN 8702 (représenté dans LT sous 8701a)

Sch GB Sie 10a

Petavius .....  Amsterdam 1614, pl.I

Ms. Bart. t.5, f°49 

Les coins d'Avers de ces pièces en argent ne comportent que des lignes entremêlées.

 

¤ € 00433 B

BGN 9388 var (cf. étude détaillée au Chap. III)

Les coins ayant servi à frapper les Quinaires dits de "Bad-Nauheim à bourrelet et chenal" ("Bad-Nauheimer Wulst-Rinne Quinare" selon l'appellation de KELLER) alias dits de "Bad-Nauheim à sente et chenal" ("Bad-Nauheimer Steg-Rinne Quinare" selon l'appellation de ZIEGAUS) comportent des défigurations volontaires inhérentes. Ils furent utilisés uniquement dans l'atelier de l'Oppidum de Heidetränke (ALLEMAGNE, Hesse).

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§ I / XXIX

Monnaies cassées pour circuler comme divisionnaires

Absichtlich zerbrochene kursierende Münzen

Broken striked coins being current

 

¤ € 00434 à € 00438

Delgado pl. 142 / 294 à 298

Fragments (moitiés , quartiers...) de bronzes celtibériques d'EMPORION ayant circulé comme divisionnaires

 

¤ € 00439

RN 1894, p.10, fig.1

Moitié de moyen bronze de l'atelier celtibérique de KESE (trouvé au Mont Chyprès en forêt de Compiègne, FRANCE, Oise!!) ayan,t circulé comme divisionnaire

 

¤ € 00440

Liz's List (Chris Rudd) N°15, Feb. 2005, N°4

Quartier de bronze (2,44 g) de l'atelier de BIRIKANTIN (aujourd'hui Béziers, FRANCE, Hérault) de Type LT 2499 alias Dep I/175 (cf. Chap. XIX) ayant circulé pour ¼ d'as. Seul le fragment ombré subsiste.

 

¤ € 00441 à € 00444, € 00444 A et € 00445

Forrer in Antique 1890, pl.XI, fig.151 & 1891, pl.XI, fig.327

RN 1897, p.3

Fournier in Gallia 1973, p.342-343, fig.49

Grivaud de la Vincelle pl.C

Moitiés d'as nîmois au crocodile BN 2740-2877 ayant circulé pour un ½ as.

Certains exemplaires furent trouvés fort loin de Nîmes, ainsi à la Z. U. P. Sud d'Amiens (Somme).

 

¤ € 00446

Liz's List (Chris Rudd) N°15, Feb. 2005, N°3

Moitié de Drachme (1,65 g) dite à la croix de Type Dep II / 55 alias LT 3056 ayant circulé pour ½ drachme. Dans les 2 quartiers inférieurs du Revers, on observe 2 haches curieusement orientées ce qui ne correspond pas tout à fait au Type Dep II / 55: il semblerait que cette drachme ait aussi subi une surfrappe. Seul le fragment ombré subsiste.

 

¤ € 00447

Forrer in Antiqua 1890, pl.XX

Moitié de denier peut-être de Type BN 5546-5602 usuellement attribué aux Sequani ayant circulé comme ½ denier

 

¤ € 00448

Musée de St-Dié-des-Vosges

Moitié de quinaire KALETEDOU de Type BN 8158-8309 ayant circulé comme ½ quinaire

 

¤ € 00449 & € 00450

Liz's List (Chris Rudd) N°15, Feb. 2005, N°1 & 2

Portions de statère (1,08 et 1,14 g) de Type Paulsen 19 alias LT 9475 usuellement attribué aux Boii ayant circulé pour 1 / 8 de Statère. Seuls les fragments ombrés subsistent.

 

§ I / XXX

Monnaies celtes mutilées: entailles, pliures.....

Durch Einhiebe oder Faltung verhunzte keltische Münzen

With chisel-marks defaced celtic coins

 

# Coups de burin et entailles:

 

## Chez les Celtes dits de l'Ouest, ces mutilations de monnaies d'or d'argent ou de bronze sont généralement constituées d'un coup de burin alias de ciseau conduisant à une entaille relativement discrète à l'Avers et (ou) au Revers sur des pièces non nécessairement usées.

Nombreuses ont été les monnaies ainsi mutilées trouvées dans des fleuves (la Seine en particulier) ou dans des sanctuaires (celui du Donnersberg dans le Palatinat en particulier). De ce fait, il pourrait s'agir d'une sorte de démonétisation appliquée à des pièces avant d'être offertes à des divinités ou à des temples [en somme, des monnaies votives]. Ceci n'est pas sans rappeler le cas des rouelles gauloises dont quasiment toutes celles en métal précieux (or ou argent) ont eu leur coup de burin: objets votifs déposés devant une statue de divinité, ainsi mutilés, ils devenaient impossibles à voler. Conséquence: les rouelles en métaux vils (bronze ou plomb) sont toujours indemnes c'est-à-dire non mutilées.

Si la même explication s'applique aux monnaies, on ne comprend pas qu'il se trouve des bronzes, certes peu nombreux, ainsi mutilés (cf. Blanchet in ABT p. 534-536).

LAMBERT considérait ces mutilations comme des signes de simple démonétisation  mais il ne conçoit pas dans quel but on aurait voulu démonétiser ainsi des pièces d'or et d'argent qui pouvaient être facilement refondues.

DUCHALAIS était plutôt tenté de croire que ces mutilations furent pratiquées par les Gaulois pour s'assurer du bon aloi de l'alliage. On objectera à juste titre que cette explication n'est pas satisfaisante pour les monnaies de bronze.

 

## Chez les Celtes dits de l'Est, selon PINK (POK p.23-24), , on ne trouve de telles mutilations que sur des tétradrachmes d'argent, généralement très usés et contremarqués. Ces mutilations sont peu discrètes et vont de l'entaille "non perforante" jusqu'à l'entaille perforant le flan de part en part. Généralement, le coup de burin fut asséné sur le Revers et, constatation étrange, certaines de ces mutilations sont reproduites d'une pièce à l'autre avec une si parfaite méticulosité [toujours au même endroit du Revers] que l'on pourrait presque penser que"le coup de burin figurait en fait sur le coin lui-même" (mais on a vérifié que cette hypothèse était fausse). Pour les Celtes dits de l'Est, on a avancé les mêmes explications de ces mutilations que pour les Celtes dits de l'Ouest. Mais l'hypothèse d'une démonétisation est peu convaincante puisque l'on a retrouvé de nombreux Trésors où de nombreux tétradrachmes non mutilés côtoyaient  de nombreux tétradrachmes mutilés! Par ailleurs, étant donné la forme cupulaire de ces tétradrachmes, il eût été techniquement nettement plus rapide d'asséner le coup de burin sur l'Avers concave du tétradrachme et non sur son Revers convexe. Dans ce dernier cas, il fallait évidemment déposer le tétradrachme dans une alvéole cupulaire ménagée dans un billot avant d'asséner le coup de burin sur le Revers.

En résumé, plus de questions que de réponses certaines!

Quelques exemples:

 

## Celtes dits de l'Est

 

¤ Cf. leur étude détaillée au Chap. II C sous OTA  22-37

 

## Celtes dits de l'Ouest

 

¤ Cf. Chap. II B

Imitations de Statères de Philippe II entaillées à l'Avers ou au Revers, voire "perforées" de part en part:

on en trouvera divers exemples au Chap. II B

 

¤ Statère d'or mutilé dit des Parisii de la Classe V: cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII

BN 7778 alias Hucher t.1, pl.75/1 alias Sills fig.102E

Ces Statères mutilés de la Classe V des Parisii ont été trouvés en nombre, comme les suivants, dans les dragages de la Seine (en face de l'embouchure de la Marne et au pont de Charenton): le coup de burin au Revers pourrait être un signe de consécration à la divinité du fleuve; ces statères pourraient avoir été des offrandes jetées à la divinité de la Seine ou de la Marne.

 

¤ Statères d'or mutilés dits des Parisii de la Classe VI: Cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII

Lambert t.2, pl.XI/2 alias Sch SM 387

BN/LT 7780 alias Ms. Barth t.5, f°28 alias DAG 79

Lambert t.2, pl.XI/3 alias Sch SM 388

Sch Péronne 197 alias LT pl.LV / D18 alias Sills fig.102 h

Ms. Barth t.5, f°28

. La quasi-totalité des Statères connus de ce Type porte une entaille au Revers.

 

¤ Quarts de statère dits des Parisii avec entaille au Revers: Cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII

Ms. Barth t.5, f°28 / Sills fig.102 K

 

¤ Quarts de statère d'or mutilés dits des Parisii: cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII

LT / BN 7804 alias ABT fig.345 alias ABM fig.104

Ledain in Lettres et notices…Metz 1869, p.327-328, pl.VI/4

Forrer in Antiqua 1890, fig.136/137

ibidem fig.138/139

Ms. Barth t.5, f°28

Certains exemplaires ne comportent qu'un seul coup discret à l'Avers ou au Revers, d'autres 2 coups, l'un à l'Avers, l'autre au Revers. C'est le cas de l'exemplaire du Ms. Barthélemy. C'est également le cas de l'exemplaire Forrer (KN t. 1, fig. 443): la photo en est hélas illisible mais FORRER signale la présence à l'Avers sur la joue et au Revers dans l'ornement surmontant le cheval d'un coup de burin de 1 x 3 mm.

 

¤ € 00451

Haffner in Das keltisch-römische Gräberfeld von Wederath-Belginum, 1. Teil, Mainz 1971, Tombe 196/1955, pl.120 N°5 et p.46, pl.45 alias Polenz S.93, Abb.17,1

Statère de Type BN 8963-66,8968-69 (cf. l'étude détaillée au Chap. II B). De ce statère initialement fourré ne subsiste que l'âme en bronze (Br 5,05 g) portant une entaille à l'Avers. Il fut découvert dans une tombe (Brandgrab) du champ de tombes (Gräberfeld) celto-romain de Wederaht-Belginum, Commune de Morbach près de Trèves (ALLEMAGNE). Cette tombe put être datée d'après son mobilier: ca 115/105 – 85/75 BC.

 

¤ € 00452

Villaronga p.514/42A

Drachme d'argent anépigraphe au Pégase à tête normale, imitée de celles d'EMPORION (cf. Chap. XIV) avec profonde entaille à l'Avers

 

¤ € 00453

Villaronga p.514/42B

Idem mais entaille au Revers

 

¤ Drachme dite des Elusates avec très légère entaille au Revers: cf. Chap. XVIII

BM (Allen) S 144

 

¤ Drachme dite des Elusates: entaille "perforant" le flan de part en part: cf. Chap. XVIII

Dep II / 297

 

¤ € 00454

Forrer in Antiqua 1891, pl.XI, fig.328/329

Pièce d'argent de Type BN 5402-5507 (cf. leur étude détaillée au Chap. II D) : 2 entailles profondes au Revers

 

¤ Pièce d'argent dite des Abrincatui (cf. Chap. VII sous BN 6713) avec un discret coup de ciseau appliqué à l'Avers sur la joue

Hucher t.1, pl. 41 / 2

 

¤ € 00455

BN / LT 6946 alias Hucher t. 2, fig. 52

Pièce d'argent (cf. Chap. XXVI sous BN 6946) dont l'Avers, selon HUCHER, porte "2 coups de hache (?) ou de ciseau" en forme de croix

 

¤ € 00456

Pièce d'argent de Type BN 6980 A... (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) ayant subi un coup de ciseau diagonal à l'Avers ou au Revers

 

¤ € 00457 à € 00461

RN 1837, pl.VII / 2 alias Ms. Barth t. 3, f°43

ibidem pl.VII / 3 alias Ms. Barth t.3, f°43 (autre ex.)

Ms. Barth t.3, f°43 (autre ex.)

Lambert t.2, pl.V / 2

Ms. Barth t.3, f°43 (autre ex.)

Bronzes de Type BN 4220-4277 (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) dont de nombreux exemplaires marqués d'une ou de plusieurs entailles furent trouvés dans l'étang de Soings-en-Sologne et à Gièvres (Sologne blésoise) (FRANCE, Loiret)

 

¤ € 00462

Hucher t.2, fig. 98

Bronze de Type BN 7717-7728 (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII) avec 2 entailles au Revers

 

¤ Furtwängler p.283 [Unicum du Trésor d'Auriol b] alias BN 355: cf. Chapitre XII

Pièce en argent avec encoche de contrôle à l'Avers

 

# Pliures:

 

Selon BLANCHET (ABT p.535-536), le Trésor de l'oppidum des Aremorici "du havre de Rosel (Île de Jersey, 1875) contenait un assez grand nombre de pièces, de divers modules, déformées intentionnellement, par écrasement de la tranche, c'est-à-dire qu'elles sont comme pliées et recoquillées. On a pensé qu'il s'agissait de la cachette d'un pillard projetant de fondre un numéraire qui, à l'état  de  monnaies,  ne  lui  était  d'aucune  utilité  dans  son repaire. On pourrait penser aussi que ce dépôt était préparé pour une refonte monétaire dont les produits auraient servi à soutenir les dernières  résistances  des  Armoricains  contre  la domination romaine".

 

¤ € 00463 & € 00464

LT pl.XXVI, J 45 & J 46

Pièces d'argent de Type BN 4107-4110 usuellement attribuées aux Bituriges Cubi (cf. leur étude détaillée au Cha XXVI) faisant partie du Trésor de Rosel: notez les pliures

 

§ I / XXXI

Frappe sur flans votifs en forme de jambon: les "Jambons votifs" de Nîmes

Die "Votivschinken" von Nîmes

"Votive offerings looking like pigs' legs" of Nîmes

 

Il s'agit d'objets présentant les Avers et Revers de 3 variantes de l'as de Nîmes au crocodile mais dont le flan a l'allure d'un jambon! La partie qui forme saillie ("la patte du jambon") fut fondue avec le flan. Cette saillie fut ensuite travaillée à l'outil avant ou après la frappe. Les exemplaires coulés proposés sur internet vers  2000-2005 sont donc des faux.

Poids extrêmes observés: 14,6 – 20,2 g  /  Diamètre:

Ces jambons sont fort rares: pour preuve, le Cabinet des Médailles de  Paris conserve 136 exemplaires d'as normaux (BN 2818 à 2877) contre 2 jambons (BN 2818 et BN 2839) seulement.

Provenances de ces jambons:

FRANCE:

Gard

3 exemplaires trouvés à Nîmes même (le 1er dans le Bassin de la Fontaine en 1739, le 2ème autour du Temple de Diane avant 1751 et le 3ème au "Castellum Divisorium" en 1844) ainsi qu'un exemplaire à St Christ-lez-Alais (trouvé en 1864)

Gironde

Barsac

Haut-Rhin

Blieschwihr, un village détruit et disparu en 1444 près de Logelheim (trouvé en 1875)

Vaucluse

Sault et Vaison (trouvé en 1876)

LIBAN:

Beyrouth ???

 

Lieux de conservation actuels de certains de ces jambons:

ALLEMAGNE:

Berlin: d'origine inconnue au Cabinet depuis 1700

ANGLETERRE:

Londres: British Museum (d'origine inconnue, au BM depuis 1866)

AUTRICHE (Haute-):

Sankt Florian: Musée du Couvent (d'origine inconnue, au musée depuis 1747)

DANEMARK:

Copenhague: Musée (c'est un moulage datant d'avant 1756)

FRANCE:

Avignon: Musée Carnavalet (d'origine inconnue, au Musée depuis 1840)

Colmar: Bibliothèque Municipale (l'ex. de Blieschwihr)

Grenoble: BM (l'ex. du bassin de la fontaine de Nîmes)

Paris: BN 2818 et BN2839 (d'origine inconnue, à la BN depuis 1834)

St Germain-en-Laye: MAN N°122 (c'est un moulage)

Les exemplaires de Copenhague et du MAN sont en fait des moulages réalisés, semble-t-il, à partir d'un même original apparemment aujourd'hui disparu.

 

Jambons du 1er Type:

¤ € 00465 alias € 00466 / € 00467 & € 00468

Forrer in Monnaies gauloises...pl.IV / 13 alias Goudard pl. IV / 13  /  Goudard pl. II / 5  /  Goudard pl.II / 6 alias de La Saussaye pl.XX / 36 alias Ms. Barth t.1, f°19

 

Jambons du 2ème Type:

¤ € 00469 à € 00472

Goudard pl. II / 7 / ibidem pl. II / 8 / ibidem pl. IV / 14 / ibidem pl. IV / 15

 

Jambons du 3ème Type:

¤ € 00473 à € 00485

Goudard pl. I / 1 / ibidem pl. I / 3 / ibidem pl. III / 9 / ibidem pl. III / 10 alias LT 2839 / ibidem pl. III / 11 / ibidem pl. V / 16 / ibidem pl. III / 12 / ibidem pl. V / 17 / ibidem pl. V / 18 / ibidem pl. I / 2 / ibidem pl. I / 4 alias RN 1840, pl.XV/6 alias Ms. Barth t.1, f°20 / Robert in Hist. gle. de Lang. t.2, 1876, p.497, N°3 & t.16, 1900, pl. IV / 12 alias Ms. Barth t.1, f°19 (autre ex.) / Ms. Barth. t.1, f°20 (autre ex.)

 

On admet généralement que ces jambons ont servi de monnaies votives.

 

# Pesée des monnaies celtes

 

§ I / XXXII

Trébuchets

Münzfeinwaagen

Assay balances

 

Les trébuchets celtes retrouvés sont tout à fait similaires à ceux que l'on utilisait encore au XIX ème siècle après Jésus-Christ. Notons que l'on retrouve généralement le fléau sans ses 2 plateaux cupulaires, sans les fils ayant lié les 2 plateaux au fléau et, surtout, sans poids monétaires!

 

¤ € 00486

Debord in RNF 1989, p.12, fig. 4

Fléau de balance de précision alias trébuchet en bronze (ca 200 – 0 BC). Longueur: 154,5 mm

4 exemplaires furent retrouvés à Villeneuve-Saint-Germain (FRANCE, Aisne), un atelier usuellement attribué aux Suessiones. Localisation actuelle ?

 

¤ € 00487

Arch. Nouvelle N°68, oct-nov. 2003, p.50

Trébuchet en bronze avec ses 2 plateaux (ca 200 – 0 BC) trouvé en 2002 dans l'atelier monétaire de l'oppidum de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) usuellement attribué aux Arverni. Longueur: 113 mm. Localisation actuelle: Réf. UF 12074, N°704

 

¤ Pas de fig.

Dannheimer & Gebhard in Das keltische Jahrtausend 1993, S.301, Nr.292

2 exemplaires en bronze (à présent à Munich Prähistorische Staatssammlung Inv. Nr. 1956, 502 & 1962, 299) (ca 200 – 0 BC) trouvés à l'oppidum de Manching près Munich.

On a aussi retrouvé des éléments de trébuchets dans des oppida de Bohême-Moravie (TCHéQUIE).

 

§ I / XXXIII

Poids monétaires

Münzgewichte

Coin weights

 

A notre connaissance, on n'en a jamais retrouvé que deux:

 

¤ € 00488

Sills p. 299-300 / 316 / 320 / 334 / 342-343 et Pl. 17, fig. 517

Poids monétaire de Prahovo (ca 108-102 BC selon SILLS):

Ce poids monétaire fut découvert en 1983 à Prahovo (SERBIE, Est de la Serbie centrale, Région du Moyen-Danube près des Portes de Fer).

En plomb coulé, il mesure, en considérant son Avers,  dans son état actuel, 25 x 26 mm et pèse 27,11 g. Il est probable qu'il ait été réséqué au haut et sur le côté gauche (si l'on regarde l'Avers).

Compte tenu de son Revers rappelant celui des statères et quarts de statère des Parisii de la Classe V, il n'est pas déraisonnable de penser qu'il servait à peser 24 quarts de statère des Parisii de poids moyen 1,63 g: dans cette hypothèse, il devait mesurer initialement 30,6 x 30,6 mm et peser 39,12 g.

Inscription de l'Avers de facture romaine:

L(VCIVS) CESTIN

VS L(VCII) F(ILIVS) C(VDIT) B

ASILI(I) SCO(RDIS)

TAION

~ Lucius Cestinus, Lucii filius, cudit Basilii Scordistaion

~ Lucius Cestinus, fils de Lucius, réalisa (ce poids) pour le Roi des Scordisti alias Scordisci (peuplade qui habitait précisément dans la région où ce poids monétaire fut retrouvé).

 

¤ € 00489

Sills p. 298-300 / 342

Poids monétaire de Kladovo ou Statère d'or de Type Kladovo

Cet "objet" frappé (?) sur un flan court et épais, d'environ 15 mm de diamètre, fut trouvé dans les années 1985-1990 à Kladovo (SERBIE, Est de la Serbie centrale, Région du Moyen-Danube près des Portes de Fer, à quelque 32 km seulement de Prahovo). Son Revers rappelle quelque peu  celui du poids monétaire de Prahovo. SILLS hésite entre Statère jusqu'à présent unique et poids monétaire.

Le monnayage celte de cette région du Moyen-Danube était uniquement constitué d'argent: un Statère en or titrant 96,4% et pesant 6,52 g n'y a donc pas sa place. Mais un poids monétaire en or est tout aussi surprenant!

Dans cette hypothèse et compte tenu de la ressemblance de son Revers avec celui du poids monétaire de Prahovo, il n'est pas déraisonnable de penser que ce poids servait à peser 4 Quarts de Statère des Parisii de la Classe V (4 x 1,63 g = 6,52 g).

 

¤ Voir aussi au § I / I les "noyaux de datte" qui pourraient avoir été des poids monétaires

 

# L'art des graveurs de monnaies celtes

Die Kunst der keltischen Stempelschneider

Yhe art of celtic engravers

 

§ I / XXXIV

L'art dégénéré "infantile" de certains graveurs "celtes de l'Est":

Die entartete "kindische" Kunst von einigen "ostkeltischen" Stempelschneidern

The degenerate "infantile" art of a few "eastern celtic" engravers

 

Les "expériences" de FORRER:

¤ € 00490

Forrer in KN 1 / fig.97

Dessin de l'Avers d'un tétradrachme de Philippe II de Macédoine par un

# dessinateur confirmé (la figure supérieure)

suivi de ses copies successives par des dessinateurs non confirmés

# 5 jeunes ou enfants âgés respectivement de 18 ans, 18 ans, 7,5 ans, 5,5 ans et 5,5 ans (les 5 figures inférieures de gauche à droite)

 

¤ € 00491

Forrer in KN 1 / fig.96

Dessin du Revers d'un tétradrachme de Thasos par un

# dessinateur confirmé (la figure supérieure)

suivi de ses copies successives par des dessinateurs non confirmés

#5 jeunes enfants âgés respectivement de 18 ans, 7,5 ans, 5,5 ans, 5,5 ans et 5,5 ans (les 5 figures inférieures de gauche à droite)

 

Manifestement, en faisant recopier les dessins de tétradrachmes dus à la main d'un dessinateur confirmé par de jeunes dessinateurs malhabiles, les tétradrachmes se dégradent à la manière de certains Types dits des "Celtes de l'Est".

 

§ I / XXXV

L'art consommé des graveurs celtes de l'Ouest

Die vollkommene Kunst der westlichen keltischen Stempelschneider

The accomplished art of the western celtic engravers

 

¤ € 00492

LELEWEL (Type gaulois ou celtique / Atlas, Bruxelles 1840, pl.X)

Assortiment de 63 "Profils celtes"

 

¤ € 00493

HOBBS (Britisch Iron Age coins in the British Museum, London, 1996, pl.I & II)

Assortiment de 62 "Profils celtes britanniques"

 

¤ € 00494

LELEWEL (ibidem)

Assortiment de 24 ,"Chevaux ou cavaliers celtes"

 

¤ € 00495

LELEWEL (ibidem)

Assortiment de 6 "Lions celtes"

 

¤ € 00496

LELEWEL (ibidem)

Assortiment de 19 "Animaux et génies volants celtes"

 

¤ € 00497

LELEWEL (ibidem)

Assortiment de 21 "Plantes celtes"

 

¤ € 00498

LELEWEL (ibidem)

Assortiment de 132 "Symboles & emblèmes celtes"

 

¤ € 00499

LELEWEL (ibidem)

Assortiment de 37 "Festons & garnitures celtes"

 

¤ Lithographies de monnaies gauloises publiées par HUCHER (L'art gaulois ou les Gaulois d'après leurs médailles, Paris 1868)

 

¤ € 00500 à € 00728

Ces 216 lithographies superbes [auxquelles se rattachent 12 dessins] permettent d'apprécier à leur juste valeur et l'art des graveurs gaulois et celui de HUCHER. Nous les présentons dans l'ordre de HUCHER c'est-à-dire dans le plus parfait désordre! Tous ces N° représentent des monnaies frappées à l'exception de € 00537 qui représente un Potin coulé.

 

¤ Sculptur sur bois

 

¤ € 00728 A

Brill – Treverer: die GALA-Münze von Tholey in Numismatik Spezial Nr. 5 / 6, Mai / Juin 1996,, p. 36 – 39

Sculpture sur bois due à Urban BRILL.

Il s'agit d'une restitution du Statère d'or BN 6818 usuellement attribué aux Treveri.BRILL prétend lire de gauche à droite GALA (les Gaulois?) au-dessus des cheveux à l'Avers et, de droite à gauche, TYOLY (soit disant l'atelier monétaire de Tholey [Landkreis Sankt-Wendel, Sarre, ALLEMAGNR] sur le cou de l'androcéphale au Revers. BRILL est le seul à avoir jamais signalé ces légendes dont SCHEERS (GB, Sie 16) ne fait la moindre mention: elles sont donc plus que douteuses!

 

¤ Les monnaies gauloises "à double lecture": représentations zoomorphiques doubles:

Certains graveurs gaulois se risquaient même exceptionnellement à des fantaisies:

 

¤¤ € 00729

VSO CGF, Monnaies II, 21/6/1997, N°175

Pièce d'argent de Type LT / BN 4309 var. (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) usuellement attribué aux Petrocorii à Revers à double lecture

 

¤¤ € 00730

Gricourt et alii in SENA N°135, 1998, p.46 & N°155, 2003, p.24, fig.4 & p.27, fig.4a et 4b & p.30

"Cuivre saucé d'aspect argenté" ou, sans doute plutôt, bronze étamé de Type LT / BN 4309 var. (cf. leur étude détaillée au  Chap. XXVI) usuellement attribué aux Petrocorii [bizarrement attribué par GRICOURT et alii aux Atrebati en raison de sa provenance géographique] à Revers à double lecture. Provenance: Arras (FRANCE, Pas-de-Calais).

 

¤¤ € 00731

Quinaire  d'argent (1,61 g) de Type BN 5096-5252 (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) usuellement attribué aux Aedui à Revers à double lecture. Provenance ?

 

¤¤ € 00732 à € 00734

Gricourt et alii in SENA N°155, 2003, p.23-37, fig. 1 à 3

Bronzes (1,24 – 1,36 g) de Type BN 6279 / LT/BN 8030 (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI). Ce Type, généralement en or, est usuellement attribué aux Remi [bizarrement attribué par GRICOURT et alii aux Atrebati en raison de leur provenance géographique]. Les 3 Revers sont à double lecture. Provenances: Saint-Laurent-Blangy et Vaux-Vraucourt (FRANCE, Pas-de-Calais)

 

# "Faux" en tous genres

Fälschungen aller Arten

Forgeries

 

§ I / XXXVI

Faux coins monétaires "celtes"

Falsche "keltische" Münzstempel

Celtic dies: forgeries

 

¤ € 00735, € 00736 & € 00736 A

Musée Dauphinois à Grenoble N° inv. 99. 56. 15 [Monnaies: reconstitution]

Sous ce N° d'inventaire sont conservés:

 

¤¤ Les 2 coins fabriqués en 1919 par ….VILLEMIN: un coin d'Avers comportant une tête et la légende DVRNACOS ainsi qu'un coin de Revers comportant un cavalier surmonté de la légende RHODANIA. L'un de ces 2 coins est légendé VILLEMIN. Nous n'en donnons pas la reproduction.

 

¤¤ € 00735 & € 00736A:  Les 2 coins, fixe et mobile, d'Hippolyte MULLER [alias H M], d'ascendance alsacienne (né à Gap en 1865; mort à Grenoble en 1933)

Qui était Hippolyte MULLER? Créateur en 1906 et Conservateur du Musée Dauphinois à Grenoble, l'un des fondateurs en 1919 de l'Association Rhodania et son premier Président, Bibliothécaire à l'Ecole de Médecine de Grenoble en 1924, MULLER excellait, selon sa nécrologie, dans l'art de retrouver les techniques des Anciens et "il était capable d'en remontrer aux faussaires les plus madrés".

 

# Coin d'Avers: En 1924, MULLER fit graver sur un prisme tronconique en bronze 2 empreintes du même Avers de Denier allobroge au cavalier [en somme, un coin à 2 gravures] avec la légende centrifuge RHODANIA

Face rectangulaire de base: 42 x 77 mm  /  Face rectangulaire du côté des 2 empreintes: 38 x 72 mm

Hauteur: 19 mm  /  Poids: 506,7 g

La face comportant les 2 empreintes porte en sus la mégende: 4. 8. / M H / 1924 .

 

# Coin de Revers constitué d'un coin en bronze enchâssé dans un manchon en fer:

sur le coin, un cavalier et, en-dessous, la légende centrifuge HM

Hauteur totale: 136 mm  /  Hauteur du manchon: 118 mm / Hauteur de la partie visible du coin: 18 mm

Diamètre au niveau de l'empreinte: 22 mm / Diamètre au haut du manchon: 30 mm / Diamètre maximal du manchon: 40 mm / Poids: 1064 g

 

¤¤ Une cinquantaine d' "essais" réalisés avec les coins de VILLEMIN et de MULLER.

cf. € 00735: Fac-similé des "Deniers allobroges" obtenus à l'aide des coins de MULLER

 

¤¤ Un creuset et des billes de plomb avec des essais d'écrasement

 

¤ € 00737

Vus sur internet

2 faux coins modernes, mobile et fixe, en fer (?) destinés à la frappe d'as au crocodile de Nîmes en bronze. Longueur du coin fixe: 10 cm. Longueur du coin mobile: 6,2 cm. Diamètre maximal: 40 mm. Il est peu normal que le coin mobile soit le coin d'Avers et le coin fixe le coin de Revers...ceci augmente encore la suspicion!

 

¤ € 00738 & € 00739

Vu sur internet

Faux coin mobile moderne de Revers en fer. A gauche: vue de face. A droite: vue de profil. On notera la curieuse "entaille" bien géométrique facilitant la préhension manuelle du coin. Nous représentons sur une seconde figure la gravure en creux figurant sur le coin (en blanc sur fond noir) ainsi que la  monnaie que l'on aurait obtenue (en noir sur fond blanc). Longueur: 6,65 cm. Diamètre: 18,5 mm

 

§ I / XXXVII

Fausses monnaies "celtes": faux d'époque, faux modernes, bijoux,"forgeries" diverses

Fälschungen: falsche  "keltische" Münzen, Schmuckstücke

"Celtic" coins: forgeries, jewelry

 

Il est impossible de cerner ce sujet tant les faux sont nombreux surtout, de nos jours, sur les sites de vente internet! 

On gagnera à lire les informations proposées par Van ARSDELL (Celtic coinage of Britain, London 1989, p. 550-556) sur les fausses monnaies celtes britanniques en or…….un fléau à partir de 1970 puisqu'il a relevé pas moins de 66 "forgeries modernes"!

Ci-après, en vrac, quelques exemples de "faux" en tout genre:

 

¤ € 00740 

Nestle in Fundbericht aus Schwaben, VI. Jahrgang 1898, Stuttgart 1899, S.41

5 Statères cupulaires du genre "coupelles d'arc-en-ciel", prétendument attribués aux Boii,  furent proposés à diverses reprises, avec des teneurs en or de plus en plus faibles, au Münzkabinet Stuttgart courant 1898. C'est apparemment à Stuttgart que ces faux venaient d'être fabriqués. Poids inconnu.

 

¤ € 00741 

Gallia 1963, p.69, fig.42

Probablement bijou moderne en or simulant un statère de Vercingétorix (Avers 2 associé à un Revers 3)

 

¤ € 00742 

Ledain in Lettres et notices...de num. Metz 1869, p.277-302, pl.II/18 alias

Scheers GB Sie 32, pièce N°17 (7,02 g)

Moulage en or coulé simulant le Type BN 8998 – 9002 (cf. Chap. XXVII) réalisé par un bijoutier avant 1869 qui signa son travail de son poinçon losange (cf. au bas du Revers). "Bel or", "or fin " selon LEDAIN. En fait, s'il s'était agi d'un statère authentique, il aurait dû être rougeâtre. BELLEVOYE, en son temps le meilleur graveur de Metz, a scrupuleusement reproduit sur son dessin le poinçon du bijoutier. Ce poinçon ne réveilla ni les soupçons de LEDAIN ni ceux de SCHEERS qui considèrent tous deux ce moulage toujours conservé aux Musées de Metz comme authentique. Le poids de ce "Statère", "correct" induit en erreur!

 

¤ € 00743 

Ledain in Lettres et notices...de num. Metz 1869, p.277-302, pl.II/19 alias

Scheers GB Sie 32, pièce N°40 (1,53 g)

Mêmes commentaires pour ce quart (simulant le Type BN 9006 – 9012) en or coulé avec le poinçon du bijoutier au haut du Revers.

 

¤ € 00744

Atlas de l'Archéologie du Nord publié par la Société royale des antiquaires du Nord, 1857, pl.VIII/156 alias

Rev. arch. 1881, p.133 alias

Ms. Barth t.5, f°46

Bractéate à bélière en or simulant une monnaie celte (animal foulant aux pieds un reptile) trouvée en AUTRICHE. Sans doute un bijou "de l'Äge de fer"  ou d'une époque très postérieure.

 

¤ Pas de fig.

HEISS (t. 2, p. 307) signale que les "Bronzes celtibériques " de Sacili publiés par SESTINI (Descr. delle med. Ispane, pl. III, N°6, 7 & 8) sont en fait des faux: les faussaires sont partis de Bronzes de Micipsa, roi de Numidie (148-118 BC), ou de ses frères,  probablement frappés à Zama (Ville antique se situant sur le territoire de la TUNISIE actuelle) (cf. MULLER, Numidie p. 18 & 19) sur lesquels ils ont gravé le nom de Sacili.

 

¤ € 00745 & 00746

2 faux en argent frappé (des années 1920) simulant des monnaies ibériques. Poids: le 1er 1,76 g; le second 0,98 g.

 

¤ € 00747

Paulsen ...Boier, 1933, S.5 & 135, Taf.A/1 alias Göbl in....Noricum 1973, S.77, 78 & 140, Taf.46/00

A présent connu sous le nom de faux "GESATORIX · RE (X) / ECRITVSIRI REGIS"

Faux parce qu'en argent pur de poids  spécifique 10,4417 g / cm³ pesant, selon les sources, 11,965 ou 11,979 g. Trouvé en AUTRICHE à la frontière de la province de Salzbourg et de la Carinthie, à l'est de Mallnitzer Tauern(hause). Conservé jusqu'en 1945 au Museum Carolino Augusteum de Salzbourg (Inv. Nr.694). Disparu depuis la fin de la guerre en 1945. Initialement considéré comme une pièce authentique attribuée au Noricum et plus précisément au Roi Kritasiros, roi des Boii et des Taurisci vers 58 AD.

 

¤ € 00748

Ms. de Barthélemy t. 4, f°5

Plomb doré

Faux en plomb doré du Type BN 6736 / 6743 (cf. Chapitre VII sous BN 6734)

 

¤ Pas de fig.

de Longpérier in RN 1858, p.435

Fausses monnaies gauloises fabriquées à Beaune:

" On nous a montré récemment 3 monnaies gauloises fausses frappées avec une certaine habileté, et de nature à tromper quelques amateurs. Elles sont faites d'un métal jaune composé d'argent et d'un peu de cuivre. Les figures sont sèches, les traits qui les composent, forment un relief coupant; les caractères des légendes sont indécis.

L'une porte une tête tournée à gauche, imitant la tête de Rome des quinaires accompagnée de la légende ATIELA; le Revers présente un cheval avec la légende KALETEDOU.

Sur une autre , on voit une tête à droite, devant laquelle on lit VECA; au Revers, une façade de temple, ou plutôt d'église gothique.

Une troisième pièce a pour type une double tête à la manière des Janus ; au Revers, la façade gothique au milieu de laquelle  on lit VTA. Cette dernière inscription et le style du temple font penser aux Mormons et à la Jérusalem  de Brigham-Young. C'est peut-être là ce que  le mystificateur a voulu représenter.

On nous dit que ces pièces sont fabriquées à Beaune".

 

¤ € 00749

BN 951 alias

de Lagoy in Description...., Aix-en-Provence 1834, fig. 21 alias

de La Saussaye pl. V / 82 (au Cabinet des Monnaies de Marseille)

Ag Didrachme ??

 Buste d'Artémis pharétrée, à droite

Pas de différent

/ Lion à droite, une des pattes de devant levée

Au-dessus,  M A Σ Σ Α

A l'exergue,  Λ Ι Η Τ Ω Ν

Sous le lion, le différent 

Poids: 5,90 g; 6,005 g

 Concernant l'exemplaire du Cabinet des Monnaies de Marseille, de LAGOY, "le savant auteur" qui, le premier, a publié ce Type, dit que ce qui en fait la rareté , c'est qu'il s'agit d'un Didrachme  massaliète.  

Ce Type présentant d'indéniables  analogies avec les Drachmes massaliètes légères [Poids moyens extrêmes 2,39 – 2,67 g] correspond donc à 2,2 – 2,5 Drachmes massaliètes légères. Ce Type ne peut donc être un Didrachme.

Concernant l'exemplaire conservé au Cabinet des Monnaies de Paris,  MURET & CHABOUILLET écrivent:

# style plus que médiocre

# tête d'Artémis et corps du lion mal dessinés

# poids  anormal

# couleur du métal détestable

# contour des figures  empâté de vernis

# absence de grènetis à l'Avers

# forme indécise des caractères de la légende

# bords de la pièce limés après coup

Tout porte à penser que cette pièce, achetée à Paris, est l'oeuvre d'un faussaire.

 

¤ € 00750

45ème V.S.O. Burgan, Paris, 26/6/2004 AD, N° 178

 Ag Obole

Tête à gauche; M A , verticalement,  en guise de favori; derrière la nuque N ou T "couché à gauche"

/ Roue à 4 rais; dans les 2 cantons inférieurs,  M / A

Poids: 0,69 g

Ce Type est apparenté tout à la fois au

# Type Dep Mars 19 (Poids moyen 0,66 g / Ca 215-200 selon DEPEYROT) (voir ci-devant) en raison du

" M A  en guise de favori "

# Type Dep Mars 61 / 2 (Poids moyen 0,46 g / Ca 80-50 BC selon DEPEYROT)  traité au Chapitre XXI en raison du

" N derrière la nuque "

# Type Dep Mars 64 (Poids moyen 0,46 g / Ca 80-50 BC selon DEPEYROT)  traité au Chap. XXI en raison du

" T couché derrière la nuque"

Le poids de 0,69 g ne conforte le rapprochement qu'avec le 1er de ces 3 Types.

En fait, selon certains spécialistes dont MESCLE, il s'agit plutôt là d'un faux moderne comportant plusieurs variétés apparues sur le marché à partir de 1985 AD

 

¤ € 00751

Refrappe moderne provenant très certainement de la Monnaie de Paris en argent au Type du statère d'or dit des Parisii BN 7777. Un prospecteur français,  digne de confiance, m'a certifié en avoir trouvé un exemplaire en prospection en Île-de-France (FRANCE). Six prospecteurs allemands différents, dignes de confiance, m'ont certifié en avoir trouvé 6 exemplaires différents mais quasiment de même poids (12,0 g) en Hesse (ALLEMAGNE)!!!!!

 

¤ € 00752

De Lorichs pl.LIII/11

Bronze du Type  de ceux à l'autel de Lyon portant au bas du Revers NEMA (Nîmes!)

 

¤ € 00753

Goudard in Appendice au supplément....Toulouse 1884, pl.VI/19

Bronze du Type des as au crocodile de Nîmes pour l'Avers et du Type autel de Lyon pour le Revers

 

¤ € 00754

Gallia 1966, p.28, fig.5

Bronze frappé (21,90 g) qualifié de "fantaisie industrielle" simulant un statère de Vercingétorix de grand module

 

¤ € 000755

Colomb – Vercingétorix, Fayard 1947 (page de couverture)

Bronze coulé moderne uniface représentant l'Avers d'un statère de Vercingétorix

 

¤ € 00756

Gallia 1963, p.71, fig.44

Bronze coulé biface à l'aspect empâté (Poids: 75,7 à 84,0 g) simulant un statère de Vercingétorix de grand module

 

¤ € 00757

Gallia 1963, p.70, fig.43

Bronze coulé biface qualifié de "fantaisie industrielle" (Noter les moustaches dont a affublé Vercingétorix (imberbe à l'encontre de toutes les idées préconçues)

 

¤ € 00758

Les monnaies frappées actuellement (!!!!)  à l'Archéosite d'Aubechies, rue de l'Abbaye, B 7972 Aubechies (Hainaut belge). Elles circulent pour authentiques dans les Bourses!! DELESTRée & TACHE en ont même inclus un exemplaire dans leur "Nouvel Atlas...."sous DT I / 628! Il y a une paire d'années, on pouvait découvrir sur le site internet de l'Archéosite la demi-douzaine de faux coins utilisés!

 

¤ € 00759

Mém. Soc. Emul. Doubs 1869, p.32, pl.IV/3

Sans doute "clou d'ornement" en bronze saucé d'argent avec, un bige imitant ceux des imitations gauloises des statères de Philippe. Provenance: Besançon (FRANCE, Doubs)

 

¤ € 00760

Ms. Barth t.3, f°65

Bouton en bronze avec, au dos, une belière. Provenance: Bonneval (FRANCE, Eure-et-Loir)

 

¤ € 00761

Gallia 1966, p.26, fig.4

Plomb doré imitant un statère d'or de Vercingétorix, conservé au Musée Crozatier à Le Puy (FRANCE, Haute-Loire)

 

¤ € 00762: N° vacant

 

¤ € 02131 à € 02133 (Voir aussi)

 

§ I / XXXVIII

Galvanoplasties

Galvanoplastik

Galvanoplasty

 

Au 19ème siècle les Musées n'hésitaient pas à commander par la poste auprès de leurs homologues possédant un original des galvanoplasties pour garnir leurs plateaux. Pour preuve la magnifique galvanoplastie en cuivre doré d'un statère d'or de Vercingétorix que les Musées de Metz obtinrent fin 19ème siècle auprès d'un Musée parisien: il est plus vrai que vrai (son poids trop faible mis à part). Nous l'avons encore vu vers 1992 dans sa petite boîte d'expédition d'origine en bois. Ce genre d'envoi se faisait donc même de Paris vers l'étranger puisque Metz faisait alors partie de l'Empire allemand! Il n'y avait là aucune intention de tromper: c'étaient des bouche-trous ("Lückenfüller") tenant lieu de nos photos actuelles.

Par contre, les malveillants s'y mirent et commercialisèrent, surtout pour les statères de Vercingétorix, des galvanoplasties (en cuivre doré) de moulages trafiqués c'est-à-dire associant l'Avers d'un 1er Type avec le Revers d'un autre Type:

 

¤ € 00763

Gallia 1963, p..69, fig.38

Montage dit d'ESPéRANDIEU: galvanoplastie pour tromper réalisée en appariant un Avers 10 avec un Revers 1 (de surcroît modifié par dédoublement de la queue)

 

¤ € 00764

Gallia 1963, p.69, fig.39

Montage dit de CHAMPION: galvano pour tromper réalisée en appariant un Avers 2 avec un Revers 8

 

¤ € 00765

Gallia 1963, p.69, fig.40

Montage dit de SAULCY: galvano pour tromper réalisée en appariant un Avers 2 avec un Revers trafiqué hybride (Revers 4 + Revers 10)

 

¤ € 00766

OGAM 1955, p.321, fig.1 alias Gallia 1963, p.69, fig.41

Montage dit de FEUARDENT: galvano pour tromper réalisée en appariant un Avers 2 (à tête et légende retouchées) avec le Revers d'un exemplaire du British Museum

 

Les poids de toutes ces galvanoplasties sont notablement inférieurs à ceux des statères authentiques étudiés au Chap. XXVI

Il est regrettable que l'on ait associé des noms de numismates célèbres à des "forgeries" dont ils n'étaient nullement les auteurs!

 

§ I / XXXIX

Plombs monétiformes de marchands alias Plombs de scellé(s) de marchandises

 

¤ € 00767

Chabot in SENA N°113, 1992, p.11-13

Plomb massaliète (d'époque) de douane ou de commerce (Il présente en effet une "structure feuilletée" consistant en 2 moitiés repliées sur un fil ou un ruban...il est donc exclus qu'il s'agisse d'un patron). Provenance: Oppidum de La Cloche  à Mennes-Mirabeau (FRANCE, Bouches-du-Rhône. Poids: 5,46 g. Diamètre: 19,1 à 20,8 mm. Epaisseur: 2,0 à 2,9 mm.

Avers: Tête en relief à gauche / Revers: Taureau cornupète en relief à droite. En dessous: MAΣ

 

¤ € 00768

Robert in Num. de la prov. de Languedoc in Hist. gle. de la Prov. de Lang. t.2, Toulouse 1876, p.505 alias

Ms. Barth t.1, f°20

Plomb de commerce (moderne des années ca 1776-1876 AD), probablement d'un marchand de Nîmes. Diamètre: 15 mm.

Avers: nom du marchand en partie effacé; il convient évidemment de ne pas y voir: CAESAR · P · P · / Revers: crocodile à droite sous un pin? et COL / NEM,

 

¤ € 00768 A

Vu sur le site de Jean-Piere TERRIEN "As de Nîmes"

Pb

Ca 1600 AD……?

5,47 g  /  Diamètre: 19 mm  /  Epaisseur: 3 mm

Fleur de lys; tout autour, légende illisible ou pseudo-légende

/ Crocodile à gauche sous un pin. Légendes: COLNEM et NISMES

On connaît d'assez nombreux plombs variés similaires provenant de divers marchands nîmois.

 

§ I / XXIX bis

Méreau protestant [Méreau de communion de Nîmes]

 

¤ € 00768 B

Vu sur le site de Jean-Piere TERRIEN "As de Nîmes"

Ca 1600 AD……?

3,55 g  /  18 x 23 mm

Selon TERRIEN, "dans la religion protestante, ce méreau était le jeton qu'un Ancien donnait à un fidèle pour lui permettre de communier. Il attestait ainsi que ce fidèle avait bien suivi le cathéchisme et s'était montré digne de recevoir la communion."

 

§ I / XL

Dessins de monnaies celtes, erronés ou fantaisistes

 

¤ € 00769

Lambert t.2, pl. XV / 25

Le point de départ de cette erreur est l'exemplaire Sch SM 327: LAMBERT le lut mal et en publia le dessin erroné que nous rappelons. SCHEERS (....Rép. Rom., 1969, p.125-126)  en fit la classe (inexistante) "PIXTILOS classe X" et RIG, en 1998, la variante (inexistante) RIG 224 j. Pour plus de détails, se reporter à la fin du  Chapitre XXVII sous BN 1985 AD / 163 alias RIG 279.

 

¤ € 00770

Duhamel & Décéjean in Descr. du Canton de Nesle, Péronne 1884, pl.XLIII/104

Dessin de Revers fantaisiste

 

¤ € 00771

Rudd, List 58, 2001, p.11

Dessin publié par RUDD avec la légende "Rare silver unit of Boudica"! Il s'agit du dessin inventé de toute pièce d'une monnaie de la reine Boudica qui, dans l'état actuel de nos connaissances, n'en a jamais frappée!

 

# Digression

Exkurs

 

§ I / XLI

Contenants de trésors "celtes"

Keltische Geldbehälter

Celtic coin containers

 

Quelques exemples:

 

¤ € 00772

Rybot in Bull. de la Société Jersiaise 1937, vol.XIII

Trésor de La Marquanderie (Paroisse de Saint-Brelade, ANGLETERRE, Île de Jersey) découvert en 1935: il comportait 10546 statères en billon dits des Coriosolitae (cf. Chap. VII). Nous donnons le dessin, selon RYBOT, de la coupe de la cache.

 

¤ € 00773

Scheers – Monnaies gauloises de Seine-Maritime, Rouen 1978, p.210, N°18, Pl.XXIV bis

Trésor de Belleville-sur-Mer (FRANCE, Seine-Maritime):

Géode oblongue en silex de 16 cm de long. L'extrémité cassée avait permis à un gaulois d'y cacher 34 statères dits des "Coriosolitae" (cf. Chap. VII).

Retrouvée en 1908 mais hélas brisée en deux à cette occasion.

Conservée au Musée de Seine-Maritime, Rouen, Inv. N°2117.

Selon JIGAN (Les trésors monétaires gaulois et gallo-romains contenus dans des silex creux / Essai de recensement pour la Normandie in Annales de Normandie, XXXII, 4, Déc. 1982, p.347...), au moins 5 autres exemplaires (hélas tous perdus) de silex creux de ce genre ont été retrouvés en Haute-Normandie.

Selon COWELL et alii (Celtic coinage in Britain: new hoards and recent analyses in Numismatic Journal 57, 1987, p.5), on a trouvé en 1927 à Chute Forest [ANGLETERRE, Wiltshire] un trésor également contenu dans un silex creux d'une contenance de ca 85 cm³: il contenait 65 statères d'or du Type Chute (cf. Chapitre VI, BMC [HOBBS] 35 – 76: ce silex creux est à présent conservé au Musée de Devizes (Wiltshire

 

¤ € 00774

Voigt - ....Schreiben, Prag 1771

Le chaudron en bronze de dimensions inconnues (localisation actuelle inconnue) ayant contenu le Trésor de Podmokl découvert près du village du même nom (TCHéQUIE, Bohême) en juin 1771. Il se composait de plusieurs milliers de statères d'or usuellement attribués aux Boii appartenant à 4 Types différents seulement,  principalement le Type Paulsen 261-268 (cf. Chap. XXXVI A) appelé Quenelles d'or de Podmokl ("Podmokler Goldknollen"). Poids du trésor: plus de 80 "livres de Basse-Autriche" soit plus de 44,8 kilogrammes!

 

¤ € 00775

Kellner - ...Manching..., Stuttgart 1990, S.52, Nr.56-61 Taf.4 alias Endert – Die Bronzefunden aus....Manching...Stuttgart 1991, S.91-93, S.136, Taf.31, Nr.470

"Porte-monnaie" en bronze trouvé dans l'oppidum de Manching (ALLEMAGNE, Sud de la Bavière) en 1972. Datation: ca 185/170-55/40 BC. Localisation actuelle: Musée Munich N°inv.1974/1598. Ce porte-monnaie ne contenait que 6 piécettes en or mais de toute rareté (cf. leur étude détaillée au Chap.III):

1 ¼ de statère de Type "Regenbogenschüsselchen" "lisse/lisse"

2 1/24 de statère de Type Manching A

2 1/24 de statère de Type Manching B

1 1/24 de statère de Type Manching C

 

¤ € 00776

Dennis & Faulkner – The Sedgeford Hoard (2003), Tempus 2005

Fragment d'os de vache

Contenant d'un trésor de 39 statères d'or "britanniques" trouvé à Sedgeford [ANGLETERRE, Nord-Ouest du Norfolk]. Actuellement conservé au Lynn Museum à Seahenge (Norfolk).

 

¤ € 00777

Wamser et alii (Edit.) – Die Römer zwischen Alpen und Nordmeer. Zivilisatorisches Erbe einer europäischen Militärmacht. Katalog-Handbuch zur Landesausstellung des Freistaates Bayern, Rosenheim 2000 (Mainz 2000), p. 312

Br

Ca 100-75 BC

Récipient romain en bronze de Type Kappel-Kelheim ("Bronzekanne vom Typ Kappel-Kelheim") découvert en 1998 dans la Forêt de Raitenbuch près de Weissenburg [ALLEMAGNE, Bavière, Mittelfranken]. Longueur: 215 mm.

Localisation actuelle: Prähist. Staatsslg München E.-Nr. 1998,43

Ce récipient contenait 433 coupelles d'arc-en-ciel (Regenbogenschüsselchen") en or au motif "Tête d'oiseau" sortis d'un petit nombre de coins différents.

 

¤ Pas de fig.

Dembski – Überlegungen zu einigen Neufunden von Keltenmünzen aus Niederösterreich, Mitteilungen der Östereichischen Numismatischen Gesellschaft 34 (4), 1994, p.61-73 

Minicorbeilles en bronze

DEMBSKI considère comme porte-monnaie de monnaies celtes 2 minuscules récipients en  bronze en forme de corbeille trouvés en Basse-Autriche, à 2 endroits fort éloignés l'un de l'autre, l'un au Sud et l'autre au Nord du Danube. Il reconnaît cependant qu'aucune monnaie ne fut trouvée en leur intérieur mais qu'ils auraient pu contenir 8 à 12 piécettes (c'est d'une bien piètre précision!!):

Le 1er:

de forme parallélépipédique sur 4 petits pieds, muni d'une anse.

Bronze / Poids: 6,74 g / Hauteur: 17 mm / Largeur: 15 mm / Epaisseur: 6 mm / Anse de 14 mm de hauteur et 2,5 mm de section.

Le 2ème:

de forme cylindrique sur 3 petits pieds, muni d'une anse.

Bronze fortement stannifère / Poids: 6,54 g / Hauteur: 13 mm / Diamètre: 15mm / Anse de 7 mm de haut et de 3 mm de section.

Un petit récipient similaire fut trouvé au Donnersberg [ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat].

 

¤ € 00778

Furtwängler ....p.277, fig.3/6

Dessin en coupe du récipient (seul, un fragment de ce récipient nous est parvenu; conservé au MAN inv. N° 12352 ) ayant contenu le "Trésor d'Auriol" trouvé en 1867 à Auriol (FRANCE, Bouches-du-Rhône) et riche de quelque 2130 pièces d'argent dites de Type Trésor d'Auriol (cf. Chap.XII).

Il est en argile claire, gris-beige à jaune-vert. Deux lignes noir-brun.

Ce récipient était recouvert d'une dalle de pierre.

Hauteur maximale du fragment conservé: 8,7 cm. Diamètre maximal extrapolé: 11,1 cm.

 

¤ € 00779

Peghoux - Essai....Arverni..., Clermont 1857, p.9 & 25, pl.II (sans N° de fig.)

Vase (en terre cuite ?) qui renfermait le Trésor d'Orcines (FRANCE, Puy-de-Dôme). Dimensions inconnues; localisation actuelle inconnue. Ce Trésor fut découvert en 1848 au Hameau de Chez-Vasson, terroir de Mazières, commune d'Orcines. Il se composait de 70 statères d'or de l'époque de Vercingétorix usuellement attribués aux Arverni, dont l'un de Type BN 3761/3764/3767 (cf. Chap. XXVI) avec légende CAS à l'Avers.

 

¤ € 00780

Pink p. 64 & Taf. XXX

Terre cuite grise / Diamètre maximal: ca 130 mm

Contenant du Trésor dit de Levice (SLOVAQUIE, Région  de Nitra) (en hongrois: Léva; en allemand: Lewenz). Il contenait 153 tétradrachmes d'Ag dits de Hont (cf. Chapitre II C, OTA 377-382) ainsi que 4 Statères d'Au tardifs dits au coquillage ("Muschel statere") des Boii. A présent conservé au Musée de Levice.

 

¤ € 00781

Preda p. 48 & 559, pl. LXXV

Terre cuite / Diamètre maximal ca 63 mm

Vase ayant contenu les 14 coins et les 3 manchons (cf. € 00083 à € 00086) découverts peu avant 1973 dans la forteresse dace de Tilisca [ROUMANIE, Judet de Sibiu]. Datation: ca 70 – 1 BC.

 

¤ € 00782

Dehn & Drauschke in Arch.Ausgrabungen Baden-Württemberg 2001, Abb. 80 alias

Dehn in Arch. Nachr. Baden, 68 / 69, 2004, Page de couverture alias

Bräuning – Kelten an Hoch- und Ober-Rhein  / Führer zu archäologischen Denkmälern in Baden-Württemberg, 24, Stuttgart, Theiss 2005, S. 96

Ca 120-30 BC

Vase [d'assez grande dimension: les dimensions exactes sont hélas inconnues] en Terre cuite ayant contenu les 27 Statères du Trésor de Riegel-am-Kaiserstuhl [ALLEMAGNE, Bade-Wurtemberg] découvert en 2001.