Edgar WENDLING
& Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé
http://www.celtic-coin-agora.com/00.LEuroatlas.CopyrightEdgaretJoeleWENDLING.htm
Sur internet
depuis le 15 / 02 / 2004
Date de la
dernière mise à jour de ce Chapitre I: 28 / 07 / 2010
Copyright
Edgar WENDLING & Joële LE BORGNE de LAVILLANDRé 2004
Retour à la
Table des Matières:
http://www.celtic-coin-agora.com/00.MonnaiesCeltes.CopyrightEdgaretJoeleWENDLING.htm
¤ Techniques de frappe des monnaies celtes
¤ Prägeverfahren der keltischen
Münzen
¤ The die-struck celtic
coinages manufacturing method
# Fabrication des flans
Ingots
¤ € 00001
"Moniteur universel du soir" du 14/1/1868
A Goutrens (FRANCE, Aveyron), en 1867 ou 1868 AD,
on trouva non seulement
¤ quelques milliers de pièces d'après DAUBRéE,
1.500 d'après BLANCHET voire 20.000 pièces d'après
SOUTOU des Types "Goutrens au torque" et "Goutrens au
sanglier"
mais aussi
¤ 4 kg de lingots d'argent de formes assez
irrégulières, ayant jusqu'à
20 cm de long, 12 mm de large et 6 mm d'épaisseur:
# 1 de ces lingots est conservé au Musée de Rodez
# 3 autres [3,8cm (5,12g) / 5cm (10,00g) et 7,2cm
(17,60g)] sont conservés au Musée de Toulouse
# 4 autres pesant respectivement 18,92g, 24,55g, 39,92g et 71,30g sont conservés au Musée Départemental de la
Seine-Maritime à Rouen (inv. N°1086; cf. SCHEERS, Seine-Maritime, pages
comportant les fig. 112-123)
Les Drachmes du Trésor de Goutrens furent analysées:
¤ Analyses destructives réalisées en 1868 AD:
# Ag pour les 4 exemplaires analysés:
98,70%; 98,90%; 99,40% et 99,70% avec des traces d'or
¤ Analyses non destructives réalisées en 1975 AD:
# Ag: 100%
Les lingots du Trésor de Goutrens furent, eux aussi,
analysés:
Ils titraient pour 4 d'entre eux, respectivement
# Ag: 95,15%;
95,20%; 95,55%; 97,80% et
# Au: 0,15%
Il est curieux que monnaies et lingots ne soient pas rigoureusement du
même titre mais, pour trancher ce problème, il faudrait conna^pitre très
exactement les méthodes d'analyse utilisées.
¤ € 00002
Détection-Passion N°28, 2000, p.30
Lingot d'or hexagonal de 26 mm de long, avec 6 faces de 3 mm de large.
Traces de massicot aux 2 extrémités. Poids: 6,81 g. Provenance: FRANCE ,
Bretagne?
¤ "Dattes"
Forrer in KN I,
fig.469 & 471 et Taf. XXIII
alias
SLM N°975-978
Lingots ovoïdes en forme de "noyau de datte" destinés à la
frappe ou lingots de payement ou poids monétaires. Provenance: La Tène (SUISSE,
Neuchâtel).
# Or:
¤ € 00003
2,56 g (Poids d'un tiers de statère). Longueur: 14,4 mm. Diamètre: 4,6
mm.
Composition: ca 20 carats soit Au 83,3 % selon FORRER.
Au 62 % / Ag 32 % / Cu 6 % selon VOÛTE
# Bronze:
¤ € 00004
1,12 g. Longueur: 13,5 mm. Diamètre: 4,3 mm
¤ € 00005
2,50 g. Longueur: 14,4 mm. Diamètre: 6,6 mm
¤ Pas de fig.
12,50 g. Longueur: 34,2 mm. Diamètre: 9,2 mm
¤ € 00006
Dembski in Roseldorf: interdisziplinäre Forschungen zur grössten
keltischen Zentralsiedlung Österreichs in Forschung im Verbund, Schriftenreihe
Band 102, 2009, S. 94, Abb. B - 13
Bronze aurifère ou Cuivre ("Gold Bronze beziehungsweise
Kupfer")
Lingot cylindrique trouvé en Basse-Autriche en contexte
celte. Collection privée.
Poids: 6,39 g / Longueur: 23 mm
¤ Voir aussi plus loin le § I / IV
§ I / II
Flans isolés coulés à l'aide de moules à flans univalves à
alvéoles
Herstellung von
gegossenen Einzelschrötlingen mittels
Tüpfelplatten
Separated flans
casted with univalve moulds (or clay pellet moulds)
¤ € 00007
Maurer – Eine
Schrötlingsform der späten Latènekultur aus Roseldorf in Fundberichte aus
Österreich 19, 1980, S. 135-137 alias
Dembski in Roseldorf: interdisziplinäre Forschungen zur grössten
keltischen Zentralsiedlung Österreichs in Forschung im Verbund, Schriftenreihe
Band 102, 2009, S. 88, Abb. B - 1
Ca 40/30-15 BC
Moule trouvé à
Roseldorf (Basse-Autricheà en 1975, ne comportant qu'une seule alvéole creusée
dans un tesson épais de poterie graphitée ("eine in einen
Graphittonscherben eingearnbeitete Gussform").
Dimensions: 88 x 74
x32 mm. Diamètre de l'alvéole; 13-14 mm. Profondeur de l'alvéole: 9 mm.
Des traces d'or ont
été retrouvées dans l'alvéole: ce moule a dû servir à la réalisation de flans
de tiers de Statère des Boii (cf. Chapitre XXXVI A).
Selon MANGIN, ces moules à flans sont en terre cuite et comportent
des alvéoles généralement rectangulaires, parfois ovalaires.
200 x 200 mm au maximum. Epaisseur: 10-20 mm. 50-60 alvéoles au maximum de diamètre 10 à
17 mm.
Ces moules, à l'exception de celui de Saintes [ca 170 x 90 mm à 60
alvéoles rectangulaires], furent tous retrouvés à l'état de fragments.
On trouve très souvent au fond de leurs alvéoles des traces du
métal ou de l'alliage qui y fut fondu.
.
Ces moules univalves à alvéoles sont de 2 sortes qui furent
utilisés concurremment et non successivement.
¤ € 00008
Kellner,
....Manching, 1990, Nr.923, München Stslg. Inv. 1974, 1592
Fragment de moule à alvéoles à fond cupulaire et à bord plus
ou moins carré, rangées régulièrement et disposées bord à bord, réalisées à
l'aide d'une "patrice"
moulant une plaque entière. Provenance: ALLEMAGNE , Oberbayern (Manching).
¤ € 00009
Kellner,
....Manching, 1990, Nr.936, München Stslg. Inv. 1974, 2001
Fragment de moule à alvéoles à fond cupulaire et à bord
circulaire, disposées sans ordre et réalisées à l'aide d'un poinçon (alias
"patrice" de l'allemand "Patrize") individuel. Provenance:
ALLEMAGNE , Oberbayern (Manching).
¤ € 00010
Moser (voir plus bas) S. 111, Abb. 2
Fragment de moule [45
x 37 x 8 mm]. Provenance: AUTRICHE, Oberösterreich (au Mont Gründberg
à Linz)
¤ € 00010 A
Tylecote –Metallurgy in Archaeology, London, 1962,p. 160 &
161, fig. 41
Il ne sortait pas nécessairement des flans cylindriques des
alvéoles de ces moules! Il en sortait beaucoup plus sûrement des globules
sphériques "plus faciles à frapper que des cylindres plats" selon
TYLECOTE.
Il en veut pour preuve les 50 globules d'or trouvés à Cairnmuir alias Netherurd (ANGLETERRE,
Peebleshire). Par contre, on ne s'explique pas pourquoi ces globules portaient
tous une croix dont la nature exacte n'est hélas pas précisée.
¤ € 00011
Schéma de CASTELIN (RNF 1989, p.11, fig.3) permettant de
comprendre l'usage de de ces moules univalves à alvéoles.
Liste non exhaustive des Provenances de fragments de moules à
flans univalves à alvéoles: selon
PINK - Magdalensberg in Carinthia, I, 1954, p.29
TYLECOTE – Metallurgy in Archaeology, London 1962, p. 159-161
TYLECOTE – Thr Prehistory of metallurgy in the British Isles,
London 19..., p. 114-115, fig. 69 & 70
MAURER - Eine Schrötlingsform der späten Latènekultur
aus Roseldorf in Fundberichte aus Österreich 19, 1980, S. 135-137
MANGIN - Les moules à monnaie du monde celtique. A propos des
analyses de moules à flans d'Alesia in
Bull. de la Soc. Nat. des Antiquaires de France, 1980/81, p. 274-285 MANGIN
cite d'assez nombreuses références)
TOERNAIRE et alii – Iron Age Coin moulds from France in
Proceedings of the Prehistoric Society, 48, Leeds 1982, 417 ff.
KOLNIKOVA – Bratislvské keltské mince, Tatran 1991, p. 32 et 91, III
MOSER - Die latènezeitliche Siedlung von Neubau bei
Traun - Neue Funde keltischer Schrötlingsformen aus Ober-Österreich. Jahrbuch
des Oberösterreichischen Museal-Vereins (Jb. Oö. Mus.-Ver.) 146/1, 2001, S.
97-128
NICK - Gabe, Opfer....., 2006, Rahden/ Westf., Band 2
de JERSEY – The Celtic Coin Index
Zürich (Stadt), Amt Städtebau, Archäologie am Rennweg, 2007
ALLEMAGNE 14
Bade-Wurtemberg 5
Fribourg-en-Brisgau (4 fragments du côté allemand de
l'Oppidum d'Altenburg-Rheinau [Commune de Jestetten], 2 fragments à Breisach-Hochstetten, 1 fragment à
Villingen-Schwenningen)
Stuttgart (Plusieurs moules en fragments à Gerlingen)
Tübingen 1 (Oppidum de Heidengraben [Commune de
Grabenstetten])
Bavière 3
Niederbayern 1 (Plusieurs moules en fragments à
Kelheim-Mitterfeld)
Oberbayern 2 (13 moules en fragments à Karlstein
[Quartier de Bad-Reichenhall], 140 moules en fragments à Manching)
Hesse 2
Darmstadt 2 (1 moule e, fragments à Bad-Nauheim,
Frankfurt-Fechenheim)
Oberpfalz 1 (1 fragment à Diendorf [Quartier de Nabburg])
Rhénanie-du-Nord-Westphalie 1 (3 moules en fragments à
Bonn)
Rhénanie-Palatinat 2 (1 fragment à Karden, 1 moule en
fragments à Lösnich)
ANGLETERRE 12
Dorset 1 (Hod Hill)
Essex 1 (Camulodunum [à présent Colchester])
Gloucestershire 1 (Bagendon)
Hampshire 1 (Silchester)
Hertfordshire 3 (Plusieurs fragments sur un site
indéterminé, Braughing, Verulamium [près de St Albans]))
Lincolnshire 1 (8 fragments à Old Sleaford)
Norfolk 2 (Needham, Saham Toney)
Peebleshire (Clairmuir alias Netherurd)
Suffolk 1 (Haverhill)
AUTRICHE 6
Kärnten alias Carinthie 1 (Magdalensberg)
Niederösterreich alias Basse-Autriche 1 (1 moule à 1
seule cavité cupulaire à Roseldorf)
Oberösterreich alias Haute-Autriche 2 (1 fragment au Mont
Gründberg à Linz, 4 fragments à Neuburg-bei-Traun)
Salzburg 1 (1ou 3 fragments au Mont Dürrnberg [près de
Hallein])
Steiermark alias Styrie 1 (2 fragments au Mont Frauenberg
près de Leibnitz)
FRANCE 11
Aquitaine 2
Dordogne 2 (sur le coteau de La Boissière en face
d'Ecorneboeuf, le site de La Curade à Coulounieix-Chamiers)
Auvergne 1
Puy-de-Dôme 1 (Aulnat)
Bourgogne 3
Côte-d'Or 2 (au moins 5 fragments à Alésia, Vertault)
Nièvre 1 (Plusieurs moules en fragments sur le site de
Bibracte au Mont-Beuvray)
Centre 1
Indre 1 (Levroux [lieu-dit Les Arènes])
Nord-Pas-de-Calais 1
Nord 1 (454 fragments à Bavay)
Picardie 1
Aisne 1 (Villeneuve-Saint-Germain)
Poitou-Charentes 1
Charente-Matitime 1 (19 fragments ainsi que, fait unique,
un moule quasi-entier à Saintes)
Rhône-Alpes 1
Loire 1 (2 fragments à Roanne)
HONGRIE 1
Transdanubie méridionale (Région de) 1
Tolna (Comitat de) 1 (Regöly)
LUXEMBOURG (Grand-Duché): 1 (1 moule en fragments au Pëtzel à
Dalheim, plusieurs moules en fragments au Tetelbierg)
POLOGNE 1
Petite-Pologne (Voïvodie de) 1 (Mogila-Nowa-Huta
[Quartier de Cracovie])
PORTUGAL 1
Portrugal central 1 (Conimbriga à ca 16 km de Coïmbra)
SLOVAQUIE 2
Bratislava (Région de) 1 (Au moins 14 fragments à Bratislava [Nalepkova ulica17 / Palais
Palffy])
Zilina (Région de) 1 (à l'emplacement, avant son installation, du lac
artificiel de Liptovska Mara près de
Liptovsky-Mikulas)
SUISSE 4
Vaud 1 (Avenches)
Zurich 3 (16 fragments du côté suisse de l'Oppidum
d'Altenburg-Rheinau, 1 fragment au Mont Üetliberg, 2 fragments trouvés en 2007
au cours des fouilles dans le quartier du Rennweg)
TCHéQUIE 6
Bohême 4
Bohême Centrale
(Région de) 2 (24 fragments sur Oppidum de Stradonice près de Rakovnik,
Tuchlovice)
Bohême du Sud
(Région de) 2 (Hrazany, Oppidum de Trisov près de Ceske Budejovic [en
allemand Budweis])
Moravie 2
Moravie du Sud
(Région de) 1 (Oppidum de Zavist près de Prague)
Olomouc
(Région d') 1 (Oppidum de Staré Hradisko)
§ I / III
Flans coulés "en chapelet" à l'aide de moules bivalves,
séparés ou non au burin avant la frappe
Mittels
zweischaligen Formen hergestellte "rosenkranzartige" Schrötlinge,
durch Meisselhiebe getrennt oder nicht getrennt vor der Prägung
"Rosary"
– like flans casted with bivalve moulds, divided or not with the
help of a chisel before hammer striking
BAHRFELDT (Antike Münztechnik in Berliner Münzblätter 1904,
p.433-436) a proposé les dessins reconstituant ce genre de moules bivalves.
¤ € 00011 A: fig. A: Coupe d'un moule "vertical" / fig.
D: Coupe d'un moule "horizontal" / fig. B et C: "Chapelets"
obtenus grâce à ces moules.
¤ € 00012: fig. A et C: 2 variantes de moules bivalves / fig. B:
Défaut de flan observé en cas de déplacement accidentel latéral d'une des
valves par rapport à l'autre.
¤ € 00013
LAROZAS in SENA N°127, 1996, p.21): "Chapelet" OBTENU
PAR COULAGE 0 PLAT EN S2RIE
Ces "chapelets" étaient débités en flans isolés:
¤ € 00014 / € 00015
généralement avant la frappe.
Les flans isolés ainsi obtenus peuvent comporter 1 , 2 voire 3 pennons de coulée. Ces pennons se
retrouvent sur la monnaie après la frappe.
¤ € 00016
SENA N°148, 2001,
p.15-17
très exceptionnellement après la frappe seulement (seul cas connu
!)
CHANGARNIER
(ASFN 1884, p.359 – 360) signale que "les Romains frappaient leurs
monnaies sur des flans plats; les Gaulois au contraire, les Arvernes surtout,
coulaient en série des espèces de pastilles de bronze, convexes pour le côté de
la tête, et plates pour le revers; après la sortie du moule, elles étaient
séparées à l'aide du ciseau. Cette convexité de l'Avers facilitait beaucoup
trop le glissement du métal sous la forte pression du coin (mobile) au moment
de la frappe; de là, des demi-têtes, incomplètes en haut ou en bas, en avant ou
en arrière, avec tout ou partie de la légende; en un mot, le (flan en)
bronze restait rarement en place au centre du coin (fixe). Les monnaies
d'or n'étaient pas frappées avec plus de soin chez les Arvernes (en tout
cas); on peut en juger par l'examen des statères de Vercingétorix dont le
nom n'est pas entier sur la plupart des exemplaires".
§ I / IV
Lingots cylindriques [portant des encoches équidistantes] destinés
à être débités à la cisaille en flans individuels
Ledain (in Lettres et notices....de numismatique, Metz, 1869,
p.236-241) relate que dans les années 1849-1857 AD, on découvrit dans une vigne
[manifestement l'emplacement d'un atelier monétaire gaulois] sise sur la
face septentrionale du Mont Saint Quentin près de Metz (FRANCE, Moselle), entre
les villages de Lessy et de Scy-Chazelles,
des lingots:
# environ 10 lingots d'or ou d'electrum de section carrée qui se
présentaient à la manière de règles carrées de 8 à 10 cm de long
# environ 6 lingots d'argent, cylindriques, du diamètre d'une
plume d'oie (mettons 0,50 cm), également de 8 à 10 cm de long,
"divisés tout autour par des séries de crans" "chaque division
ayant à peu près l'épaisseur d'une petite monnaie gauloise d'argent"
Dans cet atelier, on découvrit aussi, au fil des ans:
# de nombreux statères en électrum de Type BN 8963-8969 (cf.
Chapitre II B) ainsi que
# de nombreux quinaires d'argent de Type KALETEDOU BN 8158-8309
(cf. Chapitre II D) .
Les lingots d'électrum étaient certainement destinés à la frappe
des premiers et les lingots d'argent à la frappe des seconds.
Les encoches le long du lingot étaient prévues pour faciliter
l'obtention de flans de poids précis en utilisant un burin.
¤ € 00017
"Reconstitution" d'un de ces lingots d'argent en
admettant une longueur de 10,06 cm, un diamètre de 0,50 cm, un poids moyen du
quinaire KALETEDOU de 1,85 g et un poids spécifique de l'alliage d'argent
utilisé de 10,3 g / cm³: dans le cadre de ces hypothèses, on calcule une
équidistance de séparation entre 2 encoches successives de 0,91 cm. En
"débitant" un lingot de 10,06 cm de long, on obtenait ainsi 11 flans
de quinaires KALETEDOU.
§ I / V
Flans isolés dentelés avant la frappe alias flans
"serrati"
Vor der Prägung
ausgezahnte Einzelschrötlinge ("Serrati-Schrötlinge)
Before hammer
striking serrated isolated flans
Nous n'en avons relevé qu'un nombre infime de cas:
¤ Pas de fig.
RN 1904 AD, p.32
/ ABT p.51.
BLANCHET signale
l'extrême rareté des monnaies celtiques dentelées à la manière des deniers
serrati de la République Romaine. Il n'en connaissait qu'un seul exemplaire, un
quinaire KALETEDOY avec des dents intentionnelles peu marquées mais
certaines sur le pourtour du flan, non
consécutives à l'éclatement de la bordure du flan au moment de la frappe.
¤ € 00018
Vente Weil, Paris, 15-16/11/1994, N°89
Quinaire similaire
¤ € 00019
Much in Kunsthist.
Atlas, Wien, 1889, Taf. XCII, fig. 4
Denier
"serratus" dit des Eravisci
¤ € 00020
Gohl in Num. Zeit.
35, Bd. vom J. 1903, 1904, S.158, Nr. 41
Denier "serratus" dit des Eravisci
¤ € 00021
Gohl in Num. Zeit. 35, Bd. vom J. 1903, 1904, S.159,
Nr. 45 (à présent au Musée de Budapest)
Denier "serratus" dit des Eravisci
¤ € 00022..
Heiss pl. XXX / 1
Bronze dentelé de l'atelier celtibérique de TITIAKOS du Type
Villaronga p.294 / 1
¤ € 00023
BAHRFELDT (Antike
Münztechnik in Berliner Münzblätter 1904 AD, S. 441-442) a fait des essais sur
des flans dentelés avant la frappe:Une entaille faite dans le flan avant la
frappe se présente comme l'indiquent les croquis a et c.
Après la frappe, cette
entaille se présente comme indiqué sur les croquis b et d.
De l'observation des
entailles de ces pièces "serrati" il ressort qu'elles furent
dentelées avant d'être frappées.
On ne s'explique pas
pourquoi les Celtes eurent recours, extrêmement rarement il est vrai, à cette
étrange pratique!
Pour mémoire et
peut-être pour trouver une piste, voici ce que BABELON (....Monnaies de la République
Romaine, 1885 AD, p. LII et LIII) écrit sur les monnaies dentelées:
"Tacite
dit en parlant des Germains ses contemporains : "Pecuniam probant veterem
et diu notam, serralos bigatosque".Ce passage
signifie que les Germains préféraient aux deniers impériaux émis du temps de
Tacite les anciens deniers de la République restés en circulation, qui étaient
plus pesants et de meilleur aloi, ce qu'ils reconnaissaient facilement au type
du bige (bigati), et aux bords découpés en dents de scie (serrati).
C'est de ces derniers qu'on rencontre assez souvent dans les
collections
[de monnaies romaines], dont nous allons dire quelques mots.
On
pense que c'est à Carthage que fut,
pour la première fois, mis en pratique, cet usage singulier de denteler la
tranche des monnaies. Les pièces carthaginoises d'or et d'argent qui offrent
cette particularité, datent de ca 250 BC, c'est-à-dire vers la fin
de
la première guerre Punique. On a aussi des monnaies en bronze des Séleucides
dont les bords sont également découpés et qui datent de ca 150 BC. Enfin,
quelques monnaies macédoniennes de la même époque sont aussi en dents de scie.
Mais dans tous ces pays, cet usage singulier ne fut que momentanément pratiqué
et vite abandonné.
A Rome, il persista plus longtemps que partout ailleurs. Il fait une
première apparition presque, dès le début du monnayage de l'argent, avec les
deniers anonymes au type des Dioscures et portant au revers la roue pour
symbole. Ces pièces dentelées sont contemporaines de celles de Carthage, et il
est probable
qu'un monétaire romain, celui qui signait ses pièces d'une roue, voulut
imiter les monnaies carthaginoises qui avaient un grand crédit sur le marché
public. Son exemple ne fut pas suivi, et il faut attendre ca l'an 100 BC pour
retrouver à Rome des monnaies avec le bord dentelé, comme les bronzes des
Séleucides contemporains.
Cette réapparition est fixée par MOMMSEN un peu avant 104 BC, avec les
noms de Licinius Crassus et Cn. Domitius.
Depuis ce moment-là, l'usage de denteler les flans du denier, persista
jusqu'à la fin de la République Romaine, concurremment avec l'usage des bords
arrondis et réguliers.
Quelle cause a pu faire adopter
cette pratique étrange et
incommode?
# ce n'était pas pour empêcher de rogner les monnaies car les bronzes
des Séleucides qui n'avaient pas de valeur intrinsèque, sont découpés en dents
de scie
# ce n'était pas non
plus pour empêcher l'altération de la pièce ou plutôt pour permettre de
s'assurer de son bon aloi, puisque l'on a un bon nombre de pièces fourrées qui
rentrent dans la catégorie des serrati.
Il reste donc là, comme
le dit LENORMANT, un problème dont on ne saurait ............ rendre une raison
bien satisfaisante.
Pourtant, en dressant
la liste des serrati, nous avons remarqué que ces deniers sont tous de
fabrique plus barbare que les autres et qu'ils sortent d'ateliers provinciaux;
un grand nombre d'entre eux ont été maladroitement imités par les barbares
eux-mêmes, ce qu'il est facile de constater par des erreurs grossières commises
dans la reproduction du type et la gravure des légendes. On peut conclure de
là, avec toute certitude, que les deniers appelés serrati étaient
spécialement frappés dans les provinces et destinés aux relations commerciales
avec les peuples barbares qui préféraient, du temps de Tacite, ces deniers aux
autres parce que c'étaient ceux-là surtout qu'ils avaient, de longue date,
appris à connaître dans leurs rapports avec les Romains".
§ I / VI
Gefütterte Münzen
Plated coins
Selon BLANCHET [in RN 1904
AD, p. 32]:
"L'influence
romaine sur la numismatique gauloise est évidente et se manifeste, non seulement......
par l'imitation de nombreux types, mais encore par l'adoption de certains
procédés difficiles.
Ainsi,
on trouve de nombreuses monnaies gauloises fourrées, c'est-à-dire
formées d'une âme de bronze recouverte d'une mince pellicule d'or ou d'argent".
LENORMANT
propose une autre formulation:
"On
désigne par l'expression de monnaies fourrées des pièces qui se
composent d'un flan de métal de peu de valeur, cuivre, fer, plomb ou étain,
formant âme (en anglais: core) et revêtu dans toutes ses parties d'une
mince feuille d'argent, plus rarement d'or (en anglais: plated)".
Selon
BLANCHET [Traité....1905 AD, p. 49-50]:
"Les
Gaulois avaient une habileté assez grande en métallurgie pour commettre la
supercherie des monnaies fourrées, si con-
nue
pour les monnaies grecques et romaines. On connaît des
pièces
gauloises appartenant à diverses séries, dont la surface seule est formée d'une
mince feuille de métal précieux, et dont le centre est généralement en cuivre.
Citons,
comme exemples (liste non exhaustive),
#
un statère des Aulerci Cenomani (BN 6870),
de
nombreux exemplaires
#
de la série Kaletedou (BN 8204, 8236, 8301),
#
de la série au cavalier (BN 5718, 5760, 57971 5861, 5930),
#
des Volcae Arecomici (BN 2629, 2631),
#
de la série «à la croix» (BN 2983, 2987, 3042, 3142, 3176, 3468),
#
de Vepotal,
#
des Bituriges (BN 4119-20),
#
des Namnètes,
#
des Arverni (BN 3748, 3783, 3792, 3831, 4011, 4032),
#
des Segusiavi (BN 4626),
# des Aedui (BN 4847, quart de statère; BN 5033, 5043, 5125,
5139, 5167, 5170, 5240, argent),
#
des Sequani (BN 5356 et 5333, 5460,5473, 5484),
#
de Togirix (BN 5551),
#
des Carnutes (BN 5956, quart de statère),
# des Helvetii (BN 9354),
#
de la série armoricaine et de Bretagne.
Toutes
ces pièces sont naturellement (d'après nos pesées, c'est généralement mais
néanmoins pas toujours le cas!) plus légères que les monnaies normales.
Changarnier
possède un Criciru au Pégase qui est d'or fourré de cuivre.
Les
statères avec l'oiseau au-dessus du cheval (Pictones?) ont souvent une âme de
cuivre....... Quelquefois l'âme de la pièce est de plomb (Statère au type
déformé de Philippe au Musée des Antiq. nationales, à Saint-Germain-en-Laye),
ou en fer, comme, on le voit dans un Ateula-Ulatos et dans un bronze de Nemausus (BN
2854)".
Comment
réalisait-on les monnaies fourrées?
Il se compose essentiellement de 2
parallélépipèdes carrés en fer doux, respectivement de 13 et 18 cm de longueur. Ces cubes s'emboîtent l'un dans
l'autre, et a leurs extrémités se trouvent gravés les types: sur un des coins,
la tête de Faustine ; sur l'autre, Cybèle assise avec la légende Matri Magnae.
La douille alias le manchon qui permet l'assemblage des 2 cubes par
recouvrement, a une hauteur de 25 mm. Cet instrument n'eût pas été pratique
pour la frappe ordinaire; aussi FRIEDLAENDER conjecture qu'il a dû servir
seulement à la confection de monnaies fourrées.
En effet, cette fabrication nécessitait
une exactitude rigoureuse dans la superposition des coins et la mince pellicule
métallique appliquée sur le flan antérieurement frappé ne devait dégager sur le
pourtour de la pièce aucun bourrelet ou excès de métal susceptible de faire
éclater l'instrument sous le choc du marteau".
Procédé que LENORMANT résume par la formule:
"Ame et enveloppe étaient soumises en même temps à la
frappe monétaire".
Hélas, TRICOU (Communication au Cercle Lyonnais de
numismatique intitulée: "Coins faux (Musée de Lyon) de l'aureus de
Faustine") estime que ces 2 coins trouvés à Lyon sont des faux.
En 1903-1905
AD,
PICCIONE (
Bollettino di Numismatica e di Arti della Medaglia, Anno 1, 1903 AD, N°3-4,
p.41-43 / Opuscoli N.98 / Medagliere Milanese, Roma 1904 AD, p. 3-8),
BAHRFELDT (Antike Münztechnik, Berlin 1903 AD, S. 13 /
Berliner Münzblätter, 1904 AD, S. 443) et
ERNST (Monatsblatt der
Numismatischen Gesellschaft in Wien, Nr. 234-269 [1903 – 1905 AD], S. 107)
ont expérimenté ce procédé pour arriver à la conclusion
qu'il était totalement inadapté car la "structure en sandwich"
restait toujours parfaitement visible sur la tranche de la pièce après une
telle frappe.
Voici
les conclusions d'ERNST:
"PICCIONE löste .... das
technische Rätsel, welches diese eigentümlichen, silberplattierten Gepräge
bisher umgab. Wird der Kupferschrötling zwischen 2 dünnen Silberblechen auf
glühender Kohle zur Weissglut erhitzt, so schmelzen die Silberbleche und
überziehen den Kupferschrötling auf seinen Flächen und auch längs des Randes
vollkommen mit Silber. Auch wenn der Schrötling nicht eben, sondern
linsenförmig ist, bedeckt er sich überall mit dem nach allen Seiten abfliessenden
geschmolzenen Silber. Dabei ist es nicht notwendig, dass die dünnen Silberbleche genau die Form des Kupferschrötlings haben; auch wenn dieser
linsenformig ist und die Silberbleche viereckig, dreieckig oder irgendwie
geformt sind, vollzieht sich die Versilberung vollständig. Selbstverständlich
müssen Schrötling und Silberbleche vollkommen rein sein. Wird ein so erzeugter
platierter Schrötling vergraben und
dabei die Erde, um den Prozess zu
beschleunIgen, mit etwas Säure befeuchtet, so tritt jene Erscheinung ein,
welche bei antiken gefütterten Münzen zu beobachten ist, dass sich nämlich der
Silberüberzug als zusammenhängenden Scheibchen vom Kupferschrötling ablöst; es
genügt eben eine ganz kleine Porosität,
um die oxydierende Einwirknng auf das Kupfer auszuüben, worauf sich die
Silberplattierung abIöst. In meiner Schrift über die "Kunst des
Münzens" habe ich zur Erklärung der Fabrikation der gefütterten Münzen,
das Versuchen von FORCHHEIMER erwähnt, der eine erwärmte Kupfermünze in
geschmolzenes Silber eingetaucht und dadurch deren Überzug mit einer dünnen
Silberschicht erzielt hatte. Nach der von PICCIONE gegebenen Erläuterung muss
ich diese Erklärung für hinfällig ansehen. Tatsächlich ist es mir nicht
geIungen das gleiche Resultat zu erreichen. Als ich im vorigen Jahr das Prägen
römischer Münzen aus Metallkügelchen beschrieb, versuchte ich, um auch gefütterte Münzen zu erhalten,
solche Kügelchen in flüssiges Silber zu
tauchen: allein der Versuch
ging fehl, denn es haftete dabei so viel Silber an dem Kügelchen, dass
es zum umförmlichen Klumpen wurde, der
niemals eine gefütterte Münze mit dem bekannten sehr dünnen Silberüberzug
ergeben hätte".
En
résumé,
#
ni la frappe "en sandwich" du flan en métal vil placé entre 2
feuilles minces de métal précieux,
#
ni la frappe après argenture préalable du flan en métal vil par trempage dans
de l'argent fondu
ne
conduisent à des monnaies fourrées simulant celles d'époque.
Seule
la frappe d'un flan en métal vil préalablement placé "en sandwich"
entre 2 feuilles minces de métal précieux (feuilles pouvant d'ailleurs être de
forme quelconque!) et chauffé à blanc sur du charbon, conduit à des monnaies
fourrées simulant celles d'époque. Par ce procédé, le flan en métal vil est
totalement "nappé" de métal précieux.
Il y a lieu de ne pas confondre "monnaies fourrées" et
"monnaies saucées":
cette dernière technique utilisée par les Romains ne l'était pas à notre
connaissance par les Celtes.
Comment obtenir une "monnaie saucée"? On part d'une pièce déjà
frappée en cuivre ou en bronze et on la trempe dans une "sauce", ce
qui, en ancien langage estudiantin, signifiait une solution aqueuse saline, en
l'occurrence ici une solution de cations Ag ( I ) +. Par suite d'une réaction
électrochimique spontanée, une très fine pellicule d'argent métallique Ag ( 0 )
se dépose alors sur la monnaie, simulant de la sorte une monnaie d'argent.
Les
pièces celtes fourrées étaient-elles l'Allemagne de faussaires?
Probablement
non par "analogie" avec la situation qui prévalait, selon BABELON (1885
AD), chez les Romains:
"Les
pièces fourrées étaient donc des monnaies sans valeur intrinsèque que l'on
émettait pour des espèces d'argent ou d'or par une opération frauduleuse.
On
rencontre des pièces fourrées en petite quantité dans la numismatique grecque.
Dans
la série de la République et de l'Empire romain, elles sont nombreuses, et
c'est de leur fabrication que parle Pline (23-79 AD) quand il dit : aes
ou ferrum argento miscere. Ces pièces qui, déjà dans
l'Antiquité, étaient recherchées comme objets de curiosité, par les amateurs
romains ne sont pas, comme on l'a cru généralement, le produit des ateliers des
faux monnayeurs; ou plutôt, il faut, avec de WITTE, les partager en 2 classes:
#
Les pièces de travail soigné et qui sont régulières comme types et comme
légendes, sont évidemment sorties des ateliers de l'Etat
# Les pièces d'un travail barbare, dont les légendes présentent de grossières erreurs et qui souvent même accolent le droit du denier d'un magistrat au revers du denier d'un autre magistrat ou d'une autre époque, sont certainement le produit des officines de faux monnayeurs romains.
Sylla
(138-78 BC) édicta une loi qui interdisait, sous les peines les plus sévères,
d'altérer le titre des monnaies d'argent. Malheureusement, l'Etat se départit
lui-même de ce principe économique. Seulement, on peut dire que les espèces
fourrées émises par le gouvernement étaient une monnaie fiduciaire, sans valeur
intrinsèque, frappées avec cours forcé comme notre papier monnaie ou nos pièces
obsidionales, dans des circonstances difficiles ou au milieu de calamités
publiques. Il est extrêmement rare de rencontrer des deniers de cette espèce au
type des Dioscures; comme on en trouve au contraire parmi les pièces d'or de
LX, XXXX et XX sesterces frappées en Campanie par les généraux romains qui
combattaient Hannibal.
On
peut croire que la première émission officielle de pièces fourrées eut lieu pendant l'invasion d'Hannibal en
Allemagne, après la bataille du lac de Trasimène (217 BC), et en même temps que
pour faire face aux besoins du moment, la loi Flaminia (217 BC) réduisait le
poids de l'as. Mais l'Etat ne recourut que rarement à ce procédé frauduleux,
jusqu'au jour où, en 91 BC, M. Livius Drusus fit décréter par le Sénat que,
dorénavant, dans les émissions monétaires, les pièces fourrées formeraient un
septième (14%!!) du numéraire mis en circulation. A partir de cette époque, on
trouve constamment, des monnaies fourrées et, comme ces espèces avaient
forcément auprès du public moins de crédit que les autres, il arriva, dit
Cicéron (106-43 BC), qu'au temps, de Cinna (87 / 84 BC), la valeur du numéraire
était devenue si incertaine que personne ne savait au juste ce qu'il possédait.
Pour mettre fin à ce désordre, le préteur M. Marius Gratidianus (85 BC) institua
des bureaux de vérification et supprima le cours forcé des deniers fourrés que
les caisses publiques retirèrent peu à peu de la circulation. Malheureusement, Sylla (138-78 BC), dont
Gratidianus avait été l'adversaire, fit briser les statues du réformateur et
rétablit par la loi Cornelia testamentaria (81 BC) l'ancien usage
des pièces fourrées avec cours forcé. Son exemple fut suivi, et après Sylla, on
rencontre même des types monétaires qui ne sont connus qu'en espèces fourrées.
César (60-44 BC) fit enfin cesser à peu près cet abus qui mettait le désordre
dans les finances et trompait le public, mais on rencontre pourtant encore quelques-uns de ses monétaires qui ont
pratiqué l'usage de cette fausse monnaie officielle. Pline raconte que le
triumvir Marc Antoine (32-31 BC) fit fabriquer des monnaies en fer:
miscuit denario
triumvir Antonius ferrum; miscentur aera. falsae
monetae.
On
connaît en effet des deniers des légions de Marc Antoine qui ont une âme de
fer; c'est de celles-là sans doute que Pline veut parler. Sous le Haut Empire
(27 BC – 192 AD), il semble que les monnaies fourrées, qu'on a émises en assez
grande quantité, étaient destinées aux Barbares: c'est sans doute pour ce fait
que du temps de Tacite (ca 55-120 AD), les Germains ne voulaient accepter, des
pièces qu'on leur offrait, que les anciens deniers républicains, les bigati
et les serrati, qu'ils savaient, par expérience, être de meilleur
aloi".
§ I / VII
¤
€ 00025 / € 00026
Détection-Passion,
N°20, 1999, p.14 et N°36, 2001, p.45 (cf. Chapitre II B sous
"Détection-Passion")
"Curiosité" imitant un statère de Philippe sur la tranche de
laquelle on voit 2 feuilles d'or "prises en sandwich" entre du plomb.
Poids: 4,70 g (Le poids initialement publié de 3,05 g est faux). Diamètre: 19
mm. Provenance: FRANCE, Eure-et-Loir.
Flans ou ½ flans (sans empreinte) ayant circulé
comme monnaie
Unausgeprägte
Schrötlinge, die Kurs hatten
Flans
(without imprint) having being current
¤
€ 00027
Rev.
arch. 1881,
pl. VII / 54.
Provenance: FRANCE, Mont César (Oise)
¤ € 00028 à € 00030
Fournier in Gallia, 1973, p.342-343, fig. 50 à
52.
Provenance: FRANCE, Z.U.P. Amiens (Somme). ½
flan en bronze sans empreinte circulant comme ½ as de Nîmes. Autre exemplaire
au C. M. de Bruxelles.
§ I / IX
Passage de flans plats en or à des flans scyphates dans ke cas des
coupelles d'arc-en-ciel (Regenbogenschüsselchen)
¤ € 00030 A
Ziegaus in Gold-Magie……, Schriftenreihe Arch.
Staatsslg. 2, Stuttgart 2001, p. 89, fig. 68 et p. 293, N° 190 alias
Ziegaus – Ein
keltischer Münzstempelfund aus dem Nördlinger Ries (Schwaben) in Intern. Num. Newsletter 39, Printemps /
Eté 2002 / Mitteilungen der Freunde der bayerischen Vor- und
Frühgeschichte, Nr. 100 vom 5/4/2002 alias
Nick in – Gabe,
Opfer.....Rahden (Westfalen) 2006, t. 2, p. 175
Bloc
parallélépipédique en fer pesant 521 g. Dimensions estimées: 50 x 35 x 35 mm.
Sur 3 des 6 faces,
au total 5 cavités rondes concaves, sans doute destinées, selon ZIEGAUS, à
rendre scyphates des flans vierges plats en or avant leur frappe définitive.
Sur la face supérieure, 2 cavités dans l'axe de la longueur de la face. A
l'avant, 2 cavités dans l'axe de la diagonale de la face. Sur la face latérale
gauche, une seule cavité.
Il pouvait s'agir
aussi d'un coin d'Avers "multi-empreinte" destiné à la frappe des
Avers lisses des coupelles d'arc-en-ciel (Statères et Quarts) de Type V A (cf.
Chapitre III).
C'est le seul
ustensile de ce genre actuellement connu!
Lieu de conservation
actuel: Archäologische Staatssammlung München Inv. 2001, 1989-1996. Nous n'en
connaissons pas le N° d'inventaire précis en raison de l'imprécision de la
publication de ZIEGAUS.
ALLEMAGNE 1
Bavière 1
Souabe 1 (au Mont
Ganzenberg [Commune de Nideraltheim])
# Fabrication des coins monétaires
§ I / X
Poinçons servant à insculper les lettres des légendes monétaires
sur les coins
¤ € 00031
D'après CASTELIN, COLBERT de BEAULIEU, FISCHER et FORRER
# Liste des principales variantes d'écriture des lettres des
alphabets grec et latin employés, tantôt séparément, tantôt ensemble, sur les
monnaies celtes
# Schriftarten der
griechichen und lateinischen Buchstaben auf den keltischen Münzen
# Different
makings of the letters of the greek and latin alphabets on celtic coins
¤ € 00032
D'après CASTELIN, COLBERT de BEAULIEU, FISCHER et FORRER
# Ligatures et monogrammes "latins"
rencontrés sur les monnaies celtes et leur interprétation
# Verbundene
Buchstaben und Monogramme auf keltischen Münzen und derer Auslegung
# Bound
letters and monogramms on celtic coins and their interpretation
¤ € 00033..
D'après VILLARONGA
# Les "alphabets" ibériques avec la
prononciation phonétique approximative des signes ibériques
# Die
iberischen "Alphabete"
#
The iberian "alphabets"
¤ € 00034
D'après RISCH
# L'alphabet lépontique comparé aux alphabets
grec, latin, étrusque, vénétique et rhétique
# Das lepontische Alphabet
# The
lepontic alphabet
§ I / XI
Poinçons monétaires (alias
"patrices") destinés à la réalisation en série de coins
monétaires
Patrizen zur serienmässiger Herstellung von
Münzstempeln
Punches
for massproduction of dies
Ce paragraphe ne se veut nullement exhaustif.
Un poinçon offrant une dureté ad hoc permettait
au monnayeur d'empreindre en creux, par simple estampage à froid, c'est-à-dire de reporter l'empreinte sur le
futur coin monétaire, lequel était ensuite retouché, voire partiellement regravé
avant de servir à la frappe des flans. Ad hoc? Selon PILON (SENA N°172,
Septembre 2007, p.13-14), un pourcentage d'étain voisin de 10 % confère au
poinçon dureté et résistance mécanique ad hoc autorisant une telle
frappe à froid. Si la proportion d'étain dépasse par trop les 10 %, l'alliage
de l'objet s'approche de celui utilisé pour fondre les cloches ou les canons et
devient très dur et cassant au point de le rendre inapte à servir très
longtemps de poinçon!
Ainsi le poinçon monétaire ou, comme disent les numismates
germanophones, la "patrice" (en allemand "Patrize"),
destiné à la fabrication des coins c'est-à-dire des "matrices" (en
allemand "Matrize"), constitue le 1er
maillon de la chaîne technique, en amont de la frappe monétaire.
"Cet astucieux procédé permettait donc de
multiplier les émissions locales, sans avoir à disperser entre les
"ateliers" des coins monétaires préalablement gravés et prêts à
l'emploi.
Sur le problème des poinçons et des coins et
leur reproduction par le procédé dit "à la cire perdue", on
consuktera:
STANNARD
in Numismatic Chronicle 148, 1988, p.141-143 & pl. 12
STANNARD
– Evaluating the monetary supply: were dies reproduced mechanically in
Antiquity ? in Quantifying Monetary Supplies in Greco-Roman Times , Roma
Academica Belgica 2008, Rome, (2010 sous presse)
GRUEL et alii – Les monnaies gauloises et
romaines de l'Oppidum de Bibracte, Coll. Bibracte 13, Clamecy, 2007, p. 31
On tiendrait là, concrètement, la preuve d'un
relais entre une autorité encore centrale et d'un établissement local auquel
aurait été concédé ou délégué le pouvoir d'émettre" (DELESTRéE,
Monnayages.....Nord-Ouest, 1996 AD, p.123-124).
En
2001 AD, AUBERSON & GEISER [Rev. suisse de num., t. 80, 2001 AD, p. 96-97]
ont procédé à un recensement exhaustif des coins et poinçons celtes connus: 37
coins et 5 poinçons (voir les N° 05, 06, 39, 41 et 42 du tableau figurant au §
I / XIII): les poinçons actuellement connus sont donc rarissimes.
Les
motifs des poinçons, en relief, seront dessinés conventionnellement ci-après en
traits noirs sur fond blanc alors que les motifs des coins, en creux, seront
dessinés conventionnellement au ! I XIII en traits blancs sur fond noir.
Ci-après
la description plus détaillée de certains de ces poinçons avec, pour la
plupart, leur représentation. Nous les donnons dans l'ordre du Tableau
d'AUBERSON & GEISER du § I / XIII:
¤ N°05: Pas de fig.
Fournier in BSFN, Novembre 1997, p.192-193
Le poinçon de Duclair (FRANCE, Seine-Maritime; à 139 km d'Amiens) (lieu de conservation actuel inconnu):
Fragment de cylindre
plat en bronze à motif en relief. Destiné à la réalisation de coins de Revers
de statères unifaces belges du Type "au cheval désarticulé" [Scheers
GB Sie 24; cf. Chap. V] usuellement attribué aux Ambiani (région de'Amiens). Ce poinçon fut donc trouvé très loin de l'endroit où on
l'aurait attendu!
¤
N°06: € 00035 & € 00036
Fournier
in Gallia Info 1989, p.273, fig. 57 alias
Fournier in Rev. arch. de Picardie, 1 / 2, 1989,
p.119-122 alias
Delestrée in Monnayages et peuples gaulois du
N-O. , 1996, p.123, fig.
Le poinçon (découvert en mars 1986) du fanum de
Halloy-lès-Pernois (FRANCE, Somme; à 22 km d'Amiens) (à présent au Musée
archéologique de Picardie, Amiens):
Quasi-cylindrique, en bronze, légèrement patiné
brun verdâtre. Poids: 41,5 g. Diamètre à l'extrémité portant l'empreinte: 19,5
mm. Diamètre à l'autre extrémité: 20,5
mm. Hauteur: 17,4 mm. Destiné à la confection de coins d'Avers du Type BN 8449
ou 8450-8451 (cf. Chap. XXVII) usuellement attribué aux Ambiani (région
d'Amiens). Signalons que les 2 dessins publiés dans la littérature ne sont pas
totalement concordants.
¤
N°39: € 00037
Auktion
Dr. B. Peus Nachf., Frankfurt-am-Main, Nr.326, 1-3/11/1989, Nr.27 alias
Dannheimer
& Gebhard in Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S.302, Nr.297 alias
Ziegaus
in Sammelblatt des Historischen Vereins Ingolstadt, 104. Jahr., 1995, S.41,
Abb.6 alias
Wamser
& Gebhard – Gold-Magie....in Schriftenreihe Arch. Staatsslg 2, Stuttgart
2001, p. 293, N°189 et fig. 189 alias
München Prähistorische Sammlung Nr.1990 / 3511
Ca
200-1 BC
Poinçon trouvé à l'Oppidum de Heidetränke près
d'Oberursel (ALLEMAGNE, Hesse).
Bronze, quasi-tronconique. Poids: 68,5 g.
Hauteur: 25 mm. Diamètre maximal du côté de l'extrémité convexe: 22,5 mm.
Diamètre minimal: 19,3 mm. Destiné à la confection de coins d'Avers de Statères
"coupelles-d'arc-en-ciel" de Type V A à Avers convexe lisse
usuellement attribués aux Vindelici (région de Munich à ca 410 km d'Oberursel)
(cf. Chapitre
III).
¤ € 00038
Wamser
in Gold-Magie....in Schriftenreihe Arch. Staatsslg 2, Stuttgart 2001, p. 293,
N°189 et fig. 189 alias
München Prähistorische Sammlung Nr.1997 / 1011
Ca
200-1 BC
Poinçon trouvé au Donnersberg (alias
Mont-Tonnerre) près de Dannenfels (ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat)
Bronze, quasi-tronconique à face inférieure
concave. Poids: 69,2 g. Hauteur: 25 mm. Destiné à la confection de coins de
Revers de Statères "coupelles-d'arc-en-ciel" de Type V A à Revers
concave lisse usuellement attribués aux Vindelici (région de Munich à ca 410 km
de Dannenfels) (cf. Chapitre. III).
¤
N°41: € 00039
Auktion
Dr. B. Peus Nachf., Frankfurt-am-Main, Nr.326, 1-3/11/1989, Nr.22 alias
Gilles
in Das Münzkabinett im Rhein. Landesmuseum Trier, Trier 1996, S.10, Abb.2
Autre poinçon trouvé dans le Taunus (ALLEMAGNE,
Hesse / Rhénanie-Palatinat) (à présent Rhein-Landesmuseum Trier):
Bronze, quasi-cylindrique, magnifique patine
vert clair. Poids: 41,5 g. Diamètre: 15,5 à 19,5 mm. Hauteur: 31 mm. Destiné à
la confection, selon NICK, de coins de Revers du Type BN 9378-9387 ou du Type
BN 9401 / 9403 / 9405 / 9406 / 9407 (cf. Chapitre III).
¤
N°42: € 00040
Auktion
Dr. B. Peus Nachf., Frankfurt-am-Main, Nr.318, 7, 8 & 11/5/1987, Nr.1113
alias
Dannheimer
& Gebhard in Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S.302, Nr.298
Poinçon de provenance inconnue (à présent au
Reiss-Museum Mannheim):
Fragment de poinçon (et non de coin comme
l'écrivent DANNHEIMER & GEBHARD) quasi-cylindrique en bronze. Poids: 39,5
g. Diamètre: ca 22 mm. Hauteur: ca 29 mm. Destiné à la confection de coins de
Revers du Type BN 9388-9392 (cf. Chapitre III).
On peut compléter, sans viser à être exhaustif, le tableau
d'AUBERSON & GEISER comme suit:
¤ € 00041
RGK 77, 1996, p. 361, fig. 3 alias
Hüssen et alii in Arch. Jahr
Bayern, 1996 [1997], p. 110, fig. 77 alias
Sievers
et alii in Germania 76/2, 1998, p. 647, fig. 10 / 6 & 6a
Poinçon
d'Avers, trouvé à Manching (Oberbayern) destiné à la réalisation de coins
mobiles d'Avers pour Quinaires de Type Schönaich (cf. Chapitre III). Cylindre
de bronze: Longueur: 46 mm / Diamètre au haut: 15 mm (Haut en partie
ébréché) / Diamètre au bas: 14 mm
/ Poids: 35,4 g. "Auf
nahezu der gesamten Länge rund um die Patrize befinden sich 2 mm breite
Streifenmuster. Etwa in der Mitte des Stabes erkennt man an einer Stelle
mehrere kleine Abdrücke".
Composition:
Cu 68 % / Sn 31 % / Fe 1 %. Cette forte teneur en étain durcit la patrice et
évite son usure lors de la frappe des coins correspondants.
¤ € 00042
Wamser in
Gold-Magie……, Schriftenreihe Arch. Staatsslg. 2, Stuttgart 2001, p. 293, N°190
alias
Ziegaus – Ein
keltischer Münzstempelfund aus dem Nördlinger Ries (Schwaben) in Intern. Num. Newsletter 39, Printemps /
Eté 2002 / Mitteilungen der Freunde der bayerischen Vor- und
Frühgeschichte, Nr. 100 vom 5/4/2002 alias
Nick in – Gabe,
Opfer.....Rahden (Westfalen) 2006, t. 2, p. 175
Le poinçon de Revers en bronze trouvé en 2000
par un prospecteur au Mont Ganzenberg (Commune de Niederaltheim, ALLEMAGNE,
Bavière [Souabe]) se présente comme un objet grosso modo tronconique
"cerclé" des ¾ d anneau en fer. Il servait à la confection de coins
de Revers pour Quinaires-touffe (cf. Chapitre III).
Lieu de conservation actuel: Archäologische
Staatssammlung München, Inv. 2001, 1989-1996 (Nous n'en connaissons pas le N°
exact).
¤
€ 00043 & € 00044
Delestrée
in SENA N°146, 2000, p.11-19 alias
Pilon
in SENA 152, 2002 AD, p.3-4
Le poinçon de Lamarche (FRANCE, Vosges) (à 55 km
de Langres) (actuellement conservé au Cabinet des médailles, Paris, inv. BN
2000 / 328):
Poinçon destiné à la réalisation de coins d'Avers
de "Quinaires"
KקΛЄΤЄΔΟΥ Type BN 8158-8309 usuellement attribués aux
Lingones (centrés près Langres). Ce poinçon fut trouvé près de Lamarche où se situait probablement
un atelier. Lamarche n'est en effet qu'à
ca 31 km de Rosoy-sur-Amance,
ca 55 km d'Aujeures,
ca 63 km de La Villeneuve-au-Roi et
ca 90 km de Robache-lès-Saint-Dié-des-Vosges
où furent trouvés d'importants trésors de quinaires
KקΛЄΤЄΔΟΥ.
# Caractéristiques de ce poinçon:
Poids: 38,3 g. Hauteur: 27 mm. Diamètre de la base
gravée en relief: 13 mm.
Ce diamètre est en accord avec le diamètre usuel (12
à 16 mm) de ces Quinaires. Nous avons représenté à gauche sur la 2ème
figure le bas gravé du poinçon réel. A droite, sur cette 2ème
figure, nous avons reconstitué ce qu'aurait dû être cette base gravée afin
qu'elle comportât le motif d'Avers usuel complet. On arrive de la sorte à un
Quinaire virtuel reconstitué d'environ 23 mm de diamètre!! En somme, le poinçon
au lieu de comporter le motif d'Avers complet à l'échelle 1/1, ne comporte
qu'une fraction de ce motif d'Avers à l'échelle approximative de 7 : 4 !! Ce poinçon pose donc un sérieux
problème puisqu'il était tout à fait inapte à la confection de coins complets!
Pourquoi vit-il le jour?
# Composition chimique de ce poinçon:
## Calculée à partir du poids spécifique (8,541 g /
cm³) et publiée par DELESTRéE en 2000:
Cu 78 ±
3 % / Sn 20 ± 2 % / Pb 1 ± 0,5 %
On ne peut justifier un tel calcul puisqu'il est
impossible de déduire une composition chimique à partir du poids spécifique
seul dans le cas d'un alliage autre que binaire.
## En 2002, PILON, par "activation neutronique
au cyclotron", propose:
Cu 88,95 % / Sn 10,18 % / Pb 0,49 % / Sb 0,20 % / Au
0,007 % / Ag 0,054 % / As 0,039 % / Fe 0,044 % / Co 0,035 % / Ni 0,034 %
Indiquer des % au centième voire au millième de %
près, "ça en jette" mais cela prouve une absence totale de "bon
sens chimique": comment en effet ces % peuvent-ils avoir la moindre
signification lorsqu'il s'agit d'une analyse non destructive d'un objet corrodé
et, de ce fait même, de composition chimique inhomogène?
Notez la teneur élevée en étain qui rendait ce
poinçon cassant.
¤ € 00045
Vente aux enchères Palombo, Marseille, 6/5/2006, N°3
Le poinçon destiné à la confection de coins de Revers de
Drachmes de Massalia de Type Dep Mars 46 (provenance et localisation actuelle
inconnues):
Conique en bronze. Poids: 63,2 g. Hauteur: 36 mm.
¤ € 00046
SENA N°173, Septembre 2007, p.11-15, fig.1a & 1b
Le pseudo-poinçon de Saint-Loup-sur-Semouse (FRANCE, Haute-Saône; à 86 km de Besançon) [ca 120-80 BC] (localisation actuelle inconnue):
Cet objet a tout à fait l'allure d'un poinçon monétaire gaulois:
Poids: 19,7 g / Hauteur: 18,5 mm / Diamètre "au sommet": 10 mm
/ Diamètre "au niveau du plan de frappe": 15 mm.
Composition: Cu 69,0 % / Sn 25,4 % / Pb 4,9 %
Certes la présence des 4,9 % de plomb rendait cet objet plus facile à
graver ou à retoucher mais la présence des 25,4 % d'étain le rend si dur et si
cassant que son usage en tant que poinçon se serait limité à l'estampage de
quelques coins tout au plus! Il semblait en principe destiné à la confection de
coins d'Avers de quarts homologues aux statères de Type LT 8932, usuellement
attribué aux Sequani (région de Besançon) mais il se pourrait que cet objet
[qu'il vaudrait mieux désigner sous le nom de "pseudo-poinçon"] ait
servi de 1er maillon dans la fabrication de disques monétaires (cf. § I / XII).
¤ € 00047
Richard
et alii in SENA 182, 2009, p. 3-7
Poinçon ayant servi à la réalisation de coins de Revers du Type BN
2709-2716 (cf. Chapitre XXV). Bronze. Hauteur:
23 mm. Diamètre du haut: 7 mm. Diamètre du motif au bas: 17-18 mm.
Poids: 23,6 g. Provenance: "Découvete ancienne en Pays Gévaudan"
c'est-à-dire dans l'actuel Département de la Lozère (FRANCE,
Languedoc-Roussillon). On se serait attendu à retrouver ce poinçon à ca 150 km
plus au Sud dans le Gard!
"Il est probable, selon RICHARD et alii, que, pour réaliser ce
poinçon, l'artisan ait utilisé une monnaie empreinte en creux dans un moule.
Sur cette empreinte, un autre moule a été établi pour recevoir, par fusion, du
métal qui portera, alors, une image en relief. Un travail de finition peut être
réalisé pour les détails.Ce poinçon va servir à réaliser un coin, en creux, qui
pourrait bénéficier d'un travail de finition et permettre de frapper des flans
monétaires".
¤
€ 00048
Mathevon
in Bulletin de la Diana, 68, 1, 2009,
p. 44-51
Poinon conique trouvé en automne 2007 par un pêcheur en bord de Loire
dans le Département de la Loire [FRANCE, Rhône-Alpes° entre Feurs et
Montrond-les-Bains et ayant servi à la réalisation de coins de Revers d'un
quart de Statère de Type jusqu'à présent inconnu, quart
correspondant aux Statères dits de Lapte et Saint-Uze des Types BN 3672 A et
(ou) BN 5280-5281 [cf. Chapitre II B].
Bronze. Hauteur: 14 mm. Diamètre à la base: 18 mm. Diamètre du motif sur
la base: ca 12 mm. Poids: 12,5 g. Localisation actuelle: Service Régional de
l'Archéologie Rhône-Alpes.
Selon MATHEVON, "l'utilisation de ce poinçon pouvait se faire en
pression sur une forme en cire. Le futur coin, tout de cire, est ensuite moulé
dans une terre réfractaire. Le moule est ensuite déciré et cuit par chauffage:
il ne reste plus qu'à couler le métal, à l'emplacement vide. Ce poinçon semble
avoir été conçu avec le même procédé dit à la cire perdue. L'extrême finesse du
relief et l'absence de traces attestent que l'objet n'a pas été travaillé avec
un outil.
La création et l'utilisation de ce poinçon impliquent donc une maîtrise
certaine de la métallurgie et la mise en place d'étapes multiples de
fabrication (formes et contre-formes)".
¤
€ 00049
Feugère
– Un poinçon pour obole massaliète trouvé à Aix-en-Provence in SENA N° 183,
2010, p. 13-16, fig. 1
Objet conique à extrémité supérieure en forme de calotte sphérique en
Bronze. Hauteur 24 mm. Diamètre maximal 16,5 mm. A la base, motif en relief
proche voisin de l'Avers des oboles massaliètes de Type "Dep Mars 31"
[cf. Chapitre XX] datées par DEPEYROT de ca 215-200 BC. Autour de ce motif, une
plage lisse de 3,0-3,5 mm. Provenance: Aix-en-Provence.
Sur la foi du seul style, FEUGèRE pense pouvoir affirmer quil ne
s'agissait pas d'un poinçon ayant servi à la confection de coins destinés à la
frappe d'oboles massaliètes mais d'un poinçon ayant servi à la confection de
doins destinés à la frappe d'oboles péri-massaliètes tardives des années 120-50
BC.
§
I / XII
Rondelles
unifaces avec empreinte en relief / Pseudo-poinçons avec empreinte en relief
/ Disques monétaires unifaces avec
empreinte en creux
Einseitige patrize-artige
Münzscheiben / Trugmünzpatrizen / Einseitige matrize-artige Münzscheiben
¤ € 00050
Ziegaus – Münze, Stempelpatrize
oder Schmuck?..." in Sammelblatt des Historischen Vereins Ingolstadt, 104.
Jahrgang, 1995, p.37-42; Stadtmuseum Ingolstadt Inv. 5931
La rondelle de l'oppidum de Manching [ca 200-100 BC] ():
On a découvert dans l'oppidum de Manching (ALLEMAGNE, Bavière) une
rondelle en bronze (coulée et non frappée) avec une rainure sur la tranche
portant l'empreinte en relief du quart de statère en or de Type BN 8956-8960 dont les trouvailles se situent
principalement en Hesse, Rhénanie-du-Nord-Westphalie
et Rhénanie-Palatinat donc à plusieurs centaines de km de la Bavière. Cet objet présente les caractéristiques suivantes:
Poids: 6,74 g / Diamètre: 18,5 mm / Epaisseur: 3,8 mm.
Quant à l'usage de cette rondelle, ZIEGAUS hésite entre monnaie, poinçon
ou bijou.
Il se pourrait plutôt qu'elle ait servi de 1er maillon dans
la fabrication de disques monétaires.
¤
SENA N°172, 2007, p.3-26
Les
disques monétaires de Le Châtelard et Sainte-Reine (Massif des Bauges, FRANCE,
Savoie) [ca 75 – 65 BC] (localisation actuelle inconnue):
Il
s'agit de disques métalliques aux caractéristiques suivantes:
Diamètre du disque: 26 à 55 mm
Diamètre du "cercle" alias rainure intérieur, quelquefois
fortement creusée: 19 à 35 mm
Poids: 8,5 à 65,2 g
Epaisseur: 2,0 à 6,9 mm
Alliages
étain-plomb divers mais tous mous comme le prouvent les compositions connues
consignées dans le tableau ci-dessous:
|
|
% Sn |
% Pb |
|
01 |
100,0 |
0,0 |
|
02 |
99,7 |
0,1 |
|
03 |
99,7 |
0,2 |
|
04 |
99,2 |
0,3 |
|
05 |
95,5 |
0,2 |
|
06 |
95,5 |
0,7 |
|
07 |
91,8 |
7,6 |
|
08 |
81,8 |
18,0 |
|
09 |
73,6 |
25,9 |
|
10 |
42,7 |
56,2 |
|
11 |
35,9 |
63,8 |
|
12 |
28,8 |
70,9 |
|
13 |
28,2 |
71,6 |
|
14 |
27,5 |
71,6 |
|
15 |
20,8 |
79,1 |
|
16 |
0,0 |
100,0 |
Ces
disques ont été estampés à l'aide d'objets portant en relief l'empreinte d'une
monnaie celte: ils portent donc cette image en creux.
Ces
disques minces, parce qu'en alliage mou, sont évidemment tout à fait impropres
à la frappe.
Selon
AUBIN, il pourrait s'agir
# de travaux pratiques d'apprentis graveurs ou
# de simples ébauches ou
# de disques servant de modèles alias de patrons permettant de recopier
facilement sur les coins une image déjà inscrite en creux sur le disque.
Les
2 premières hypothèses sont à exclure en raison de la perfection et du fini de
ces gravures en creux.
A ce rôle purement passif de ces disques, DELESTRéE et BUATHIER penchent pour un rôle actif que ces disques pourraient avoir joué dans la confection des coins monétaires. La chaîne technique en 6 étapes est résumée par les dessins de BRUNAUX que nous avons retouchés pour les rendre véridiques:
SENA N° 172, 2007, p. 20, 21 & 26, fig. 18 à 23
# € 00051 (fig. de
gauche): 1ère étape
Estampage
d'un objet portant en relief l'empreinte d'une monnaie (Poinçon,
pseudo-poinçon, rondelle ou monnaie déjà frappée) sur le disque en alliage mou avec obtention d'une empreinte en
creux
# € 00051 (fig. de droite):
2ème étape
Relevé
en relief sur un cylindre de fine pâte d'argile (de diamètre comparable à celui
de la rainure intérieure rencontrée sur tous les disques monétaires connus) de
l'empreinte en creux du disque monétaire
# € 00052 (fig. de
gauche): 3ème étape
On
superpose au cylindre une fois "inversé" (Bas <> Haut) un moule
tronconique creux ouvert à son sommet
# € 00052 (1ère fig. à
partir de la gauche): 4ème étape
Coulée de la fonte
[bronze ou fer] dans le moule creux
# € 00052 (2ème
fig. à partir de la gauche): 5 ème étape
Cassage
du moule et récupération du coin mobile alias de trousseau portant l'empreinte
en creux
# € 00052 (fig. de
droite): 6ème étape
Après
ébarbage, écrouissage et, éventuellement, retouche de l'empreinte du coin, le
coin était prêt à l'usage.
Un tel procédé permettait de multiplier à l'infini et à grande vitesse
les coins tout en en sauvegardant le poinçon (ou le pseudo-poinçon ou la
rondelle) et sans avoir recours à des maîtres graveurs compétents certainement
fort peu nombreux.
¤
€ 00053 & € 00054
SENA
N° 172, 2007, p. 6, fig. 1 et p. 15, fig. 13
Confection
de coins d'Avers:
Les disques monétaires retrouvés pour l'heure pouvaient servir à la confection de coins d'Avers de BN / LT 2630, BN / LT 5099 / 5252.
¤ € 00055 & € 00056
SENA N° 172, 2007, p. 10, fig. 6 et p. 17, fig. 15
Confection de Coins de Revers:
Les disques monétaires retrouvés pour l'heure pouvaient servir à la confection de coins dze Revers de BN / LT 2621, BN 2636, BN / LT 2895, BN / LT 5099 / 8178 et DT III / 3173A
donc de monnaies traditionnellement
attribuées aux 2 peuplades contiguës des Aedui (Mont Beuvray à 400 km de
Sainte-Reine) et des Allobroges (région de Genève à 87 km de Sainte-Reine).
De
là à imaginer des ateliers supra-tribaux ou supra-territoriaux fournissant des
disques à la demande avec comme conséquence la décentralisation des frappes
monétaires, il n'y a qu'un pas!
Rendons-nous également à l'évidence: cette technique rend très facile la
réalisation de faux "coins celtes N° 172, 2007, p. 10, fig. 6 et p. 17,
fig. 15".....raison pour laquelle nous sommes particulièrement suspicieux
à l'égard du coin fixe de Les Angeliers par exemple.
Coins monétaires alias matrices monétaires
Prägeeisen alias
Münzstempel alias Münzmatrizen
Dies
Ce
paragraphe ne se veut nullement exhaustif.
En
2001 AD, AUBERSON & GEISER [Rev. suisse de num., t. 80, 2001 AD, p. 96-97]
ont procédé à un recensement exhaustif des coins et poinçons celtes connus: 37
coins et 5 poinçons (voir les N° 05, 06, 39, 41 et 42). Les poinçons ont déjà
été étudiés plus en détail au § I / XI.
Les
coins sont donc très rares; quant aux poinçons, ils sont rarissimes.
Ci-dessous,
la copie corrigée du Tableau récapitulatif publié par AUBERSON & GEISER:
|
Provenance
/ Année de découverte |
Peuple / Région
présumée |
Type / Légende |
Face
|
Métal
|
LT pl. N°/ BN N° |
Publications
|
|
01)
Amiens (région) (F),- |
Ambiens |
Au cheval galopant à dr. |
Rv. |
Au |
35,8704- 8717? |
MALKMUS 1993 n° 8 r VON KAENEL
1972, 103-104 et cat. 17 |
|
02) Avenches (CH), av. 1860 |
Proto-Helvètes |
Statère
Philippe de Macédoine |
Av. |
Au / El |
36,8896 / 8901var. |
MALKMUS
1990, V 8 |
|
03)
Bar-sur-Aube / Ste-Germaine (F), av. 1860 |
Séquanes |
TOGIRIX |
Rv. |
Ag |
16,5550 |
DELESTRÉE / DUVAL 1977, 47 MALKMUS 1990, V 9 KAENEL / AUBERSON 1996, 106-111 |
|
04)
Bas-Vully / Sur les
Planches (CH), 1996 |
Helvètes |
KALETEDV |
Av. |
Ag |
32,8291 |
AUBERSON
1997, 16-18 |
|
05)
Duclair (région
de), (F) |
Ambiens |
Au cheval désarticulé |
Rv. |
Au |
35,8704 et ss |
FOURNIER 1997, 192-193 (poinçon) |
|
06)
Halloy-les-Pernois (F), 1986 |
Somme Ambiens |
|
Av. |
Br |
33,8449 |
FOURNIER 1989, 119-122 (poinçon) MALKMUS
1993, 8 p |
|
07) Harburg (D), 1995 |
Allemagne méridionale |
A la croix |
Av. |
Ag |
38,9288 |
ZIEGAUS 1998,
649 note 94 |
|
08)
Harburg (D), 1995 |
Allemagne méridionale |
A la croix |
Av. |
Ag |
38,9288 |
ZIEGAUS 1998,
649 note 94 |
|
09)
Harburg (D), 1995 |
Allemagne méridionale |
A la croix |
Rv. |
Ag |
38,9288 |
ZIEGAUS 1998,
649 note 94 |
|
10)
Harburg (D), 1995 |
Allemagne méridionale |
A la croix |
Rv. |
Ag |
38,9288 |
ZIEGAUS 1998,
649 note 94 |
|
11)
Harburg (D), 1995 |
Allemagne méridionale |
? |
|
|
|
ZIEGAUS 1998, 649 note 94 |
|
12)
Haute-Alsace (région de la) (F), 1880-1914 |
Allemagne méridionale |
A la coquille? |
Av. |
Au |
39,9445
et
40,9447 |
FURGER-GUNTI 1987, 371-378 MALKMUS 1993,
8 q |
|
13)
Karlstein (D), --- |
Allemagne méridionale |
A la croix |
Rv. |
Ag |
38,9281- 9288? |
ZIEGAUS 1993,
295 SCIAU /
RICHARD 1982,166-169 |
|
14) La
Lagaste (F), 1981 |
Allemagne méridionale |
A
la croix? |
Ind. |
Ag |
|
MALKMUS 1990
et 1993, 8 l |
|
15)
Larina (F), 1987 |
Allobroges |
Au cheval libre à g. |
Rv. |
Ag |
7,2895
/ 2636-2644 |
GRUEL /
COLLOT 1990, 23-24 MALKMUS 1993,
8 n |
|
16) Manching (D), 1996 |
Allemagne méridionale |
A la tête janiforme? |
? |
Au |
40,9464? |
HÜSSEN /
LEICHT / SlEVERS
1996,109 |
|
17) Manching (D), 1996 |
Allemagne méridionale |
A la croix? |
Rv.? |
Ag |
38,9281? |
HÛSSEN /
LEICHT / SlEVERS
1996, 109 |
|
18) Manching (D), 1996 |
Allemagne méridionale |
A la croix |
Av. |
Ag |
38,9288 |
HÜSSEN /
LEICHT / SlEVERS 1996,109-110 |
|
19) Les
Martres-de-Veyre / Corent (F), 1844-1845 |
Bituriges Cubi |
Au cheval passant à g. |
Rv. |
Ag |
/4102 |
MALKMUS 1990
et 1993, V 11 |
|
20) Les
Martres-de-Veyre / Corent (F), av. 1856 |
Arvernes |
ADCANAVNOS |
Rv. |
Br |
12,3868 |
MALKMUS 1990 et 1993, V 10 (coin perdu) |
|
21) Les
Martres-de-Veyre / Corent (F), 1987 |
Arvernes |
ADCANAVNOS |
Rv. |
Br |
12,3868 |
MALACHER 1987,
275-276 MALKMUS 1993,
8 m |
|
22)
Moirans(?) (F), av. 1870 |
Allobroges |
Au cheval libre à g. |
Rv. |
Ag |
7,2895 / 2636-2644 |
MALKMUS 1990,
V 12 DELESTRÉE / DUVAL 1977,45-47 |
|
23)
Mont-Beuvray (F), 1869 |
Eduens |
A
la tête casquée.
à g. |
Av. |
Ag |
16,5138 - 5252 |
MALKMUS 1990, 8 b (8 o = réplique?) |
|
24)
Quarante (F), av. 1994 |
Hérault et non "Aude, Hte-Garonne" |
A la tête triangulaire et à la croix |
Av. |
Ag |
|
FEUGÈRE 1994, 726-728 DELESTRÉE / DUVAL 1977,47 |
|
25)
St-Symphorien d'Ancelles (F), 1967 |
Eduens |
Au
cheval galopant
à dr. |
Av. |
Ag |
11,3684 var. |
MALKMUS 1990 et 1993, 8 a |
|
26)
Staffelberg (D), --- |
Allemagne méridionale |
Regen- bogenschüs- selchen |
Av. |
Au |
39,9421- 9439 |
MALKMUS 1990, 8 i ZIEGAUS 1993,
293 |
|
27) Staffelberg (D), --- |
Indéterminé |
Fruste |
Ind. |
Ind. |
|
ZIEGAUS 1993,
294 |
|
28) Staré Hradisko, --- |
Tchéquie |
Athéna, type d'AIkis |
Ind. |
Au |
|
ZIEGAUS
1993, 299 |
|
29) Staré
Hradisko, --- |
Tchéquie |
Fruste |
Ind. |
Ind. |
|
ZIEGAUS 1993, 300 |
|
30)
Stöffling (D), - |
Indéterminé |
Fruste |
Ind. |
Ind. |
---- |
ZIEGAUS 1993, 296 |
|
31)
Szalacska (H), 1906 |
Hongrie |
Tétradr. Philippe de Macédoine |
Av. |
Ag |
46-48, 9697-9840 |
GOHL 1907, 171
et pl. III, 6 MALKMUS 1990,
8c |
|
32) Szalacska (H), 1906 |
Hongrie |
Tétradr. Philippe de Macédoine |
Av. |
Ag |
46-48, 9697-9840 |
GOHL 1907, 173 et pl. III, 5 MALKMUS 1990,
8d |
|
33) Szalacska (H), 1906 |
Hongrie |
Tétradr. Philippe de Macédoine |
Av. |
Ag |
46-48 9697-9840 |
GOHL 1907, 173
et pl. III, 3 MALKMUS 1990,
8e |
|
34) Szalacska (H), 1906 |
Hongrie |
Tétradr. Philippe de Macédoine |
Rv. |
Ag |
46-48, 9697-9840 |
GOHL 1907, 172-173 et pl. III, 1 MALKMUS 1990,
8f |
|
35) Szalacska (H), 1906 |
Hongrie |
Tétradr. Philippe de Macédoine |
Rv. |
Ag |
46-48, 9697-9840 |
GOHL 1907, 173
et pl. III, 2 MALKMUS 1990,
8g |
|
36) Szalacska (H), 1906 |
Hongrie |
Tétradr. Philippe de Macédoine |
Rv. |
Ag |
46-48, 9697-9840 |
GOHL 1907, 173 et pl. III, 4 MALKMUS 1990,
8h |
|
37)
Toulouse (F), av. 1968 |
Celtibères |
de Sekaiasa |
Av. |
Br |
|
FOUET / SAVèS 1968, 215-223 MALKMUS 1990, 8 j MEDRANO MARQUÈS / MOYA CERDAN 1988, 23-28 |
|
38)
Valdeherrera (SP), --- |
Celtibères |
Denier
de Bolskan (Huesca) |
Av. |
Ag |
|
MALKMUS 1990,8
k |
|
39) Taunus (D) |
Allemagne méridionale |
Regen- bogenschüs- selchen |
Av. ou Rv. |
Au |
39,9421- 9439 |
Auktionskatalog B. Peus 326, 1989, 27 (Poinçon) ZIEGAUS 1993, 297 |
|
40)
Provenance inconnue, --- |
Allemagne méridionale |
Regen- bogenschüs- selchen ? |
|
Au |
39,9421- 9439? |
ZIEGAUS 1998,
649 note 91: PSM
Inv. 1997, 1011 |
|
41) Taunus (D) |
Allemagne méridionale |
Au
cheval globuleux |
Rv. |
Ag |
39,9383 et 9401 |
Auktionskatalog
B. Peus 326, 1989, 22 (poinçon) GILLES 1992, 448-449 Abb. 1 |
|
42)
Taunus (D) |
Allemagne méridionale |
Au personnage au torque |
Rv. |
Ag
|
38,9388 |
Auktionskatalog B. Peus 318,
1987, 1113 (poinçon) GILLES 1992, 448 ZIEGAUS 1993, 298 |
Les
motifs des poinçons, en relief, ont été dessinés conventionnellement ci-devant
en traits noirs sur fond blanc alors que les motifs des coins, en creux, seront
dessinés conventionnellement ci-après en traits blancs sur fond noir.
Ci-après la description plus détaillée de certains de
ces coins [qui étaient utilisés avec ou sans manchon] avec, pour la plupart,
leur dessin. Nous les donnons dans l'ordre du Tableau ci-dessus:
¤ N°02: € 00057
Meyer in Anzeigen f. Schw. Geschichte und
Altertumskunde 1862, N°4, p.72 alias
Rev. arch. 1867, t.XV, p.348 alias
ASFN 1884, p.361-362 alias
ABT p.51 alias
Forrer in KN t.1, fig.56 & 454
Le coin fixe d'Avenches (Aventicum Helvetiorum) (SUISSE, Vaud) (conservé
au Musée d'Avenches):
Disque de bronze [diamètre: 27 à 28 mm] portant l'Avers en creux (dessin
en blanc sur fond noir) du statère d'or fortement cupulaire de Type BN
8901-8907 (cf. Chap. II B) usuellement attribué aux Sequani (région de Besançon
à 141 km d'Avenches). Ce disque est enchâssé ("inséré en force",
"incrusté", "eingekeilt" selon les auteurs) dans un morceau
de fer brut tronconique (Diamètre maximal: 41 à 42 mm; diamètre minimal: 37 mm;
hauteur: 15 à 16 mm). Nous donnons aussi le dessin (en noir sur fond blanc) de
l'Avers issu de ce coin. Datation: ca 100/65 – 58/50 BC.
¤ N°03: € 00058
Rev. arch. 1867,
t.XV, p.350 alias
Babelon & Blanchet in Cat. des bronzes de la BN,
1895, N°2395, p.730, fig. alias
Babelon in Traité
I, c.908, fig. alias
ABT p.52 alias
"En
Champagne celtique: les Tricasses et la Nécropole de St Benoît-sur-Seine",
Musée des Beaux-Arts de Troyes, 24/6-23/10/1989, p.34-36, photo 20
Le coin mobile trouvé à peu de distance de l'oppidum de Sainte Germaine près Bar-sur-Aube (FRANCE, Aube, à 220 km de Besançon) (conservé au Cabinet des médailles, Paris):
Cône en bronze de 30 ou 35 mm de haut selon les auteurs. Coin de Revers
destiné à la frappe de Revers de quinaires d'argent de Type BN 5550 var. (cf.
Chap. Ii D) usuellement attribués aux Sequani (région de Besançon). Datation:
ca 75-58 BC.
¤ N°04: € 00059
Auberson & Geiser in Revue Suisse de Numismatique, t.80, 2001, p.77 et pl.7
Le coin fixe de
l'oppidum de Bas-Vully (SUISSE, Fribourg; à 255 km de Langres) (Lieu de
conservation: Service d'Archéologie du Canton de Fribourg sous la cote SACF
7232):
Ce coin d'avers était destiné à la frappe de quinaires KקΛЄΤЄΔΟΥ Type BN 8198-8309 (cf. Chap. II D) usuellement attribué aux Lingones (région de Langres). On ignore s'il s'agit d'un coin authentique ou du coin d'un faussaire d'époque.
L'étude métallographique a prouvé qu'il s'agit d'un coin coulé.
Caractéristiques
de ce coin:
# Composition chimique:
On ignore comment elle fut déterminée!
Cu 76 % / Sn 21 % / Pb 3
%
# Dimensions:
Hauteur 24,3 mm
Diamètre du coin 16,0 – 17,4 mm /
Diamètre du flan 12,0 – 12,5 mm
Forme tronconique; cassé verticalement
# Poids: 24,35 g
Ce coin fut donc retrouvé loin de l'endroit où l'on aurait pu s'attendre
à le trouver.
¤ N°12: € 00060
Furger-Gunti
in Mél. C. de B., 1987, p.371-378
Le coin fixe trouvé en Haute-Alsace (FRANCE) (conservé au Historisches
Museum, Basel):
Longueur: 112 mm. Largeur: 50 mm. La partie en bronze (hachurée sur
notre fig.) est sertie dans une partie (non hachurée sur notre fig.) en fer.
Ces 2 parties sont de section
pseudo-octogonale. Ce coin a dû servir à la frappe de statères à Avers
lisse, soit des
"Regenbogenschüsselchen" (cf. Chap. III) usuellement attribués
aux Vindelici, soit de ceux usuellement attribués aux Boii (cf. Chap. XXXVI A).
Il fut donc, lui aussi, retrouvé à des centaines de km des 2 endroits
"escomptés", la Bavière ou la Bohême. Datation: ca 150-75 BC.
¤ N°13: € 00061
Dannheimer & Gebhard in Das
keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S.301, Nr.295 alias
Overbeck S.30, Abb.22
Le coin mobile de Karlstein (ALLEMAGNE, Haute-Bavière) (localisation actuelle: Prähistorische Staatssalmlung München E.-Nr.1988,15). Longueur 81 mm.
Destiné à la frappe de
"petit argent" ("Kleinsilber") usuellement attribué aux
Norici Occidentaux ("West-Noriker") (cf. Chap. VIII). Datation: ca 100-0 BC.
¤ N°14: € 00062
Sciau & Richard in SENA N°73, 1982, p.166-169,
fig.1 alias
Duval
in Monnaies gauloises et mythes celtiques, Hermann 1987, p.5, fig.e
Le coin mobile ou fixe [on ne peut hélas trancher puisque le motif est
méconnaissable] de La Lagaste alias de Pomas et Rouffiac (FRANCE , Aude)
(conservé au Dépôt archéologique de Limoux, Aude):
Fragment de coin en bronze, brisé volontairement ou accidentellement
selon un plan vertical. Poids: 34,7 g. Hauteur: 26 mm. Surface plate: 24 x 13
mm. Bronze: Cu 93 % + Sn 7 %. Le
diamètre original de la surface plate était de ca 28 mm avec une partie
circulaire centrale de 12 mm et une bordure de 8 mm. La gravure en négatif sur
la partie circulaire centrale ne peut hélas plus être identifiée. Servit sans
doute à la frappe de monnaies dites à la croix. Au vu de la forme de ce coin, on ne saurait trancher: était-ce un
coin mobile ou un fixe?
¤ N°15: € 00063
Gruel & Collot in Doc. Arch. Rhône-Alpas, 4, 1990, p.23-24, fig.12
Le coin mobile de l'oppidum de Larina alias de Hières-sur-Ambly (FRANCE, Isère; à 125 km de Genève) (localisation actuelle inconnue):
Coin en bronze destiné à la frappe de pièce d'argent de Type BN 2637-44 & 2893-95, autrefois attibuées aux Cavares et à présent aux Allobroges (région de Genève). Poids: 86,9 g. Hauteur totale: 28 mm. Diamètre de la partie matrice: 24 mm. Les pièces frappées ayant usuellement un module de 13 à 15 mm seulement, il semble que l'on utilisait systématiquement des flans trop courts par rapport au coin. Ce coin mobile était très certainement à l'origine "inséré en force" dans un manchon de fer.
¤ N°19: € 00064
Barthélemy in Rev. arch.
1867, t.XV, p.349, fig. alias
ABT p.52 alias
Forrer
in KN t.2, 1969, Taf.20, fig.2
Le coin mobile de Les Martres-de-Veyre alias de l'oppidum de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme; à 199 km de Bourges) (actuellement conservé au Musée d'Archéologie Nationale, Saint-Germain-en-Laye, inv. 12273):
Destiné à la frappe de
Revers de pièces d'argent de Type BN4102, usuellement attribuées aux Bituriges
Cubi (région de Bourges). Ce coin conique en bronze retrouvé chez les Arverni
n'a donc, lui non plus, pas été retrouvé où on l'attendait. Hauteur: 33 mm.
Diamètre de base: 20 mm. Datation:
ca 70/65 BC.
¤ N°19 Bis: € 00065..
Ms. Barthélemy
t.2, f°91
Coin mobile conique en bronze très similaire très similaire au précédent
mais dont le haut du cône est cassé (localisation actuelle inconnue). A moins
qu'il ne s'agisse d'un dessin varié du coin précédent
¤ N°20: € 00066
Barthélemy in rev. arch.
1867, t.XV, p.348, fig. alias
ABT p.52 alias
Forrer in KN t.2, 1969, Taf.20,
fig.1 alias
Malacher in BSFN 1987, p.276
Le coin mobile de Les Martres-de-Veyre alias de l'oppidum de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) (découvert en 1856, aujourd'hui perdu). Diamètre maximal 19,5 mm.
Ce coin en bronze en
forme de "champignon" alias de "bouton muni d'une tige"
était probablement serti dans un "manchon" tronconique en fer. Il
était destiné à la frappe de bronzes de Type LT 3868 var. usuellement attribué
aux Arverni. Datation: ca
51….BC.
¤ N°21: € 00067
BSFN 1987,
p.275-276 alias
Gallia-Info 1989,
p.60 & 62, fig.40
Le coin fixe de Les Martres-de-Veyre alias de l'oppidum de
Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) (localisation actuelle inconnue):
Coin fixe d'Avers en bronze, fendu, découvert en 1987, de forme
cylindrique, légèrement conique. Destiné à la frappe du Bronze de Type BN 3868
(cf. Chap. XXVI) usuellement attribué aux Arverni. A son extrémité est resté
collé un fragment de la monnaie venant d'être frappée au moment où le coin s'est cassé. Au bas du coin, on voit de ce
fait une partie du Revers de cette monnaie [Ce Revers est dessiné, pour
respecter notre convention, en traits noirs sur fond blanc].
Hauteur: 23,7 mm. Diamètre: 18,1 mm.
Composition du coin en bronze:
Cu 56,0 % / Sn 32,0 % / Pb 5,0 %
/ Si 4,0 % / Fe 2,0 % / P 1,0 %
En raison de sa trop forte teneur en étain (plus de 10 %),
ce coin a dû se fendre promptement!
Composition de la monnaie de bronze accolée:
Cu 43,0 % / Sn 38,0 % / Pb 16,0 % / Si 1,0 % / Fe 1,0 % / P 1,0 %
¤
N°22: € 00068
Vallier –
Découverte.....Moirans, Grenoble 1879, pl. fig.24 alias
ABT
p.52, fig.1 alias
Changarnier
in ASFN 1884, p.362-363, fig. alias
Gruel
– La monnaie...Ed. Errance, 1989, p.163
Le coin mobile trouvé en 1879 à
Moirans (FRANCE, Isère; à 137 km de Genève) (actuellement au Musée de
Grenoble):
Coin de bronze destiné à la frappe du Revers de pièces d'argent de Type
BN 2637-44 & 2893-95 (cf. Chap. XXVI), autrefois attribué aux Cavares et à
présent aux Allobroges (région de Genève).
Selon CHANGARNIER, "la forme générale de ce coin....indique parfaitement son mode d'emploi:
# La partie supérieure est étroite, afin d'obtenir une percussion
centrale et assurer le coup de frappe
# La hauteur (58 mm) était suffisante pour que le coin fût tenu facilement
entre le pouce et 3 doigts sur le bloc toujours plus considérable de l'Avers,
sur lequel figurait la tête
# Sa forme, renflée vers le centre, était nécessaire pour éviter les
fouettements, c'est-à-dire les oscillations du coin sur les monnaies, car elles
en auraient émoussé l'empreinte".
Datation: ca 75 BC.
¤
N°23: € 00069
Delestrée
& Duval – Un coin mon. inédit du Mont-Beuvray, Antiquités Nationales N°9,
1977, p.45-47
Le coin fixe trouvé en 1869 au Mont-Beuvray (FRANCE, Nièvre)
(actuellement conservé au Musée d'Archéologie Nationale, Saint-Germain-en-Laye,
inv. 24196): Dimètre maximal 24 mm. Hauteur 23,5 mm. Poids: 55,5 g.
Coin destiné à la frappe de quinaires de Type BN 5138-5252 usuellement
attribué aux Aedui. Datation: ca 65-51 BC.
¤
N°24: € 00070
Feugère
in BSFN 1994, p.726-728, fig.1 & 2
Le coin mobile de Quarante (FRANCE, Hérault) (actuellement conservé au Musée municipal de Quarante):
Coin en bronze pour frapper des monnaies dites à la croix traditionnellement attribuées aux Cadurci (cf. Chap. XVI) localisés, selon FEUGèRE, principalement dans le Lot, donc très loin de l'Hérault où étaient plutôt localisés les Volcae Tectosages. FEUGèRE a noté au sommet de ce coin des traces d'écrasement par martelage: bien que coin d'Avers, il s'agit donc exceptionnellement d'un coin mobile! Hauteur 15 mm
¤ N°25: € 00071 / € 00072
Gallia 1968, p. 501, fig. 40 alias
Gruel
p.110 alias
Delestrée
& Duval in Antiquités Nationales N°9, 1977, p.47
Le coin fixe d'Avers de Saint Symphorien d'Ancelles (FRANCE, Saône-et-Loire) (actuellement conservé, selon les uns, au Musée de Mâcon et, selon les autres, au Musée de fouille local de Saint Symphorien):
"Cylindre" de
fer (Largeur maximale: 44 mm; hauteur: 23 à 24 mm) au haut duquel est enchâssé
(à l'emplacement indiqué par un petit segment de droite) une pastille de bronze
plus ou moins ronde (Diamètre de l'ordre de 18 mm) portant la gravure en creux
de l'Avers du Type BN 3684 var. (cf. Chap. XXVI) usuellement attribué aux Aedui
ou aux Arverni. Datation: ca 80 BC.
¤ N°26: € 00073
Overbeck in Neufunde sogenannter
"glatter Regenbogenschüsselchen" aus Unterfranken, Mainzfränkische
Studien, Bd.37, Würzburg 1986, S.109 & 111, fig.9
Le coin fixe de Staffelberg
(ALLEMAGNE, près de Bad Staffelstein, Haute-Franconie) (localisation
actuelle inconnue):
La fig. montre, de gauche à droite, ce coin vu du dessus, en section et
vu du dessous. Ce coin en fer cylindrique (Diamètre: 23 à 25 mm. Hauteur
maximale: 9 mm) était très certainement enchâssé dans un bloc de fer
("Eisenummantelung). Il servait à frapper l'Avers lisse de certains
"Regenbogenschüsselchen" usuellement attribués aux Vindelici (à 256
km de Bad Staffelstein) (cf. Chap. III)
ou aux Boii (à 298 km de Bad Staffelstein) (cf. Chap. XXXVI A).
¤ N°30: € 00074 (Restitution)
Dannheimer & Gebhard – Das
keltische Jahrtausend, 1993, S. 301, Nr. 296
Ca
200-1 BC
Coin mobile en fer. Longueur: 82 mm. Diamètre: 9-12 mm. Poids: 69,7 g.
Provenance: Stöffling en Bavière.
L'empreinte n'est plus reconnaissable mais, compte tenu du diamètre, ce
coin servit à la frappe de vint-quatrièmes de Statère (cf. Chapitre III).
Localisation actuelle: PS München E.-Nr. 1990 / 68.
¤ N°31: € 00075
Gohl in RN 1907, p.171, N°1
& pl.III, fig.6
Le 1er coin fixe trouvé dans une cabane servant de fonderie
et d'atelier monétaire sis dans l'oppidum de Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de
la], près de Kaposvàr, à ca 160 km au S-E de Budapest] (localisation actuelle
inconnue):
On est bien surpris qu'à l'époque on pouvait se contenter d'une simple
cabane comme fonderie et atelier monétaire!
Ce coin ainsi que les 5 suivants est destiné à la frappe de drachmes en
argent de Type Kapostal OTA 500 (cf.
Chap. II C). Disque fondu en bronze clair de 29 mm de diamètre [portant un Type
monétaire de 13 à 15 mm de diamètre] serti dans un cercle de fer forgé d'une
épaisseur de 9 mm, le tout enchâssé dans un bloc cylindrique de métal dont GOHL
hélas ne précise pas explicitement la nature. Par analogie, on s'attendrait à
du fer; il semblerait plutôt s'agir de bronze puisque GOHL écrit "La
dureté du bronze des 6 coins (de Szalacska) ...... égale à peu près la dureté
du fer commun". Diamètre: 55 mm. Hauteur: 19,5 mm. Poids: 194,0 g.
Datation: ca 50 BC.
¤ N°32: € 00076
Gohl in RN 1907, p.171-172, N°2
& pl.III, fig.5
Le 2ème coin fixe trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de
la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):
Disque fondu en bronze très clair de 28 mm de diamètre, serti dans un
cercle de fer forgé, le tout enchâssé dans bloc cylindrique de bronze(?). Diamètre: 50 mm. Hauteur au milieu: 20 mm.
Hauteur sur les bords: 16 à 18 mm. Poids: 196,0 g. Datation: ca
50 BC.
¤ N°33: € 00077
Gohl in RN 1907, p.172, N°3
& pl.III, fig.3
Le 3ème coin fixe trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de
la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):
Disque fondu de bronze très clair [sans cercle de fer] enchâssé dans un
bloc cylindrique de bronze(?). Diamètre: 31 à 32 mm. Hauteur: 23 mm. Poids: 148,0
g. Datation: ca 50 BC.
¤ N°34: € 00078
Gohl in RN 1907, p.172-173, N°4
& pl.III, fig.1
Le 1er coin mobile trouvé à
Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de la], près de Kaposvàr) (localisation
actuelle inconnue):
Cylindre fondu de bronze clair, légèrement tronconique. Diamètre au
niveau de la gravure: 16 mm. Ailleurs: 21 à 23 mm. Hauteur: 36 mm. Poids: 109,5
g. Datation: ca 50 BC.
¤ N°35: € 00079
Gohl in RN 1907, p.173, N°5
& pl.III, fig.2
Le 2ème coin mobile trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de
la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):
Cylindre fondu en bronze clair, jaunâtre légèrement tronconique.
Diamètre au niveau de la gravure: 16,5 à 17,0 mm. Ailleurs: 22 à 23 mm.
Hauteur: 37,5 à 38,2 mm. Poids: 120,0 g. Datation: ca 50 BC.
¤ N°36: € 00080
Gohl in RN 1907, p.173, N°6
& pl.III, fig.4
Le 3ème coin mobile trouvé à Szalacska (HONGRIE [Sud-ouest de
la], près de Kaposvàr) (localisation actuelle inconnue):
Cylindre fondu en bronze très clair, jaunâtre, légèrement tronconique.
Diamètre au niveau de la gravure: 16 mm. Ailleurs: 22 à 23 mm. Hauteur: 38 mm.
Poids: 119,5 g. Datation: ca 50 BC.
On
peut compléter le tableau ci-dessus comme suit (nous ne cherchons pas à être
exhaustif):
¤ € 00081
Stoivoci & Winkler in Acta Musei Napocensis
, Cluj, 8, 1971, p.477-479, fig. 1
Le coin mobile ou fixe de Pecica près de Cluj (ROUMANIE) (localisation actuelle inconnue):
Autour d'une âme en bronze fortement stannifère (Cu ca 88 % / Sn ca 12%), une enveloppe en tôle de cuivre (Hauteur: 27 mm. Diamètre maximal: 34 mm. Diamètre minimal: 13 mm). La partie initialement gravée, hélas illisible, est bombée ("gewölbt"): il n'est pas précisé si elle est convexe ou concave. Selon STOIVOCI & WINKLER, ce coin servait à la frappe de scyphates [géto-]daces ("[Geto-]dakische Skyphate"). Ce coin fut retrouvé dans un atelier d'orfèvre sis à l'intérieur d'un site dace fortifié.
¤
€ 00082
Ibidem,
fig. 2
Le coin fixe de Ludesti (Judet de Dambovita, ROUMANIE) (à présent au Hist. Museum, Cluj Inv. Nr. 4970):
Disque plat en bronze (Diamètre: 23 mm. Epaisseur: 1 mm) portant la gravure inversée en creux d'une imitation d'un denier romain de C. Marius C. f. Capito (ca 87-75 BC) (cf. Chap. II E: € 04035 A). Ce disque est serti sur un bloc de fer tronconique (Diamètre maximal: 21 mm. Diamètre minimal: 12,5 mm. Hauteur: 30 mm). Selon STOIVOCI & WINKLER, il pourrait s'agir d'un coin d'époque de faux monnayeurs de Dacie.
¤ € 00083 / € 00084 / € 00085 / € 00086
N. Lupu, JNG, XVII cité par Preda, 1973, p.48 & 559, pl.LXXV
On a découvert dans la forteresse dace de Tilisca (Judet de Sibiu, ROUMANIE) un récipient en terre cuite (cf. son dessin tout à la fin de ce Chapitre: € 00781) contenant 14 coins en bronze en forme de "champignon" [6 d'Avers, 3 de Revers et 3 indéterminés] ainsi que 3 manchons en fer. Deux des 14 coins se trouvent encore enchâssés à l'extrémité de 2 de ces manchons. Nous donnons la représentation de l'un des coins en "champignon", des 2 manchons avec leur coin ainsi que du manchon sans coin. Ces coins servaient à la frappe de répliques fidèles de deniers de la République Romaine, quasiment indiscernables des originaux! Datation: ca 140 – 74 BC ou ca 70-1 BC selon les auteurs. Cf. aussi: € 04035 B & € 04035 C.
¤
€ 00087
Vente
sur offres Albuquerque, Rouen, N°33, 12/3/1992, N°95
Coin fixe (à présent Cabinet des Médailles Paris, Acq.1992/260) en
bronze (Poids: 21,9 g), vaguement
tronconique (Diamètre maximal: 22 à 23 mm. Hauteur: 15 mm) destiné à la frappe
d'Avers d'oboles massaliètes (cf. Chap. XX). Provenance inconnue.
¤ € 00088
Abels & Ziegaus, Ein
spätlatènezeitlicher Münzstempel aus Altendorf (Landkreis Bamberg, Oberfranken)
in Das archäologische Jahr in Bayern 1998, Stuttgart 1999, p. 65-66, Fig. 48 /
1 & 2
Coin fixe trouvé en 1998 au cours des fouilles sur le site d'Altendiorf
datant de l'époque impériale romaine (ALLEMAGNE, Bavière [Haute-Franconie})
(localisation actuelle ?):
Fer. Poids: 51,5 g. Parallélépipède de 32 x 27 mm et de 9 mm de
haut.
Destiné à la frappe d'Avers de "quinaires-touffe" BN 9274-9275
(cf. Chapitre III).
¤ Wamser in
Gold-Magie……, Schriftenreihe Arch. Staatsslg. 2, Stuttgart 2001, p. 89, fig. 68
et p. 293, N°190 alias
Ziegaus – Ein
keltischer Münzstempelfund aus dem Nördlinger Ries (Schwaben) in Intern. Num. Newsletter 39, Printemps /
Eté 2002 / Mitteilungen der Freunde der bayerischen Vor- und
Frühgeschichte, Nr. 100 vom 5/4/2002 alias
Nick in – Gabe,
Opfer.....Rahden (Westfalen) 2006, t. 1 et t. 2
En 2000, un prospecteur fit au Ganzenberg (Commune de
Niederaltheim, ALLEMAGNE, Bavière [Souabe]) une découverte unique en son genre:
11 ustensiles de monnayeur (actuellement conservés dans la "Archäologische
Staatssammlung" à Munich Inv. 2001, 1989-1996 (N° d'inventaire précis non
connus!). 2 de ces ustensiles ont déjà été décrits ci-devant (un bloc
parallélépipéduque avec cavités cupulaires pour rendre scyphates les flans
plats [cf. § I / VIII bis] ainsi qu'un poinçon [cf. § I / XI])
# 5 coins fixes d'Avers en fer de forme parallélépipédique
[Sur certaines faces de ces parallélépipèdes subsistent des traces de gravures
rondes quasiment effacées: ces blocs ont donc servi à plusieurs reprises]:
¤ € 00089 . :
Nick, 2009, Bd 1, S. 367, N° 49 a et S. 395, N° 49 a:
Quinaires-touffe (cf. Chapitre III). Poids 58 g
¤ Pas de fig.:
Nick, 2009, Bd 1, S. 364, N° 29a et Bd 2, S. 175: Coupelles
d'arc-en-ciel / Statères de Type I A (cf. Chapitre III)
¤ € 00090 et € 00091
Nick, 2009, Bd 1, S. 367, N° 49 a & S. 395, N° 49 a et
Bd 2, S. 175: Coupelles d'arc-en-ciel / Statères des Types II A (123 g) et II C
(58 g)
¤ Pas de fig.:
Nick, 2006, Bd 1, S. 371, N° 23a et Bd 2, S. 175: Coupelles
d'arc-en-ciel / Quarts de Statère de Type IV A
# 4 coins mobiles de Revers en fer de forme cylindrique ou
tronconique de 70 à 90 mm de longueur. L'un d'entre eux n'est plus
identifiable:
¤ Pas de fig.:
Nick, 2006, Bd 1, S. 395, N° 49 a et Bd 2, S. 175:
Quinaires-touffe
¤ € 00092
Nick, 2006, Bd 2, S. 175: Revers de Statères en forme de
coupelles avec torque et 6 globules. Longueur 72 mm
¤ Pas de fig.:
Nick, 2006, Bd 2, S. 175: Revers de Statères en forme de
coupelles avec torque et 3 globules
¤ € 00093 (Dessin restitué)
Vente publique Elsen, N°72, 14/12/2002, N°68
Coin mobile de forme tronconique en fer (Hauteur: 25 mm /
Diamètre maximal: 17 mm / Poids: 36,7 g). Sur la petite base, type en creux
rappelant le Revers des Quinaires (dits) éduens aux légendes ARIVOS /
SANTONOS (BN 4517-4524) (cf. Chap. II D): Provenance inconnue. A présent,
collection Christoph ROETTGER
¤
Pas de fig.
L'Archéologue-Archéologie
nouvelle, N°68, oct.-nov. 2003, p.49-50
Coin indéterminé (en restauration) de Corent (FRANCE, Puy-de-Dôme) (actuellement conservé au Dépôt de fouilles): découvert au cours de la campagne de fouilles 2002
¤ € 00094
Dembski in MÖNG Band 45, 2005, Nr. 4, S.236-239
Coin mobile destiné à la frappe de Revers de huitièmes de Statère de Type Paulsen 112-139 (cf. Chapitre XXX VI A).
Fer. Longueur: 69,8 mm . Diamètre du motif au bas: 12 x 14 mm. Poids: 31,3 g. Provenance: AUTRICHE (Styrie).
Ce coin, curieusement, a donc été retrouvé à quelque 470 km trop au Sud par rapport à l'endroit attendu.
¤ € 00095
Communication
privée [2006] du Dr. Andrea ZEEB-LANZ
Le coin mobile découvert au Donnersberg [alias Mont-Tonnerre]
(ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat) en 2006 (à présent au Landesamt für
Denkmalpflege Rheinland-Pfalz, Speyer):
Fragment de coin [Fe] présentant une
extrémité curieusement arrondie pour un coin mobile! Diamètre
extrapolé: 14 mm. Hauteur extrapolée: 10 mm. Servait à frapper des Revers de
Quinaires KקΛЄΤЄΔΟΥ Type BN
8198-8309 (cf. Chap. II D) usuellement attribués aux Lingones (région de
Langres à 370 km du lieu de trouvaille!). Là aussi, on ne peut qu'être surpris que ce coin ait été retrouvé si
loin du territoire supposé des Lingones.
¤
€ 00096
Venet
in Détection-Passion N°65, 2006, p.34-36 (collection privée) alias
SENA N°177, p.
17-20
Le coin mobile découvert en Eure-et-Loir (FRANCE):
Bronze (Poids: 19,1 g. Hauteur: ca 20 mm). Destiné à la frappe de Revers
de pièces d'or de 10 à 11 mm de diamètre de Type BN 6279 / LT/BN 8030 (cf.
Chap. XXVI) usuellement attribuées aux Remi (région de Reims à ca 230 km du
lieu de trouvaille). Nous ajoutons le dessin du Revers issu de ce coin.
¤ € 00097
Dembski in MÖNG Band
47, 2007, Nr. 4, S. 164-165 alias
Dembski in Roseldorf: interdisziplinäre Forschungen zur grössten
keltischen Zentralsiedlung Österreichs in Forschung im Verbund, Schriftenreihe
Band 102, 2009, S. 101, Abb. B - 30
Coin mobile destiné à la frappe de Revers d'une variante de
"Roseldorf II" inconnue sous forme de pièce jusqu'à ce jour. DEMBSKI
qui a publié ce coin, n'en a pas du tout relevé la particularité!
Fer. Poids: 13,3 g. Longueur: 24,4 mm. Diamètre du bas:
8,8-9,2 mm. Diamètre du motif du bas: 9,1 mm. "Diamètre" du haut:
14,4 ou 14,8 x 15,6 mm. Collection privée.
Provenance: AUTRICHE, Basse-Autriche (dans la plaine de
Marchfeld, dans le Sud de la zone viticole du Weinviertel)
¤
€ 00098
Berdeaux-Le
Brazidec et alii in SENA N°171, Mars 2007, p.13-33, fig. 2 et 7A
Le coin mobile de Villevieille (FRANCE, Gard) (localisation actuelle
inconnue):
Coin "tronconique" en bronze fendu en 2 dont il ne subsiste
que la moitié représentée (Poids: 35,7 g. Diamètre à la base: 19 mm. Diamètre
au sommet: 15 mm. Hauteur: 28 mm). Destiné à la frappe de Revers de monnaies à
la croix de Types Dep II/247, 248 ou 249 (cf. Chap. XVI).
¤ € 00099 / € 00100
Delestrée & Trameaux in Détection-Passion N°71, juillet-août 2007, p.37-38 alias
Delestrée & Pilon in SENA N°174, Déc. 2007, p. 9 – 14
Le coin fixe trouvé à Les Angeliers près Beaune (FRANCE, Côte d'Or) (collection privée):
Bronze. Poids: 52,3 g. Diamètre maximal: 23,5 à 27,5 mm. Diamètre minimal: 20 à 21 mm. Diamètre maximal du grènetis: 11 mm.
Composition: Cu 82,8 % / Sn 14,8 % / Pb 1,7 %
DELESTRéE et alii rattachent ce coin aux Quarts de Statère à la tête
janiforme traditionnellement attribués aux Mediomatrici (cf. Chapitre II D sous
BN 8933) tout en soulignant la "stylisation accentuée de
l'effigie" pour conclure à une datation tardive des années 100-66 BC.
Sur notre 2ème dessin, nous comparons le motif figurant sur ce coin-ci
vraisemblablement faux (fig. de gauche) aux motifs figurant sur 3 monnaies
authentiques (2ème et 3ème fig. à partir de la gauche et
fig. de droite). Cette comparaioson suscite de sérieux doutes quant à
l'authenticité de ce coin-ci!
il serait d'ailleurs très facile de réaliser un tel coin en utilisant la
technique des disques monétaires et en employant du bronze fondu provenant de la fonte d'un morceau de bronze d'époque.
Rappelons de surcroît que LONGPéRIER (RN 1858, p.435) signale la
fabrication, précisément à Beaune,
d'une "monnaie gauloise fausse, frappée avec une certaine habileté
et de nature à tromper quelques amateurs", "faite d'un métal jaune
composé d'argent et d'un peu de cuivre". Ce faux a pour "pour type
une double tête à la manière des Janus; au Revers, une façade de temple ou
plutôt d'église gothique au milieu de laquelle on lit VTA. Cette dernière
inscription et le style du temple font penser aux Mormons et à la Jérusalem de
Brigham-Young. C'est peut-être là ce que le mystificateur a voulu
représenter". de LONGPéRIER, hélas, ne précise pas le diamètre de ce faux.
Nous avons aussi des doutes puisque, compte tenu de sa forte teneur en
étain (plus de 10 %), ce coin aurait dû se casser très promptement.
¤
€ 00101
SENA
N°177, 2008, p. 9-16, fig. 1
Le coin mobile trouvé à Arbois (FRANCE, Jura) (collection privée):
Bronze. Poids: 22,0 g. Cône effilé. Hauteur: 32 mm. Diamètre de la base:
15 mm. Diamètre de la rouelle gravée
sur la base: 8-9 mm. Légende: M Δ .°.. S(couché)
Composition: Cu 83,9 % / Sn 8,4 % / Pb 6,8 %
Destiné à la frappe du Revers d'Oboles dites de
"Tarodunum-Kirchzarten / Basel-Gasfabrik à la roue" selon les
numismates germanophones alias "oboles
M A O S" selon les
numismates francophones (cf. Chapitre XXI)
¤ € 00102
SENA N°178, 2008, p. 7-15, fig. 1 b et 1 c
Le coin mobile trouvé entre Sézanne et Epernay (FRANCE,
Marne) (collection privée):
Bronze. Poids: 57,5 g. Hauteur: 20 mm. Diamètre de la base:
22 mm. Sur la paroi latérale du cylindre, une entaille (marque de
positionnement ?).
Composition "dans la masse": Cu 82,2 % / Sn 16,5 %
/ Pb 0,95 % [donc une composition très vouisine de celle du coin de Les
Angeliers ci-devant]
Composition "en surface": Cu 33 % / Sn 46 % / Pb
0,95 % [on ne comprend pas pourquoi on ne "boucle" pas à 100 %]: donc
un notable enrichissement superficiel en étain.
Destiné à la frappe du Revers de Statères dits de
Montmorot (FRANCE, Jura ) alias BN 3614 (cf. Chapitre II B) dont l'épicentre
diffus s'étiredu Département de l'Allier à la Suisse via la Nièvre, la
Côte-d'Or et la Franche-Comté. Donc là aussi, le coin a été retrouvé à ca 340
km trop au Nord de la zone de circulation!!
On
n'a toujours aucune certitude quant au nombre de pièces que l'on pouvait
frapper avant que le coin ne se casse (SENA N°154, 2002, p.25 & 31).
ZEHNACKER
(Les ateliers monétaires) estime qu'une paire de coins pouvait s'user en 1 ou 2
jours et qu'il ne fallait pas plus de 1 ou 2 jours pour graver un coin.
ZOGRAM
(Ancient coinage, Oxford, 1977 [BAR Supplementary Series, 33] 2 vol., p.45)
estime qu'en raison de l'usure plus rapide du coin mobile, il fallait 2, 3,
voire davantage de coins mobiles pour un seul coin fixe.
BRUNETTI
(Aspetti della metanumismatica, Milan, 1963) estimait qu'on pouvait frapper:
Coin
mobile: "au moins" 500 à 800 pièces et
Coin
fixe: 1000 pièces.
ROUSSET
(Mélanges offerts au Dr. C. de Beaulieu, 1987, p.733-742), comme d'autres
auteurs, a proposé, pour décrire une production monétaire, un programme de
simulation numérique (calcul "élégant" certes mais, somme toute, peu
convaincant puisque basé sur de multiples hypothèses aléatoires) nécessitant au
préalable une étude charactéroscopique détaillée du type monétaire étudié.
ROUSSET
propose par exemple les résultats calculés suivants pour le monnayage dit
coriosolite:
Classes
I et III selon GRUEL:
Coin mobile: 16000 ± 3000
pièces
Coin fixe: 30000 ± 5000
pièces
Classe
IV selon GRUEL:
Coin "moyen" (sorte de moyenne pour les coins mobile et fixe
confondus): 24000 ± 5000 pièces
Classe
Va et Vb:
Coin "moyen": 8000 ±
3000 pièces
Le
nombre de pièces "frappables" avec un même coin devrait, à notre
avis, ne pas dépendre du Type frappé contrairement à ce que semblent indiquer
les calculs de ROUSSET.
Aux
calculs de ROUSSET, nous préférons la démarche de SELLWOOD (Some experiments in
Greek Minting Techniques, NC, 1963, p.217-218) qui a procédé à des essais
expérimentaux de frappe de monnaies d'argent pour arriver aux conclusions
expérimentales donc convaincantes suivantes:
#
Coin mobile: 8000 pièces en cas de frappe à chaud, 4000 seulement en cas de
frappe à froid
#
Coin fixe: 10000 à 16000 pièces en cas de frappe à chaud, 5000 à 8000 seulement
en cas de frappe à froid.
Selon
SELLWOOD, ces chiffres varient très peu pour un module donné, d'un alliage
monétaire à l'autre.
Dernière
question intéressante:
On
admet habituellement que
#
les coins fixes sont toujours des coins d'Avers:
c'est
vrai pour 10 des coins fixes supposés authentiques signalés ci-devant mais un
11ème, celui du Donnersberg, semble être un coin de Revers
#
les coins mobiles sont toujours des coins de Revers:
c'est
vrai pour 12 des coins mobiles supposés authentiques signalés ci-devant mais un
13ème, celui de Quarante, est un coin d'Avers.
Voir
également ce que nous écrivons à ce sujet dans le § I / XXV consacré aux
monnaies incuses.
§ I / XIV
Epreuves de poinçons et de coins alias essais de poinçons et de
coins
Probeprägungen
Die tests
¤ € 00103
Casariega et alii pl. 18 / 1
Provenance inconnue. Lieu de conservation actuel: inconnu.
Poids, diamètre et épaisseur inconnus.
Patron [alias modèle permettant au graveur de recopier
facilement en creux sur le coin une image déjà inscrite en creux sur un flan de
métal mou] biface en plomb avec, sur chaque face, l'image inversée en creux des
Avers et Revers d'un bronze celtibérique (de Type Villaronga p.231-232 / 1 à 8)
portant le nom de l'atelier ibérique "espagnol" de SEKAISA. Il pourrait
aussi s'agir d'un flan en Pb "frappé" à l'aide de 2 poinçons,
autrement dit d'un essai de ces 2 poinçons.
¤ € 00104
Fouet et alii in Mém. de la Soc. arch. du Midi de la Allemagne,
1968, p.17-19, pl. I / fig. 6
Provenance: Vieille-Toulouse (FRANCE, Haute-Garonne). Lieu
de conservation actuel: Toulouse, Musée St Raymond.
Plomb. Poids: 10,32 g. Diamètre: 25 mm. Epaisseur: 4 mm.
Description: comme le patron précédent (s'agirait-il de 2
dessins plus ou moins fidèles du même objet?).
Selon FOUET et alii, il s'agit d'un patron destiné à
uniformiser la fabrication des coins. Ce patron a dû être soit adressé
d'ESPAGNE à l'atelier ibérique de Vieille-Toulouse (France) soit être façonné à
Vieille-Toulouse même par un graveur chevronné à l'intention de ses collègues
moins chevronnés. De la sorte, on évitait le déplacement d'un graveur chargé de
conserver l'unité de style et de présentation du même Type monétaire frappé
dans des ateliers monétaires différents. Il pourrait aussi s'agir d'un essai
sur flan de Pb de 2 poinçons.
¤ € 00105
CASARIEGO et alii...p. 92, pl. 18 / 2
Flan en plomb.
Avers: empreinte non inversée en relief d'un denier en
argent des ateliers celtibériques de BOLSKAN ou SESARS....il s'agit donc d'un
essai d'un coin d'Avers.
Revers: la même empreinte inversée et en creux....il s'agit
donc d'un essai d'un poinçon d'Avers.
¤ € 00106
CASARIEGO et alii...p. 3 / 1
Flan en plomb.
Poids: 4 g. Diamètre: 18 mm.
Essai biface en relief d'un denier en argent de Type V p.
211 / 2 de l'atelier celtibérique de BOLSKAN.
¤ € 00107
Même référence, pl. 18
Plaquette de plomb.
Essai biface en relief d'un as en bronze de Type V p. 364 /
2 var. de l'atelier celtibérique de CARBVLA.
¤ € 00108
Même référence, p. 3 / 1
Flan en plomb.
23,1 à 30,8 g. Diamètre: 28 à 31 mm.
Essai biface en relief d'un semis en bronze de Type V p. 365
/ 3 de l'atelier celtibérique de CARBULA.
¤ € 00109
Même référence, p. 8 / 1
Flan en plomb.
3,9 g. Diamètre: 14-15 mm.
Essai biface en relief d'un "cuarto" en bronze de
Type V p. 164 / 48A de l'atelier celtibérique de KESE.
¤ € 00110
Même référence, p. 15 / 1
Flan en plomb.
7,6 à 16,8 g. Diamètre: 15 à 25 mm.
Essai biface en relief d'un semis en bronze de Type V p. 390
/ 4 de l'atelier celtibérique d'OSTVR.
¤ € 00111
Même référence, p. 16 / 1
Flan en plomb.
Diamètre: 32 mm.
Essai biface en relief d'un "doble" en bronze de
Type V p. 341 / 1 de l'atelier celtibérique d'OBVLCO.
¤ € 00112
Même référence, p. 16 / 1
Flan en plomb.
6,8 g. Diamètre: 21 mm.
Essai biface en relief d'un as en bronze de Type V p. 368 /
6 var. de l'atelier celtibérique d'URSONE.
¤ € 00113
Même référence, p. 16 / 2
Flan en plomb.
29,5 g. Diamètre: 30 mm.
Essai biface en relief d'un as en bronze de Type V p. 368 /
4 var. de l'atelier celtibérique d'URSONE.
¤ € 00114
BN 3181 alias
de La Saussaye in RN 1866, pl. XV / 26 alias
Duchalais pl. I, 12 alias
Robert in Hist. gle. de Languedoc, t. II, 1876, p.478, N°102 &
t. XVI, 1900, pl. II / 8 alias
OGAM 1967, p.414, Note 18 alias
Feugère in BSFN
1996, p.229
Flan en plomb.
10,69 g. Localisation actuelle: Cabinet des médailles,
Paris.
Essai biface en relief d'une monnaie dite à la croix.
¤ € 00115
Feugère in BSFN
1996, p. 228
Flan en plomb.
5,20 g. Diamètre: 20,5 mm. Provenance: Site de
Peyre-Plantade à Clermont-l'Hérault (FRANCE, Hérault). Localisation actuelle: ?
Essai biface en relief d'une monnaie dite à la croix de type
dit négroïde.
Il s'agit d'un essai préparatoire: la gravure des coins
utilisés, bien que très avancée, n'était pas encore terminée.
¤ Pas de fig.
BN 3415 alias
Feugère in BSFN 1996, p. 229
Flan en plomb.
0,97 g.
Essai biface en relief d'une monnaie dite à la croix. Avers:
Tête selon MURET & CHABOUILLET; fruste selon FEUGèRE. Revers: Croix
can,tonnée de 4 points selon M. & C.; en quartiers occupés, pour 2 d'entre
eux, par des globules selon F.
¤ € 00116
SENA N°168, 2006, p.11, fig.3
Plomb
Dimensions précises et lieu de conservation inconnus
Essai uniface d'un coin de Revers de monnaie dite à la
croix.
¤ € 00117
Charleuf in Mém. de la Soc. Eduenne, 1844, p. 319, pl.
Flan en plomb.
Diamètre: 11,5 mm. Provenance: St Révérien (FRANCE, Nièvre).
Essai biface ou uniface en relief d'un Type monétaire non
identifié.
¤ € 00118
Dannheimer &
Gebhard – Das keltische Jahrtausend, Mainz 1993, S. 302-303, Nr. 301
Provenance: Oppidum celte de Staré Hradisko (TCHéQUIE,
Moravie). Localisation actuelle: Institut archéologique CAV Brno (TCHéQUIE)
Inv. 602 – 2158 / 66. Ca 33 BC – 30/40 AD.
Plaquette en plomb. Diamètre: 50 mm.
Elle porte 4 empreintes en relief du Revers d'un "petit
argent" (en allemand: Kleinsilber) de Type Karlstein (cf. Chapitre III).
Ces 4 empreintes sortent du même coin. Il ne peut donc s'agir de l'essai d'un
coin à 4 gravures.
¤ € 00119
MÖNG Band 34, Nr. 4, 1994, S. 70 ...
Poids: 4,86 g. Dimensions: 16 x 16 x 19 mm. Epaisseur
maximale: 3,8 mm. Diamètre de l'empreinte: 8,2 mm. Sans provenance connue.
Plaquette de plomb pliée en 4 portant l'empreinte d'un coin
de Revers d'un huitième de Statère de Type Paulsen 121 (cf. Chapitre XXXVI B).
¤ € 00120
Jandrasits in Site autrichien "Numismatik-Café", 2009
Poids: ?. Diamètre: ca 8 mm. Epaisseur: 4 mm.
Sorte de sceau en plomb portant l'empreinte très mal
conservée d'un huitième de Statère (cf. Chapitre XXXVI B). Il pourrait plutôt
s'agir d'un sceau réalisé à l'aide d'un coin que d'un essai de coin sur disque
de plomb.
¤ Pas de fig.
Hiernard et alii in
Numismatique, archéologie et Histoire, Aquitania 16, 1999, p. 101, fig. 3,14 et
N° 8 alias
Nick, 2006, Bd 1, S.
364, Nr. 36a
Epreuve en plomb
d'une coupelle d'arc-en-ciel / Statère ee Type I A trouvée à Fluy (FRANCE,
Picardie, Somme) à ca 792 km de l'endroit où l'on pensait devoir la trouver (la
Bavière)!!
¤ € 00121
FORRER – Alsace...p.
69-72, fig. 72 alias
Sch GB Sie 30,
p.430-431, pl. IX /
233
Disque en plomb.
Poids: 12,07 g. Diamètre: 24 à 26 mm. Epaisseur: 1,5 à 2,0
mm.
Provenance: Saletis, à présent Seltz (FRANCE, Bas-Rhin; à
218 km de Trèves) Localisation actuelle: Badisches Landesmuseum, Karlsruhe.
Avers: empreinte non inversée et en relief du Revers d'un
statère de Type BN 8817 dit des Treveri (cf. Chapitre III). il s'agit donc d'un
essai d'un coin de Revers BN 8817.
Revers: empreinte inversée et en creux du Revers d'un
statère de Type BN 8825 dit des Treveri (région de Trèves) (cf. Chapitre III).
il s'agit donc d'un essai d'un poinçon de Revers BN 8825.
¤ € 00122
Gendre & Hollard in SENA N°159, 2004, p.35-38, fig.1
"Ruban" de
plomb.
Poids: 26,48 g. Longueur: ca 160 mm. Largeur moyenne: 25 mm.
Provenance: trouvé près Arras (FRANCE, Pas-de-Calais; à 398 km de Trèves) vers
les 1974. Localisation actuelle inconnue.
Ce ruban de plomb a été frappé de plusieurs empreintes de
monnaies dites des Treveri (région de Trèves). Il fut replié plusieurs fois sur
lui-même, écrasé et séparé accidentellement en 2 morceaux. Plusieurs traces
partielles de frappes, dont on ne saurait affirmer qu'elles sortent d'un seul
et même coin, sont visibles à divers endroits. Ce ruban porte une empreinte en
relief principale, presque entièrement
conservée, celle de l'Avers d'un statère dit des Treveri de Type BN 8825 (cf.
Chapitre III).
Les 2 essais de Seltz (Bas-Rhin) et d'Arras (Pas-de-Calais) [550 km séparent Seltz d'Arras!!] portant tous deux l'empreinte d'un même Type dit des Treveri incitent à penser que les monnaies dites des Treveri n'étaient pas frappées en territoire trévire mais dans des ateliers supra-tribaux ou supra-territoriaux, souvent très éloignés les uns des autres..
¤
€ 00123
Doyen
– Un énigmatique objet monétiforme au Type du Statère de Philippe II... in BCEN
Vol. 46, N° 3, 2009, p. 176, fig. 1 et p. 178, fig. 2
Laiton
2 minces feuilles de laiton (?) soudées apparemment à l'étain. Traces de
dorure sur une seule face. Sans doute l'essai d'un seul ou de 2 poinçons de Revers très similaires:
poinçons.....parce que les motifs Avers et Revers de cet objet sont en creux.
Poids: 4,81 g / Diamètre: 16,4 mm / Epaisseur: 2,5 mm
Provenance: BELGIQUE, Province de Liège (Strée-lez-Huy)
¤
€ 00124
Grasselt
in Ethnog.-Arch. Zeitschrift 39, 1998, S. 197, Abb. 7 & S. 202 alias
Museum
Weimar Inv. Nr. 364 / 98
Terre cuite
Morceau de terre cuite convexe au Revers et portant à l'Avers une
empreinte concave en négatif, plus précisément l'empreinte d'un poinçon d'Avers
du Statère coupelle d'arc-en-ciel de Type II A (cf. Chapitre III). Cet objet a
peut-être servi à la duplication rapide du poinçon correspondant.
Poids: 2,87 g / Diamètre: 22 mm / Epaisseur: 5-7 mm.
# Les techniques de frappe
§
I / XV
Frappe
à l'aide de coins couplés en tenaille
Zangenartige Münzstempel
¤ € 00125
Frappe sur flans isolés:
Cette technique dont on pense qu'elle fut utilisée pour certaines
monnaies de l'Antiquité, n'a quasiment pas été évoquée à notre connaissance
pour les monnaies celtes sauf dans 2 cas:
# Chapitre III, sous BN 9388 var.: pour les Quinaires dits
de "Bad-Nauheim à bourrelet et chenal" ("Bad-Nauheimer
Wulst-Rinne Quinare" selon l'appellation de KELLER) alias dits de
"Bad-Nauheim à sente et chenal" ("Bad-Nauheimer Steg-Rinne
Quinare" selon l'appellation de ZIEGAUS) frappés en l'atelier de
Heidetränke près d'Oberursel-Oberstedten (ALLEMAGNE, Hesse)
# Chapitre XXXI (à la fin de l'introduction): pour les
Drachmes et Oboles frappées en ITALIE septentrionale et (opu) en SUISSe
méridionale
¤
€ 00126
Chabot
in SENA N°150, 2001, p. 11
Frappe multiple sur une tôle mince suivie d'un découpage des pièces
frappées à l'emporte-pièce:
CHABOT a envisagé cette technique de frappe dans le cas des
"kolluboï" (cf. Chap. XX), ces
piécettes en bronze massaliètes ou périmassaliètes de diamètre minuscule.
Citons CHABOT: "Le problème de la fabrication de ces piécettes
incontestablement frappées demeure difficile à résoudre. Il est inconcevable
qu'on ait pu soumettre à la frappe des flans (isolés) aussi minuscules.
En effet, comment aurait-on pu les saisir? On peut suggérer une frappe multiple
sur une tôle mince de bronze (ou de cuivre) suivie d'un découpage à
l'emporte-pièce. Cette solution a l'avantage d'expliquer une fabrication qui
semble porter sur de grandes séries et qui serait impossible pour des raisons
techniques flan par flan. Elle permettait en outre de réduire le coût de
fabrication de ces minuscules monnaies. Mais ce n'est là qu'une hypothèse qui
suppose l'emploi de coins couplés, en tenaille, ce qui serait possible sur des
rubans de tôle d'une largeur de 25 à 30 mm permettant la frappe de 2 rangées
parallèles, ou plus selon la longueur des branches des coins couplés".
On a également envisagé ce type de frappe pour les monnaies à la croix
(cf. Chapitre I / § XVIII)
§ I / XVI
Frappe à l'aide de coins fixes d'Avers comportant 2, voire 4
gravures
ou
utilisation d'un "monnayoir" c'est-à-dire d'un
laminoir pour réaliser les monnaies?
Unterstempel mit 2
oder mehreren Bronzestichen
oder
wurde ein Taschenwerk
genanntes Walzenwerk benutzt?
Lower dies with 2
or more engravings
or
use of a
"turning work"?
DUCHALAIS (RN 1840 AD,
p.176-177, pl. XII / 2), le
premier, remarque parmi les 300 pièces d'argent de la trouvaille de
Bazoches-en-Dunois (FRANCE, Centre, Eure-et-Loir) une quinzaine d'
"avatars" de Type BN 7181-7183 à légende S E N O D O N / C
A L E D V c'est-à-dire de pièces apparemment défectueuses portant d'un côté une
empreinte parfaitement nette (sans trace de surfrappe) et, de l'autre côté,
deux "moitiés" d'empreintes, laissant libre le centre de la pièce.
Il
écrit (en orthographe de l'époque): "Un fait, ..... curieux et
...... peu connu, paroît ...... résulter de l'examen attentif de cet
enfouissement monétaire. Les flaons des monnoies étoient presque toujours mal
ajustés avec les matrices, il en est résulté quelques bizarreries singulières
et qui ne peuvent s'expliquer que d'une seule manière: en admettant que les
fers destinés à la fabrication de ces monnoies
avoient reçu plusieurs matrices, gravées à côté les unes des autres, de
manière à ce que celles destinées au Revers correspondissent parfaitement à
celles de l'Obvers. On devoit alors placer, dans les creux gravés sur l'un de
ces fers, les flaons, et les frapper ensuite d'un seul coup, en appliquant avec
force, les uns contre les autres, les 2 fers; mais dans cette opération, il
pouvoit arriver souvent que, dérangé par un accident quelconque, le fer
supérieur donnoit au flaon la moitié de l'empreinte qui lui étoit destinée, et
la moitié de celle que devoit recevoir le flaon voisin. C'est pour cette cause
que nous avons rencontré une quinzaine de monnoies du trésor de Bazoches, qui
portoient d'un côté une empreinte parfaitement nette, et de l'autre 2 moitiés
d'empreintes. Il est impossible de dire que ce défaut provenoit d'une pièce mal
placée sous un coin unique, et qui, pour cette raison, auroit reçu 2
empreintes, puisque toujours un des côtés est parfaitement intact, tandis que
l'autre est défectueux. Quand un pareil défaut arrive sur nos monnoies, ce
défaut se fait sentir des 2 côtés et, de plus, le grenetis qui les entoure
forme 2 circonférences concentriques; tandis que sur ces pièces, le grenetis,
destiné à envelopper le type entier, forme 2 circonférences opposées".
DUCHALAIS
n'a pas relevé l'existence entre ces 2 "circonférences opposées" d'un
point en relief pourtant très apparent.
DUCHALAIS
imagine donc l'utilisation non pas d'un seul coin , celui fixe, à x gravures (x supérieur à 1) mais l'utilisation de 2 coins à x
gravures, l'un fixe et l'autre mobile. LELEWEL (Type gaulois p.364)
reprend à son compte cette argumentation. De la sorte, après avoir disposé x
flans isolés sur le coin fixe, on obtenait d'un seul coup de marteau
"à condition de frapper juste"
x monnaies.
BLANCHET
(ABT p. 55) remarque des "avatars" du même genre pour le Type BN
6342-6357 à légende A N D E C O M
/ A N D E C O M B O S.
Ces
"avatars" ne sont pas propres à la numismatique gauloise:
#
HILL (NC 1947 AD, p.173-174) et NOE (Numismatical Notes and Monographs, N°136,
1956 AD, p.34-36) font la même observation sur des sicles perses: c'est ainsi
que sur un spécimen de ces monnaies, le type du droit, à l'archer couronné,
porte en dessous une empreinte de la partie supérieure du même type.
#
Cet "avatar" se retrouve aussi sur certains deniers de la République
romaine (SENA N°168, Juin 2006, p.11): "dans les ateliers romains, les
iconographies sont gravées avec un espacement insuffisant entre chaque dessin.
Sur ces deniers, il a été observé, lorsque la pièce est excentrée, une
granulation due à de multiples petits chocs sur la surface de l'enclume"
c'est-à-dire du coin fixe.
COLBERT
de BEAULIEU et LABARRIèRE (RBN 1957 AD, t.103, p.31 à 46, note 1 de la p.45)
font la même observation sur 18 pièces d'argent faisant partie de la trouvaille
de Moulins-sur-Céphons (FRANCE, Centre, Indre), plus précisément sur
#
5 pièces à l'épée de Type BN 4097 – 4101 et variantes
#
6 pièces au sanglier de Type BN 4107 – 4111 et variantes
#
7 pièces à légende de Revers C A M de Type BN 4139 – 4142 à légende de Revers C
A M
Ils
en concluent:
"Il
est certain que les coins fixes portaient au moins 2 gravures du type et
probablement 4 car, sur 18 pièces mal centrées, nous avons reconnu l'empreinte
d'une partie de 2 droits contigus, d'une orientation respective variable de
l'une à l'autre de ces 18 pièces.......Le coin mobile ne portait qu'une seule
gravure: non seulement, en effet, nous n'y avons jamais découvert
l'excentration révélatrice, mais nous avons relevé sur différents exemplaires
la marque du bord du coin mobile qui suivait sensiblement la courbure du
type". Cette dernière observation, si elle est exacte, est en
contradiction avec la théorie de DUCHALAIS d'après lequel les 2 coins étaient à
x gravures et elle exclut évidemment aussi l'utilisation d'un laminoir,
hypothèse que nous évoquerons plus loin.
Ci-après
quelques-uns de ces "avatars" avec, pour la plupart, leur représentation:
#
Coin fixe à 2 gravures (et donc à 2 grènetis) espacés:
¤ € 00127
Monnayages allobroges in Cahiers romands de numismatique 6, Lausanne
1999, p.213 & 243, N° 51
BN 2637-2644 / 2893 – 2895
¤ € 00128
de La Saussaye pl. XX / 35 alias
Ms. Barthélemy t. 1, f° 20
BN 2778
¤ € 00129 / € 00130 / € 00131 /
€ 00132
RBN 1882, pl. II / 27; pl. III /
51 & 52; pl. IV / 65
BN 2923 – 2933
¤ € 00133 / € 00134
Monnayages allobroges in Cahiers romands de numismatique 6, Lausanne
1999, p.213 & 243, N° 164 & 206
BN 2923 – 2933
¤ € 00135
LT 4097
BN 4097 – 4109
¤ € 00136
DAG 272
BN 4885 – 4944
¤ € 00137
Ms. Barthélemy t. 3, f° 8
BN 4945 – 5025
¤ € 00138
Lambert 1 / pl. XI, 11
BN 5749 –5779
¤ € 00139
Lambert 2 / pl. XIV, 12
BN 5807 –5857
¤ € 00140
Lambert 2 / pl. XIV, 17 alias
Sch SM N°76
BN 5816 – 5857
¤ € 00141
Ms. Barthélemy t. 1, f° 53
BN 5916 – 5926
¤ € 00142 / € 0143 / € 00144
Lelewel III, 44 & 45 et IV, 47
BN 6342 – 6357
¤ € 00145
Lelewel VI, 29
BN 8680 – 8686
¤ € 00146 / € 00147 / € 00148
Musée Départemental des Vosges, Epinal (FRANCE)
Bertrand in Rev. préh. de l'Est de la Fr. 1912, p. 175, fig. 16 & 16
bis
SENA N° 8, 1966, p. 232, pl. 1 /
2
BN 9020 – 9043
#
Coin fixe à 2 gravures avec 1, 2 voire 5 points alias globules alias granulations en creux entre les 2 grènetis:
¤ € 00149 / € 00150
Duchalais in RN 1840, pl. XII / 2 – 3
Reding in Tetelbierg, 1972, p.189, pl. XIX, 452 alias C.M.LG. N° 1726
BN 5546 – 5602
1 "globule" en relief entre les 2 grènetis. La seconde pièce fut frappé avec un coin pour l'Avers et un poinçon pour le Revers.
¤ € 00151
La Cour d'Or (alias Musées de Metz)
BN 8978 –8984
2 "globules" en relief entre les 2 grènetis.
¤ € 00152
Larozas in SENA N°168, p. 10, fig. 2b
BN 3569 – 3570
5 petits "globules" entre les 2 grènetis consécutifs à la présence sur le coin fixe de "5 coups de pointeau".
#
Coin fixe à 2 gravures insuffisamment espacés avec des portions de grènetis
fusionnées:
¤ € 00153
Lelewel III, 47
ASF Num. et Arch. 1867, pl. VI / 26
BN 5227 –5235
¤ € 00154
RN 1862, pl. I / 4
BN 5637 – 5643
¤ € 00155
Ms. Barthélemy t. 1, f° 52
BN 5715 – 5732
¤ Pas de fig.
VSO Burgan, 28/9/1991, N°37 & 38
BN 5786-5800
2 deniers au cavalier comportant un Revers centré mais qui sont "décentrés au droit avec trace du voisin" et des grènetis quasiment tangents entre les 2 empreintes partielles du droit
¤ € 00156
de La Size in ....Hostun, t.16, 1882, p. 159
BN 5807 – 5856
¤ € 00157
RBN 1882, pl. II / 19
BN 5879 – 5885
¤ € 00158
Vallier in …Moirans, 1879, pl. fig. 4
BN 5886 – 5890
¤ € 00159
Reding in ...Tetelbierg, 1972, p. 99, pl. VII, fig. 189 alias C.M.LG N°805
BN 8038 – 8053
Ce bronze "présente au droit une "double frappe" peu
commune car les frappes ne couvrent chacune que la moitié de la monnaie. Si
l'on regarde les 2 grènetis, on a l'impression qu'il ne s'agit pas de 2 frappes
différentes et consécutives mais d'une seule (et même frappe). Les points des
grènetis sont de force absolument égale, détail que le frai montre nettement.
On se servait donc pour la frappe de coins à au moins 2 gravures. Une
objection: les grènetis sont tellement rapprochés qu'il aurait été presque
impossible de séparer soigneusement 2 monnaies". Notons que dans
l'hypothèse "laminoir" examinée plus loin, cette trop grande
proximité des grènetis pourrait être la conséquence d'un patinage de la lame
entre les rouleaux.
#
Coin fixe à 3 gravures (et donc à 3 grènetis) espacés:
¤ € 00160
de Lagoy 1847, 7
BN 5895 – 5915
¤ € 00161
Larozas in SENA N° 168, 2006, p. 10, fig. 2a
BN 3433 – 3459
#
Coin fixe à 4 gravures insuffisamment espacées avec des portions de grènetis
fusionnées:
¤ € 00162 / € 00163
Gouet in SENA N° 162, 2004, p. 3 – 5, fig. 1 &
2
BN 4945 – 5025
¤ € 00164
Idem, fig. 5
# Partie supérieure du dessin en blanc sur fond noir:
tentative de reconstitution du coin fixe à 4 gravures en creux qui aurait conduit aux 2 pièces précédentes
# Partie inférieure du dessin en noir sur fond blanc:
les 4 monnaies avec motif en relief obtenues dans l'hypothèse de l'utilisation, non d'un coin fixe à 4 gravures, mais d'un "monnayoir" (voir plus loin).
Selon
BLANCHET (ABT p.55), s'il est vrai que l'hypothèse de l' utilisation d'un coin
à gravure multiple donne une assez bonne explication des "avatars"
précités, par contre, jusqu'à présent, "rien n'est venu apporter de preuve
à l'appui de cette hypothèse".
Peut-on
raisonnablement envisager l'utilisation d'un coin de section normale qui
aurait reçu par taille directe ou par utilisation d'un poinçon, non pas une
gravure en creux du type mais 2, 3, voire 4 gravures partielles du type?
Cette
hypothèse nous semble insoutenable puisqu'il est absurde d'imaginer que l'on
confectionnait volontairement par taille directe des coins fixe
"défectueux" avec trop peu d'espacement entre les diverses gravures.
Selon
HILL, des coins "défectueux"
auraient pu résulter d'une maladresse lors du poinçonnage. Il suffit d'imaginer
que, par négligence, plusieurs coins vierges avaient été fichés dans la même
enclume si près les uns des autres qu'au poinçonnage, un coup de poinçon
malencontreux pouvait empreindre 2 coins vierges proches voisins. Cette
hypothèse fut rejetée par HILL lui-même car il remarqua sur des sicles perses
une différence charactéroscopique formelle entre l'empreinte principale et
l'empreinte adventice (couronne
respectivement à 4 et 5 branches).
Seule
peut être envisagée l'utilisation d'un coin de section "multiple"
(double ou quadruple) qui aurait reçu par gravure directe (et non
par poinçonnage) la double voire la quadruple empreinte, hypothèse à notre avis
incompatible avec l'apparition, à l'occasion, de "points alias globules alias granulations entre les grènetis" et de
"grènetis mitoyens".
Pourquoi
d'ailleurs se compliquer la vie à graver en taille directe alors que le
poinçonnage eut été infiniment plus rapide? Pourquoi tailler 2, 3, voire 4
gravures sur un même coin fixe? On aurait pu penser à un gain de temps parce
que les coins fixes se seraient cassés plus vite que les coins mobiles. Or
d'après GRUEL (L'Art celtique, Collection des Musées de Province, Imprimerie
SITENCO, Dieppe, 1973 AD, p.155), c'est précisément l'inverse qui se
produisait: du fait de leur échauffement
dû à la frappe, les coins mobiles se cassaient très rapidement
contrairement aux coins fixes!
Dernière
hypothèse, personnelle:
Utilisation
non d'un coin à gravures multiples mais de 2 rouleaux à gravures multiples
autrement dit d'un laminoir. Nous envisageons donc non une fabrication des
monnaies par frappe au marteau mais par utilisation d'un laminoir.
Certaines
des monnaies défectueuses alias des "avatars" signalés ci-devant
rappellent immanquablement celles, de temps à autre défectueuses, sorties à
partir des années 1572 / 1582 AD des ateliers d'Augsbourg, d'Autriche (y
compris l'atelier autrichien d'Ensisheim (FRANCE, Haut-Rhin]), d'Espagne,
d'Angleterre, de l'atelier ducal lorrain de Nancy....... (cf.COOPER – The
Art and Craft of Coinmaking / A History of Minting Technology, Spink & Son
1988 AD, p.46-47 & p.65-70). On
retrouve en effet le même genre de
"double frappe" d'un côté seulement avec, à l'occasion des
"points alias globules alias granulations" en relief entre les 2
empreintes partielles. Ces "avatars" s'expliquent par la technique
particulière utilisée: un laminoir appelé, en français de l'époque,
"monnayoir" et en allemand de l'époque "Taschenwerk".
Sur
les 2 rouleaux du laminoir étaient gravés en creux par taille directe
(impossible en effet d'utiliser un poinçon en raison de la rotondité du
rouleau!) x Avers sur l'un des rouleaux et
x Revers sur l'autre, x
pouvant aller jusqu'à 10 pour les monnaies de petit module. On faisait
passer une lame rectangulaire mince par le laminoir et "après un tour complet
de manivelle", on obtenait non pas 1 monnaie mais x
monnaies à la fois qu'il fallait évidemment découper après coup.
"En
prenant un bon départ" c'est-à-dire 1er Avers du 1er
rouleau parfaitement en face du 1er Revers du 2ème
rouleau, on obtient x monnaies dont les Avers et Revers sont
parfaitement "dos à dos". "En prenant un mauvais départ",
la lame à la sortie ne comporte plus les Avers et Revers parfaitement "dos
à dos" mais au dos d'un Revers, on aura 2 fractions d'Avers et vice et
versa. D'autres "avatars" se produisent si, après "un bon
départ", la lame mince patine quelque peu entre les rouleaux. Pour
amoindrir les risques de patinage, il arrivait aux graveurs des années 1572 /
1582 AD de donner des coups de pointeau entre les diverses empreintes d'Avers
et de Revers. Ces "trous en creux" permettaient d'assurer une
meilleure adhérence entre lame et rouleaux. Ces "trous en creux" se
retrouvaient sur la lame sous forme de "points alias globules alias
granulation en relief", ce détail si singulier que nous avons relevé sur
certains des "avatars gaulois" précités. D'un autre côté, en cas de
patinage des rouleaux, les grènetis de 2 empreintes voisines pouvaient devenir
tangents voire partiellement fusionner.
Mais
comment expliquer les "avatars" présentés par GOUET dans le cadre de
l'hypothèse "utilisation d'un laminoir"?
Il
suffit d'imaginer qu'au lieu de graver des Avers et des Revers simples tout
autour des rouleaux, on utilisait à l'occasion des lames de largeur double
ainsi que des rouleaux de largeur double sur le pourtour desquels on gravait,
sous forme de "frise", des "empreintes quadruples" comme
celle reconstituée par GOUET.
Sur
la reconstitution de GOUET faite à main levée selon ses dires, on note
l'ovalité de tous les grènetis. En fait, il est bien difficile de confirmer ou
d'infirmer l'existence de cette ovalité à partir des scans des exemplaires de
GOUET. Mais cette ovalité n'aurait rien d'anormal si l'on positionne l'axe du
rouleau comme indiqué sur notre figure. En effet les monnayeurs des années 1572
/ 1582 AD, avaient observé qu'à partir d'un grènetis parfaitement circulaire
gravé sur le rouleau, on obtenait après passage par le laminoir un grènetis
légèrement ovale, le petit diamètre de l'ovale étant parallèle à l'axe du
rouleau. Pour obtenir, à la sortie, un grènetis parfaitement rond, il fallait
graver sur le rouleau un grènetis légèrement ovale avec le grand diamètre
parallèle à l'axe du rouleau.
Néanmoins
les exemplaires de GOUET ne s'expliqueraient, dans l'hypothèse
"laminoir", que par le concours,
invraisemblable, de 2 inadvertances du monnayeur:
#
couplage d'un rouleau de double largeur "à empreintes quadruples"
pour l'Avers avec un rouleau de simple largeur "à empreintes
normales" pour le Revers.
#
utilisation d'une lame de largeur simple et non double
En conclusion ces "avatars" gardent tout leur mystère!
SIKNER
nous a fait remarquer à juste titre que ce qui s'oppose en tout cas pour
certains exemplaires connus de lui à notre hypothèse "laminoir" donc
à une découpe après "frappe", c'est la présence sur la tranche de
microfissures.
§ I / XVII
Au
cas où vous ne comprendriez pas le schéma qui suit, vous pouvez toujours suivre
un "Stage d'initiation à la fabrication de la monnaie pour enfants de 8 à
12 ans", à 88 EURO le stage organisé par l'Archéosite d'Aubechies, rue de
l'Abbaye, B 7972 Aubechies (BELGIQUE, Hainaut)!!!!
¤ € 00165
Gallia 1963,p.58
La
technique est évidente au vu du schéma:
1)
Marteau
2)
Pince pour
présenter le flan
3)
Coin mobile
alias coin frappant alias trousseau en bronze: il était quelquefois
"inséré de force" dans un manchon de fer. C'était généralement le coin
de Revers (quelquefois légèrement convexe à son extrémité) correspondant à la
"pile", la face quelquefois légèrement concave de la monnaie
4)
Flan
probablement préalablement chauffé
5)
Coin fixe alias
coin d'enclume alias coin dormant en bronze: c'était généralement le coin d'Avers (plus ou moins concave)
correspondant à la "face", la face plus ou moins convexe de la
monnaie
6)
Enveloppe
métallique, généralement en fer, du coin fixe en bronze
7)
Billot alias
cépeau en bois
Il
s'agit d'une technique de frappe particulière aux monnaies dites à la croix du
Sud-Ouest de la FRANCE (cf. Chap. XVI) [et à certaines monnaies dites
assimilées alias apparentées] proposée par
SAVèS (Les monnaies gauloises à la croix, Privat Editeur, Toulouse
1976) qui suscita depuis 1976 un
consensus général. SAVèS envisage
soit
une
#
Frappe sur flan multimonétaire à l'aide de 2 coins isolés
Les flans observés sont soit arrondis soit
quadrangulaires, souvent improprement dits carrés.
## Flans arrondis:
Frappe avant ou après le découpage alias la
taille du flan dans une lame métallique
mince.
Sur la tranche, plusieurs facettes latérales dues aux
coups successifs des cisailles.
Facettes à surface unie en cas de découpage après la
frappe.
Facettes un peu convexes et
à craquelures verticales en cas de frappe après le découpage.
## Flans quadrangulaires, souvent improprement appelés
carrés:
Frappe avant le découpage alias la taille du
flan dans une lame mince.
Après la frappe, le découpage alias la taille à
l'outil, burin ou cisailles, laisse apparaître
2 ou 3 tranches taillées à l'outil pour 2 ou 1
tranche(s) naturelle(s) reconnaissable(s) à leur légère déformation convexe et
à quelques craquelures dues à la frappe.
Deux procédures ont été
utilisées:
### utilisation d'un flan multimonétaire (c'est-à-dire
pouvant recevoir plusieurs frappes) de ca 12 à 14 mm de large:
dans ce cas, on observe 2 tranches opposées taillées à
l'outil alors que les 2 autres tranches opposées sont "naturelles".
### utilisation d'un flan
multimonétaire de largeur double c'est-à-dire de ca 24-28 mm de large:
dans ce cas, on observe 3
tranches taillées à l'outil et une tranche "naturelle".
Cette frappe avant la taille
conduit presque toujours à un mauvais centrage: avers comme revers ne
sont jamais marqués des motifs complets des coins.
Mais il y a surtout aussi une autre
raison à ce mauvais centrage:
les diamètres des coins de revers
sont de l'ordre de
### 15 à 17 mm pour le Type dit
"à la tête triangulaire"
### 15 à 20 mm pour le Type dit
"flamboyant"
### 16 à 19 mm pour le Type dit
"à la tête négroïde"
### 17 à 20 mm pour le Type dit
"à la tête bouclée du Causé"
### ca 20 mm pour le Type dit
"à la tête cubiste"
Les diamètres des flans des
monnaies à la croix n'étant que de 12 – 14 mm, les diamètres des coins excèdent
donc de 7 à 67 % celui des flans!
Les dessins de quelques monnaies à
la croix illustrent ces observations:
¤ € 00166 (Dep II / 249) / € 00167 (Dep II / 249) / € 00168 (Dep II / 249)
/ € 00169 (Dep II / 249) / € 00170 (Dep II / 249) / € 00171 (Dep II / 250) / €
00172 (Dep II / 250) / € 00173 (Dep II / 250) / € 00174 (Dep II /
259)
Majurel et alii in OGAM 1967,
p.414, 416, 418 et 420, fig. 6/3, 10, 11, 12, 12a, 13, 14, 15, 16, 16a, 17
& 18/2
¤ € 00175 (Dep II / 252)
RN 1901, p.39
¤ € 00176 (Dep II / 186-205 var)
Cabié & Portes in Rev. du Tarn
1881, pl. p. 184/185, fig. 5
Pour se convaincre du phénomène, on
a aussi procédé à quelques reconstitutions de coins (OGAM 1954, p.126-130, pl.
V / 3, 4 & 5). De telles reconstitutions sont conservées au Musée de la
Monnaie de Paris (N°19 & 20 [cf. photos chez Depeyrot t. II, page de
couverture]) ainsi qu'au Cabinet des médailles de la Ville de Marseille (cf.
Larozas in SENA N°168, juin 2006, p. 11, photo 4): dans ce dernier cas, il a
fallu assembler 5 monnaies par brasage pour la reconstitution de la totalité de
l'empreinte:
¤ € 00177 & € 00178 (Dep II /
183 Avers)
Les 2 coins d'Avers reconstitués
ayant respectivement une surface de ca 2,7 et ca 3,1 cm² étaient destinés à
empreindre un flan de ca 1 cm² de surface!!
¤ € 00179
Le coin de Revers reconstitué ayant
une surface de ca 4,2 cm² était destiné à empreindre un flan de ca 1 cm² de
surface!!
Pour les flans quadrangulaires, on admet généralement qu'il
y eut frappe avant la taille.
Mais l'existence d'une quantité infime de pièces incuses sur
flan quadrangulaire [4 exemplaires incus selon SAVèS (cf. p.61 mais on peut
y rajouter au moins 6 exemplaires non connus de SAVèS) sur plusieurs milliers de pièces normales] pose
problème car, à première vue, cette anomalie de frappe est impossible si on
frappe sur lame. Cette existence pourrait signifier qu'exceptionnellement, il y
eut frappe après la taille.
Mais même en frappant sur lame, on peut imaginer un cas
permettant d'obtenir des frappes incuses:
il suffit d'imaginer 2 aides-monnayeurs.
L'un déplace la première lame au-dessus du coin dormant et,
au moment d'arriver en fin de lame et avant qu'il n'ait eu le temps d'enlever
la 1ère lame, le 2ème aide glisse une 2ème
lame sur le coin dormant ou plutôt sur l'extrémité de la première lame encore
en place sur le coin dormant.
Cette explication semble "tirée par les cheveux":
c'est pourtant la seule plausible si l'on est persuadé que la frappe se faisait
immuablement avant la taille.
RIFFAUD (Numismatique & Change N°322, Décembre 2001 AD,
p.37-38) en se basant sur l'observation d'une drachme de Type BN 3433-3459 (un
type "assimilé" frappé par utilisation de la même technique que les monnaies à la croix) a tenté de préciser cette technique particulière
de frappe. Il envisage le cas d'un lingot d'argent parallélépipédique 200 X 12
X 6 mm tel qu'il s'en trouvait un dans le Trésor de Goutrens:
€ 00180
Ce lingot est passé au laminoir pour donner une lame
d'argent parallélépipédique de 480 X 12 X 2,5 mm.
Le laminage n'influe quasiment pas sur la largeur [12 mm];
par contre, la longueur initiale se trouve multipliée par 0,60 : 0,25 = 2,4. A
partir du lingot de 200 mm de long, on obtient donc une lame de 200 X 2,4 = 480
mm de long. La lame est ensuite empreinte: dans la hâte de la frappe, il était
bien difficile au monnayeur de "superposer" de façon parfaite le coin
fixe (Avers de la drachme), la lame et le coin mobile (Revers de la drachme):
le plus souvent, les empreintes d'Avers ne se
"superposent" donc pas exactement aux empreintes de Revers.
Le découpage des quelque 45 drachmes obtenues, par débitage au burin de la lame empreinte,
s'effectuait du côté des empreintes d'Avers sans le moindre souci de respecter
l'intégrité des empreintes:
les drachmes ainsi découpées présentent donc très souvent
des portions des empreintes contiguës comme le montre notre figure.
soit une
# Frappe sur flan multimonétaire à l'aide de 2 coins couplés
en tenaille
€ 00126
En
2006, LAROZAS (SENA N°168, Juin 2006, p.9-22) fait table rase de la technique
de frappe sur lame mince avec découpe après la frappe propre, selon
SAVèS, aux monnaies dites à la croix et aux monnaies "assimilées"
pour proposer la technique de frappe tout à fait ordinaire de frappe sur flans
prédécoupés.....technique que SAVèS, contrairement à ce qu'en dit LAROZAS,
n'avait pas du tout totalement exclue. .
Les
arguments de LAROZAS en faveur d'une frappe après découpe sont les suivants:
# "Les microfissures observées au macroscope sur la tranche de ces monnaies sont le résultat d'une frappe après découpe". L'examen des tranches avait conduit SAVèS à des conclusions différentes.
#
"La preuve la plus flagrante de la découpe avant frappe est fournie par
les monnaies fourrées. La feuille d'argent qui recouvre le plus souvent une âme
de cuivre, couvre parfaitement la surface exposée aux coins et la tranche. La
découpe après frappe aurait fait apparaître la fraude par le coup de burin. Il
est donc impossible qu'elle soit découpée après frappe".
Cet
argument de LAROZAS est irrecevable compte tenu de la technique de fabrication
des monnaies fourrées exposée plus haut.
#
"Les monnaies incuses sont des erreurs de frappe qui se produisent
lorsqu'une pièce reste collée lors de la frappe sur le coin mobile. Quand
l'ouvrier met un nouveau flan entre les 2 coins, la monnaie adhère au coin
mobile et elle s'imprime alors en creux sur la nouvelle monnaie. Avec la
technique de monnaies frappées sur une barre de métal, il est impossible que le
monnayeur ne se soit pas aperçu de la présence de la lame métallique collée au
coin" mobile. Dans cette optique, le coin mobile est forcément le coin de
Revers et l'incuse obtenue est forcément une pièce présentant d'un côté un
"Avers en relief" et de l'autre un "Avers incus" (cf.
LAROZAS fig.9: EJW 000..). Cet argument de LAROZAS est loin d'être intangible
puisque s'il existe bien des incuses "Avers en relief / Avers incus"
, il existe aussi des incuses "Revers en relief / Revers incus", y
compris des incuses à la croix de ce dernier type (cf. Lambert, t.2, Pl. XIII,
9 (EJW 000..) ainsi que l'incuse à la main publiée par FEUGèRE (EJW 000..)).
#
"Comme preuve de découpe après frappe, rappelle LAROZAS, il a été souvent
présenté des monnaies comportant 2 motifs": en fait, il pourrait s'agir
là, comme le mentionne LAROZAS, d'une frappe sur flan isolé (découpé avant
frappe) avec un coin fixe à plusieurs gravures mais il pourrait aussi s'agir là
d'une "frappe" sur lame mince au "monnayoir" avec découpe
après la "frappe".
Cette
technique "au laminoir" (exposée ci-devant au § I / XVI consacré aux
coins à gravures multiples) n'est, à notre avis, pas à exclure non plus dans le
cas des monnaies dites à la croix et assimilées.
A
l'appui de sa thèse, LAROZAS présente un échantillonage de flans vierges de
formes variées destinés à la frappe de monnaies dites à la croix:
¤
€ 00181
SENA
N°168, 2006, p.16, fig.14
Flan vierge
rectangulaire 1,38 g
¤
€ 00182
SENA
N°168, 2006, p.17, fig.15
Flan vierge rectangulaire
2,64 g
¤
€ 00183
SENA
N°168, 2006, p.17, fig.16
Flan vierge
rectangulaire 3,13 g
¤
€ 00184
SENA
N°168, 2006, p.18, fig.17
Flan vierge carré
à tranche biseautée
¤
€ 00185
SENA
N°168, 2006, p.18, fig.18
Flan vierge carré
2,80 g
¤
€ 00186
SENA
N°168, 2006, p.18, fig.19
Flan vierge carré
¤
€ 00187
SENA
N°168, 2006, p.19, fig.20
Flan vierge
tronconique à bases rectangulaire et carrée 2,27 g
¤
€ 00188
SENA
N°168, 2006, p.19, fig.21
Flan vierge
tronconique à bases rectangulaires 1,61 g
# Les "accidents" de frappe
§
I / XIX
Coins
inadaptés au module du flan
Dem Durchmesser des Schrötlings unangepasste Münzstempel
Nous
ne connaissons que 2 exemples de frappe avec coins inadaptés au module du flan:
¤
€ 00189
de
La Saussaye XI / 422 alias Ms. Barthélemy t. 1, f° 6 alias LT 1936
Bronze péri-massaliète à la tête de vieillard et au taureau
¤ EJW
000..
Voir la réformation CARISA sur KASTILO au § I / XXVI
§ I / XX
Frappe simultanée au marteau de 2 flans en métaux différents
superposés
Gleichzeitige Prägung
von 2 aus verschiedenen Metallen bestehenden aufgestapelten Schrötlingen
Simultaneous
minting of 2 superposed metallic (2 different metals!) flans
¤ € 00190
Forrer in KN I / fig. 76
10,47 g. Diamètre: 21,3 mm. Provenance: Pannonie. Localisation actuelle ?
Monnaie en argent (usée
?) dite des Celtes de l'Est. Au Revers, une pastille (ou petite monnaie?) en
or. Sur cette pastille, une contremarque en forme d'étoile à 6 pointes ou en
forme de rouelle à 6 rais. On ignore la technique de fabrication ainsi que
l'usage de cet "avatar". "S'agit-il d'une simple fantaisie ou d'une division factice de la
monnaie d'or?" se demande BLANCHET (ABT p.537).
¤ € 00191 à € 00195
SENA N°111, 1992, p.19-22, fig. 1 à 4 & 7
Provenance: Digeon (FRANCE, Somme). Localisation actuelle ?. Datation: ca 40-70 AD.
Tessère votive (?) monétiforme en plomb. Une très fine lamelle d'argent carrée ou losangique fut posée sur le flan, au Revers, avant la frappe.
|
Tessère N° |
Pb |
Ag |
|
1 |
4,05g |
? |
|
2 |
4,01g |
? |
|
3 |
4,00g |
0,05g |
|
4 |
3,23g |
0,06g |
|
5 |
3,01g |
? |
§ I / XXI
Monnaies frappées à
l'aide d'un coin et d'un poinçon du même Type monétaire, donc du même atelier
Mittels einer Matrize und einer Patrize (für den gleichen
Münztyp bestimmt, also aus aus der
gleichen Münzstätte) geprägte Münzen
Nous n'avons croisé
que 6 "avatars" de cette nature.
Les faces dessinées en
noir sur fond blanc sont non inversées et en relief....donc frappées à l'aide
d'un coin.
Celles dessinées en
blanc sur fond noir sont inversées et en creux....donc frappées à l'aide d'un
poinçon.
¤ € 00196
de La Saussaye pl. III
/ 151
Drachme massaliète de
Type Dep Mars 55 (Avers: monogramme ΓK / Revers: à l'exergue XHH
rétrograde c'est-à-dire HHX; devant le lion Δ
¤ € 00150
RN 1840, pl. XII / 2-3
BN 5546 – 5602
¤ € 00197
de La Saussaye pl.
XVIII / 8
BN 2650 – 2661
¤ € 00198
Jeuffrain pl. III / 72
BN 6477 – 6480
¤ € 00199
Sch GB Sie 163, Classe 1, Variante j, photo 595
Bronze dit au personnage courant
Avers: Motif non inversé en relief et, de ce fait, frappé
avec un coin d'Avers
Revers: Le même motif inversé en creux et, de ce fait,
frappé avec le poinçon même ayant servi à la réalisation de ce coin!!
¤ € 00200
Burkhardt et alii – Keltische Münzen aus Basel, Basel 1994, p. 58,
fig. 70, HMB 207
Avers: Motif non inversé en relief et, de ce fait, frappé
avec un coin d'Avers
Revers: Un motif similaire inversé en creux et, de ce fait,
frappé avec un poinçon d'Avers similaire. La légère courbure de l'axe de la
touffe conforte notre description:
( pour l'Avers mais )
pour le Revers.
Ce n'est donc pas un quinaire-touffe incus au sens usuel
comme semblent le suggérer BURKHARDT et alii: dans ce cas, en effet, cette
courbure eût été ( pour l'Avers comme pour le Revers.
§ I / XXII
Monnaies frappées avec
un mauvais appariement de coins du même atelier: monnaies hybrides alias mules
alias zwitter-monnaies
Fehlerhafte Stempelkoppelung (Stempel aus der gleichen
Münzstätte)
Wrong pairing of dies from the same mint
Les 2 faces sont non
inversées et en relief.
Les 2 faces peuvent
concerner le même Type monétaire ou 2 Types différents du même atelier.
¤ € 00201
Vallier in ...Moirans,
1879, pl. fig. 8 & 9
Provenance: Moirans
(FRANCE, Isère)
Argent. Appariement de
2 Avers du même Type monétaireBN 5879 – 5885
¤ € 00202
Forrer in
...gauloises...Alsace fig. 6
Provenance: Brumath
(FRANCE, Bas-Rhin). Conservé au Musée archéologique de Strasbourg alias au
Palais des Rohan
Bronze 1,69 g.
Appariement des Avers de 2 Types monétaires [dits des Treveri] différents:
Avers de BN 8839 / Avers de BN 8852
¤ € 00203
Manuscrit
Barthélemy t. 1, f°3
Ag bas
"Mule" frappée à l'aide de 2 coins de Revers
d'oboles massaliètes à la roue
Roue à 4 rais
/ Roue à 4 rais; signes méconnaissables dans les cantons
Poids: 0,78 g / Diamètre: 9-10 mm
¤ € 00204
de La Saussaye pl. XII / 423
Br
"Mule" Frappée à l'aide d'un coin d'Avers (Tête de
Diane pharétrée) de Drachme massaliète et d'un coin de Revers de Bronze
massaliète
Tête d'Artémis ~ Diane pharétrée à droite
/ Taureau cornupète à droite;
au-dessus Μ Α
Ligne de sol
Poids inconnu / Diamètre: 13,5 mm
¤ € 00205
Lambert t.2, pl. XVII / 11
Br
"Mule" frappée à l'aide d'un coin d'Avers (Tête
de Diane pharétrée) de Drachme massaliète et d'un coin de Revers de Bronze
massaliète
Tête diadémée et pharétrée d'Artémis ~
Diane à droite
/ Taureau cornupète à droite;
au-dessus, Μ Α
Σ Σ Α
Ligne de sol
Poids: 2,12 g / Diamètre: 14 mm
¤ € 00206
Lelewel pl. III / 6
Br
"Mule" frappée à l'aide d'un coin d'Avers de
Drachme massaliète et d'un coin de Revers de Bronze massaliète
Tête diadémée et pharétrée [derrière la
nuque, vestiges du haut du carquois] d'Artémis ~ Diane à droite; sous le
menton, globule (?)
/ Taureau cornupète à droite;
au-dessus Μ Α
Σ Σ Α
Ligne de sol; à l'exergue Λ Ι Η Τ Ω Ν
Poids inconnu / Diamètre: 14 mm
¤ € 00207
Laugier pl. XIV / 67 (Probablement conservé au Cabinet des
médailles de Marseille)
Br
"Mule" frappée à l'aide de 2 coins d'Avers de
Bronze massaliète
Avers de Dep Mars 80: Tête casquée d'Athéna ~ Minerve à
droite; devant, dans le sens antihoraire,
M A C centrifuge
/ Avers de Dep Mars 83: Tête casquée d'Athéna
~ Minerve à droite; pas de légende
Poids inconnu / Diamètre: 11mm
Provenance: les ruines de Tauroentum, à
présent St Cyr-sur-Mer (Var)
¤ € 00208
Giraud in Mém. sur Tauroentum, 1853, pl.
IV / 4 alias
RN 1857, pl. X / 9
Br
"Mule" frappée à l'aide de 2 coins d'Avers de
Bronze massaliète
Avers de Dep Mars 84: Tête casquée d'Athéna ~ Minerve à
droite; devant, M centrifuge
/ Avers de Dep Mars 84 variante: : Tête casquée
d'Athéna ~ Minerve à droite; pas de légende
Poids inconnu / Diamètre: 12-13 mm
Provenance: les ruines de Tauroentum, à
présent St Cyr-sur-Mer (Var)
Il est étrange que ces 2
"Mules", la précédente et la présente, aient été trouvées au même
endroit!!!
¤ € 00209
de La Saussaye pl. X / 397
Br
"Mule" frappée à l'aide de 2 coins de Revers du Bronze massaliète de Type Dep Mars 85
Aigle éployé à droite; devant M A C C [A]
/ Aigle éployé à droite; devant M A C C [A]
Poids inconnu /
Diamètre 13-14 mm
¤ € 00210
Heiss pl. XIX / 5
Bronze celtibérique.
Appariement de 2 Revers du même Type de l'atelier de BILBILIS (un as de Type
VILLARONGA p. 237-238 / 1 ou 2 ou 6)
¤ € 00211
ASFN 1867 pl. VIII /
73
Provenance: Langres
(FRANCE, Haute-Marne)
Argent. Appariement de
2 Avers du Type BN 5329-5369 (cf. Chapitre XXVI)
¤ € 00212
SENA N°169, 2006, p. 23-24, fig. 1
Br
Bronze hybride:
Avers: Revers de BN
7309 & 7309 A alias DT I / 317
Revers: Revers de
LT/BN 7322
Poids: 1,37 g /
Diamètre: 12-13 mm / Sans provenance connue
¤ € 00213 & €
00214
Paulsen 564 alias
Lanz 79, 1996, Nr. 32
alias
Jandrasits sur le site
autrichien Numismatik-Café en 2010
Ag bas légèrement
scyphate Pièce hybride
Ca 100-80 BC selon
JANDRASITS
Avers: Avers de
"Petit argent des Boii" ("Boisches Kleinsilber") Paulsen
565-571, 574, 575, 579, 580-586, 597 & 613. Le coin d'Avers utilisé est
usé.
/ Revers: Revers d'un
huitième de Statère d'or des Boii de
Type Paulsen 490-562. Le coin de Revers utilisé est quasiment neuf.
Poids: 0,37 g; 0,48
g /
Diamètre: 9-9,8 mm / Au moins 2 exemplaires recensés
Provenance: selon
PAULSEN
TCHéQUIE 1
Bohême 1
Bohême Centrale
(Région de) 1 (l'Oppidum de Stradonice près de Rakovnik)
§ I / XXIII
Monnaies frappées avec un mauvais appariement de coins de 2
ateliers différents ou, hypothèse innovatrice, ateliers "communs à
plusieurs cités" ou ateliers "supra-territoriaux" ou ateliers
"supra-tribaux"
Fehlerhafte Stempelkoppelung (Stempel aus 2 verschiedenen
Münzstätten)
Wrong pairing of dies from 2 different mints
Les ouvrages actuels (DELESTRéE &
TACHE, DEPEYROT) continuent à proposer des attributions tribales comme le
faisaient déjà MURET& CHABOUILLET ainsi que de la TOUR dans les années
1890........au grand bonheur des marchands qui arrivent ainsi à mieux écouler
leur marchandise.
Plusieurs observations remettent
sérieusement en cause ce genre d'attributions tribales:
# la dispersion extrême des provenances
de la plupart des monnaies celtes rend aléatoire toute attribution tribale!
# les attributions tribales proposées le
sont pour la plupart sans que l'on connaisse toujours la datation précise du
Type monétaire!
# les monnaies celtes sont généralement
attribuées à des tribus celtes dont l'existence et la localisation ne sont
sûres que du temps de la guerre des Gaules!
# pour certains Types, on rencontre des
poinçons, des coins ou des essais très loin des endroits où l'on se serait
attendu à les trouver!
## Prenons le cas des quinaires KALETEDOU
généralement attribués aux Lingones, traditionnellement supposés installés dans
la région de Langres (FRANCE,
Haute-Marne).. Or on en connaît (cf. § I / XI & I / XIII) 2 coins, l'un
trouvé sur l'oppidum de Bas-Vully (SUISSE, Fribourg....distant de ca 255 km de
Langres) et l'autre trouvé au Donnersberg (ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat....distant
de ca 370 km de Langres) ainsi qu'un poinçon trouvé à Lamarche (FRANCE,
Vosges....distant de ca 55 km de Langres)!
## Prenons le cas du Type monétaire
généralement attribué aux Treveri, traditionnellement supposés installés dans
la région de Trèves (ALLEMAGNE). On en connaît 2 essais (cf. § I / XIV), l'un
trouvé à Seltz (FRANCE, Bas-Rhin...distant de ca 218 km de Trèves) et l'autre
trouvé à Arras (FRANCE, Pas-de-Calais...distant de ca 398 km de Trèves)!
## Prenons le cas des disques monétaires
(cf. § I / XII) trouvés à Sainte-Reine (FRANCE, Savoie) destinés à la
fabrication de coins de monnaies traditionnellement attribuées aux Aedui (Mont
Beuvray, FRANCE, Nièvre....distant de ca 400 km de Sainte-Reine) et aux
Allobroges (région de Genève, SUISSE....distant de ca 87 km de Sainte-Reine)!
# Ne vient-on pas de trouver récemment un
très important atelier de fabrication de potins dits des Leuci (région de Toul,
FRANCE, Meurthe-et-Moselle) au Col de Saverne (FRANCE, Bas-Rhin..... distant de
ca 137 km de Toul) à l'intérieur même de la capitale des Mediomatrici?
A ces observations, il convient de
rajouter les monnaies hybrides alias zwitter-monnaies alias "mules"
suivantes:
¤ € 00215 & € 00216
Villaronga p. 354 / 1 alias
Delgado pl. LIX / 48
As celtibérique en bronze résultant de l'appariement d'un Avers d'ABRA (proche de Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 355 & 356, 1 à 5] avec un Revers d'OBVLCO (à présent Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 341 / 3 ].
¤ €00217
Delgado pl. LVII / 26
As celtibérique en bronze résultant de l'appariement d'un Avers d'OBVLCO (à présent Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 342 à 347, 9 à 39] avec un Revers d'ABRA (proche de Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 355 / 4].
¤ € 00218
De Lorichs pl. LXX / 3 alias
Delgado pl. 114 / 14
As celtibérique en bronze résultant de l'appariement d'un Avers d'OBVLCO (à présent Porcuna, ESPAGNE, Jaèn) [Type au ruban dans les cheveux que VILLARONGA ne signale pas] avec un Revers de KASTILO (à présent Cazlona près Linares, ESPAGNE, Jaèn) [Type VILLARONGA p. 333 à 336, 23 à 27 et 30 à 41]. Ces 2 sites sont distants d'environ 72 km.
¤ € 00219
De Lorichs pl. 40 / 9 & 9 bis
Denier celtibérique en argent fourré résultant de l'appariement d'un Avers de BOLSKAN (à présent Huesca, ESPAGNE, Huesca) [Type VILLARONGA p.211-212, 1, 2, 3, 6, 7, 12] ou de SESARS (site indéterminé en ESPAGNE au Nord de l'Aragon) [VILLARONGA p. 209, 1, 2] avec un Revers de SEKOBIRIKES (site indéterminé d'ESPAGNE du Centre de la Celtibérie entre les cours supérieurs du Duero et de l'Ebro) [VILLARONGA p. 292, 5 à 10]. Les "sites de l'Avers et du Revers" sont séparés par une distance de l'ordre de 150 km!
¤ € 00220
Villaronga p. 422 / 5 alias
Delgado pl. XLII / 9 alias
Alvarez-Burgos 1240
Br 1 / 2 (Semis selon VILLARONGA) ou 1 / 1 (As selon
ALVAREZ-BURGOS)
VILLARONGA considère ce Type comme un Type hybride (Avers
épigraphe: iRIPPO et Revers anépigraphe: OSSET) (mélange de coins dans une
Monnaie frappant à la fois pour iRIPPO et pour OSSET ??) [cf. aussi ci-après le
Type "hybride inverse"]. iRIPPO et OSSET sont géographiquement
proche: tous deux aux environs de El Coronil (ESPAGNE, Province de Séville)
Tête d'homme à droite; devant, dans le sens antihoraire, la
légende latine IRIPPO
/ Homme de pied à gauche tenant de sa main droite une grappe
de raisin (Ce Type de Revers est caractéristique d'OSSET)
Poids: 3,80 g / Diamètre: 20-21 mm selon VILLARONGA
mais 23,0-25,5 mm d'après le dessin
publié par DELGADO
¤
€ 00221
Villaronga
p. 396 / 11 alias
Delgado
pl. XLII / 10
Br
1 / 1 (As)
VILLARONGA considère ce Type comme un Type hybride (Avers
épigraphe: OSSET et Revers anépigraphe: iRIPPO) (mélange de coins dans une
Monnaie frappant à la fois pour OSSET et pour iRIPPO ??) [cf. aussi ci-devant
le Type "hybride inverse"]
Tête d'homme à droite; devant, verticalement,
dans le sens antihoraire, la légende latine centrifuge OSSET
/ Figure féminine assise sur un tabouret à
gauche, tenant une corne d'abondance dans son bras gauche et un objet
indéterminable (pomme de pin ?) de sa droite (ce Type de Revers est
caractéristique d'iRIPPO)
Poids: 6,72 g
/ Diamètre:17-23 mm
¤
€ 00222
Gouet
in SENA N°160, 2004, p. 29 & 30 alias
VSO
CGF Monnaies XX, 18/6/2004, N°223
Sur ce Quinaire en argent fourré (1,82 g), on note
à l' "Avers ":
# des vestiges d'Avers [profil à gauche et, dans le sens antihoraire, la
légende centrifuge TOGIRIX] d'un Quinaire TOGIRIX / TOGIRIX de Type BN 5546 –
5602 usuellement attribué aux Sequani
# des vestiges de Revers [3 globules avec une sorte de crochet] d'un
Quinaire du même Type
au "Revers":
# des vestiges d'Avers [un nez à gauche et, dans le sens antihoraire,
les vestiges de la légende centrifuge [SO]LIM [A]] d'un Quinaire SOLIMA /
COΛIMA de Type BN 9020 – 9043 usuellement attribué aux Leuci
# des vestiges de Revers [avant-train de cheval à gauche avec, en
dessous, 3 globules et une sorte de crochet] d'un Quinaire TOGIRIX / TOGIRIX de
Type BN 5546 – 5602
On ignore comment prit naissance ce "monstre numismatique"
mais il n'en demeure pas moins qu'il nécessita l'usage de 2 coins l'un de
l'atelier des Leuci (FRANCE, Toul), l'autre de celui des Sequani (FRANCE,
Besançon) en principe distants l'un de l'autre de quelque 230 km! Ou
frappait-on dans un atelier unique?
¤ € 00223
Gouet in SENA N°163, 2005, p. 15 – 19, fig. 1
Quinaire en argent
(1,78 g) avec un Avers du Type BN 5026 – 5036 DVBNOCOV généralement attribué
aux Aedui et un Revers du Type BN 4483 – 4497 VIIPOTAL attribué aux Aedui par
DELESTRéE & TACHE mais aux Pictones par DEPEYROT. En fait les provenances
du Type BN 4483 – 4497 sont si dispersées qu'il serait "malhonnête"
de l'attribuer à une tribu plutôt qu'à une autre! On peut estimer à 310 km la
distance séparant les ateliers des Aedui (Mont Beuvray, FRANCE, Nièvre) de
celui des Pictones (Poitiers, FRANCE, Vienne).
¤ € 00224, € 00225
& €
04589 A
Hybride - Avers: Avers du Type BN 9378-9383 / Revers: Revers du
Type BN 9393-9399 var. alias
Wigg-Wolf in Akten
des Intern. Koll. zum DFG-Schwerpunktprogramm
"Romanisierung" in Trier, 28-30/9/1999, Bonn 2000, p. 493,
fig. 14 e a
Hybride – Avers: Avers du Type "au petit homme assis"
["Mit dem sitzenden Männlein"] à gauche / Revers: Revers comme celui
de € 04644
Ag
€ 00224 [Dessin du fragment subsistant, apparemment
un unicum recensé par WIGG-WOLF] & € 00225 [Reconstitution libre de
la pièce entière]
Cet hybride pose un sérieux problème puisque l'
"atelier de l'Avers", le
Martberg près de Pommern en Rhénanie-Palatinat [ALLEMAGNE] ou le Tetelbierg au
Grand-Duché du LUXEMBOURG est distant respectivement de ca 155 km et de ca 302
km de l' "atelier du Revers", le Dünsberg près de Bieberrtal en Hesse
[ALLEMAGNE]!
L'Avers est généralement attribué aux Treveri et le Revers
aux Ubii!
Notons aussi que le
Revers avec "Cheval à gauche, retournant sa tête vers la droite" est
la variante la plus rare du Revers du Type BN 9393-9399 var. [€ 04644] (cf.
Chapitre III).
¤ € 00226
Hémistatère
de Type "Coupelle d'arc-en-ciel" hybride: "Groupe de l'ALLEMAGNE
septentrionale / Groupe de l'ALLEMAGNE méridionale "
Zwitterhalbstater "Norddeutsche /
Süddeutsche Gruppe"
Electrum
1 / 2 Hémistatère hybride
("Zwitter-Halbstater")
Ca
?
Triskèle caractéristique des statères scyphates du
Groupe de l'Allemagne septentrionale
/ Torque bouleté (entourant 6 globules)
caractéristique des statères scyphates du Groupe de l'Allemagne méridionale
Poids: 3,20 g
/ Diamètre: /
Unicum ? ¨Collection privée (Michael PROBST)
Provenance: ALLEMAGNE, Hesse
¤ € 00879 & € 00880 (cf. les détails
au Chap. II A)
Tétradrachmes "MAKEDÔNÔN PROTÊS
/ ANTOGONOS GONATAS"
¤ € 00881 (cf. les détails au Chap. II A)
Tétradrachmes "MAKEDÔNÔN PROTÊS
/ THASOS"
Ces quelques exemples
portent à penser qu'un même Type monétaire pouvait être frappé dans des
ateliers distants de quelques dizaines voire de quelque centaines de
kilomètres. Imaginer que des graveurs itinérants faisant partie d'ateliers
itinérants promenaient dans leurs basques poinçons, coins et essais pour les perdre
à la manière du Petit Poucet un peu n'importe où au cours de leurs
pérégrinations, me paraît peu plausible...à la rigueur les poinçons et les
coins mais sûrement pas les essais!
Ces quelques exemples
portent à penser qu'il existait des ateliers "communs à plusieurs cités" ou des ateliers
"supra-territoriaux" ou des ateliers "supra-tribaux" qui
frappaient à la demande: cette hypothèse expliquerait aussi les appariements
insolites de coins précédemment signalés.
§ I / XXIV
Doubles frappes
Doppelschläge
Double-struck coins
Il y a double frappe lorsque la pièce frappée ne "saute"
pas du coin fixe après le 1er coup de marteau asséné sur le coin
mobile et que le monnayeur y assène un second coup. Quelques exemples:
¤ € 00227 à € 00231
Winckler - ...Koson
in SCIV, Bucharest 23 (2), 1972, p. 173 – 199, fig. 3/1, 3/2, 3/3, 3/4 et 3/5/
Statères d'or frappés par Kosôn, roi de Dacie, imités d'un
denier d'argent de Marcus Junius Brutus (Au 8,41 g; 8,44 g; 8,47 g; 8,48 g; 8,35
g)
¤ € 00232
Delgado pl. LII / 53
Unidad en bronze de MALAKA de Type "Villaronga p. 100 /
9 et p. 101 / 10". Traces de double frappe à l'Avers
¤ € 00233
de La Saussaye pl. VI / 306
Bronze massaliète Dep Mars 40
¤ € 00234
de La Saussaye pl. VII / 352
Bronze massaliète Dep Mars 48
¤ € 00235
de La Saussaye pl. XXI / 50
Bronze au crocodile de Nîmes BN 2809 (12,24 g)
¤ € 00236
de La Saussaye pl. XXI / 51
Bronze au crocodile de Nîmes BN 2810 (12,80 g)
¤ € 00237
RBN 1882, pl.III / 54
Ag BN 2913 – 2922
¤ € 00238..
RBN 1882, pl.III /
53
Ag BN 2923 – 2930
¤ € 00239
Forrer in KN t.1,
fig.134
Monnaie dite à la croix (BN 3132?). Elle est si peu lisible
que l'on peut hésiter entre double frappe et réformation.
¤ € 00240
Ms. Barthélemy
t.2, f°53
Statère (Au 7,65 g) dit de Chenôves au triskèle (BN 3672)
¤ € 00241
Creusot in Bull.
tr. Mus. Châteauroux
1894, p.447-452, pl. sans N°, fig.1 à 4
Statère d'or (BN 4173)
¤ € 00242
Forrer in Antiqua
1890, pl.XX, fig.186/187
Ag (BN 5546-5602)
¤ € 00243
RBN 1882, pl.II/29
Ag (BN 5807-5857 /
BN 5867-5870 / BN 5886-5890 / BN 5937)
¤ € 00244
RBN 1882, pl.II/28
Ag (BN 5820)
¤ € 00245
Ms. Barthélemy
t.1, f°53
Ag (BN 5895-5915)
¤ € 00246
Ms. Barthélemy
t.5, f°22
Bronze (BN 6108)
¤ € 00247
Lambert t.1,
pl.XI/16
Ag (BN 7050-7053)
¤ € 00248
RN 1862, pl.VI/5
Bronze (BN
7156-7157)
¤ € 00249
RN 1840, pl.XII/3
Ag (BN 7177-7180)
¤ € 00250
RN 1840, pl.XII/7-8
Ag (BN 7191)
¤ € 00251
Rev. arch. 1881, pl.V/16
Bronze (BN 7315-7316/7327). Ce bronze est si peu lisible que
l'on peut hésiter entre double frappe et réformation.
¤ € 00252 à € 00258
Meyer in...Schweiz, 1863, fig.35 & 41 (à présent SLM N°647)
Kostial Nr.1037 .
La Cour d'Or alias Musées de Metz N°32, 38 & 51
Musée de Saint-Dié-des-Vosges (provenance: La Bure)
Quinaires KALETEDOU (BN8158-8309). Le N°38 des Musées de
Metz [alias € 00258] est remarquable: il s'agit d'une pièce en Ag fourré
complètement évidée (toute l'âme en cuivre ou bronze a disparu suite à la
corrosion) dont il ne reste donc plus que l'enveloppe externe en argent, avec à
l'Avers un trou et au Revers, une magnifique double frappe.
¤ € 00259
Sch Péronne N°86
Statère d'or dit au croissant strié (BN 8922-8923)
¤ € 00260 & € 00261 (2 dessins variés du même exemplaire)
Forrer in Antiqua 1890, fig.184/185 alias in KN t.1, fig.63 alias
in ….gauloises…Alsace, fig.81 (Provenance: Strasbourg [FRANCE])
Ag (BN 9020-9043). FORRER parle de double frappe. Mais il y
a problème puisqu'au bas de l'Avers, on trouve sous forme de "double
frappe" non pas une portion d'Avers mais une portion du dauphin du Revers. Nous ne voyons pas
comment cet avatar put voir le jour.
¤ € 00262
LT 9862
Drachme en Ag de
Type Velem (OTA 471)
§ I / XXV
Frappes incuses
Münzen mit
stempelidentischen Münzbildern auf Vorder- und Rückseite, jedoch eines davon
als incusen Abschlag (Hohlschlag)
Coins with
brockage
1ère hypothèse:
ZOGRAPH
(Ancient coinage, Oxford, 1977 [BAR Supplementary Series, 33], 2 vol., p.45), à
propos des monnaies incuses, pense que l'ouvrier monnayeur pouvait ne pas
remarquer que la 1ère pièce restait "collée" sur le coin
mobile et continuer sa frappe en faisant de la sorte de la pièce suivante une
pièce incuse, alors qu'il aurait décelé la 1ère pièce si elle était
restée "collée" sur le coin fixe.
2ème hypothèse:
En
admettant de surcroît que le coin mobile est forcément un coin de Revers et le
coin fixe un coin d'Avers, l'hypothèse de ZOGRAPH conduit uniquement à des
incuses du type "Avers en relief / Avers incus".
Le
pourcentage de monnaies incuses en numismatique gauloise doit se chiffrer tout
au plus à quelques incuses pour mille. NASTER (BSFN, 6, 1981, p.55-58), par contre,
a constaté que le pourcentage des drachmes coloniales grecques de Massalia
incuses se situe entre 2 et 10 % dans les collections publiques. C'est un
phénomène particulier à Massalia qui "dépasse de loin ce que l'on peut
observer pour n'importe quel autre monnayage".
En fait, d'après nos pointages, il se trouve
ca 75 % d'incuses "Avers en relief / Avers incus" contre
ca 25 % d'incuses "Revers incus / Revers en relief".
Il
faut donc en conclure que l'une ou l'autre des 2 hypothèses ci-devant est inexacte
dans environ 1 cas sur 4:
#
une incuse peut prendre naissance lorsque la 1ère pièce reste
"collée" le plus souvent au coin mobile mais aussi, beaucoup plus
rarement, lorsqu'elle reste "collée" au coin fixe
#
Le coin mobile est généralement un coin de Revers, très exceptionnellement un
coin d'Avers et vice et versa,
le
coin fixe est généralement un coin d'Avers, très exceptionnellement un coin de
Revers.
Ci-après
quelques exemples concrets:
# "Avers en relief / Avers incus":
¤ € 00263
Classical numismatic
group, Inc. Mail bid sale 54, 14/6/2000, N°5
Statère d'or frappés par Kosôn, roi de Dacie, imité d'un
denier d'argent de Marcus Junius Brutus (Au 8,45 g)
¤ € 00264
Gohl in Num. Zeit.
35. Bd. v. J. 1903, Wien 1904, S.157, Nr.37
Denier en Ag (3,04 g) des Eravisci (au Musée de Budapest)
¤ € 00265
Gohl in Num. Zeit.
35. Bd. v. J. 1903, Wien 1904, S.162, Nr.59
Denier en Ag des
Eravisci
¤ € 00266
Chris Rudd List
30, 1998, p.2
Pièce d'Ag de Type BM[Hobbs] 3607
¤ € 00267
Laugier pl.VIII/121
Drachme massaliète (Dep Mars 37; 2,60 g)
¤ € 00268
Laugier pl.VIII/122
Drachme massaliète (Dep Mars 43; 2,63 g))
¤ € 00269
de La Saussaye pl.IV/179
Drachme massaliète (Dep Mars 49 ou 55; 2,65 g)
¤ € 00270
de La Saussaye pl.VII/343
Bronze massaliète (Dep Mars 53)
¤ € 00271
de La Saussaye pl.XVIII/3
Ag (BN 2620-2636)
¤ € 00272
de La Saussaye pl.XX/10
Bronze de Nîmes au crocodile (BN 2778)
¤ € 00273
RBN 1882, pl.IV/57
Ag (BN 2913-2922)
¤ € 00274
RBN 1882, pl.III/50
Ag (BN 2923-2930)
¤ € 00275
Larozas in SENA
N°168, 2006, p.14, fig.9
Ag (BN 3433-3440)
¤ € 00276
Forrer in KN t.1,
fig.59
Ag (BN 4117-4122)
¤ € 00277
Forrer in KN t.1,
fig.60
Ag (BN 4139-4142)
¤ € 00278
RN 1862, pl.I/5
Ag 1,80 g (BN
5637-5643)
¤ € 00279
de La Size in ....Laveyron, t.14, 1880, pl.II / 28
Ag (BN 5820)
¤ € 00280
RN 1842, pl.I/1
Ag (BN 7050-7055)
¤ € 00281
RN 1893, pl.VII/7
Bronze (BN 7493)
¤ € 00282
RN 1899, pl.VI/9
Bronze (BN 7545)
¤ € 00283
LT pl.LV, D15 alias
Sch Péronne 191
Bronze (BN
7554-7569)
¤ € 00284
Bronze (BN
8038-8053)
¤ € 00285 & €
00286
La Cour d'Or alias Musées de Metz
Musée de Saint-Dié-des-Vosges
Quinaire KALETEDOU (BN 8158-8309)
¤ € 00287
Sch Péronne N°203
Ag 1,92 g (BN
9020-9043)
# "Revers incus / Revers en relief":
¤ € 00288
Laugier pl.VIII/123
Drachme massaliète Ag 2,70 g (Dep Mars 41)
¤ € 00289
Lambert t.2, pl.XIII/9
Monnaie à le croix (Dep II / 182)
¤
€ 00290
Feugère...
Monnaie à la croix dite à la main (Dep II 266 var)
¤ € 00291
Ag (BN 4127-4130)
¤
€ 00292
de
La Size in ... Laveyron, t.14, 1880, pl.I /5
Ag (BN 5803-5805)
¤ € 00293
LT 5877
Ag (BN 5807-5857 / 5867-5870 /
5886-5890 / 5937)
¤ € 00294
Lelewel pl. VII / 33 alias Akerman 1846, pl.XV/2 alias de Lagoy
1847, 5
Ag fourré (trouée) (c'est LT / BN 5923)
¤ € 00295
Ms. Barthélemy t. 2, f°29
Ag 2,20 g (Type dit "de Roanne 48" trouvée en Moselle!!!)
¤
€ 00296
RBN
1882, pl. IV / 64
Ag Type indéterminé
§ I / XXVI
Réformations
Überprägungen
Overstrucking
Les monnaies celtes furent généralement frappées sur flan neuf.
Très exceptionnellement, on recourut à la "réformation": on frappait
non sur flan neuf mais sur une monnaie préexistante: il s'agit donc de
surfrappes.
On trouvera une liste non exhaustive des réformations connues pour
les monnaies gauloises sous BSFN 1983, p. 333 - 338.
¤ € 00297 à €
00301
Ces 5 dessins détaillent de telles réformations:
# Figure du haut: les coins d'Avers et de Revers utilisés
# 2 ème figure à partir du haut: Avers et Revers de la
monnaie obtenue en cas de frappe sur flan neuf
# 3 ème figure à partir du haut: la monnaie préexistante
tenant lieu de flan et qui va être surfrappée
# Figure du bas: la monnaie réformée alias la réformation
ainsi obtenue.
ll ressort clairement de l'examen des divers dessins que
nous produisons [et qui sont commentés plus en détail plus loin] que les
réformations sont généralement peu lisibles voire confuses au point qu'il est
souvent impossible de préciser de façon certaine le "surfrappant" et
le "surfrappé".
Eut-on recours à la "réformation" pour les mêmes raisons
qu'à l'époque de Louis XIV ou XV où l'on abusa de cette technique pour procéder
à des dévaluations rapides tout en faisant l'économie de la réalisations de
nouveaux flans neufs? On l'ignore.
On ne recourut, à notre connaissance, à la "réformation"
que:
# chez les Norici ("AUTRICHE") [les Norici y recoururent
très massivement bien que nous ne produisions ci-après qu'une unique
illustration]:
¤ € 00302
Kupido in Berl. Bl.
f. M.-, S.- u. W.-Kunde III 1866, S.143-156, Taf.37,20
Kos in
…Sloweniens…Taf.32/12
Réformation de Type Göbl WN C3c (ca 48-41 BC) sur Type Göbl
ON 11b (ca 55-31 BC) (Ag)
# dans divers ateliers "espagnols" d'avant Auguste où l'on
y recourut massivement:
¤ € 00303
Delgado pl. II / 21
Unidad en bronze d'ABDERA de Type "Villaronga p. 113 /
14" surfrappé sur un bronze de Type indéterminé: Avers sur Revers et
Revers sur Avers
¤ € 00304
Delgado pl. II / 22
Unidad en bronze d'ABDERA de Type "Villaronga p. 113 /
14" surfrappé sur un bronze d'ONUBA: Avers sur Avers et Revers sur Revers
¤ € 00305
Delgado pl. IV / 15
As en bronze d'ACINIPO de Type "Villaronga p. 392 / 3
& 4" surfrappé sur un As d'OBVLCO de Type "Villaronga p. 344
& 345 / 17 à 24": Avers sur Avers et Revers sur Revers
¤ € 00306
Delgado pl. IV / 16
As en bronze d'ACINIPO de Type "Villaronga p. 392 &
393 / 1 à 4 et 6 à 11" surfrappé sur un As d'OBVLCO de Type
"Villaronga p. 347 à 349 / 44 à 50 et 52 à 58": Avers sur Avers et
Revers sur Revers
¤ € 00307
Delgado pl. IV / 17
As en bronze d'ACINIPO de Type "Villaronga p. 392 &
393 / 1 à 4 et 6 à 11" surfrappé sur un Bronze indéterminé
¤ € 00308
Delgado pl. 61 /
82
Avers d'un Semis en bronze de CARISSA de Type
"Villaronga p. 408 / 1" surfrappé sur l'Avers d'un semis d'OBVLCO de
Type "Villaronga p. 350 / 61" ou l'inverse c'est-à-dire surfrappe
OBVLCO sur CARISSA
¤ € 00309
Heiss pl. LI / 1 alias
Delgado pl. VIII / 14
Semis en bronze (en principe Diamètre: 18 mm / Poids: 4-6 g)
de CARISA de Type "Villaronga p. 408 / 1" surfrappé sur un as
(Diamètre 26 mm / Poids: 12-18 g) de KASTILO de Type "Villaronga p. 336 /
39 var": Avers sur Avers et Revers sur Revers
¤ € 00310
Delgado pl.VIII /
15
Semis en bronze de CARISA
de Type "Villaronga p. 409 / 7" surfrappé sur un Cuadrante de
CORDVBA de Type "Villaronga p. 401 & 402 / 1 & 2": Avers sur Revers et Revers sur
Avers
¤ € 00311
Delgado pl.VIII /
16
Semis en bronze de CARISA de Type "Villaronga p. 409 /
7" surfrappé sur un bronze indéterminé
¤ € 00312
Delgado pl.VIII /
17
Semis en bronze de CARISA de Type "Villaronga p. 409 /
7" surfrappé sur un bronze lybio-phénicien indéterminé: Avers sur revers
et Revers sur Avers
¤ € 00313
Delgado pl.VIII /
18
Semis en bronze de CARISA de Type "Villaronga p. 409 /
8" surfrappé sur un semis de KASTILO de Type "Villaronga p. 336 /
43": Avers sur Avers et Revers sur Revers
¤ € 00314
Delgado pl.XVII /
5
Cuadrante en bronze de CORDOBA de Type "Villaronga p.
401 & 402 / manque" surfrappé sur un bronze indéterminé de l'Espagne
Citérieure
¤ € 00315
Delgado pl.XXXIX
/ 28
As en bronze d'ILIPENSE de Type "Villaronga p. 374 / 2
& 3" sur frappé sur un Doble en bronze de KASTILO de Type
"Villaronga p. 331 / 7": Avers sur Revers et Revers sur Avers
¤ € 00316
Delgado pl.XXXIX
/ 29
As en bronze d'ILIPENSE de Type "Villaronga p. 374 / 2
& 3" sur frappé sur un as d'OBVLCO selon DEGADO (ce qui n'est hélas
pas en accord avec la palme au haut du Revers et les 2 caractères à droite du
Revers
¤ € 00317
Delgado pl.XLIV /
13
Mitad d'ITVCI du Type au taureau "Villaronga p. 109 /
manque" sur un Unidad du Type au
cavalier "Villaronga p. 108 / 3 & 4" du même atelier d'ITVCI
¤ € 00318
Delgado pl. XLIV / 14
Mitad en bronze d'ITVCI du Type au taureau "Villaronga
p. 109 / 10" sur un Unidad du Type
au cavalier "Villaronga p. 108 / 3 & 4" du même atelier d'ITVCI
¤ € 00319
Heiss p. 41 et pl. XXXIX / 10
Doble en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 331 /
7" surfrappé sur un As d'OBVLCO de Type "Villaronga p. 344 / 17 à
24": Avers sur Revers et Revers sur Avers
¤ € 00320
De Lorichs pl. LXX / 2 alias
Delgado pl. 114 /
13
Doble en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 331 /
7" surfrappé sur un As indéterminé probablement d'OBVLCO: Avers sur Avers
et Revers sur Revers
¤ € 00321
De Lorichs pl. LXX / 4 alias
Delgado pl. 113 /
12
As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335
& 336 / 38 à 41" surfrappé sur un As indéterminé probablement
d'OBVLCO: Avers sur Avers et Revers sur Revers
¤ Pas de fig.
Villaronga p. 406 / 1 (cf. les incertaines du Chapitre XIII C)
Ce Type existe surfrappé sur des As d'OBVLCO
¤ € 00322
Delgado pl.XLVIII
/ 15
As en bronze de LASTIGI de Type "Villaronga p. 381 /
6" surfrappé sur un bronze indéterminé: Avers sur Avers
¤ € 00323
Delgado pl.LXIII
/ 4
Revers d'un As en bronze d'ONVBA de Type "Villaronga p.
387 / 1 & 2" surfrappé sur l'Avers d'un bronze indéterminé
# à Massalia [on y recourut exceptionnellement]:
¤ € 00324 à € 00327
Chabot in SENA
N°154, 2002, p.24 & 28
Drachmes massaliètes réformées [provenant toutes de
l'Oppidum de La Cloche (FRANCE, Bouches-du-Rhône)] sur des pièces d'argent de
Type indéterminé, sauf dans le dernier exemple où il s'agissait d'un denier de
C. Aburius Germinus
¤ € 00328
de La Saussaye pl.IX/379 alias Ms. Barthélemy t.1, f°6
Moyen bronze massaliète au trépied de Type Dep Mars 23 sur
un moyen bronze massaliète au taureau de Type Dep Mars 22
¤ € 00329
Laugier pl.XIII/46
Moyen bronze massaliète au trépied de Type Dep Mars 24 sur
Dep Mars 22
¤ € 00330
Laugier p.XIII/48
Moyen bronze massaliète au trépied de Type Dep Mars 25 sur
Dep Mars 22
# dans l'atelier de Villeneuve-Saint-Germain (FRANCE, Aisne), en
pays suessione [cet atelier ne semble avoir produit que des réformations] où
furent trouvées les 7 réformations qui suivent:
¤ € 00330 A
Revue du Nord, N° spécial 1984, p.72-73, fig.7 & 14 alias
Gallia 1985,
p.473, fig.5 alias
Dep VI / 99
Quinaire d'argent réformé du Type dit à la chevelure nattée
(4 exemplaires connus seulement, tous frustes) usuellement attribué aux
Suessiones [cf. Chapitre XXVII sous Dep VI / 99] surfrappé sur un Quinaire de
Type KALETEDOU BN 8158-8309 usuellement attribué aux Lingones: Avers sur Revers
et Revers sur Avers. La rouelle à l'Avers et l'anneau dentelé au Revers sont
les vestiges des Revers et Avers du Quinaire KALETEDOU.
¤ € 00297 / € 00331
à € 00334
Sch Lyon 990
Mél. C. de B. p.237, 238, 240, 249 & 250, pl.II / 6 (Monnaie
31) / pl.II / 11 (Monnaie 23), pl.II / 12 (Monnaie 34) & pl.III / 4
Pièce d'argent du Type dit au bige Sch Lyon 990 [cf.
Chapitre XXVII sous "A adjoindre BN 7220"] usuellement attribué aux
Suessiones surfrappé sur
# un Quinaire BN 5096-5252 usuellement attribué aux Aedui
pour € 00297 et € 00331 (1,62 g)
# un Quinaire de Type KALETEDOU BN 8158-8309 usuellement
attribué aux Lingones pour € 00332 (1,86 g)
# sur des pièces d'argent indéterminées pour € 00333 et €
00334 (1,82 et 1,92 g)
¤ € 00298
Mél. C. de B....p.238 & 250, pl.III/2
Pièce d'argent du Type dit à l'oeil BN 8801A usuellement
attribué aux Suessiones sur une monnaie d'argent BN 4097-4101 usuellement
attribuée aux Bituriges ou aux Lemovices
# dans quelques autres cas connus en Gaule:
¤ € 00299
Denier dit à l'hippocampe à gauche de Type BN 2923-2934 réformé
sur un denier similaire avec hippocampe à droite de Type BN 2913-2922
¤ € 00300
Bronze de Type BN 8507 usuellement attribué aux Ambiani réformé
sur un bronze de Type BN 8397 usuellement également attribué aux Ambiani
¤ € 00301
Gentric in …. Bollène p.35 N°392 et p.95 & 97
Obole alias dupondius d'argent de la colonie romaine de
Nîmes de Type BN 2717-2724 (0,21 g; ca 44-42 BC selon DEPEYROT) réformé sur une
obole provençale à la croix BN 524-525 (ca 445-350 BC).
On admet généralement que les réformations se faisaient sur
des pièces contemporaines ou légèrement antérieures. Nous ne connaissons que ce
seul cas où la réformation se fit sur une pièce vieille de 300 à 400 ans!!!
¤ € 00335
Blanchet in RN 1907, pl.XIV/15 / Scheers in BSFN 1983, p.333-334
Drachme de Type dit de Bridiers [BN 2282] (4,05 g) réformée
sur une drachme de Type dit de Bridiers BN 2280-2281
¤ € 00336
Blanchet in RN 1907, pl.XIV/16 / ABM fig.19 / Scheers in BSFN
1983, p.333-334
Drachme de Type dit de Bridiers [Nash 63 alias BM (Allen)
140] (4,30 g) réformée non, comme cela avait été affirmé tout d'abord, sur une
monnaie à la croix mais sur une imitation gauloise de la drachme de Rhodè
¤ € 00337
Ms. Barthélemy
t.1, f°53
Denier au cavalier de Type BN 5886-5890 réformé (???) sur un
denier identique: Avers sur Revers et Revers sur Avers. Comprenne qui pourra!
¤ € 00338
Ms. Barthélemy
t.5, f°63
Selon BARTHéLEMY, bronze (2,45 g) "confus à la suite
d'une surfrappe"
# dans l'atelier de Heidetränke près d'Oberursel-Oberstedten
(ALLEMAGNE, Hesse) avec sa technique de frappe particulière: cf. les détails au
Chapitre III sous BN 9388 var.
# Monnaies celtes et leurs avatars
Keltische Münzen und ihre
Umwandlungen
Celtic coin metamorphosis
§ I / XXVII
Contremarquage de monnaies celtes après leur frappe
Nach ihrer
Prägung gegengestempelte keltische Münzen (Gegenstempel alias Kontermarken
alias Contremarken alias Einstempelungen)
Countermarks
after minting
Citons BLANCHET (ABT p. 536 & 538): "Je ne puis passer
ici en revue tout ce qu'on a écrit sur les contremarques des monnaies grecques
et romaines, qui étaient, dans la plupart des cas, apposées pour donner cours à
des monnaies, quand celles-ci auraient
dû normalement être bannies du commerce. On connaît un certain nombre de
contremarques appliquées sur des monnaies" celtes. "Les monogrammes
qui se voient dans beaucoup de contremarques ont exercé la sagacité de nombreux
érudits. Mais il faut se mettre en garde contre des interprétations comme
celles proposées par de SAULCY. Il a considéré la contremarque BON comme une
estampille de Boulogne-sur-Mer (Bononia) (RN 1869-70, p.395) et d'autres marques C . I . C et CN .
pouvaient, selon lui, désigner Carpentras et Narbonne (RN 1869-70,
p.402; Mél. de Num.. t.1, p.425). Ces interprétations n'ont aucune base
certaine".
Ci-après
une liste non exhaustive de contremarques apposées sur les monnaies après leur
frappe:
# Tétradrachmes dits des Celtes de l'Est:
¤ € 00339
GOHL in Numizmatikai Közlöny, Budapest
1911, 256 alias POK p.22 alias Preda p.562B
Parmi les tétradrachmes dits des Celtes de l'Est (cf. leur étude détaillée au Chap. II C), il s'en trouve de très nombreux, surtout sur le Type OTA 22-37, portant de 1 à 4 voire 5 contremarques par pièce et (ou) des coups de burin souvent nombreux (cf. § I / XXX) et (ou) des entailles quelquefois si profondes qu'elles perforent la pièce (cf. § I / XXX).
Il s'agit rarement de pièces de bon style; la plupart sont des pièces usées avec des reliefs très émoussés ("verwischte Reliefs"). Ces pièces volontairement détériorées dateraient de ca 270-230 BC ou, selon une opinion plus généralement admise, de ca 220-150 BC.
GOHL a recensé toutes les contremarques
connues de lui pour toutes les provenances confondues: il a ainsi recensé 88
contremarques différentes figurant dans notre tableau.
¤ € 00340
PREDA (p.563) a cru observer que ces
contremarques sont différentes selon les Trésors étudiés. A titre d'exemple,
les contremarques sur les tétradrachmes de 3 Trésors:
A: Vovriesti (Province roumaine de
Moldavie) [55 contremarques différentes]
B: Velikaia - Gorazdovka (sur la frontière
slovaquo-ukrainienne) [28 contremarques différentes]
C: Narta - Belovar (CROATIE) [25
contremarques différentes]
¤ EJW 000..
Déjà décrit au § I / XX
¤ cf. OTA 71-72 (Chap. II / C)
Contremarque roue ("Mit
Rad-Kontermarke").
La contremarque est plus une rouelle alias
croisette qu'une roue. Il s'agit d'une contremarque purement ornementale
puisque d'un exemplaire à l'autre, elle se retrouve au même emplacement avec,
néanmoins, les rais différemment orientés
¤ cf. OTA 402.... (Chap. II / C)
OTA 402 alias LT9855 alias
Forrer in KN t.1, fig.321
Poids et provenances de ce Type de
Tétradrachmes:
# Le premier (Ag 13,05 g Provenance:
HONGRIE) porte une contremarque "triskèle" sous le cheval.
# Le second (Ag 12,92 g Provenance: HONGRIE,
Nogràd), imité de ceux d'Audoléon,
porte, au Revers, la légende
ΑΥΔΩΛΕΟΝΤΩΣ (à lire:
AUDÔLEONTÔS) au-dessus du cavalier ainsi qu'une contremarque en forme de
"Y couché" sous le cheval.
# Bronzes de Monnaies
"espagnoles" d'avant Auguste:
¤ € 00341
Delgado pl. I / 6
Unidad en bronze d'ABDERA de Type
"Villaronga p. 112 / 1". Au Revers, la contremarque
"rectangulaire" COER
¤ € 00342 à € 00344
Heiss p. 372 et pl. LV / 6 & 7 alias
Delgado pl. V / 6 alias
Alvarez-Burgos 113
Semis en bronze d'ASIDO de Type
"Villaronga p. 122 / 4" avec, au haut de l'Avers, la contremarque
"rectangulaire" en caractères bastulo-puniques alias libyo-phéniciens
" B' B' L " (à lire de droite à gauche). Cette contremarque
signifierair " Par ordre des magistrats".
¤ € 00345
Delgado pl.XIV / 45
Semis en bronze de CARTEIA de Type "Villaronga p. 420 / 71".
Au Revers, la contremarque "ronde" B ou R
¤ € 00346
Delgado pl. 119 /
29 & 31
As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA CELSA (anciennement
KELSE) de Type "Villaronga p. 225 / 22" avec contremarque R
ou T I au Revers
¤ € 00347
Heiss pl. XI / 16
As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA CELSA (anciennement
KELSE) de Type "Villaronga p. 225 / 28" avec contremarque R au
Revers
¤ € 00348
Heiss pl. XI / 15
As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA LEPIDA
(anciennement KELSE) de Type "Villaronga p. 224 / 21" avec
contremarque R au Revers
¤ € 00349
Heiss pl. XI / 11 & 12
As en bronze de la COLONIA VICTRIX IULIA LEPIDA
(anciennement KELSE) de Type "Villaronga p. 224 / 22 & 23" avec contremarque
R au Revers
¤ € 00350
Delgado pl. 185 / 1
Unidad en bronze d'EKUALAKOS de Type "Villaronga p. 286 / 1"
avec une contremarque indéterminée devant le museau du cheval au Revers
¤ € 00351
Delgado in ...España, 1876, t.III, entre les p.221 & 222
6 contremarques apparaissant fréquemment sur les monnaies d'EMPORIA
¤ € 00352 à € 00358
Delgado pl.142 / 287, 288, 289, 290, 291, 292 & 293
7 exemplaires variés contremarqués d'As en bronze d'EMPORIA de Type "Villaronga p. 156 /
41 & 44".
Selon BLANCHET (ABT p.538, note 2), une monnaie d'EMPORIAE, trouvée en FRANCE dans
l'Aude, porte la contremarque DD, ainsi qu'une autre trouvée à Lectoure
(FRANCE, Gers) (Musée de cette ville).
¤ € 00359 & € 00360
Heiss pl. IV / 55 & 56 alias
Robert in Hist. gle. de Lang. t.16, 1900, p.460-461 (Provenance:
Vieille-Toulouse, FRANCE, Haute-Garonne)
As en bronze d'EMPORIA de Type "Villaronga p. 156 / 41 &
44" avec, à l'Avers, 2 contremarques:
O D et un dauphin
¤ € 00361
Heiss pl. IV / 65-57
As en bronze d' EMPORIA de Type "Villaronga p. 156 / 41 &
44" avec, à l'Avers, une contremarque indéterminée
¤ € 00362
Delgado pl. XXVIII / 68
Cuarto en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 84 /
14" avec contremarque "croissant centré d'un globule" au Revers
¤ € 00363
Delgado pl.XXVIII / 62
Mitad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 85 /
26", avec, au Revers, la contremarque "étoile à 5 pointes"
¤ € 00364
Delgado pl. 26 / 19 à 22
Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 86 /
35": au Revers, contremarques "dauphin" ou S A
dans un cartouche. Cette dernière passe pour y avoir été apposée par
MASSALIA du temps d'Auguste.
¤ € 00365 à € 00367
Heiss pl. LI / 7 et p.347
RN 1907, p.65 (2 exemplaires à présent au Berliner Münzkabinett)
Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 86 /
35" portant la contremarque "dauphin" soit-disant massaliète
¤ € 00368
Delgado pl. XXVI / 18
Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 87 /
39" portant les contremarques, à l'Avers,
M A [en monogramme] et, au Revers,
B
¤ € 00369 & € 00370
Delgado pl. XXVI / 23 & 24
Unidad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 87 /
39" avec, au Revers, la contremarque "rectangulaire" WAS[NS]
¤ € 00371
Delgado pl. XXVI / 30
Mitad en bronze de GDR alias GADIR de Type "Villaronga p. 89 / 58
var" portant au Revers la contremarque
B
¤ € 00372
Heiss pl. IX / 6 & 8
alias
Delgado pl. 149 / 7 & 8
As en bronze de l'atelier celtibérique d'ILTIRTA de Type
"Villaronga p. 178 / 20" avec, au Revers, la contremarque EC en
monogramme
¤ € 00373 & € 00374
Heiss pl. XLVI / 3 alias
De Lorichs pl. XXX / 12 alias
Delgado pl. 41 / 6
Semis en bronze d'IRIPPO de Type "Villaronga p. 422 / 1" avec,
à l'Avers, contremarque S(rétrograde) A S
¤ € 00375 é € 00376
Delgado pl. 41 / 7 & 8
Semis en bronze d'IRIPPO de Type "Villaronga p. 422 / 1" avec,
à l'Avers, contremarque O N ou O И
¤ € 00377
Heiss p. 35 et pl. XXXIV / 6-8
As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 / 36
& 37 var" avec contremarque C
· à l'Avers
¤ € 00378
Heiss p. 35 alias
De Lorichs pl. LXIX / 11 alias
Delgado pl. 113 /
6
As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 / 36
& 37 var" avec contremarque C
· à l'Avers
¤ € 00379 & € 00380
de Lorichs pl. LXXI / 9 alias
Delgado pl. 113 /
11
As en bronze de KASTILO de Type "Villaronga p. 335 /
38" avec contremarque B à l'Avers
¤ € 00381 & € 00382
Mowat - "Contremarques minières sur les monnaies ibériques" in
RN 1912, p.330-334
Mitad et Unidad en bronze de KESE de Types recpectivement
"Villaronga p. 158 / 1" et "Villaronga p. 159 / 4" portant,
à l'Avers, la contremarque latine "pointillée" SC (Rien à voir sans doute avec
"Senatus Consulto" plutôt la
contremarque d'une société minière (S = Societas) des mines hispano-romaines
d'El Centenillo (ESPAGNE, Jaén)
¤ € 00383
Heiss pl. LVII / 2 alias
Delgado pl. XLV / 5
As en bronze de LAELIA de Type "Villaronga p. 396 / 8" avec, à
l'Avers, la contremarque "rectangulaire" CC
¤ € 00384 à € 00386
De Lorichs pl.XXXII / 6 alias
Heiss pl.XLV / 2 alias
Delgado pl.XLIX / 7
Unidad en bronze de MLK alias MALAKA de Type "Villaronga p. 101 /
11" avec, au Revers, une contremarque "ronde" (voir fig.)
¤ € 00397 & € 00388
Heiss pl.XXI / 2 alias
Boudard pl.XXI / 3 alias
De Lorichs pl.XIX / 3 alias
Delgado pl.145 / 3
Unidad en bronze d'OROSI de Type "Villaronga p. 227 / 1 &
2" avec, à l'Avers, la contremarque "ronde" H
¤ € 00389
Heiss pl. LIX / 4 & 5 alias
Delgado pl. LXV / 7
As en bronze d'OSET de Type "Villaronga p. 396 / 8" avec, à
l'Avers, la contremarque "rectangulaire" C O N
¤ Pas de fig.
Mém. acad. du Gard, 1869-70, p. 58
Grand bronze de l'atelier celtibérique de SAGUNTUM (trouvé à
Nîmes!) portant la contremarque D D
¤ € 00390 & € 00391
Villaronga p.135/12B
Mitad en bronze de SALACIA alias KETOUIBON (?) de Type "Villaronga
p. 135 / 12 B" avec, au Revers, la contremarque S
¤ € 00392
Delgado pl. LXIX / 14
Unidad en bronze de SEXS de Type "Villaronga p. 105 /
9" avec contremarque D D au Revers
¤ € 00393
De Lorichs pl.LXV/9
Unidad en bronze de TOLETUM de Type "Villaronga p. 297 / 6 & 7
var" avec, à l'Avers, la contremarque "rectangulaire" MAL(?) en
monogramme
¤ € 00394
Delgado pl. LXXVI / 9
Unidad en bronze d'ULIA de Type "Villaronga p. 366 & 367 / 1 à
4" avec, au Revers, une roue dentée en guise de contremarque
¤ € 00395
Delgado pl. 138 /
240
Mitad en bronze d'UNTIKESKEN (devenu ultérieurement EMPORIA)
de Type "Villaronga p.144/24" dont l'Avers arasé porte une
inscription gravée indéterminée . Ce
n'est donc pas à proprement parler une contremarque.
¤ € 00396
De Lorichs pl. XLVII / 1
Delgado pl. 136 /
207
As en bronze d'UNTIKESKEN (devenu ultérieurement EMPORIA) de
Type "Villaronga p. 146 / 35" avec contremarque G devant le front à
l'Avers
¤ € 00397
Delgado pl. 135 /
197
As en bronze d'UNTIKESKEN (devenu ultérieurement EMPORIA) de
Type "Villaronga p. 146 / 37". Au Revers, contremarque
"palme"
¤ € 00398
Heiss p.472 alias De Lorichs pl.XXI/5
Moyen bronze de l'empereur Claude avec, à l'Avers, la contremarque
"rectangulaire" "L BI", la seule contremarque en caractères
celtibériques qui nous soit connue
# Drachmes massaliètes contremarquées:
D'après CHABOT (SENA N°38, 1973, p.106), on n'en
connaît que 2 cas:
¤ € 00399
de La Saussaye pl.IV/222
Drachme massaliète de Type Dep Mars 41 portant, à l'Avers, une
contremarque "ronde" illisible
¤ € 00400
Chabot in SENA N°38, 1973, p.106 (Provenance: Le Castellas de Rognac
(FRANCE, Bouches-du-Rhône)
Drachme massaliète de Type Dep Mars 55 (Emission 88) avec une
contremarque dont on peut s'étonner de sa discrétion. Elle consiste en un
poinçon rond d'un diamètre de ca 1,4 à 1,5 mm dans lequel est inscrit un
minuscule Δ. Ce poinçon oblitère partiellement l'oeil d'Artémis.
¤ Rappelons aussi les contremarques "dauphin" sur certains
bronzes celtibériques (voir ci-devant) ou coloniaux romains (voir ci-après)
présumées massaliètes.
# Bronzes coloniaux romains contremarqués:
¤ Colonie romaine de Nîmes:
¤ € 00401
Majurel in OGAM
t.XVII, 1965, p.243-278, fig.12[138]
Les 44 contremarques recensées par MAJUREL
sur les dupondii alias as nîmois au crocodile BN2740-2877 (cf. Chapitre XXV).
Selon BLANCHET (ABT p.538), le D D (Decreta Decuriorum)
« indique que l'autorité municipale intervint pour donner cours à des pièces
anciennes ou étrangères (16). On a dit que les contremarques IMP . CAE
et A G étaient des marques de
l'autorité impériale apposées pour étendre le cours des monnaies coloniales
hors du territoire de la colonie qui les avait émises (18). Cette hypothèse est
vraisemblable".
¤ € 00402 à € 00414
de La Saussaye pl.XX/15
de L S pl.XX/17 alias Ms.
Barth t.1, f°19
de L S pl.XX/19 alias Darembert – Dict. des antiquités t.3, 1900,
fig.4045
Robert in Hist. gle. de Lang. t.2, 1876, p.495, N°6 & t.16, 1900,
pl.IV/5 alias Ms. Barth t.1, f°42
Ms. Barth t.1 f°19
de L S pl.XX/23
de L S pl.XX/24
de L S pl.XX/28 alias Ms.
Barth t.1, f°20 / de L S pl.XX/29 alias Ms. Barth t.1, f°19
de L S pl.XX/30 alias Ms.
Barth t.1, f°20
de L S pl.XXI/42 & 44
alias Ms. Barth t.1, f°19
de L S pl.XXI/49 alias Ms.
Barth t.1, f°19
Le 1er exemplaire représenté (€ 00402), en dehors de la contremarque de
l'Avers, est unique en raison de son Revers: ce Revers est "inversé [alias
rétrograde] et en relief"! Le graveur, au lieu de graver ce coin de Revers
"inversé et en creux", l'aura gravé par mégarde "non inversé (à
la manière d'un Revers "non erroné" déjà frappé) et en creux".
¤ € 00415
de L S pl.XX/33 alias Ms.
Barth t.1, f°20
# Colonie romaine de Lyon:
¤ € 00416
2. Bericht des Hist. Vereins der Pfalz, Speyer 1847, Tab.VII/3
Bronze de Type "Autel de
Lyon" (trouvé dans le Palatinat en
ALLEMAGNE) portant au Revers une contremarque en forme de coeur avec les
lettres I MP N / C N
¤ Pas de fig.
Chedeau & de Sarcus, Mém. sur les
découvertes archéo. faites en 1864 dans le lit de la Mayenne à au gué de
Saint-Léonard, 1865, p.20 & 26, pl.V, N°23
Moyen bronze d'Auguste frappé à Lugdunum,
trouvé en FRANCE, Mayenne, portant 2 contremarques: l'une "carrée" CA
et l'autre "ronde" portant un taureau cornupète à gauche, accompagné
des lettres AAT.C
# Colonie romaine de Vienne:
¤ € 00417
Ms. Barth t.1, f°46 alias RN 1906, p.478
alias RN 1907, p.64 alias de La Saussaye pl.XV/6
As colonial en bronze de Vienne
contremarqué, soit-disant par MASSALIA du temps d'Auguste, d'un dauphin
¤ € 00418
Mél. de num. t.1, 1874/75, p.191
As identique: devant l'effigie, une
contremarque ronde (datant de ca 27-12 BC ?) portant la chienne regardant en
arrière qui se rencontre au Revers des pièces gauloises dites de PIXTILOS (chef
gaulois?) BN7090-7099
# Monnaies gauloises contremarquées:
¤ € 00419
Hucher t.1, pl.97/2 alias
RN 1850, pl.II/2 alias
Ms. Barth t.2, f°22
Agrandissement de la
contremarque seule
Statère BN 3657 alias Dep III/122, N°5 (ca
220-200 BC) (Etude détaillée du Type au Chapitre II B), usuellement attribué
aux Arverni, contremarqué d'un "sanglier à droite"
¤ € 00420
Hucher t.1, pl.97/1 alias
Rev. arch. 1867, pl.III/3 alias
ABT fig.561
Agrandissement de la
contremarque seule
Statère BN 3668 alias Dep III/122, N°4 (ca
220-200 BC) (Etude détaillée du Type au Chapitre II B), usuellement attribué
aux Arverni, contremarqué d'un "oiseau sur un cheval à gauche"
¤ € 00421
Hucher t.1, pl.44/2 alias
RN 1853, pl.I/2 alias
Ms. Barth t.1, f°52
Denier au cavalier en argent de Type BN
5749-5779 (Dep I/110) AVSCROCOS (ca 61-43 BC) (Etude détaillée du Type au
Chapitre II D), usuellement attribué aux Allobroges, portant une contremarque H
D ainsi que d'autres signes indéterminés frappés en creux
¤ € 00422
BN 6425 alias
Ms. Barth t.6, f°52
Quart de statère (Bon or 1,95 g) de Type
BN 6423-6425 alias Dep VIII/171 (ca 200-100 BC) (cf. Etude détaillée du Type au
Chapitre II B), usuellement attribué aux Namnetes, avec, sur la joue une
contremarque "fleur"
¤ € 00423 & € 00424
Parenteau – Essai…, 1862, pl II / 5
(Provenance: Ancenis, Loire-Atlantique) alias
Parenteau, Inventaire archéol., 1878, p.82, pl.41/7
(Provenance: près Nantes) alias
Quart de statère dit à l'hippophore de Type BN 6724-6725
alias Dep VIII / 175 (ca 150-50 BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre
VII), usuellement
attribué aux Namnetes, avec, sur la joue, une contremarque diversement
décrite: cercle de grènetis ou petite
couronne ou torques ou anneau bouleté
¤ € 00425
Hucher t.1, pl.1/1 alias
RN 1850, pl.II/1 alias
Ms. Barth t.3, f°44 alias
ABT fig.61 alias
ABM fig.37 alias
Blanchet in Rev. des Et. Anc., Bordeaux
t.XII, 1910, p.42, fig.7
Agrandissement de la
contremarque seule
Statère d'or BN 6897 alias Dep IV/17, N°3
(ca 200-180 BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre II B) (Provenance: La
Ferté-Bernard (FRANCE, Sarthe, usuellement attribué aux Bituriges, avec, à l'Avers, une contremarque
"hippocampe à droite" dans un cercle de grènetis. Selon BLANCHET (ABT
p.536), ce statère aurait été contremarqué "pour lui donner cours chez les Aulerci Cenomani".
¤ € 00426 à € 00428
LT pl.XX / 6954 alias
LT pl.XXIV / 6954 alias
Ms. Barth. t.4,
f°10
Quart de statère BN 6954 alias Dep VIII/45, N°2 (ca 300-200
BC) (cf. Etude détaillée du Type au Chapitre II B) usuellement attribué aux Lexovii, avec, à
l'Avers, une contremarque ronde sur la joue.
LA TOUR en a proposé 2 dessins variés (A avec, en dessous, 1
globule et, au-dessus, 2 globules).
MURET & CHABOUILLET ainsi que BARTHéLEMY y voient plutôt
un Δ.
Selon BLANCHET (ABT p.536, Note 5), "cette contremarque
est peut-être très postérieure à la monnaie" sans doute en raison de la
présence sur la contremarque d'une lettre grecque ou latine.
¤ Cf. Chapitre
XXVII sous BN 8402
ABT p.537, fig.562
Bronze de Type BN 8402 usuellement
attribué aux Ambiani qui, selon l'interprétation à présent désuète de BLANCHET,
"paraît porter un sanglier en contremarque".
DELESTRéE & TACHE (DT I / 459)
considèrent que ce sanglier ne "fait partie de la pièce" et n'est pas
une contremarquie
¤ € 00429
RN 1857 pl.XI/8
Quart de statère "Imitation de
Philippe" de Type indéterminé (Au 1,27 g; provenance: Saint-Genis près
Genève) portant 2 contremarques
l'une à l'Avers: oiseau? coq? coq de
bruyère? et
l'autre au Revers: objet incertain de
forme lunaire d'où sortent 3 petites branches? fleur sur un croissant?
¤ Pas de fig.
Quart de statère, trouvé en Suisse (Evans, Countermarked gaulish coin found in
Switzerland, dans Num. Chronicle, 1866,
p. 252)
¤ Pas de fig.
ABT p.537, note 5 (Collection Blanchet)
Pièces d'argent des Ædui avec une
"contremarque peu distincte" selon BLANCHET
§
I / XXVIII
Modification
voire mutilation délibérée de dernière heure du coin avant la frappe
Vor der Prägung
absichtlich entstellte gar verhunzte Münzstempel
Defaced
dies
Ces
modifications de coin pouvant aller jusqu'à des défigurations ("defaced
dies") alias oblitérations alias mutilations délibérées sont rares et
restent sans explication à l'heure actuelle. Certains pensent qu'il s'agit là
d'une marque de démonétisation mais cette hypothèse est évidemment absurde car
on ne frappe pas des monnaies démonétisées d'avance!
¤ cf. OTA 82 au Chap. II C
A l'Avers, "contremarque en
trompe-l'oeil" ("Trugkontermarke" alias "scheinbare
Kontermarke" selon GÖBL) ronde renfermant une petite tête à longs cheveux:
elle fut gravée directement sur le coin avant la frappe puisque son orientation
ne change pas d'un exemplaire à l'autre.
¤ € 00430
Delgado pl.LII/51
Bronze de MLK alias MALAKA avec, à l'Avers, une "contremarque en
trompe-l'oeil" en forme de S: elle fut gravée directement sur le coin
avant la frappe.
¤ Cf. Chap. II B, BN 3656 (Monnaies apparentées à)
Statères ou divisionnaires avec "bâton d'aune" sur la joue à
l'Avers:
Plusieurs statères ou divisions de statère présentant sur la joue un
bâton d'aune selon la terminologie française: il s'agit d'un bourrelet en
relief "ondulant" à l'Avers de la base du cou jusqu'au milieu du nez.
Les numismates allemands parlent de "grosse éraflure en relief
("grosse Schramme en relief" cf. Forrer in KN t.1, fig.526) ou de
fêlure de coin ou d'une gravure la simulant ("Stempelsprung oder diesen
nachahmende Gravur" cf. Castelin SLM 414). Etant donné son aspect, il ne
s'agit en aucune façon d'une fêlure du coin d'Avers. Ce bâton d'aune fut gravé
directement sur le coin avant la frappe. On le trouve sur des pièces de
provenance géographique fort différentes. Dans quelques cas, on connaît même
les 2 "versions": sans et avec bâton d'aune. On ignore totalement la
signification de ce curieux attribut.
¤ Cf. Chap. II B, sous BN 6757B (Monnaies apparentées à) (ca
300-200 BC)
Statères dits de Craon
Le coin de Revers de ces statères (mais curieusement pas celui des
quarts correspondants DT II / 2011-2012) a été délibérément mutilé par
adjonction "de corps globuleux traversés par des rayons" au point de
rendre le bige méconnaissable ou quasiment pour tous les exemplaires connus!
¤
€ 00431
Hucher in Mél. de
num. t.1, 1874/75, p.327, pl.XVa
Trésor
du Mans, Vente Weil 2001, N°122 alias
DT
II / 2144
Au
ca
200-100 BC
Poids: 7,55 g / Diamètere: 20 mm
2 exemplaires recensés provenant
tous deux de FRANCE, Sarthe
Ils'agit de Statères de Type BN 6844-6847 (dont on connaît des
exemplaires non mutilés: cf. leur étude détaillée au Chap.VII) usuellement
attribué aux Aulerci Cenomani dont le coin de Revers a été délibérément mutilé
par adjonction d'une croix qui l'oblitère.
¤ € 00432 & € 00432 A et €
00433 & € 00433 A
LT
6920 alias Ms. Barth t.4, f°26 et
Parenteau
in Essai...1862, pl. I / 10 alias Parenteau in Inventaire....1878, pl. 40 / 6 à
présent Musée Dobrée, Nantes1999, N°210
Au
Poids: 7,06 et 7,30 g / Diamètre: 20-23 mm
Il s'agit de Statères de Type BN 6918-6919 alias DT II / 2345 (dont on connaît des exemplaires non mutilés
cf. leur étude détaillée au Chap. VII). L'effigie a été oblitérée sur le coin
même et remplacée par 2 croix en relief.
Provenance des 2 exemplaires mutilés connus: FRANCE, Maine-et-Loire
et Nord [Dunkerque]
Nous donnons 2 dessins variés pour chacun des 2 exemplaires connus.
¤ Cf. l'étude détaillée de ce Type au Chap.V
BN 8535-8536
Sch GB Sie 12
Ms. Barth. t.5, f°49
Sills fig.46F
DT I / 47
Dep VI / 292
Van Arsdell 1231-1
Les coins d'Avers et de Revers ont été délibérément mutilés. On n'en
connaît aucun exemplaire non mutilé.
¤ Cf. l'étude détaillée de ce Type au Chap.V
Sch GB Sie 10
Statères et quarts d'or dits aux lignes entremêlées
Les coins d'Avers de tous les statères et quarts connus ont été mutilés:
ils portent soit une tête à peine reconnaissable défigurée à l'aide de rayures,
soit des lignes entremêlées sans plus aucune trace de tête. Aucun exemplaire
non mutilé n'est connu.
¤ Cf. l'étude détaillée de ce Type au Chap.V
BN
8702 (représenté dans LT sous 8701a)
Sch GB Sie 10a
Petavius ..... Amsterdam 1614, pl.I
Ms. Bart. t.5, f°49
Les coins d'Avers de ces pièces en argent ne comportent que des lignes
entremêlées.
¤ € 00433 B
BGN 9388 var (cf. étude détaillée au Chap. III)
Les coins ayant servi à frapper les Quinaires dits de
"Bad-Nauheim à bourrelet et chenal" ("Bad-Nauheimer Wulst-Rinne
Quinare" selon l'appellation de KELLER) alias dits de "Bad-Nauheim à
sente et chenal" ("Bad-Nauheimer Steg-Rinne Quinare" selon
l'appellation de ZIEGAUS) comportent des défigurations volontaires inhérentes.
Ils furent utilisés uniquement dans l'atelier de l'Oppidum de Heidetränke
(ALLEMAGNE, Hesse).
.
§ I / XXIX
Monnaies cassées pour
circuler comme divisionnaires
Absichtlich zerbrochene kursierende Münzen
Broken striked coins being current
¤ € 00434 à € 00438
Delgado pl. 142 / 294
à 298
Fragments (moitiés ,
quartiers...) de bronzes celtibériques d'EMPORION ayant circulé comme
divisionnaires
¤ € 00439
RN 1894, p.10, fig.1
Moitié de moyen bronze
de l'atelier celtibérique de KESE (trouvé au Mont Chyprès en forêt de
Compiègne, FRANCE, Oise!!) ayan,t circulé comme divisionnaire
¤ € 00440
Liz's List (Chris Rudd) N°15, Feb. 2005, N°4
Quartier de bronze (2,44 g) de l'atelier de BIRIKANTIN
(aujourd'hui Béziers, FRANCE, Hérault) de Type LT 2499 alias Dep I/175 (cf.
Chap. XIX) ayant circulé pour ¼ d'as. Seul le fragment ombré subsiste.
¤ € 00441 à € 00444, € 00444 A et € 00445
Forrer in
Antique 1890, pl.XI, fig.151 & 1891, pl.XI, fig.327
RN 1897, p.3
Fournier in
Gallia 1973, p.342-343, fig.49
Grivaud de la Vincelle pl.C
Moitiés d'as nîmois au crocodile BN 2740-2877 ayant circulé
pour un ½ as.
Certains exemplaires furent trouvés fort loin de Nîmes,
ainsi à la Z. U. P. Sud d'Amiens (Somme).
¤ € 00446
Liz's List (Chris Rudd) N°15, Feb. 2005, N°3
Moitié de Drachme
(1,65 g) dite à la croix de Type Dep II / 55 alias LT 3056 ayant circulé pour ½
drachme. Dans les 2 quartiers inférieurs du Revers, on observe 2 haches
curieusement orientées ce qui ne correspond pas tout à fait au Type Dep II /
55: il semblerait que cette drachme ait aussi subi une surfrappe. Seul le
fragment ombré subsiste.
¤ € 00447
Forrer in Antiqua 1890, pl.XX
Moitié de denier peut-être de Type BN 5546-5602 usuellement
attribué aux Sequani ayant circulé comme ½ denier
¤ € 00448
Musée de St-Dié-des-Vosges
Moitié de quinaire KALETEDOU de Type BN 8158-8309 ayant
circulé comme ½ quinaire
¤ € 00449 & € 00450
Liz's List (Chris Rudd) N°15, Feb. 2005, N°1 & 2
Portions de statère (1,08 et 1,14 g) de Type Paulsen 19
alias LT 9475 usuellement attribué aux Boii ayant circulé pour 1 / 8 de
Statère. Seuls les fragments ombrés subsistent.
§ I / XXX
Monnaies celtes mutilées: entailles, pliures.....
Durch Einhiebe
oder Faltung verhunzte keltische Münzen
With
chisel-marks defaced celtic coins
# Coups de burin et entailles:
##
Chez les Celtes dits de l'Ouest, ces mutilations de monnaies d'or
d'argent ou de bronze sont généralement constituées d'un coup de burin alias de
ciseau conduisant à une entaille relativement discrète à l'Avers et (ou) au
Revers sur des pièces non nécessairement usées.
Nombreuses
ont été les monnaies ainsi mutilées trouvées dans des fleuves (la Seine en
particulier) ou dans des sanctuaires (celui du Donnersberg dans le Palatinat en
particulier). De ce fait, il pourrait s'agir d'une sorte
de démonétisation appliquée à des pièces avant d'être offertes à des divinités
ou à des temples [en somme, des monnaies votives]. Ceci n'est pas sans
rappeler le cas des rouelles gauloises dont quasiment toutes celles en métal
précieux (or ou argent) ont eu leur coup de burin: objets votifs déposés devant
une statue de divinité, ainsi mutilés, ils devenaient impossibles à voler.
Conséquence: les rouelles en métaux vils (bronze ou plomb) sont toujours
indemnes c'est-à-dire non mutilées.
Si la même explication s'applique aux monnaies, on ne comprend pas
qu'il se trouve des bronzes, certes peu nombreux, ainsi mutilés (cf. Blanchet
in ABT p. 534-536).
LAMBERT considérait ces mutilations comme des signes de simple
démonétisation mais il ne conçoit pas
dans quel but on aurait voulu démonétiser ainsi des pièces d'or et d'argent qui
pouvaient être facilement refondues.
DUCHALAIS était plutôt tenté de croire que ces mutilations furent
pratiquées par les Gaulois pour s'assurer du bon aloi de l'alliage. On
objectera à juste titre que cette explication n'est pas satisfaisante pour les
monnaies de bronze.
## Chez les Celtes dits de l'Est, selon PINK (POK p.23-24),
, on ne trouve de telles mutilations que sur des tétradrachmes d'argent,
généralement très usés et contremarqués. Ces mutilations sont peu discrètes et
vont de l'entaille "non perforante" jusqu'à l'entaille perforant le
flan de part en part. Généralement, le coup de burin fut asséné sur le Revers
et, constatation étrange, certaines de ces mutilations sont reproduites d'une
pièce à l'autre avec une si parfaite méticulosité [toujours au même endroit du
Revers] que l'on pourrait presque penser que"le coup de burin figurait en
fait sur le coin lui-même" (mais on a vérifié que cette hypothèse était
fausse). Pour les Celtes dits de l'Est, on a avancé les mêmes
explications de ces mutilations que pour les Celtes dits de l'Ouest.
Mais l'hypothèse d'une démonétisation est peu convaincante puisque l'on a retrouvé
de nombreux Trésors où de nombreux tétradrachmes non mutilés côtoyaient de nombreux tétradrachmes mutilés! Par
ailleurs, étant donné la forme cupulaire de ces tétradrachmes, il eût été
techniquement nettement plus rapide d'asséner le coup de burin sur l'Avers
concave du tétradrachme et non sur son Revers convexe. Dans ce dernier cas, il
fallait évidemment déposer le tétradrachme dans une alvéole cupulaire ménagée
dans un billot avant d'asséner le coup de burin sur le Revers.
En résumé, plus de questions que de réponses certaines!
Quelques exemples:
## Celtes dits de
l'Est
¤ Cf. leur étude détaillée au Chap. II C sous OTA 22-37
## Celtes dits de l'Ouest
¤ Cf. Chap. II B
Imitations de Statères de Philippe II entaillées à l'Avers
ou au Revers, voire "perforées" de part en part:
on en trouvera divers exemples au Chap. II B
¤ Statère d'or mutilé dit des Parisii de la
Classe V: cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII
BN 7778 alias Hucher t.1, pl.75/1 alias Sills fig.102E
Ces Statères mutilés de la Classe V des Parisii ont été
trouvés en nombre, comme les suivants, dans les dragages de la Seine (en face
de l'embouchure de la Marne et au pont de Charenton): le coup de burin au
Revers pourrait être un signe de consécration à la divinité du fleuve; ces
statères pourraient avoir été des offrandes jetées à la divinité de la Seine ou
de la Marne.
¤ Statères d'or mutilés dits des Parisii de la Classe
VI: Cf. leur étude détaillée au
Chap. XXVII
Lambert t.2,
pl.XI/2 alias Sch SM 387
BN/LT 7780 alias
Ms. Barth t.5, f°28 alias DAG 79
Lambert t.2,
pl.XI/3 alias Sch SM 388
Sch Péronne 197
alias LT pl.LV / D18 alias Sills fig.102 h
Ms. Barth t.5,
f°28
. La quasi-totalité des Statères connus de ce Type porte une entaille
au Revers.
¤ Quarts de statère dits des Parisii avec entaille au Revers: Cf. leur étude détaillée au Chap. XXVII
Ms. Barth t.5, f°28 / Sills fig.102 K
¤ Quarts de statère d'or mutilés dits des
Parisii: cf. leur étude détaillée au
Chap. XXVII
LT / BN 7804 alias ABT
fig.345 alias ABM fig.104
Ledain in Lettres et notices…Metz 1869, p.327-328, pl.VI/4
Forrer in Antiqua 1890, fig.136/137
ibidem fig.138/139
Ms. Barth t.5, f°28
Certains exemplaires ne comportent qu'un seul coup discret à l'Avers ou
au Revers, d'autres 2 coups, l'un à l'Avers, l'autre au Revers. C'est le cas de
l'exemplaire du Ms. Barthélemy. C'est également le cas de l'exemplaire Forrer
(KN t. 1, fig. 443): la photo en est hélas illisible mais FORRER signale la
présence à l'Avers sur la joue et au Revers dans l'ornement surmontant le cheval
d'un coup de burin de 1 x 3 mm.
¤ € 00451
Haffner in Das keltisch-römische
Gräberfeld von Wederath-Belginum, 1. Teil, Mainz 1971, Tombe 196/1955, pl.120 N°5 et p.46, pl.45 alias Polenz
S.93, Abb.17,1
Statère de Type BN 8963-66,8968-69 (cf. l'étude détaillée au Chap. II
B). De ce statère initialement fourré ne subsiste que l'âme en bronze (Br 5,05
g) portant une entaille à l'Avers. Il fut découvert dans une tombe (Brandgrab)
du champ de tombes (Gräberfeld) celto-romain de Wederaht-Belginum, Commune de
Morbach près de Trèves (ALLEMAGNE). Cette tombe put être datée d'après son
mobilier: ca 115/105 – 85/75 BC.
¤ € 00452
Villaronga p.514/42A
Drachme d'argent anépigraphe au Pégase à tête normale, imitée de celles
d'EMPORION (cf. Chap. XIV) avec profonde entaille à l'Avers
¤ € 00453
Villaronga p.514/42B
Idem mais entaille au Revers
¤ Drachme dite des Elusates avec très légère entaille
au Revers: cf. Chap. XVIII
BM (Allen) S 144
¤ Drachme dite des Elusates: entaille "perforant" le flan de
part en part: cf. Chap. XVIII
Dep II / 297
¤ € 00454
Forrer in Antiqua 1891, pl.XI, fig.328/329
Pièce d'argent de Type BN 5402-5507 (cf. leur étude détaillée au Chap.
II D) : 2 entailles profondes au Revers
¤ Pièce d'argent dite des Abrincatui (cf. Chap. VII
sous BN 6713) avec un discret coup de ciseau appliqué à l'Avers sur la joue
Hucher t.1, pl. 41 / 2
¤ € 00455
BN / LT 6946 alias Hucher t. 2, fig. 52
Pièce d'argent (cf. Chap. XXVI sous BN 6946) dont l'Avers, selon HUCHER,
porte "2 coups de hache (?) ou de ciseau" en forme de croix
¤ € 00456
Pièce d'argent de Type BN 6980 A... (cf. leur étude détaillée au Chap.
XXVI) ayant subi un coup de ciseau diagonal à l'Avers ou au Revers
¤ € 00457 à €
00461
RN 1837, pl.VII /
2 alias Ms. Barth t. 3, f°43
ibidem pl.VII / 3 alias Ms. Barth t.3, f°43 (autre ex.)
Ms. Barth t.3, f°43 (autre ex.)
Lambert t.2, pl.V / 2
Ms. Barth t.3, f°43 (autre ex.)
Bronzes de Type BN 4220-4277 (cf. leur étude détaillée au
Chap. XXVI) dont de nombreux exemplaires marqués d'une ou de plusieurs
entailles furent trouvés dans l'étang de Soings-en-Sologne et à Gièvres
(Sologne blésoise) (FRANCE, Loiret)
¤ € 00462
Hucher t.2, fig. 98
Bronze de Type BN 7717-7728 (cf. leur étude détaillée au
Chap. XXVII) avec 2 entailles au Revers
¤ Furtwängler p.283 [Unicum du Trésor d'Auriol b] alias BN
355: cf. Chapitre XII
Pièce en argent avec encoche de contrôle à l'Avers
#
Pliures:
Selon
BLANCHET (ABT p.535-536), le Trésor de l'oppidum des Aremorici "du havre
de Rosel (Île de Jersey, 1875) contenait un assez grand nombre de pièces, de
divers modules, déformées intentionnellement, par écrasement de la tranche,
c'est-à-dire qu'elles sont comme pliées et recoquillées. On a pensé qu'il
s'agissait de la cachette d'un pillard projetant de fondre un numéraire qui, à
l'état de monnaies, ne lui
était d'aucune utilité
dans son repaire. On pourrait penser aussi que ce dépôt était préparé pour
une refonte monétaire dont les produits auraient servi à soutenir les
dernières résistances des
Armoricains contre la domination romaine".
¤ € 00463 & € 00464
LT pl.XXVI, J 45 & J 46
Pièces d'argent de Type BN 4107-4110 usuellement attribuées
aux Bituriges Cubi (cf. leur étude détaillée au Cha XXVI) faisant partie du
Trésor de Rosel: notez les pliures
§
I / XXXI
Frappe
sur flans votifs en forme de jambon: les "Jambons votifs" de Nîmes
Die
"Votivschinken" von Nîmes
"Votive
offerings looking like pigs' legs" of Nîmes
Il s'agit
d'objets présentant les Avers et Revers de 3 variantes de l'as de Nîmes au
crocodile mais dont le flan a l'allure d'un jambon! La partie qui forme saillie
("la patte du jambon") fut fondue avec le flan. Cette saillie fut
ensuite travaillée à l'outil avant ou après la frappe. Les exemplaires coulés
proposés sur internet vers 2000-2005
sont donc des faux.
Poids
extrêmes observés: 14,6 – 20,2 g / Diamètre:
Ces jambons
sont fort rares: pour preuve, le Cabinet des Médailles de Paris conserve 136 exemplaires d'as normaux
(BN 2818 à 2877) contre 2 jambons (BN 2818 et BN 2839) seulement.
Provenances
de ces jambons:
FRANCE:
Gard
3 exemplaires trouvés à Nîmes même (le 1er dans le Bassin de
la Fontaine en 1739, le 2ème autour du Temple de Diane avant 1751 et
le 3ème au "Castellum Divisorium" en 1844) ainsi qu'un
exemplaire à St Christ-lez-Alais (trouvé en 1864)
Gironde
Barsac
Haut-Rhin
Blieschwihr, un village détruit et disparu en 1444 près de Logelheim
(trouvé en 1875)
Vaucluse
Sault et Vaison (trouvé en 1876)
LIBAN:
Beyrouth ???
Lieux de
conservation actuels de certains de ces jambons:
ALLEMAGNE:
Berlin: d'origine inconnue au Cabinet depuis 1700
ANGLETERRE:
Londres: British Museum (d'origine inconnue, au BM depuis 1866)
AUTRICHE
(Haute-):
Sankt Florian: Musée du Couvent (d'origine inconnue, au musée depuis
1747)
DANEMARK:
Copenhague: Musée (c'est un moulage datant d'avant 1756)
FRANCE:
Avignon: Musée Carnavalet (d'origine inconnue, au Musée depuis 1840)
Colmar: Bibliothèque Municipale (l'ex. de Blieschwihr)
Grenoble: BM (l'ex. du bassin de la fontaine de Nîmes)
Paris: BN 2818 et BN2839 (d'origine inconnue, à la BN depuis 1834)
St Germain-en-Laye: MAN N°122 (c'est un moulage)
Les
exemplaires de Copenhague et du MAN sont en fait des moulages réalisés,
semble-t-il, à partir d'un même original apparemment aujourd'hui disparu.
Jambons du 1er Type:
¤ € 00465 alias € 00466 / € 00467 & €
00468
Forrer in Monnaies gauloises...pl.IV / 13 alias Goudard pl. IV /
13 /
Goudard pl. II / 5 / Goudard pl.II / 6 alias de La Saussaye pl.XX
/ 36 alias Ms. Barth t.1, f°19
Jambons du
2ème Type:
¤ € 00469 à € 00472
Goudard pl.
II / 7 / ibidem pl. II / 8 / ibidem pl. IV / 14 / ibidem pl. IV / 15
Jambons
du 3ème Type:
¤ € 00473 à € 00485
Goudard pl. I / 1 / ibidem pl. I / 3 / ibidem pl. III / 9 /
ibidem pl. III / 10 alias LT 2839 / ibidem pl. III / 11 / ibidem pl. V / 16 /
ibidem pl. III / 12 / ibidem pl. V / 17 / ibidem pl. V / 18 / ibidem pl. I / 2
/ ibidem pl. I / 4 alias RN 1840, pl.XV/6 alias Ms. Barth t.1, f°20 / Robert in
Hist. gle. de Lang. t.2, 1876, p.497, N°3 & t.16, 1900, pl. IV / 12 alias
Ms. Barth t.1, f°19 (autre ex.) / Ms. Barth. t.1, f°20 (autre ex.)
On admet généralement que ces jambons ont servi de monnaies
votives.
# Pesée des monnaies celtes
§ I / XXXII
Trébuchets
Münzfeinwaagen
Assay balances
Les trébuchets celtes retrouvés sont tout à fait similaires à ceux
que l'on utilisait encore au XIX ème siècle après Jésus-Christ. Notons que l'on
retrouve généralement le fléau sans ses 2 plateaux cupulaires, sans les fils
ayant lié les 2 plateaux au fléau et, surtout, sans poids monétaires!
¤ € 00486
Debord in RNF 1989, p.12, fig. 4
Fléau de balance de précision alias trébuchet en bronze (ca
200 – 0 BC). Longueur: 154,5 mm
4 exemplaires furent retrouvés à Villeneuve-Saint-Germain
(FRANCE, Aisne), un atelier usuellement attribué aux Suessiones. Localisation
actuelle ?
¤ € 00487
Arch. Nouvelle N°68, oct-nov. 2003, p.50
Trébuchet en bronze avec ses 2 plateaux (ca 200 – 0 BC)
trouvé en 2002 dans l'atelier monétaire de l'oppidum de Corent (FRANCE,
Puy-de-Dôme) usuellement attribué aux Arverni. Longueur: 113 mm. Localisation
actuelle: Réf. UF 12074, N°704
¤ Pas de fig.
Dannheimer &
Gebhard in Das keltische Jahrtausend 1993, S.301, Nr.292
2 exemplaires en bronze (à présent à Munich Prähistorische
Staatssammlung Inv. Nr. 1956, 502 & 1962, 299) (ca 200 – 0 BC) trouvés à
l'oppidum de Manching près Munich.
On a aussi retrouvé des éléments de trébuchets dans des
oppida de Bohême-Moravie (TCHéQUIE).
§ I / XXXIII
Poids monétaires
Münzgewichte
Coin weights
A notre connaissance, on n'en a jamais retrouvé que deux:
¤ € 00488
Sills p. 299-300 / 316 / 320 / 334 /
342-343 et Pl. 17, fig. 517
Poids monétaire de Prahovo (ca 108-102 BC selon SILLS):
Ce poids monétaire fut découvert en 1983 à Prahovo (SERBIE, Est de la Serbie centrale, Région du Moyen-Danube près des Portes de Fer).
En plomb coulé, il mesure, en considérant son Avers, dans son état actuel, 25 x 26 mm et pèse 27,11 g. Il est probable qu'il ait été réséqué au haut et sur le côté gauche (si l'on regarde l'Avers).
Compte tenu de son Revers rappelant celui des statères et quarts de statère des Parisii de la Classe V, il n'est pas déraisonnable de penser qu'il servait à peser 24 quarts de statère des Parisii de poids moyen 1,63 g: dans cette hypothèse, il devait mesurer initialement 30,6 x 30,6 mm et peser 39,12 g.
Inscription de l'Avers de facture romaine:
L(VCIVS) CESTIN
VS L(VCII) F(ILIVS) C(VDIT) B
ASILI(I) SCO(RDIS)
TAION
~ Lucius Cestinus, Lucii filius, cudit Basilii Scordistaion
~ Lucius Cestinus, fils de Lucius, réalisa (ce poids) pour le Roi des Scordisti alias Scordisci (peuplade qui habitait précisément dans la région où ce poids monétaire fut retrouvé).
¤ € 00489
Sills p. 298-300 / 342
Poids monétaire de Kladovo ou Statère d'or de Type Kladovo
Cet "objet" frappé (?) sur un flan court et épais, d'environ 15 mm de diamètre, fut trouvé dans les années 1985-1990 à Kladovo (SERBIE, Est de la Serbie centrale, Région du Moyen-Danube près des Portes de Fer, à quelque 32 km seulement de Prahovo). Son Revers rappelle quelque peu celui du poids monétaire de Prahovo. SILLS hésite entre Statère jusqu'à présent unique et poids monétaire.
Le monnayage celte de cette région du Moyen-Danube était uniquement constitué d'argent: un Statère en or titrant 96,4% et pesant 6,52 g n'y a donc pas sa place. Mais un poids monétaire en or est tout aussi surprenant!
Dans cette hypothèse et compte tenu de la ressemblance de son Revers avec celui du poids monétaire de Prahovo, il n'est pas déraisonnable de penser que ce poids servait à peser 4 Quarts de Statère des Parisii de la Classe V (4 x 1,63 g = 6,52 g).
¤ Voir aussi au § I / I les "noyaux de datte" qui pourraient avoir été des poids monétaires
# L'art des graveurs de monnaies celtes
Die Kunst der keltischen
Stempelschneider
Yhe art of celtic engravers
§ I / XXXIV
L'art dégénéré "infantile" de certains graveurs
"celtes de l'Est":
Die entartete
"kindische" Kunst von einigen "ostkeltischen"
Stempelschneidern
The degenerate
"infantile" art of a few "eastern celtic" engravers
Les
"expériences" de FORRER:
¤ € 00490
Forrer in KN 1 / fig.97
Dessin de l'Avers d'un tétradrachme de Philippe II de
Macédoine par un
# dessinateur confirmé (la figure supérieure)
suivi de ses copies successives par des dessinateurs non
confirmés
# 5 jeunes ou enfants âgés respectivement de 18 ans, 18 ans,
7,5 ans, 5,5 ans et 5,5 ans (les 5 figures inférieures de gauche à droite)
¤ € 00491
Forrer in KN 1 / fig.96
Dessin du Revers d'un tétradrachme de Thasos par un
# dessinateur confirmé (la figure supérieure)
suivi de ses copies successives par des dessinateurs non
confirmés
#5 jeunes enfants âgés respectivement de 18 ans, 7,5 ans,
5,5 ans, 5,5 ans et 5,5 ans (les 5 figures inférieures de gauche à droite)
Manifestement, en faisant recopier les dessins de tétradrachmes
dus à la main d'un dessinateur confirmé par de jeunes dessinateurs malhabiles,
les tétradrachmes se dégradent à la manière de certains Types dits des
"Celtes de l'Est".
§ I / XXXV
L'art consommé des graveurs celtes de l'Ouest
Die vollkommene
Kunst der westlichen keltischen Stempelschneider
The accomplished
art of the western celtic engravers
¤ € 00492
LELEWEL (Type gaulois ou celtique / Atlas, Bruxelles 1840, pl.X)
Assortiment de 63 "Profils celtes"
¤ € 00493
HOBBS (Britisch
Iron Age coins in the British Museum, London, 1996, pl.I & II)
Assortiment de 62 "Profils celtes britanniques"
¤ € 00494
LELEWEL (ibidem)
Assortiment de 24 ,"Chevaux ou cavaliers celtes"
¤ € 00495
LELEWEL (ibidem)
Assortiment de 6 "Lions celtes"
¤ € 00496
LELEWEL (ibidem)
Assortiment de 19 "Animaux et génies volants
celtes"
¤ € 00497
LELEWEL (ibidem)
Assortiment de 21 "Plantes celtes"
¤ € 00498
LELEWEL (ibidem)
Assortiment de 132 "Symboles & emblèmes
celtes"
¤ € 00499
LELEWEL (ibidem)
Assortiment de 37 "Festons & garnitures
celtes"
¤ Lithographies de monnaies gauloises publiées par HUCHER (L'art
gaulois ou les Gaulois d'après leurs médailles, Paris 1868)
¤ € 00500 à € 00728
Ces 216 lithographies superbes [auxquelles se rattachent 12
dessins] permettent d'apprécier à leur juste valeur et l'art des graveurs
gaulois et celui de HUCHER. Nous les présentons dans l'ordre de HUCHER
c'est-à-dire dans le plus parfait désordre! Tous ces N° représentent des
monnaies frappées à l'exception de € 00537 qui représente un Potin coulé.
¤ Sculptur sur bois
¤ € 00728 A
Brill – Treverer: die GALA-Münze von Tholey in Numismatik
Spezial Nr. 5 / 6, Mai / Juin 1996,, p. 36 – 39
Sculpture sur bois due à Urban BRILL.
Il s'agit d'une restitution du Statère d'or BN 6818
usuellement attribué aux Treveri.BRILL prétend lire de gauche à droite GALA
(les Gaulois?) au-dessus des cheveux à l'Avers et, de droite à gauche, TYOLY
(soit disant l'atelier monétaire de Tholey [Landkreis Sankt-Wendel, Sarre,
ALLEMAGNR] sur le cou de l'androcéphale au Revers. BRILL est le seul à avoir
jamais signalé ces légendes dont SCHEERS (GB, Sie 16) ne fait la moindre
mention: elles sont donc plus que douteuses!
¤ Les monnaies gauloises "à double lecture": représentations zoomorphiques doubles:
Certains graveurs gaulois se risquaient même exceptionnellement à des fantaisies:
¤¤ € 00729
VSO CGF, Monnaies II, 21/6/1997, N°175
Pièce d'argent de Type LT / BN 4309 var. (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) usuellement attribué aux Petrocorii à Revers à double lecture
¤¤ € 00730
Gricourt et alii in SENA N°135, 1998, p.46 & N°155, 2003, p.24,
fig.4 & p.27, fig.4a et 4b & p.30
"Cuivre saucé d'aspect argenté" ou, sans doute plutôt, bronze
étamé de Type LT / BN 4309 var. (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) usuellement attribué aux
Petrocorii [bizarrement attribué
par GRICOURT et alii aux Atrebati en raison de sa provenance géographique]
à Revers à double lecture. Provenance: Arras
(FRANCE, Pas-de-Calais).
¤¤ € 00731
Quinaire d'argent (1,61 g) de
Type BN 5096-5252 (cf. leur étude détaillée au Chap. XXVI) usuellement attribué
aux Aedui à Revers à double lecture. Provenance ?
¤¤ € 00732 à € 00734
Gricourt et alii in SENA N°155, 2003, p.23-37, fig. 1 à 3
Bronzes (1,24 – 1,36 g) de Type BN 6279 / LT/BN 8030 (cf. leur étude
détaillée au Chap. XXVI). Ce Type, généralement en or, est usuellement attribué
aux Remi [bizarrement attribué par GRICOURT et alii aux Atrebati en raison de
leur provenance géographique]. Les 3 Revers sont à double lecture. Provenances:
Saint-Laurent-Blangy et Vaux-Vraucourt (FRANCE, Pas-de-Calais)
# "Faux" en tous genres
Fälschungen aller
Arten
Forgeries
§ I / XXXVI
Faux coins monétaires "celtes"
Falsche
"keltische" Münzstempel
Celtic dies:
forgeries
¤ € 00735, € 00736 & € 00736 A
Musée Dauphinois à Grenoble N° inv. 99. 56. 15 [Monnaies:
reconstitution]
Sous ce N° d'inventaire sont conservés:
¤¤ Les 2 coins fabriqués en 1919 par ….VILLEMIN: un coin
d'Avers comportant une tête et la légende DVRNACOS ainsi qu'un coin de Revers
comportant un cavalier surmonté de la légende RHODANIA. L'un de ces 2 coins est
légendé VILLEMIN. Nous n'en donnons pas la reproduction.
¤¤ € 00735 & € 00736A:
Les 2 coins, fixe et mobile, d'Hippolyte MULLER [alias H M],
d'ascendance alsacienne (né à Gap en 1865; mort à Grenoble en 1933)
Qui était Hippolyte MULLER? Créateur en 1906 et Conservateur
du Musée Dauphinois à Grenoble, l'un des fondateurs en 1919 de l'Association
Rhodania et son premier Président, Bibliothécaire à l'Ecole de Médecine de
Grenoble en 1924, MULLER excellait, selon sa nécrologie, dans l'art de
retrouver les techniques des Anciens et "il était capable d'en remontrer
aux faussaires les plus madrés".
# Coin d'Avers: En 1924, MULLER fit graver sur un prisme
tronconique en bronze 2 empreintes du même Avers de Denier allobroge au
cavalier [en somme, un coin à 2 gravures] avec la légende centrifuge RHODANIA
Face rectangulaire de base: 42 x 77 mm /
Face rectangulaire du côté des 2 empreintes: 38 x 72 mm
Hauteur: 19 mm
/ Poids: 506,7 g
La face comportant les 2 empreintes porte en sus la mégende:
4. 8. / M H / 1924 .
# Coin de Revers constitué d'un coin en bronze enchâssé dans
un manchon en fer:
sur le coin, un cavalier et, en-dessous, la légende centrifuge
HM
Hauteur totale: 136 mm
/ Hauteur du manchon: 118 mm /
Hauteur de la partie visible du coin: 18 mm
Diamètre au niveau de l'empreinte: 22 mm / Diamètre au haut
du manchon: 30 mm / Diamètre maximal du manchon: 40 mm / Poids: 1064 g
¤¤ Une cinquantaine d' "essais" réalisés avec les
coins de VILLEMIN et de MULLER.
cf. € 00735: Fac-similé des "Deniers allobroges"
obtenus à l'aide des coins de MULLER
¤¤ Un creuset et des billes de plomb avec des essais
d'écrasement
¤
€ 00737
Vus
sur internet
2 faux coins modernes, mobile et fixe, en fer (?) destinés à la frappe
d'as au crocodile de Nîmes en bronze. Longueur du coin fixe: 10 cm. Longueur du
coin mobile: 6,2 cm. Diamètre maximal: 40 mm. Il est peu normal que le coin
mobile soit le coin d'Avers et le coin fixe le coin de Revers...ceci augmente
encore la suspicion!
¤
€ 00738 & € 00739
Vu
sur internet
Faux coin mobile moderne de Revers en fer. A gauche: vue de face. A
droite: vue de profil. On notera la curieuse "entaille" bien
géométrique facilitant la préhension manuelle du coin. Nous représentons sur
une seconde figure la gravure en creux figurant sur le coin (en blanc sur fond
noir) ainsi que la monnaie que l'on
aurait obtenue (en noir sur fond blanc). Longueur: 6,65 cm. Diamètre: 18,5 mm
§ I / XXXVII
Fausses monnaies "celtes": faux d'époque, faux modernes,
bijoux,"forgeries" diverses
Fälschungen:
falsche "keltische" Münzen,
Schmuckstücke
"Celtic"
coins: forgeries, jewelry
Il est impossible de cerner ce sujet tant les faux sont nombreux
surtout, de nos jours, sur les sites de vente internet!
On gagnera à lire les informations proposées par Van ARSDELL
(Celtic coinage of Britain, London 1989, p. 550-556) sur les fausses monnaies
celtes britanniques en or…….un fléau à partir de 1970 puisqu'il a relevé pas
moins de 66 "forgeries modernes"!
Ci-après, en vrac, quelques exemples de "faux" en tout
genre:
¤ € 00740
Nestle in
Fundbericht aus Schwaben, VI. Jahrgang 1898, Stuttgart 1899, S.41
5 Statères cupulaires du genre "coupelles
d'arc-en-ciel", prétendument attribués aux Boii, furent proposés à diverses reprises, avec des teneurs en or de
plus en plus faibles, au Münzkabinet Stuttgart courant 1898. C'est apparemment
à Stuttgart que ces faux venaient d'être fabriqués. Poids inconnu.
¤ € 00741
Gallia 1963,
p.69, fig.42
Probablement bijou moderne en or simulant un statère de
Vercingétorix (Avers 2 associé à un Revers 3)
¤ € 00742
Ledain in Lettres et notices...de num. Metz 1869, p.277-302,
pl.II/18 alias
Scheers GB Sie 32,
pièce N°17 (7,02 g)
Moulage en or coulé simulant le Type BN 8998 – 9002 (cf.
Chap. XXVII) réalisé par un bijoutier avant 1869 qui signa son travail de son
poinçon losange (cf. au bas du Revers). "Bel or", "or fin "
selon LEDAIN. En fait, s'il s'était agi d'un statère authentique, il aurait dû
être rougeâtre. BELLEVOYE, en son temps le meilleur graveur de Metz, a
scrupuleusement reproduit sur son dessin le poinçon du bijoutier. Ce poinçon ne
réveilla ni les soupçons de LEDAIN ni ceux de SCHEERS qui considèrent tous deux
ce moulage toujours conservé aux Musées de Metz comme authentique. Le poids de
ce "Statère", "correct" induit en erreur!
¤ € 00743
Ledain in Lettres et notices...de num. Metz 1869, p.277-302,
pl.II/19 alias
Scheers GB Sie 32,
pièce N°40 (1,53 g)
Mêmes commentaires pour ce quart (simulant le Type BN 9006 –
9012) en or coulé avec le poinçon du bijoutier au haut du Revers.
¤ € 00744
Atlas de l'Archéologie du Nord publié par la Société royale des
antiquaires du Nord, 1857, pl.VIII/156 alias
Rev. arch. 1881,
p.133 alias
Ms. Barth t.5,
f°46
Bractéate à bélière en or simulant une monnaie celte (animal
foulant aux pieds un reptile) trouvée en AUTRICHE. Sans doute un bijou "de
l'Äge de fer" ou d'une époque très
postérieure.
¤ Pas de fig.
HEISS (t. 2, p. 307) signale que les "Bronzes
celtibériques " de Sacili publiés par SESTINI (Descr. delle med. Ispane,
pl. III, N°6, 7 & 8) sont en fait des faux: les faussaires sont partis de
Bronzes de Micipsa, roi de Numidie (148-118 BC), ou de ses frères, probablement frappés à Zama (Ville antique
se situant sur le territoire de la TUNISIE actuelle) (cf. MULLER, Numidie p. 18
& 19) sur lesquels ils ont gravé le nom de Sacili.
¤ € 00745 & 00746
2 faux en argent frappé (des années 1920) simulant des
monnaies ibériques. Poids: le 1er 1,76 g; le second 0,98 g.
¤ € 00747
Paulsen ...Boier, 1933, S.5 & 135, Taf.A/1 alias Göbl
in....Noricum 1973, S.77, 78 & 140, Taf.46/00
A présent connu sous le nom de faux "GESATORIX ·
RE (X) / ECRITVSIRI REGIS"
Faux parce qu'en argent pur de poids spécifique 10,4417 g / cm³ pesant, selon les
sources, 11,965 ou 11,979 g. Trouvé en AUTRICHE à la frontière de la province
de Salzbourg et de la Carinthie, à l'est de Mallnitzer Tauern(hause). Conservé
jusqu'en 1945 au Museum Carolino Augusteum de Salzbourg (Inv. Nr.694). Disparu
depuis la fin de la guerre en 1945. Initialement considéré comme une pièce
authentique attribuée au Noricum et plus précisément au Roi Kritasiros, roi des
Boii et des Taurisci vers 58 AD.
¤ € 00748
Ms. de Barthélemy t. 4, f°5
Plomb doré
Faux en plomb doré du Type BN 6736 / 6743 (cf. Chapitre VII
sous BN 6734)
¤ Pas de fig.
de Longpérier in RN 1858, p.435
Fausses monnaies gauloises fabriquées à Beaune:
" On nous a montré récemment 3 monnaies gauloises
fausses frappées avec une certaine habileté, et de nature à tromper quelques
amateurs. Elles sont faites d'un métal jaune composé d'argent et d'un peu de
cuivre. Les figures sont sèches, les traits qui les composent, forment un
relief coupant; les caractères des légendes sont indécis.
L'une porte une tête tournée à gauche, imitant la tête de
Rome des quinaires accompagnée de la légende ATIELA; le Revers présente un
cheval avec la légende KALETEDOU.
Sur une autre , on voit une tête à droite, devant laquelle
on lit VECA; au Revers, une façade de temple, ou plutôt d'église gothique.
Une troisième pièce a pour type une double tête à la manière
des Janus ; au Revers, la façade gothique au milieu de laquelle on lit VTA. Cette dernière inscription et le
style du temple font penser aux Mormons et à la Jérusalem de Brigham-Young. C'est peut-être là ce
que le mystificateur a voulu
représenter.
On nous dit que ces pièces sont fabriquées à Beaune".
¤ € 00749
BN 951 alias
de Lagoy in Description...., Aix-en-Provence 1834,
fig. 21 alias
de La Saussaye pl. V / 82 (au Cabinet des Monnaies de
Marseille)
Ag Didrachme ??
Buste d'Artémis pharétrée, à droite
Pas de différent
/ Lion à droite, une des pattes de devant levée
Au-dessus, M
A Σ Σ Α
A l'exergue,
Λ Ι Η Τ Ω Ν
Sous le lion, le différent P
Poids: 5,90 g; 6,005 g
Concernant l'exemplaire
du Cabinet des Monnaies de Marseille, de LAGOY, "le savant auteur"
qui, le premier, a publié ce Type, dit que ce qui en fait la rareté , c'est
qu'il s'agit d'un Didrachme massaliète.
Ce Type présentant
d'indéniables analogies avec les
Drachmes massaliètes légères [Poids moyens extrêmes 2,39 – 2,67 g] correspond
donc à 2,2 – 2,5 Drachmes massaliètes légères. Ce Type ne peut donc être
un Didrachme.
Concernant l'exemplaire
conservé au Cabinet des Monnaies de Paris,
MURET & CHABOUILLET écrivent:
# style plus que médiocre
# tête d'Artémis et corps du
lion mal dessinés
# poids anormal
# couleur du métal détestable
# contour des figures empâté de vernis
# absence de grènetis à
l'Avers
# forme indécise des
caractères de la légende
# bords de la pièce limés
après coup
Tout porte à penser que cette
pièce, achetée à Paris, est l'oeuvre d'un faussaire.
¤ € 00750
45ème V.S.O. Burgan, Paris, 26/6/2004 AD, N° 178
Ag Obole
Tête à gauche; M A , verticalement, en guise de favori; derrière la nuque N ou T
"couché à gauche"
/ Roue à 4 rais; dans les 2 cantons
inférieurs, M / A
Poids: 0,69 g
Ce Type est apparenté tout à la fois au
# Type Dep Mars 19 (Poids moyen 0,66 g /
Ca 215-200 selon DEPEYROT) (voir ci-devant) en raison du
" M A en guise de favori "
# Type Dep Mars 61 / 2 (Poids moyen 0,46 g
/ Ca 80-50 BC selon DEPEYROT) traité au
Chapitre XXI en raison du
" N derrière la nuque "
# Type Dep Mars 64 (Poids moyen 0,46 g /
Ca 80-50 BC selon DEPEYROT) traité au
Chap. XXI en raison du
" T couché derrière la nuque"
Le poids de 0,69 g ne conforte le
rapprochement qu'avec le 1er de ces 3 Types.
En fait, selon certains spécialistes dont
MESCLE, il s'agit plutôt là d'un faux moderne comportant plusieurs variétés
apparues sur le marché à partir de 1985 AD
¤ € 00751
Refrappe moderne provenant très certainement de la Monnaie
de Paris en argent au Type du statère d'or dit des Parisii BN 7777. Un
prospecteur français, digne de
confiance, m'a certifié en avoir trouvé un exemplaire en prospection en
Île-de-France (FRANCE). Six prospecteurs allemands différents, dignes de
confiance, m'ont certifié en avoir trouvé 6 exemplaires différents mais
quasiment de même poids (12,0 g) en Hesse (ALLEMAGNE)!!!!!
¤ € 00752
De Lorichs pl.LIII/11
Bronze du Type de
ceux à l'autel de Lyon portant au bas du Revers NEMA (Nîmes!)
¤ € 00753
Goudard in Appendice au supplément....Toulouse 1884, pl.VI/19
Bronze du Type des as au crocodile de Nîmes pour l'Avers et
du Type autel de Lyon pour le Revers
¤ € 00754
Gallia 1966,
p.28, fig.5
Bronze frappé (21,90 g) qualifié de "fantaisie
industrielle" simulant un statère de Vercingétorix de grand module
¤ € 000755
Colomb – Vercingétorix, Fayard 1947 (page de couverture)
Bronze coulé moderne uniface représentant l'Avers d'un
statère de Vercingétorix
¤ € 00756
Gallia 1963,
p.71, fig.44
Bronze coulé biface à l'aspect empâté (Poids: 75,7 à 84,0 g)
simulant un statère de Vercingétorix de grand module
¤ € 00757
Gallia 1963,
p.70, fig.43
Bronze coulé biface qualifié de "fantaisie
industrielle" (Noter les moustaches dont a affublé Vercingétorix (imberbe
à l'encontre de toutes les idées préconçues)
¤ € 00758
Les monnaies frappées actuellement (!!!!) à l'Archéosite d'Aubechies, rue de l'Abbaye,
B 7972 Aubechies (Hainaut belge). Elles circulent pour authentiques dans les
Bourses!! DELESTRée & TACHE en ont même inclus un exemplaire dans leur
"Nouvel Atlas...."sous DT I / 628! Il y a une paire d'années, on
pouvait découvrir sur le site internet de l'Archéosite la demi-douzaine de faux
coins utilisés!
¤ € 00759
Mém. Soc. Emul. Doubs 1869, p.32, pl.IV/3
Sans doute "clou d'ornement" en bronze saucé
d'argent avec, un bige imitant ceux des imitations gauloises des statères de
Philippe. Provenance: Besançon (FRANCE, Doubs)
¤ € 00760
Ms. Barth t.3,
f°65
Bouton en bronze avec, au dos, une belière. Provenance:
Bonneval (FRANCE, Eure-et-Loir)
¤ € 00761
Gallia 1966,
p.26, fig.4
Plomb doré imitant un statère d'or de Vercingétorix,
conservé au Musée Crozatier à Le Puy (FRANCE, Haute-Loire)
¤ € 00762: N° vacant
¤ € 02131 à € 02133 (Voir aussi)
§ I / XXXVIII
Galvanoplasties
Galvanoplastik
Galvanoplasty
Au 19ème siècle les Musées n'hésitaient pas à commander
par la poste auprès de leurs homologues possédant un original des
galvanoplasties pour garnir leurs plateaux. Pour preuve la magnifique
galvanoplastie en cuivre doré d'un statère d'or de Vercingétorix que les Musées
de Metz obtinrent fin 19ème siècle auprès d'un Musée parisien: il
est plus vrai que vrai (son poids trop faible mis à part). Nous l'avons encore
vu vers 1992 dans sa petite boîte d'expédition d'origine en bois. Ce genre
d'envoi se faisait donc même de Paris vers l'étranger puisque Metz faisait
alors partie de l'Empire allemand! Il n'y avait là aucune intention de tromper:
c'étaient des bouche-trous ("Lückenfüller") tenant lieu de nos photos
actuelles.
Par contre, les malveillants s'y mirent et commercialisèrent,
surtout pour les statères de Vercingétorix, des galvanoplasties (en cuivre
doré) de moulages trafiqués c'est-à-dire associant l'Avers d'un 1er
Type avec le Revers d'un autre Type:
¤ € 00763
Gallia 1963,
p..69, fig.38
Montage dit d'ESPéRANDIEU: galvanoplastie pour tromper
réalisée en appariant un Avers 10 avec un Revers 1 (de surcroît modifié par
dédoublement de la queue)
¤ € 00764
Gallia 1963,
p.69, fig.39
Montage dit de CHAMPION: galvano pour tromper réalisée en
appariant un Avers 2 avec un Revers 8
¤ € 00765
Gallia 1963,
p.69, fig.40
Montage dit de SAULCY: galvano pour tromper réalisée en
appariant un Avers 2 avec un Revers trafiqué hybride (Revers 4 + Revers 10)
¤ € 00766
OGAM 1955, p.321,
fig.1 alias Gallia 1963, p.69, fig.41
Montage dit de FEUARDENT: galvano pour tromper réalisée en
appariant un Avers 2 (à tête et légende retouchées) avec le Revers d'un
exemplaire du British Museum
Les poids de toutes ces galvanoplasties sont notablement
inférieurs à ceux des statères authentiques étudiés au Chap. XXVI
Il est regrettable que l'on ait associé des noms de numismates
célèbres à des "forgeries" dont ils n'étaient nullement les auteurs!
§ I / XXXIX
Plombs monétiformes de marchands alias Plombs de scellé(s) de
marchandises
¤ € 00767
Chabot in SENA N°113, 1992, p.11-13
Plomb massaliète (d'époque) de douane ou de commerce (Il
présente en effet une "structure feuilletée" consistant en 2 moitiés
repliées sur un fil ou un ruban...il est donc exclus qu'il s'agisse d'un
patron). Provenance: Oppidum de La Cloche
à Mennes-Mirabeau (FRANCE, Bouches-du-Rhône. Poids: 5,46 g. Diamètre:
19,1 à 20,8 mm. Epaisseur: 2,0 à 2,9 mm.
Avers: Tête en relief à gauche / Revers: Taureau cornupète
en relief à droite. En dessous: MAΣ
¤ € 00768
Robert in Num. de la prov. de Languedoc in Hist. gle. de la Prov.
de Lang. t.2, Toulouse 1876, p.505 alias
Ms. Barth t.1,
f°20
Plomb de commerce (moderne des années ca 1776-1876 AD),
probablement d'un marchand de Nîmes. Diamètre: 15 mm.
Avers: nom du marchand en partie effacé; il convient
évidemment de ne pas y voir: CAESAR · P · P · / Revers:
crocodile à droite sous un pin? et COL / NEM,
¤ € 00768 A
Vu sur le site de Jean-Piere TERRIEN "As de Nîmes"
Pb
Ca 1600 AD……?
5,47 g / Diamètre: 19 mm / Epaisseur: 3 mm
Fleur de lys; tout autour, légende illisible ou pseudo-légende
/ Crocodile à gauche sous un pin. Légendes: COLNEM et NISMES
On connaît d'assez nombreux plombs variés similaires provenant de
divers marchands nîmois.
§ I / XXIX bis
Méreau protestant [Méreau de communion de Nîmes]
¤ € 00768 B
Vu sur le site de Jean-Piere TERRIEN "As de Nîmes"
Ca 1600 AD……?
3,55 g / 18 x 23 mm
Selon TERRIEN, "dans la religion protestante, ce méreau était
le jeton qu'un Ancien donnait à un fidèle pour lui permettre de communier. Il
attestait ainsi que ce fidèle avait bien suivi le cathéchisme et s'était montré
digne de recevoir la communion."
§ I / XL
Dessins de monnaies celtes, erronés ou fantaisistes
¤ € 00769
Lambert t.2, pl. XV / 25
Le point de départ de cette erreur est l'exemplaire Sch SM
327: LAMBERT le lut mal et en publia le dessin erroné que nous rappelons.
SCHEERS (....Rép. Rom., 1969, p.125-126)
en fit la classe (inexistante) "PIXTILOS classe X" et RIG, en
1998, la variante (inexistante) RIG 224 j. Pour plus de détails, se reporter à
la fin du Chapitre XXVII sous BN 1985
AD / 163 alias RIG 279.
¤ € 00770
Duhamel & Décéjean in Descr. du Canton de Nesle, Péronne 1884,
pl.XLIII/104
Dessin de Revers fantaisiste
¤ € 00771
Rudd, List 58,
2001, p.11
Dessin publié par RUDD avec la légende "Rare silver
unit of Boudica"! Il s'agit du dessin inventé de toute pièce d'une monnaie
de la reine Boudica qui, dans l'état actuel de nos connaissances, n'en a jamais
frappée!
# Digression
Exkurs
§ I /
XLI
Contenants de trésors "celtes"
Keltische Geldbehälter
Celtic coin containers
Quelques exemples:
¤ € 00772
Rybot in Bull. de la Société Jersiaise 1937, vol.XIII
Trésor de La Marquanderie (Paroisse de Saint-Brelade,
ANGLETERRE, Île de Jersey) découvert en 1935: il comportait 10546 statères en
billon dits des Coriosolitae (cf. Chap. VII). Nous donnons le dessin, selon
RYBOT, de la coupe de la cache.
¤ € 00773
Scheers – Monnaies gauloises de
Seine-Maritime, Rouen 1978, p.210, N°18, Pl.XXIV bis
Trésor de Belleville-sur-Mer (FRANCE,
Seine-Maritime):
Géode oblongue en silex de 16 cm de long. L'extrémité
cassée avait permis à un gaulois d'y cacher 34 statères dits des
"Coriosolitae" (cf. Chap. VII).
Retrouvée en 1908 mais hélas brisée en deux à cette
occasion.
Conservée au Musée de Seine-Maritime, Rouen, Inv.
N°2117.
Selon JIGAN (Les trésors monétaires gaulois et
gallo-romains contenus dans des silex creux / Essai de recensement pour la
Normandie in Annales de Normandie, XXXII, 4, Déc. 1982, p.347...), au moins 5
autres exemplaires (hélas tous perdus) de silex creux de ce genre ont été
retrouvés en Haute-Normandie.
Selon COWELL et alii
(Celtic coinage in Britain: new hoards and recent analyses in Numismatic
Journal 57, 1987, p.5), on a trouvé en 1927 à Chute Forest [ANGLETERRE,
Wiltshire] un trésor également contenu dans un silex creux d'une contenance de
ca 85 cm³: il contenait 65 statères d'or du Type Chute (cf. Chapitre VI, BMC
[HOBBS] 35 – 76: ce silex creux est à présent conservé au Musée de Devizes
(Wiltshire
¤ € 00774
Voigt -
....Schreiben, Prag 1771
Le chaudron en bronze de dimensions inconnues (localisation
actuelle inconnue) ayant contenu le Trésor de Podmokl découvert près du village
du même nom (TCHéQUIE, Bohême) en juin 1771. Il se composait de plusieurs
milliers de statères d'or usuellement attribués aux Boii appartenant à 4 Types
différents seulement, principalement le
Type Paulsen 261-268 (cf. Chap. XXXVI A) appelé Quenelles d'or de Podmokl
("Podmokler Goldknollen"). Poids du trésor: plus de 80 "livres
de Basse-Autriche" soit plus de 44,8 kilogrammes!
¤ € 00775
Kellner -
...Manching..., Stuttgart 1990, S.52, Nr.56-61 Taf.4 alias Endert – Die
Bronzefunden aus....Manching...Stuttgart 1991, S.91-93, S.136, Taf.31, Nr.470
"Porte-monnaie" en bronze trouvé dans l'oppidum de
Manching (ALLEMAGNE, Sud de la Bavière) en 1972. Datation: ca 185/170-55/40 BC.
Localisation actuelle: Musée Munich N°inv.1974/1598. Ce porte-monnaie ne
contenait que 6 piécettes en or mais de toute rareté (cf. leur étude détaillée
au Chap.III):
1 ¼ de statère de Type "Regenbogenschüsselchen"
"lisse/lisse"
2 1/24 de statère de Type Manching A
2 1/24 de statère de Type Manching B
1 1/24 de statère de Type Manching C
¤ € 00776
Dennis &
Faulkner – The Sedgeford Hoard (2003), Tempus 2005
Fragment d'os de vache
Contenant d'un trésor de 39 statères d'or
"britanniques" trouvé à Sedgeford [ANGLETERRE, Nord-Ouest du
Norfolk]. Actuellement conservé au Lynn Museum à Seahenge (Norfolk).
¤ € 00777
Wamser et alii
(Edit.) – Die Römer zwischen Alpen und Nordmeer. Zivilisatorisches Erbe einer
europäischen Militärmacht. Katalog-Handbuch zur Landesausstellung des
Freistaates Bayern, Rosenheim 2000 (Mainz 2000), p. 312
Br
Ca 100-75 BC
Récipient romain en
bronze de Type Kappel-Kelheim ("Bronzekanne vom Typ Kappel-Kelheim")
découvert en 1998 dans la Forêt de Raitenbuch près de Weissenburg [ALLEMAGNE,
Bavière, Mittelfranken]. Longueur: 215 mm.
Localisation actuelle: Prähist. Staatsslg München
E.-Nr. 1998,43
Ce récipient contenait 433 coupelles d'arc-en-ciel
(Regenbogenschüsselchen") en or au motif "Tête d'oiseau" sortis
d'un petit nombre de coins différents.
¤ Pas de fig.
Dembski –
Überlegungen zu einigen Neufunden von Keltenmünzen aus Niederösterreich,
Mitteilungen der Östereichischen Numismatischen Gesellschaft 34 (4), 1994,
p.61-73
Minicorbeilles en bronze
DEMBSKI considère comme porte-monnaie de monnaies celtes 2
minuscules récipients en bronze en
forme de corbeille trouvés en Basse-Autriche, à 2 endroits fort éloignés l'un
de l'autre, l'un au Sud et l'autre au Nord du Danube. Il reconnaît cependant
qu'aucune monnaie ne fut trouvée en leur intérieur mais qu'ils auraient pu
contenir 8 à 12 piécettes (c'est d'une bien piètre précision!!):
Le 1er:
de forme parallélépipédique sur 4 petits pieds, muni d'une
anse.
Bronze / Poids: 6,74 g / Hauteur: 17 mm / Largeur: 15 mm /
Epaisseur: 6 mm / Anse de 14 mm de hauteur et 2,5 mm de section.
Le 2ème:
de forme cylindrique sur 3 petits pieds, muni d'une anse.
Bronze fortement stannifère / Poids: 6,54 g / Hauteur: 13 mm
/ Diamètre: 15mm / Anse de 7 mm de haut et de 3 mm de section.
Un petit récipient similaire fut trouvé au Donnersberg
[ALLEMAGNE, Rhénanie-Palatinat].
¤ € 00778
Furtwängler ....p.277, fig.3/6
Dessin en coupe du
récipient (seul, un fragment de ce récipient nous est parvenu; conservé au MAN
inv. N° 12352 ) ayant contenu le
"Trésor d'Auriol" trouvé en 1867 à Auriol (FRANCE, Bouches-du-Rhône)
et riche de quelque 2130 pièces d'argent dites de Type Trésor d'Auriol (cf.
Chap.XII).
Il est en argile claire, gris-beige à jaune-vert. Deux
lignes noir-brun.
Ce récipient était recouvert d'une dalle de pierre.
Hauteur maximale du fragment conservé: 8,7 cm.
Diamètre maximal extrapolé: 11,1 cm.
¤ € 00779
Peghoux - Essai....Arverni..., Clermont
1857, p.9 & 25, pl.II (sans N° de fig.)
Vase (en terre cuite ?) qui renfermait le Trésor d'Orcines
(FRANCE, Puy-de-Dôme). Dimensions inconnues; localisation actuelle inconnue. Ce
Trésor fut découvert en 1848 au Hameau de Chez-Vasson, terroir de Mazières,
commune d'Orcines. Il se composait de 70 statères d'or de l'époque de
Vercingétorix usuellement attribués aux Arverni, dont l'un de Type BN
3761/3764/3767 (cf. Chap. XXVI) avec légende CAS à l'Avers.
¤ €
00780
Pink
p. 64 & Taf. XXX
Terre cuite grise / Diamètre maximal: ca 130 mm
Contenant du Trésor dit de Levice (SLOVAQUIE,
Région de Nitra) (en hongrois: Léva; en
allemand: Lewenz). Il contenait 153 tétradrachmes d'Ag dits de Hont (cf.
Chapitre II C, OTA 377-382) ainsi que 4 Statères d'Au tardifs dits au
coquillage ("Muschel statere") des Boii. A présent conservé au Musée
de Levice.
¤ € 00781
Preda p. 48 &
559, pl. LXXV
Terre cuite / Diamètre maximal ca 63 mm
Vase ayant contenu les 14 coins et les 3 manchons (cf. €
00083 à € 00086) découverts peu avant 1973 dans la forteresse dace de Tilisca
[ROUMANIE, Judet de Sibiu]. Datation: ca 70 – 1 BC.
¤ € 00782
Dehn &
Drauschke in Arch.Ausgrabungen Baden-Württemberg 2001, Abb. 80 alias
Dehn in Arch.
Nachr. Baden, 68 / 69, 2004, Page de couverture alias
Bräuning – Kelten
an Hoch- und Ober-Rhein / Führer zu
archäologischen Denkmälern in Baden-Württemberg, 24, Stuttgart, Theiss 2005, S.
96
Ca 120-30 BC
Vase [d'assez
grande dimension: les dimensions exactes sont hélas inconnues] en Terre cuite
ayant contenu les 27 Statères du Trésor de Riegel-am-Kaiserstuhl [ALLEMAGNE,
Bade-Wurtemberg] découvert en 2001.